Focus sur les nouveaux managers (Partie I) : « On est venu ici pour souffrir, OK? »

Dans une MLB en plein remous, sur et hors du terrain, la saison 2020 a vu un nombre record de changement managériaux, avec pas moins de dix postes réattribués depuis l’automne dernier (celui des Mets l’a même été deux fois en trois mois !). Avec des objectifs variés, jouer le titre pour les uns, atteindre les playoffs pour les autres, ne pas être totalement ridicules pour le reste, nous commençons aujoud’hui notre focus sur les nouveaux tauliers de MLB. Et on commence avec trois hommes qui ont signé de leur plein gré pour s’offrir quelques années de galère : Gabe Kapler (Giants), Mike Matheny (Royals) et Derek Shelton (Pirates).

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Gabe Kapler – San Francisco Giants

Il y a deux ans tout juste, on vous présentait les trois nouveaux managers de National League East pour la saison 2018. Depuis, l’un des trois a remporté les World Series (Dave Martinez, Nationals), le second a connu bien des misères chez les Mets et semble grillé à court terme pour ré-entrainer au plus haut niveau (Mickey Callaway), et le troisième c’est Gabe Kapler, viré de Philadelphie à l’automne mais immédiatement recruté par le front office des Giants pour prendre le relais du légendaire Bruce Bochy… et reconstruire sur les ruines aujoud’hui bien froides de la franchise triple championne du monde en 2010, 2012 et 2014.

La situation 

Car les Giants de 2020 n’ont absolument rien à voir avec cette équipe qui gérait les saisons et terrorisait la postseason dans la première moitié de la dernière décennie. Si le capitaine Buster Posey est encore là, LA star de la franchise, Madison Bumgarner, a quitté la Baie cet hiver pour rejoindre les Arizona Diamondbacks, après onze années de bons et loyaux services, imité par tous les meilleurs bras du bullpen (Sam Dyson, Marc Melancon et surtout Will Smith).

Ils laissent derrière eux une franchise composée principalement d’anciennes gloires en perte de vitesse, de joueurs probablement limités pour le plus haut niveau, et d’un farm system décent sans pour autant être impressionnant. Bien au chaud dans le ventre mou de la MLB l’an dernier (77-85) comme l’année précédente (73-89), ils n’auront même pas le loisir de profiter d’un top pick à la prochaine draft. Cela pourrait presque donner envie de tanker pour mieux rebondir…

Le seul grand moment de la saison 2019 à San Francisco. L’Oracle Park acclame son héros Bruce Bochy,.

Le Manager 

On vous présentait il y a deux ans un Gabe Kapler perfectionniste, presque obsessionnel et parfois incompris de ses joueurs, ce tableau s’est confirmé en deux saisons à Philadelphie. Alors que le front offensif lui avait donné les armes (offensives au moins) pour jouer le titre et des exigences au même niveau, Kepler aura vu par deux fois son équipe se déliter au cours de l’été, dans une ambiance parfois délétère comme en septembre 2018 (bilan de 8-20).

Impuissant, Kapler avait cette réaction assez incroyable : « L’ambiance dans le clubhouse était fantastique quand nous gagnions. Quand nous avons commencé à perdre et à lâcher prise dans la course aux playoffs, tout le monde s’est frustré et a recherché des réponses. C’est assez commun, dans mon expérience. » – discours de taulier… La saison 2019 suivit la même dynamique, et après une quatrième place en NL East (81-81) malgré les recrutements de J.T. Realmuto et Bryce Harper, Kapler était viré de manière tout à fait logique.

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Gros budget, gros efforts financiers et grosse déception pour Gabe Kapler et les Phillies

Alors qu’est-ce qui a pu pousser les Giants à recruter Gabe Kapler ? Farhan Zaidi, le Président des Opérations Baseball de la franchise californienne qui était aussi son supérieur lors de son passage controversé chez les Dodgers, voit en lui un futur grand manager qui doit continuer à apprendre. Dans un club en miettes et à l’aube d’une reconstruction en profondeur, le nouveau coach des Giants aura plus de temps qu’à Philadelphie, mais il aura fort à faire pour prouver qu’il a sa place en temps que Manager au niveau Majeur.

Le défi 

Une atmosphère de fin de règne, un roster dépouillé et vieillissant, un farm system plutôt moyen et des perspectives à court et moyen termes assez désespérantes. La mission de Gabe Kapler devrait être autant un travail de formateur qu’un travail de Manager, pour créer la dynamique, la qualité et l’harmonie collectives nécessaires pour bâtir une équipe compétitive dans les cinq années à venir.

Le Front office des Giants espère dans cette optique que Kapler ait appris de ses erreurs graves (il fut accusé d’avoir étouffé des affaires de harcèlement sexuel concernant des prospects des Dodgers) et moins graves comme sa gestion du vestiaire des Phillies. Pas vraiment le bienvenu auprès des fans et des médias de la Bay Area, Kapler se sait attendu au tournant et il n’aura aucun droit à l’erreur. Votre mission si vous l’acceptez : reconstruire les Giants, et se faire accepter par une fanbase majoritairement hostile.

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Gabe Kapler et Farhan Zaidi, main dans la main des Dodgers aux Giants

Les objectifs pour 2020 

On va faire simple : les Giants ne peuvent pas vraiment se fixer un objectif cette saison, si ce n’est celui d’être le moins ridicule possible. Mais cela est-il un objectif raisonnable ? On pourrait facilement penser que tanker et aller se battre avec Miami, Pittsburgh ou encore Detroit pour « remporter » le pire bilan de MLB et le premier choix de draft serait la meilleure chose à faire pour cette première saison.

La décla : Farhan Zaidi (Président des Opérations Baseball, Giants)

« Dans mon expérience, pour avoir travaillé avec Gabe, personne ne travaille aussi dur ou n’est aussi engagé à tirer le meilleur des gens qui l’entourent que lui. J’ai reçu les mêmes échos par divers acteurs du baseball. Je suis impatient de travailler avec Gabe pour aider les Giants à retrouver le chemin de la victoire. »

 

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Mike Matheny – Kansas City Royals

Comme Gabe Kapler, Mike Matheny arrive pour remplacer un monstre sacré parti à la retraite (Ned Yost), et pour entamer le processus de reconstruction d’une équipe qui n’a plus rien – ou presque – en commun avec celle qui a remporté les World Series en 2015 et le Pennant d’American League l’année précédente. Matheny entamera sa deuxième expérience de Head Manager après un peu moins de sept saisons chez les Cardinals.

La situation 

Seuls Miami, Baltimore et Detroit ont affiché un pire bilan que les Kansas City Royals dans les Ligues Majeures l’an dernier. Ça vous affiche l’état de forme de la franchise du Missouri. Alors oui, ok, les Royals ont longtemps été au coude à coude avec les Texas Rangers pour le meilleur bilan au niveau des bases volées : ils ont fini seconds, comme Adalberto Mondesi (43) face à Mallex Smith (Mariners, 46), c’est bien le seul domaine dans lequel les hommes de Ned Yost avaient quelque chose à jouer.

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Les jambes de feu d’Adalberto Mondesi seront encore la principale attraction de KC en 2020

Bien au chaud dans le fond de la MLB en termes de points marqués comme de points concédés, crédités d’un taux d’efficacité défensif affligeant (.680, 25e de MLB) malgré le second meilleur Fielding Percentage des Majors (.988), les Royals ont vécu une saison principalement sans relief. Aucun starter n’aura ne serait-ce qu’approché l’illusion d’un bilan positif, quand Ian Kennedy fut le seul des douze pitchers ayant lancé 40 manches ou plus à afficher un ERA inférieur à 4.00 ; tandis que chez les batteurs, les 48 HR et 117 RBI de Jorge Soler ne pouvaient pas faire oublier l’anémie offensive du reste du lineup.
Alors quel espoir pour Mike Matheny ? À l’inverse des Giants (voir plus haut), les Royals ont un farm system en pleine ascension, avec entre autres le jeune shortstop Bobby Witt Jr., drafté seulement l’an dernier, et une flopée de lanceurs en devenir qui devrait faire parler dans les saisons à venir. Affaire à suivre…

Le Manager 

Mike Matheny a déjà presque tout connu lors de sa première expérience de manager dans les Big Leagues. NLDS, NLCS, et les World Series 2013. Il ne lui manque que ce titre suprême, cette bague qui lui a échappé par deux fois sous le maillot des Cardinals : en 2004 en tant que joueur puis en 2013 en tant que Manager, chaque fois face aux Boston Red Sox. Il a aussi accompagné un long déclin sportif, prenant en main une équipe taillée pour la gagne par le légendaire Tony La Russa et perdant peu à peu la confiance de ses cadres, de certains membres de son staff technique et du public, jusqu’à ce que son style de management critiqué, ses relations difficiles avec certains vétérans et un traitement perçu comme injuste par les jeunes joueurs intégrant le roster, finissent par exploser au grand jour.

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Vous pouvez perdre des matchs, vous pouvez perdre la face… mais vous ne pouvez, en aucun cas, vous permettre de perdre le support de Yadier Molina

Plus en phase avec ses jeunes joueurs, lâché par plusieurs cadres dont Dexter Fowler et Yadier Molina, Matheny était finalement remercié en juillet 2018, remplacé par son bench coach Mike Shildt qui allait permettre aux Cardinals de retrouver les playoffs, et les NLCS, dès la saison suivante. Quant à Matheny, il doit aujoud’hui prouver qu’il est capable de mener la reconstruction d’un ballclub, de construire une culture, et que son échec relatif chez les Cards avait à voir avec le lourd héritage de La Russa ou les exigences de ses cadres historiques, plus qu’avec ses errements personnels.

Le Défi 

Est-ce que l’héritage de Ned Yost sera plus facile à appréhender que celui de Tony La Russa ? Probablement, dans la mesure où Mike Matheny avait pris les rênes des Cardinals quelques semaines après une victoire en World Series, tandis qu’il prend cette fois le relais quatre ans après le plus grand moment de l’histoire du Kaufmann Stadium, dans un roster en pleine reconstruction.

A la tête d’un effectif dont les qualités et les limites sont parfaitement représentées par son nouveau joueur de troisième base, Maikel Franco (un talent fou avec la régularité d’un Dahu sous acide), avec deux vieux grognards (Gordon et Perez) pour tenir le vestiaire, et une rotation qui ne rime pas à grand-chose, Matheny va devoir définir les bons axes de progrès pour tenir le navire à flots :

Exploiter les capacités défensives de son roster et inventer des plays plus ambitieux ; encourager le small-ball pour profiter des jambes de feu de Mondesi et Merrifield au maximum ; et surtout, attendre que la relève arrive pour prendre en main le pitching, avec notamment le duo Brady Singer/Jackson Kowar, anciens coéquipiers à Florida University, draftés ensemble en 2018 par les Royals, et prêts à s’attaquer ensemble aux Big Leagues dès cette saison.

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Alex Gordon et Salvador Perez, les monstres sacres de Kaufmann Park

De la capacité de Matheny à intégrer et supporter ses jeunes pousses, ce qu’il n’a jamais su faire à St Louis, pourrait dépendre son futur en tant que coach et celui de la nouvelle génération dorée de Kansas City.

Les objectifs pour 2020 

Un peu comme les Giants plus haut, les Kansas City Royals peuvent voir venir, ils n’ont aucune ambition à avoir dans la division AL Central, si ce n’est finir devant les Detroit Tigers (ça ne devrait pas poser trop de soucis). De quoi jouer un rôle d’arbitre occasionnel pour les Indians, les White Sox et les Twins qui se disputeront la division, construire tranquillement, et attendre tranquillement que les prospects du farm System arrivent à maturité.

L’arrivée dans les Big Leagues de Bobby DeWitt Jr, attendu en 2022 mais déjà prospect #10 de toute la MLB, devrait signaler le retour de quelque sorte d’ambition du côté de Kansas City. En attendant, Mike Matheny a du pain sur la planche pour tenter de limiter les dégâts, et d’atteindre au minimum les 60 victoires.

La décla : Dayton Moore (General Manager, Royals)

« Chaque département de notre organisation a eu le plaisir de travailler et interagir avec Mike Matheny la saison dernière. Par ces interactions, il est devenu très clair à note équipe dirigeante que Mike est le choix évident pour mener notre équipe de baseball. Mike est un leader passionné, vertueux intelligent, et avec un dévouement constant pour aider ses joueurs à atteindre le maximum de leur potentiel »

 

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Derek Shelton – Pittsburgh Pirates

Notre troisième nouveau manager est un novice à ce niveau, et pour ses débuts dans les Big Leagues, il s’offre un véritable test de caractère. Une franchise pleine de talent, mais aux portes d’un long rebuild et déchirée par les tensions au cœur du vestiaire. L’avantage ? Si il se plante, il pourra dire que c’était mission impossible et tenter de se racheter ailleurs.

La situation 

C’est l’histoire d’une saison de transition qui tourne au vinaigre. A l’approche du All-Star Week-end, tout semblait aller bien pour les Pittsburgh Pirates, l’équipe était bien calée au milieu de tableau en National League, menée par ses stars Josh Bell et Starling Marte, et elle pouvait même, avec un peu de folie, rêver d’une éventuelle Wild Card. Et puis le vestiaire s’est fissuré et les tensions sont sorties au grand jour, et le Manager Clint Hurdle a commencé à perdre le contrôle d’une saison qui allait voir les Pirates afficher un bilan de 25-48 après le All-Star Break.

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Kyle Crick encaisse lors de la bagarre générale entre les Pirates et les Reds, le 30 Juillet 2019

Et, cercle vicieux, les résultats négatifs ont continué de plomber l’ambiance dans un clubhouse toxique et marquée par plusieurs bagarres entre joueurs, dont cet incident en septembre qui résultera en une blessure au doigt pour le releveur Kyle Crick, déjà impliqué quelques semaines plus tôt dans un incident qui avait valu deux matchs de suspension au bullpen coach Euclides Rojas, et quelques points de suture pour son coéquipier Felipe Vazquez, qui a quant à lui été arrêté quelques jours plus tard pour une très sombre affaire de mœurs. Entre disputes dans le clubhouse, ambiance malsaine et bagarres sur le terrain, notamment une énorme générale avec les Cincinnati Reds fin juillet, les nouveaux GM et Manager, Ben Cherington et Derek Shelton connaissent leur première mission.

Le Manager

Si Derek Shelton va connaitre sa première expérience de Manager, il n’est pas exactement un petit nouveau dans l’univers des Big Leagues. Après une carrière de receveur puis de coach en ligues mineures dans le farm system des Yankees, il fut le Hitting Coach des Indians de 2005 à 2009, avant d’occuper le même poste pendant six ans chez les Tampa Bay Rays (et oui, encore un disciple de Joe Maddon !). Il passera ensuite une saison chez les Blue Jays en tant que quality control coach, et deux saisons en tant que bench coach chez les Twins, participant à la superbe saison de la franchise du Minnesota (101-61, éliminés par les Yankees en Division Series).

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Derek Shelton et Rocco Baldelli dans le dugout des Twins lors de la saison 2019

Reconnu par tous ses anciens collaborateurs comme un excellent communicant, il a immédiatement affirmé son intention de ramener la positivité dans le clubhouse des Pirates : « le plus important est de commencer par créer des relations, parler aux gars, comprendre ce qu’il se passe et créer une culture ».

Connu pour son organisation, Shelton insiste également sur une approche humaine du management, sans pour autant minorer l’importance prise par les analytics dans le baseball moderne, comme il l’expliquait en 2018 : « Ce n’est pas seulement une question d’utiliser l’information, mais une question de comment la présenter aux joueurs. Certains apprécient cela, d’autres moins, et c’est quelque chose que vous pouvez apprendre en créant des relations. »  Plus sur la philosophie de Derek Shelton, sur Fangraphs 

Le Défi 

Pour Shelton, les défis sont multiples. Il va d’abord devoir, et c’est la priorité numéro 1, apaiser le clubhouse, que ce soit par la communication ou par les trades. Que faire de l’ingérable Keone Kela, et de Kyle Crick, deux éléments importants du bullpen, protagonistes de plusieurs confrontations verbales et physiques dans le vestiaire? Comment tirer un trait sur une saison désastreuse à tous niveaux, et rebâtir un état d’esprit positif au sein d’un groupe meurtri ? Que faire, enfin, du cas Felipe Vazquez, double All-Star (2018-19) sur le terrain mais surtout suspendu à titre conservatoire pour des faits d’agression sexuelle sur mineure en attendant – on l’espère – une très longue suspension.

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Josh Bell, clé de voûte du nouveau projet ou monnaie d’échange pour la reconstruction?

On en oublierait presque que, une fois ces soucis d’harmonie collective résolus, Derek Shelton va également devoir poser les bases – et les questions – d’une reconstruction en profondeur. Starling Marte est parti chez les DBacks, en échange de deux bons prospects. Mais quid de Josh Bell ? Faut-il en faire la base d’un nouveau projet, ou le laisser partir lui aussi pour continuer à renforcer le farm system et préparer les saisons à venir ? La même question peut se poser au niveau de la rotation, dans laquelle Joe Musgrove et Chris Archer pourraient eux aussi servir de monnaie d’échange…

Une fois le round d’observation terminé et le Spring Training bien avancé, on devrait en savoir plus sur les intentions de Shelton et Cherington, et leurs plans pour rétablir un équilibre philosophique et sportif positif, à court et moyen terme du côté de PNC Park.

Les objectifs pour 2020 

Est-ce que les Pittsburgh Pirates peuvent se mêler à la lutte en National League Central? aucune ch … Tout est possible dans le baseball, mais on ne voit pas trop comment cela pourrait arriver. Derek Shelton aura tout loisir, pour sa première saison en tant que Field Manager, d’expérimenter sur le terrain et de recréer les liens brisés dans le vestiaire. Il pourra le faire en sachant pertinemment que personne ne lui tiendra rigueur d’une dernière place dans la division, tellement cette issue semble évidente. Bonne chance Derek !

La Décla : Rocco Baldelli (Manager des Minnesota Twins)

« Il est formidable humainement. […] Il est aussi un grand connaisseur du baseball. Ultra-préparé. Ultra-organisé. Non seulement il a toutes ces caractéristiques qui sont importantes, mais il sait comment les utiliser à la perfection. Son apport a été incroyablement précieux. »


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