Les prédictions de The Strike Out pour 2017

Qui dit nouvelle saison, dit nouveaux paris. Et du côté de The Strike Out, les conversations vont bon-train concernant les futurs lauréats des différents prix MLB. Du coup pour se départager, on a décidé de vous en faire part. À vous de trancher ou même nous en proposer d’autres, si vous n’êtes pas d’accord. Alors les Cubs vont-ils tout rafler ? Kershaw va t-il une nouvelle fois dominer le classement du CY Young ? On tente notre chance. 

Nous avons 4 catégories et 8 lauréats puisque les prix sont partagés entre AL et NL : Le CY Young qui désigne le meilleur lanceur, le MVP pour le meilleur joueur, le Rookie pour le meilleur jeune et un prix pour les Managers.

  • Bastien deGrom

NL:

Cy – Noah Syndergaard (Mets)

 

Lorsqu’il s’agit de lancer en National League, il y a Kershaw en saison régulière, Bumgarner dans les grands matchs, et les autres… Mais attention, car à 24 ans, Noah Syndergaard arrive à maturité, avec un bras toujours aussi puissant, un arsenal de pitches étoffé et une meilleure maitrise du jeu. En 2016, « Thor » affiche un ERA de 2.60, un bilan de 14-9 qui aurait du être bien meilleur s’il avait été mieux soutenu par ses batteurs, et un FIP de 2.29, meilleur score en MLB.

Dans un effectif qui semble désormais avoir complètement digéré la défaite face aux Royals lors des World Series 2015, et au cœur d’un pitching staff régénéré, Syndergaard sera plus que jamais la tête d’affiche des New York Mets. Et, si son corps ne le trahit pas, il a tout pour venir s’installer dans la durée avec les meilleurs lanceurs de sa génération. Cela pourrait commencer dès 2017 avec une première consécration au palmarès du Cy Young !

MVP – Nolan Arenado (3B – Rockies)

C’est bien simple : Nolan Arenado sait tout faire. Quatre fois Gold Glover au poste de troisième base pour ses quatre premières saisons en MLB, Meilleur frappeur de Home Runs de National League en 2015 (42) et 2016 (41), meilleur joueur de MLB en nombre de points produits ces deux mêmes années (130 puis 133), deux fois All Star, huitième puis cinquième au classement du MVP de National League.

Au fond, ce bon Nolan n’a qu’un défaut : il joue pour les Colorado Rockies. Un ballclub incapable d’exploiter un potentiel pourtant bien réel, dont le stade favorable aux frappeurs masque (un peu) son niveau de performance monstrueux, et dont le rayonnement est bien trop limité pour que le grand public et les médias n’offrent aux performances d’Arenado la vitrine qu’elles méritent.

Pourtant, on peut penser qu’une troisième saison consécutive de perfection défensive et de domination statistique, accompagnée pourquoi pas d’une petite excursion en postseason, pourraient offrir au slugger de Denver une récompense qu’il mérite amplement.

Rookie – Hunter Renfroe (OF – Padres)

Pour ses onze premiers matchs dans les Majeures, en fin de saison 2016, Hunter Renfroe ne s’est pas fait prier. 13/36 (.371) au baton avec quatre Home Runs et un OPS de 1.189, A 25 ans, Renfroe est prêt, il a faim, et il a une place assurée dans l’Outfield des San Diego Padres, qui devrait lui offrir l’opportunité de briller offensivement et défensivement au cœur d’une franchise en reconstruction.

Avant sa promotion dans les Majeurs, Renfroe affichait une ligne de .306/.336/.557 pour 30 Home Runs et 105 Points Produits sur la saison 2016, en AAA avec El Paso. Des chiffres offensifs plus que séduisants, pour un joueur dont la qualité principale est peut-être la défense, avec un bras puissant et un positionnement précis, qui à eux seuls pourraient justifier une présence en tant que titulaire dans les Ligues Majeures.

Alors non, il n’est pas garanti que Renfroe n’explose cette saison, surtout chez des Padres qui semblent incapable de même faire illusion en NL West, mais c’est un pari que je prends avec plaisir, et avec un bon espoir de voir le natif du Massachussetts aller chercher au moins une placer parmi le top 3 de la Ligue !

Manager – Don Mattingly (Marlins)

C’est le véritable pari de cette liste. Pas vraiment en regard des qualités managériales de Mattingly, qui fut un très grand joueur (MVP d’AL 1985, 6 fois All-Star, 9 Gants d’Or) et qui compte aujourd’hui parmi les valeurs sures de sa génération en tant que manager. Lui qui a tenu la barre pendant cinq saisons à la tête des Dodgers, dans un environnement empoisonné par les petites affaires de Franck McCourt, s’est pourtant vu remercier par la franchise de Los Angeles après une troisième présence consécutive en postseason, et un bilan plus que respectable de 446-363 (551%).

Il ne lui aura fallu qu’une semaine pour rebondir et prendre la tête de Miami Marlins bien mal en point en NL East. Pour sa première saison, il a réussi à mêler la franchise Floridienne à la course aux Wild Card jusqu’au mois d’Aout. Malgré le coup dur énorme que fut la perte de José Fernandez pour Miami, l’objectif 2016 est d’arriver au moins un pont plus loin en 2017, et laisser les Stanton, Gordon et autres Yelich s’exprimer dans la course aux Playoffs.

La tâche est certes ardue, mais Don Mattingly a les qualités et les joueurs de champ pour le faire. S’il peut tirer le meilleur de son pitching staff, et arracher un ticket pour les festivités de l’Automne, nul doute que « The Hit Man » méritera d’être considéré parmi les tout meilleurs Managers de la Ligue Nationale.

 

AL:

Cy – Corey Kluber (Indians)

En termes de talent pur, Corey Kluber est sans le moindre doute l’un des trois meilleurs lanceurs de la Ligue Américaine aujourd’hui. Vainqueur du Cy Young, 2014, troisième l’an dernier, Kluber a flirté avec les records du légendaire Randy Johnson lors de la postseason 2016, en affichant un bilan de 4-1 et 35 Strike Outs en six matchs joués. Malheureusement pour « Klubot », il aura craqué au plus mauvais moment, lors du Match 7 des World Series (4 IP, 4 ER), a l’image de ses coéquipiers.

Cette saison, Kluber revient à la tête d’un effectif des Indians qui semble quasi intouchable en American League, avec potentiellement la meilleure rotation et le meilleur bullpen de la Ligue, et un effectif renforcé par l’arrivée d’Encarnacion et le retour de Brantley. Attendez-vous donc encore à des étincelles au Globe Life Park, ou Corey Kluber tentera d’améliorer sa carte de la saison dernière (18-9, 3.14), et guider les Indians sur la route qui doit les mener, enfin, vers le titre suprême !

MVP – Mookie Betts (OF – Red Sox)

All Star, Gold Glover, Silver Slugger, 31 Home Runs, 26 buts volés et 113 RBI, une ligne de .318/.363/.534. Aussi incroyable que cela puisse paraitre, au royaume de Mike Trout, tout cela ne vaut qu’une seconde place au classement du MVP!

On a le sentiment, cependant, que Mookie Betts n’a pas encore dévoilé tout son potentiel, lui qui a profité de la tournée d’adieux de David Ortiz pour enchainer les performances XXL sans faire trop de vagues la saison dernière. A partir de 2017, c’est bien lui qui portera l’étendard de Red Sox ambitieux, et bien décidés à rapidement retrouver le gout des World Series.

L’un des rare véritables « five-tool players » des Ligues Majeures, Betts a tout pour s’imposer sur la durée au sommet de la hiérarchie individuelle. Mais pour cela, il faudra d’abord s’extraire de l’ombre du géant Mike Trout. S’il est un joueur d’American League qui a les moyens de bousculer l’histoire en 2017, Mookie est sans aucun doute celui-là !

Rookie – Lucas Giolito (White Sox)

En tradant Adam Eaton pour le jeune lanceur Lucas Giolito (22 ans), les White Sox pourraient avoir réalisé l’une des plus belles opérations de ces dernières années. Un top 3 prospect à l’orée de la saison 2016 pour tous les classements du genre, Giolito arrive au terme de sa formation et pourrait exploser dès cette saison sous l’uniforme des South Siders.

S’il commencera la saison 2017 au niveau AAA, Giolito devrait rapidement rejoindre la rotation des Sox et exprimer toutes ses qualités au plus haut niveau. Armé d’une balle rapide capable d’aller titiller les 100 mph et d’une balle courbe dévastatrice, le colosse (1.98m, 115kg) de Santa Monica est doté d’une morphologie, d’une hauteur de bras et d’une vélocité comparables à celles de Noah Syndergaard (voir plus haut).

Une seule question se pose: celle de sa capacité à enchainer physiquement au niveau des Majors. Mais s’il arrive à se protéger des soucis biomécaniques et garder ses coudes intacts, nul doute que l’on entendra parler de Lucas Giolito et de sa fastball de feu avant la fin de la saison 2017 !

Manager – Terry Francona (Indians)

Double vainqueur des World Series avec Boston (2004, 2007), finaliste malheureux l’an dernier avec les Cleveland Indians, Terry Francona a quoi qu’il arrive déjà un pied et demi au Baseball Hall of Fame. Mais cette perspective lointaine ne satisfera en aucun cas le Manager des Indians, qui entame la saison avec l’un des effectifs les plus complets des Ligues Majeures, et un seul objectif dans le viseur : remporter les World Series une troisième fois !

Loué la saison dernière pour la gestion de son effectif au fil de la saison, et pour son utilisation révolutionnaire du bullpen pendant la postseason, Francona est depuis 15 ans l’un des tous meilleurs entraineurs des Ligues Majeures, et il serait presque surprenant de ne pas le voir remporter un deuxième titre consécutif de Manager of the Year en American League… même si cela implique – et cela semble un minimum absolu – une nouvelle participation aux World Series.

  • J-Sé Gray

NL :

Cy – Clayton Kershaw (Dodgers)

L’évidence même. Depuis plusieurs années, Clayton Kershaw est le meilleur lanceur de la planète et se rapproche saison après saison des légendes vivantes de son sport. L’an dernier, l’ace des Dodgers a manqué un-tiers de la saison à cause d’une vilaine hernie discale, l’empêchant de remporter un 4e Cy Young voire peut-être un 2e titre MVP. Avec un ERA ahurissant de 1.69 et seulement 11 buts-sur-balles accordés en 149 manches, Kershaw finissait même 5e du vote final au ‘Cy’ avec ‘seulement’ 21 matchs débutés au lieu des 33 habituels. 2017 sera son année. Et Kershaw égalera les Maddux ou Carlton – 4 titres chacun – pour n’avoir plus que Johnson (5 Cy) et Clemens (7 Cy) dans le viseur. Un monstre.

Kershaw et sa mythique ‘Curve’, un petit régal pour les yeux, un enfer pour les batteurs. 

MVP – Corey Seager (SS – Dodgers)

À 22 ans il est déjà le meilleur à son poste. Corey Seager a éclaboussé la saison 2016 de son talent, raflant le ROY – Rookie Of the Year – à l’unanimité ! 30 votes, 30 premières places, pour celui qui est devenu en l’espace de six mois la pièce maîtresse des Dodgers à coups de bâtons exceptionnels récompensés par un Silver Slugger. Un véritable « franchise player » qui a posté des stats ahurissantes (.308/.365/.512) lui permettant même de terminer sur le podium du MVP (3e). Tout ça lors de sa première année complète dans les Majors ? Kris Bryant peut trembler, Seager marche dans ses pas et pourrait lui aussi réussir le doublé ROY-MVP un an après le 3eBase des Cubbies.

Rookie – Dansby Swanson (SS – Braves)

Le shortstop des Braves incarne le projet ‘reconstruction’ d’Atlanta. Nouveau stade, nouveau farm-system et nouvelle star. Cette étoile porte un nom : Dansby Swanson. À 23 ans le natif de Kennesaw sait qu’il est déjà très attendu après avoir posté .302/.361/.442 en 38 matchs l’an dernier. Les espoirs des « Bravos » reposent en grande partie sur les épaules du premier choix de la draft 2015 qui devra confirmer l’attente placée en lui pour aller décrocher un ROY. Et suivre les pas d’un Craig Kimbrel, dernier joueur des Braves à avoir reçu ce titre (2011).

Manager – Dusty Baker (Nationals)

Pour sa première saison sur le banc des Nats, Dusty Baker a réussi à remporter 95 victoires et la NL East, s’inclinant seulement 3-2 en postseason face à la bande à Kershaw (NLDS). L’ancienne gloire des Dodgers a déjà remporté ce prix à trois reprises dans sa carrière. En 93, 97 et 2000 à chaque fois pour les Giants de SF. L’an dernier Baker a terminé 3e des votes mais pourrait en 2017 compter sur un effectif de haute qualité pour braquer son 4e titre personnel de Manager de l’année ce qui ferait de lui le Manager le plus titré de l’histoire dans cette catégorie à égalité avec Bobby Cox et Tonny LaRussa.

AL :

Cy – Chris Sale (Red Sox)

À 28 ans, Chris Sale est arrivé à maturité. Le lanceur a débarqué cet hiver à Boston en provenance de Chicago dans un « big trade » où les Red Sox ont dû lâcher leur pépite Moncada – #2e prospect MLB – aux White Sox. Lors des cinq dernières années, Sale n’a jamais fini plus loin que la 6e place au vote Cy Young. On peut donc facilement imaginer qu’avec une défense bien au-dessus (Boston, 3e meilleure défense d’AL l’an passé) que sa précédente, le quintuple All-Star s’annonce comme un candidat des plus crédibles au « Cy » qui est toujours très ouvert en American League. S’il a réussi à remporter 17 victoires pour les « chaussettes blanches », il devrait bien taper la barre des 20 avec… des « chaussettes rouges » cette fois-ci.

MVP – Mike Trout (Angels)

Ahurissant ? Phénoménal ? Grandiose ? Honnêtement il n’y a plus de mots pour décrire ce joueur complètement hors-norme et qui marche sur l’histoire de son sport à vitesse grand V. Mike Trout est LA superstar du baseball. C’est bien simple, en 5 saisons complètes dans les Majors, Mike Trout n’a jamais fini au-delà de la 2e place au classement MVP. Sa pire saison en carrière est donc une saison où il termine 2e meilleur joueur d’American League. Le premier joueur de l’histoire à avoir accompli cet exploit sur ses 5 premières saisons complètes améliore sans cesse ses stats. Il ramasse moins de K, plus de BB, et écœure toujours la concurrence. Il est rapide, 30 SB en 2016 soit le 2e total d’AL, très régulier au bâton (5e moyenne d’AL),  présent à .441 sur les bases (1e AL) et ultra puissant avec un OPS à .991 l’an dernier soit le 2e frappeur à ce niveau d’AL. Bref Mike Trout pourrait enfin réussir à conserver son titre deux saisons consécutives et ainsi obtenir autant de trophées MVP (3) sur la cheminée que de 2e place en 6 ans. Surréaliste.

Rookie – Andrew Benintendi (OF – Red Sox)

Benintedi, le favori. Le top prospect des Majors – classé 1e par la MLB – a tout pour lui. Il est rapide sur les bases, frappe bien et affiche une régularité déjà impressionnante. L’an dernier il a posté .295/.359/.476 en 105 passages dans la boîte. Des stats qui lui ont valu l’étiquette de Numéro 1 dans la course au ROY 2017, comme l’avait eu avant lui un Coreay Seager. On connaît la suite… Benintendi devrait être le premier « chaussette rouge » à décrocher ce titre depuis Dustin Pedroia en 2007.

Manager – John Farrell (Red Sox)

Lorsqu’on regarde la gueule du roster, cela semble presque irréel tant John Farrell dispose d’un effectif incroyablement riche et profond emmené par une jeune garde surdouée à l’image des Mookie Betts, Xander Bogaerts, Jackie Bradley Jr. ou encore le prospect MLB numéro 1, Andrew Benintendi. Avec une rotation XXL, composée d’un trio d’ace (Porcello – Sale – Price, blessé pour le moment) et d’un closer étoile (Kimbrel), la formation de Farrell a des airs de Cubbies version 2016. Et je vois bien le Manager de Boston mener les Red Sox d’une main de maître. En tout cas les cartes sont dans sa main.

  • Vladimir Renteria

NL :

Cy – Johnny Cueto (Giants)

Bon OK, si Kershaw ne se blesse pas pendant la saison il est très difficile d’envisager quelqu’un d’autre pour briguer le trophée. Mais bon la National League regorge d’excellents talents qui profiteront du moindre faux pas du Dodger. A ce titre, on peut évoquer Johnny Cueto, le lanceur partant reste sur une grosse première saison dans la baie (2.79 ERA, 5 matchs complets, 2 blanchissages et 198 Ks). L’AT&T Park est un stade très favorable aux lanceurs et quand on peut compter sur le tandem Panik / Crawford derrière soi, on est plus tranquille sur la butte.

MVP – Bryce Harper (OF – Nationals)

Le MVP de 2015 a connu une très mauvaise saison 2016 et a dû composer avec les blessures. A 24 ans (oui, oui) il n’a pas encore exprimé la plénitude de son potentiel et semble physiquement prêt pour redevenir un prétendant très sérieux au titre de MVP. S’il retrouve son niveau, ce 5-tool player sera l’un des hommes à suivre cette année. D’autant que les Nationals ont de bonnes chances d’aller très loin en postseason.

Rookie – Tyler Glasnow (SP – Pirates)

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Après des débuts compliqués en MLB l’année dernière, Glasnow devrait monter en puissance et faire parler son potentiel

Le top prospect des Pirates intégré au roster MLB à la fin de la dernière saison a souffert chez les grands. Après quelques starts compliqués, il a été envoyé dans le bullpen où il a montré de meilleures dispositions. Lui qui est un strikeout pitcher a lancé beaucoup trop de balls et c’est bien là que se situe la clé. Celui qui sera le 5ème lanceur de la rotation des Pirates devrait devenir un lanceur dominant à condition de trouver la zone de strikes.

Manager – Bruce Bochy (Giants)

L’un des paris les plus compliqués puisqu’il équivaut quasiment à désigner le champion de NL ou un manager d’une formation qui réussira à déjouer les pronostics. Comme je ne vois pas une « petite » équipe réussir à se hisser jusqu’en playoff, il faut aller piocher chez les prétendants au titre. Les Giants ne gagneront probablement pas leur division mais ils iront en postseason. Sous son règne depuis 2007 ils ont goûté 4 fois aux joies du mois d’octobre dont 3 titres. Pourtant Bochy n’a jamais reçu le trophée du meilleur manager, nul doute qu’il obtiendra enfin son dû si SF atteint les WS. C’est un as du bricolage, il connait très bien son équipe et si l’absence d’un véritable closer a coûté cher à la franchise californienne en 2016, les choses pourront tourner différemment cette année.

AL :

Cy – Chris Archer (Rays)

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Chris Archer qui sort d’une très bonne campagne de WBC devrait être l’un des seuls motifs de satisfaction de la saison des Rays.

Pari extrêmement risqué puisque les Rays ne devraient pas faire longtemps illusion dans l’AL East. Archer a connu une super saison 2015 avant de connaitre une première moitié d’année 2016 compliquée. Puis il a repris peu à peu ses moyens et a retrouvé la zone de strikes. Archer, 28 ans est un lanceur explosif et spectaculaire, s’il garde le contrôle sur ses lancers il risque de mette beaucoup de batteurs dans le rouge avec sa splendide slider.

MVP – Manny Machado (3B – Orioles)

A 24 ans à peine, Machado vient de terminer un superbe exercice 2016, il s’est fixé de nouveaux standards avec 37 HR, 105 R, 96 RBI et .294 BA, excellent défenseur il a fini pour la deuxième fois consécutive dans le Top 5 des votes pour le MVP. Le meilleur reste encore à venir.

Rookie – Yoann Moncada (3B – White Sox)

Le meilleur joueur de ligue mineure de 2016 devrait faire ses débuts en MLB, courant mai. Il partira donc avec un désavantage notamment sur le prodige des Red Sox, Andrew Benintendi. Néanmoins le cubain est un joueur très complet et ne devrait pas tarder à faire des étincelles. Il manque de puissance certes mais devrait mettre à profit sa vitesse et son bon contact au bâton pour s’imposer très vite.

Manager : Paul Molitor (Twins)

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Le HOF Paul Molitor a à sa disposition un groupe talentueux et ambitieux, certes encore un peu « vert » mais qui ne demande qu’à briller. Nul doute qu’il saura mettre en valeur ces diamants bruts.

La côte à 200.000 $ ! Molitor a été un joueur exceptionnel qui a connu deux premières années à la fortune diverse avec les Twins. Un bon exercice 2015 et un exécrable 2016. Tout indique que Minnesota devrait poursuivre sur sa mauvaise dynamique mais j’y crois. L’AL Central est assez faible mis à part les Indians, ils ont quelques talents bruts comme Sano et Berrios. Je les vois pas se hisser en playoff mais un record positif n’est pas à exclure et ce serait déjà un vrai exploit !

  • Martin Keuchel

NL :

Cy – Clayton Kershaw (Dodgers)

Qui d’autre. Clayton Kershaw roule sur la MLB et personne ne semble avoir trouvé de solutions face à lui. Cette année encore, il devrait (va) dominer les batteurs de la National League. A moins qu’une blessure ne vienne contrarier ses plans de destruction de strike zone. Dans ce cas-là Madison Bumgarner se fera une joie de s’emparer du titre de Cy.

MVP – Anthony Rizzo (1B – Cubs)

Anthony Rizzo, le 1B des Cubs devrait, encore, être étincelant cette saison. Photo : DR

Dans l’ombre des Bryant, Russel ou autre Schwarber, il y a un joueur qui pourtant répond plus que présent. Il s’agit d’Anthony Rizzo. Le titulaire de la 1ere base des Cubs depuis 2011, a tout connu avec le club. La période compliquée, le renouveau et enfin l’apothéose avec le titre la saison dernière. Et si Bryant a eu les honneurs du titre de MVP, Rizzo n’a pourtant rien à envier à son jeune collègue. Puisqu’il a signé une saison 2016 avec 32 HRs, 109RBIs et une moyenne au bâton de .292. Surtout depuis 3 ans, il claque au moins 30 HRs par saison. Un monstre de continuité. Et si les Cubs signent encore une saison grandiose, pourquoi ne pas lui donner pour l’ensemble de son oeuvre.

Rookie – Robert Gsellman (SP – Mets)

Véritable révélation de la fin de saison, Robert Gsellman devrait encore prouver en 2017 avec les Mets.
Photo : JEFF CURRY/USA TODAY SPORTS

Ce fut la belle surprise de la fin de saison dernière chez les Mets. Alors que Matt Harvey, Matz ou encore Wheeler succombaient à des blessures, le club de New-York a dû compenser. Considéré comme le 5e meilleur jeune de la formation des Mets,et ce malgré une saison en mineure plus que moyenne, Robert Gsellman va se révéler quasiment indispensable lors de la fin de saison. Avec à la clé 4 victoires et 2 défaites et un ERA de seulement 2.42. C’est donc tout naturellement qu’il retrouve une place dans la rotation des Mets en 2017. A l’ombre des Syndegaard ou DeGrom, il pourra lancer avec moins de pressions et continuer de montrer toutes ses qualités entrevues fin 2016.

Manager – Joe Maddon (Cubs)

Le tacticien, le savant fou, le génie. Plusieurs surnoms pour définir le coach qui a rompu la malédiction des Cubs. Après avoir fait des miracles avec les Rays, Joe Maddon a continué d’impressionner avec Chicago et à mener le club au titre grâce à ses tactiques et son inventivité. Surtout sa créativité ne cesse de surprendre puisqu’il pourrait cette saison mettre en 1er batteur un certain Schwarber.

AL :

Cy – Masahiro Tanaka (Yankees)

Depuis son arrivée en MLB en 2014, Tanaka a étalé tout son talent après de nombreuses saisons incroyables au Japon. Pour les Yankees, il a déjà remporté 39 matchs en 75 joués. Avec en moyenne un ERA de 3.15 et surtout 445 strikeouts. Un monstre. Il a tout doucement pris la place de lanceur numéro 1 des Bombers et cette saison il sera l’ace incontestable. Même si le Spring training reste des matchs d’entraînements, le lanceur japonnais a été étincelant durant le printemps en ne concédant qu’un seul point en 23 manches avec au passage 28 strikeouts. De bonne augure.

MVP – José Altuve (2B – Astros)

Vous le savez, chers lecteurs, je milite corps et âmes pour José Altuve. Souvent oublié par mes collègues, José Altuve est pourtant l’un des meilleurs joueurs de la MLB. Pour preuve, il a remporté son deuxième titre de meilleur batteur au terme d’une saison XXL. Pour preuve avec ses stats de 2016 : moyenne à la batte de .338, 24 HRs, 96 RBIs, 30 SBs. Il a aussi passé la barre des 1000 hits en carrière. Rien que ça !

Avec le gros recrutement des Astros, il devrait se régaler cette saison. Il sera encore la « hitting Machine » de Houston et de la MLB cette saison, le menant logiquement au titre de MVP.

Rookie – Joe Musgrove (SP – Astros)

Certes ses stats, ne plaident pas en sa faveur en tout cas son ERA de 4.06, Mais le jeune lanceur de Houston possède un énorme potentiel. Il a montré de grosses qualités durant ses 11 matchs de 2016 avec les Astros et notamment sa capacité à strikeout.

Auteur d’un Spring Training impressionnant, il va commencer l’année dans la rotation grâce à la blessure de Collin McHugh. Mais il ne devrait pas la quitter surtout après avoir autant dominé les Cubs lors du dernier match amical de la saison. Une pépite.

Manager – Scott Servais (Mariners)

Scott Servais, a superbe équipe à sa disposition et devrait mener les Mariners vers les Play-Offs pour la première fosi depuis 2001. Photo : MLB

Privé de Play-Offs depuis 2001, Seattle mise gros cette saison. Sa rotation commence à prendre de l’age. C’est pourquoi le GM, des Mariners a encore été très actif durant l’intersaison. Ainsi, le coach, Scott Servais possède désormais un effectif très équilibré mêlant vitesse et puissance, expérience et jeunesse. Malgré une AL West très relevée, Seattle devrait tirer son épingle du jeu et se qualifier, enfin, pour les phases finales de la MLB.

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Une réflexion sur “Les prédictions de The Strike Out pour 2017

  1. Super ces prédictions, et avec les avis/analyses d’experts c’est encore plus appréciable.
    Même si c’est pas toujours évident de rester objectif au moment de faire un choix (joueurs et équipes préférées oblige), je me lance et tente mon prono perso :
    – CY YOUNG : Kershaw (NL) / Sale (AL)
    – MVP : Arenado (NL) / Trout (AL)
    – ROOKIE : Gsellman (NL) / Benintendi (AL)
    – MANAGER : Baker (NL) / Francona (AL)

    Un grand bravo à toute l’équipe pour le boulot, c’est toujours un plaisir de vous lire et pouvoir suivre l’actualité de ce grand sport en français.

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