Top 10 : Lanceurs Partants

Los Angeles Dodgers starting pitcher Clayton Kershaw throws during the first inning of Game 6 of the National League baseball championship series against the St. Louis Cardinals, Friday, Oct. 18, 2013, in St. Louis. (AP Photo/David Klutho, Pool)
(AP Photo/David Klutho, Pool)

Choisir les dix meilleurs lanceurs de la ligue n’est pas chose facile, tout d’abord parce que l’on est forcément biaisé dans ses choix, ensuite car contrairement aux années 1990 la ligue est redevenue une ligue de lanceurs. La baisse dans l’utilisation des stéroïdes, l’augmentation conséquente de la vitesse des lancers et la création de stades plus grands ont contribué à ce changement.

Pour ce classement je m’appuie sur les différentes statistiques des lanceurs mais aussi, pour certains que j’ai vu plus souvent, mon impression plus personnelle. Les statistiques seront le plus souvent le nombres de manches lancées (IP), l’ERA qui est la moyenne de points mérités par un lanceur, et le WHIP (Walks and Hits per Innings Pitched) qui est la moyenne de coureurs qu’un lanceur concède par manche.

10 Corey Kluber (Indians)

Klubot a connu une saison 2015 compliquée avec Cleveland allant jusqu’à s’incliner 16 fois pour ne remporter que 9 départs. Cependant il a tout de même éliminé 245 batteurs pars strikeouts et la faible défense des Indians doit beaucoup à son échec.

Corey Kluber a eu une saison 2014 fantastique mais sa saison 2015 a aussi souffert des Homeruns qu’il a concédés. Et concéder des Homeruns quand on a en plus une défense faible derrière soi, ça pique : son ERA a augmenté d’un point complet en un an  alors que le reste de ses chiffres est resté plutôt constant.

L’année 2016 s’annonce plutôt bien pour les Indians avec une équipe complète bien que sous notée et pas assez connue, mais pour qu’ils aillent en playoffs il faudra que Kluber se ressaisisse sur les Homeruns et garde la balle à l’intérieur du terrain.

9 Jose Fernandez (Marlins)

Le jeune cubain est sans doute le lanceur qui va m’attribuer le plus de critiques dans ce top. Après tout il a été blessé en 2014 et n’est revenu en 2015 que pour effectuer 11 départs. Mais sur ses 11 départs l’As des Marlins de Miami a complètement dominé l’opposition avec seulement 1.9 BB/9 IP le lanceur a démontré son contrôle et avec 11 K/9 IP réassurer la puissance de son arsenal.

En 2016 il sera demandé au lanceur de mener un staff de Miami relativement nouveau avec l’arrivée de Wei Min Chen de Baltimore qui lui donne enfin le lanceur n°2 dont il avait besoin, avec l’aide également du 2eme base Dee Gordon il aura pour mission de mener les Marlins ailleurs que dans le mur et pourquoi pas si les poids lourds du nord de la division s’effondrent , une place au soleil.

8 Matt Harvey (Mets)

« The Dark Knight », c’est son surnom, a véritablement montré à quel point les Mets avaient besoin de lui l’année dernière, de retour d’une saison blanche après l’opération Tommy John Matt Harvey a de nouveau fait parler la poudre.

Force est de constater que le droitier de 26 ans n’a rien perdu de sa superbe que ce soit sur et en dehors du terrain, il a fait preuve de combativité et de force d’esprit si ce n’est d’arrogance, tout d’abord en rentrant dans une bataille contre son club au sujet du nombres de manches maximum qu’il devait lancer, soutenant son agent. Il fit finalement la sourde oreille à celui-ci en playoffs, juste pour lancer la manche de trop qui donnera la victoire aux Royals.

Maintenant que sa reconstruction ligamentaire est définitivement dans le passé et après avoir perdu les World Series pour son équipe, Harvey aura à cœur de démontrer qu’il n’est pas qu’une grande gueule mais aussi un grand lanceur, les premiers rapports du Spring Training montre déjà qu’il a retrouvé sa forme de 2013, il est possible que l’année prochaine le lanceur de Gotham se retrouve plus bas dans cet article.

7 Dallas Keuchel (Astros)

Il y a seulement deux ans Dallas Keuchel se battait, lors du Spring Training pour une place dans la rotation des médiocres Houston Astros, c’est dire le chemin parcouru par et le lanceur et son équipe ces deux dernières saisons.

Seul lanceur de la Ligue Américaine à passer le cap symbolique des 20 victoires, Keuchel a été l’artisan principal de la présence des Astros en playoffs après des années de reconstruction et de fonds de classement. Lançant  232 manches pour une ERA de 2.48 le lanceur partant de Houston a su faire preuve de sang-froid sur la fin de saison quand la Division Ouest se jouait dans un mouchoir de poche et qu’il a du affronter et les Angels et les Rangers dans deux de ses trois derniers départs. Il a en outre pour l’ensemble de sa saison remporté le titre de meilleur lanceur de la ligue américaine.

Si Keuchel n’est pas un gros lanceur de strikeouts comme beaucoup de lanceurs dans cette ligue il arrive à faire frapper les batteurs au sol et le plus généralement en direction de ses coéquipiers, cette façon de lancer beaucoup moins risquée peut en plus lui assurer une plus longue durabilité même si ses statistiques devrait redescendre légèrement en 2016.

Max Scherzer (Nationals)

Le lanceur du club de la capitale, arrivé de Detroit après la signature d’un gros contrat l’hiver dernier. Il devait avec l’aide de Stephen Strasburg, Gio Gonzales et Doug Fister constituer la meilleur rotation de la ligue, et ce groupe devait rouler sur toute la MLB et gagner le titre. La suite est moins glorieuse pour les Nationals mais pas pour Scherzer.

En effet celui ci a bien (trop bien dira le fan des Mets que je suis) réussi à mener son équipe lançant non pas un mais deux matchs sans points ni coups sûrs, devenant le sixième lanceur seulement à accomplir ce fait d’armes, il finit aussi n°1 en ratio de strike outs par buts sur balles, démontrant bien le contrôle qu’il possède sur tous ces lancers.

Lanceur dominant qui peut cependant avoir des trous d’airs, en démontrent ses 12 défaites, il n’a pas disposé de l’appui d’une équipe phénoménale comme Arrieta ou Grienke et Kershaw, cependant il est certain qu’il est vital pour Washington de l’avoir au top de sa forme pour cette année face à des Mets renforcés et des Marlins en embuscade.

Chris Sale (White Sox)

On peut résumer Chris Sale en un seul mot : slider. Ce lancer est définitivement le plus puissant de l’arsenal du lanceur de Chicago, celui-ci lui a permis de retirer 274 batteurs par strikeout la saison dernière, un nombre  impressionnant, surtout que Sale affrontait régulièrement Indians et Royals, des clubs qui ne se font éliminer à la plaque que rarement.

Si son ERA de  3.41 peut paraître élevée à la 5ème position de ce top ten, les statistiques dites périphériques (celles ci uniformisant toutes les défenses et les stades) montrent que le potentiel est là, d’autant plus qu’à seulement 27 ans Sale rentre dans les meilleures années de sa carrière.

Les Sox de Chicago auront fort à faire dans une division Centrale qui sera une fois encore très relevée, l’arrivée de la sensation Carlos Rodon, qui devrait être dans ce top d’ici quelques années devrait aider Sale et ses coéquipiers dans une division cette année très ouverte.

4 David Price (Red Sox)

Après être passé par Tamba Bay, puis Detroit, puis Toronto voilà David Price arrivé à Boston. Le lanceur gaucher de 30 ans a en effet signé un contrat de 7 ans 217M$ avec les Red Sox dans une division Est de la Ligue Américaine qu’il connait bien pour y avoir lancé durant 7 saisons et demie.

Price en plus d’être un lanceur dominant est aussi une véritable bête de travail qui mange les manches comme Pablo Sandoval les pancakes, leader de la ligue l’année dernière avec 248 1/3 manches il a remis le couvert avec cette fois ci 220 1/3  manches, après avoir été échangé à la mi-saison il a extrêmement bien mené une rotation des Blue Jays faiblarde avant son arrivée gagnant 9 de ses 11 départs avec 88 K sur cette période.

Maintenant avec les Red Sox il retrouvera la même tâche qu’à Toronto, mener une rotation qui sans être bourrée de talent comme peuvent l’être celle des Cubs ou des Mets pourrait tenir le fort correctement.

3 Zack Greinke ( Diamondbacks)

Après avoir servi de bras droit à Kershaw ces trois dernières saisons, le Cy Young 2009 de la ligue américaine a fait péter la banque du côté d’Arizona avec un contrat de 6 ans et de 206M$, il retrouve donc le poste de lanceurs numéro 1 d’une équipe de ligue majeure six ans après.

Greinke a durant toute une partie de la saison 2015 complètement mystifié l’opposition, lançant 45, 2/3 manches sans concéder le moindre point mérité. Son WHIP de 0.844 sur l’ensemble de la saison est un record de toute l’histoire des Dodgers et son ERA de 1.66 a été la première de toute la MLB en 2015. Si Greinke a pu apparaître comme un lanceur curieux durant son début de carrière, enchaînant les hauts et les bas, passant même au travers d’une dépression car il voulait frapper plutôt que lancer, il est maintenant clair qu’il a réussi a franchir un pas après avoir quitter Kansas City il y a quatre ans.

Greinke pourrait être l’étincelle nécessaire à l’équipe du désert pour retourner en playoffs.

2 Jake Arrieta (Cubs)

Arieta est un lanceur qui de son temps aux Orioles n’a pas réellement marqué les esprits (5.46 d’ERA, et un WHIP de 1.457), des stats médiocres pour ne pas dire carrément mauvaises.

Envoyé dans la ville des vents avec Pedro Strop contre Scott Feldman durant la saison 2013, Arrieta a réellement pris son envol a ce moment là, il clôture la saison 2013 avec une ERA respectable de 3.63 et continue sur sa lancée avec une belle saison 2014 et une première moitié de saison 2015 tout aussi efficace, mais c’est sa seconde partie de saison qui est réellement stratosphérique (0.75 d’ERA), sur cette période il remporte 12 de ses départs et n’en perd qu’un seul.

Arrieta s’est réellement imposé sur le devant de la scène en 2015 gagnant le titre Cy Young de meilleur lanceur de la ligue et compte bien mener les Cubs à l’étape au dessus en 2016, la terre promise: les World Series.

1 Clayton Kershaw (Dodgers)

N°1 incontesté, Clayton Kershaw est aujourd’hui au lancer ce que Mozart était à la musique il y a quelques siècles : le maestro. Premier lanceur à avoir passé le cap des 300 K en une saison depuis 2002 Kershaw dispose d’une slider rapide et vivace et d’une courbe lente qui brise énormément.

Si l’année dernière a commencé en demi teinte pour l’ancien Cy Young il s’est très bien repris après le tiers de la saison et a su montrer qu’à seulement 28 ans il lui reste encore de longues et très belles années devant lui. Cette année Los Angeles attendra encore certainement beaucoup plus de lui après le départ de Greinke vers le rival Arizona que l’arrivée de Kenta Meada du Japon ne suffira peut être pas à combler.

Mais dominant comme il l’a été au cours des dernières saisons (2.11 d’ERA) sur les dernières saisons, il est pour moi certain que Kershaw saura être à la hauteur.

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