Lexique du baseball : abréviations, sigles et autres acronymes

C’est bien joli, mais ça veut dire quoi tout ça ?

Alors que le sprint final pointe le bout de son nez et que la postseason approche à grand pas, vous êtes sans doute nombreux à vous intéresser au baseball. Vous avez passé vos vacances aux Etats-Unis et vous avez eu la chance de pouvoir assister à un match de la petite balle blanche dans un stade. Ou encore, vous avez découvert l’excellent film « Moneyball ». Cependant un truc vous a peut-être empêché de pleinement comprendre ce sport : les stats. En effet les statistiques ont une place prépondérante dans le baseball moderner et sert d’indicateur pour évaluer, analyser ou classer les joueurs et même pour suivre un match. Vous vous sentez perdus ? Pas de panique, TSO est là pour vous, on vous propose un petit lexique des termes à connaître, des sigles et des stats qui pullulent en MLB.

Général :

MLB / Major League Baseball : les ligues majeures du baseball, le plus haut niveau professionnel du baseball aux Etats-Unis. La MLB est constituée de 2 ligues, la National League (NL) et l’American League (AL), chacun composée de 3 divisions (East, Central et West). A la fin des 162 matchs de saison régulière, les vainqueurs de divisions et les 3 wild cards obtiennent une tête de série en fonction de leur ratio victoire / défaite, le meilleur ratio obtenant la tête de série 1 et ainsi de suite.

Postseason : les playoffs, menant au titre. Tout les affrontements (WC, DS, CS, WS) et l’avantage à domicile sont determinés par les têtes de séries, la meilleure affrontant toujours la moins bonne. Les 2 ligues NL et AL disputent leur Postseason sans se rencontrer avant les World Series

WC / Wild Card : au sein des ligues, ce sont les dernières places qualificatives pour la postseason derrière les premiers de divisions. Basés sur le ratio victoires/défaites, les 3 meilleures équipes derrière les leaders de divisions sont qualifiées pour les Wild Card Series

NL ou AL WCS / Wild Card Series : les 3 équipes wild cards et le leader de division au moins bon ration victoires /défaites s’affronte sur une série au meilleur des 3 matchs (best of 3) pour se qualifier pour les Divisionnal Series

NL ou AL DS / Divisionnal Series : les 2 meilleurs leaders de division affrontent les vainqueurs des WCS pour se qualifier pour les Championship Series, dans une série au meilleur des 5 matchs (best of 5)

NL ou AL CS / Championship Series : les 2 vainqueurs des DS s’affronte pour le titre de champion de NL ou AL (pennant) dans une série au meilleur des 7 matchs (best of 7).

WS / World Series : les 2 champions de chaque ligue s’affronte pour le titre suprême et le Commisioner Trophy dans une série au meilleur des 7 matchs.

Call : décision de l’arbitre

Ballpark : le stade où se déroule le match. On y trouve le champs de jeu, les tribunes couvertes (grandstands), les tribunes populaires (bleachers), les stands de nourriture et boisson (concession stands), les boutiques (fan shops),…

Scorekeeping : par soucis de simplicité, chaque joueur défensif se voit attribuer un chiffre spécifique pour faciliter la tracabilité du score et des actions. Par exemple, on peut voir ce type de notation lors du report des double-plays : 1-6-3 double play signifie que le pitcher a généré une balle roulante vers le shortstop, celui-ci la ramassée, a éliminé le coureur venant de première base, lancé la balle vers la première base pour une élimination du coureur avant qu’il atteigne le coussin. Le représentant officiel de la ligue qui enregistre les statistiques et l’évolution du score est le scorekeeper

En attaque :

AB = At Bat : présence du frappeur au marbre. En fonction de sa position dans l’ordre de passage, et du score, le batteur aura 3 à 5 « at bat » durant un match.

BB (Base on Balls) = walk (offensif): le frappeur va en première base suite à 4 lancers hors strike zone (balls) du lanceur.

Bunt = coup amorti : en général à pas plus de 1m du marbre, pour surprendre la défense. Un squeeze bunt sera un sacrifice bunt (élimination du frappeur) en direction de la 1ere base avec un coureur en 3e base, donc une chance de marquer. Le safety squeeze voit le coureur en 3e attendre la frappe, alors que le suicide squeeze voit le coureur en 3e commencer à courir dès que le pitcher commence son lancer.

Base Hit ou Hit = coup sûr : permet au frappeur d’atteindre au moins la première base. Pour cela, la balle frappée doit retomber dans l’aire de jeu sans être attrapée par un défenseur (base hit), ou quitter l’aire de jeu au-delà des fouls lines (home run).

Cleanup Hitter = frappeur de puissance : en général, en quatriéme position dans l’alignement, c’est théoriquement le joueur qui a plus de puissance, donc de chance pour frapper un home run, et faire rentrer les coureurs qui sont sur les bases devant lui.

Lou Gehrig, le cleanup hitter le plus productif de l’histoire de la MLB, avec 1515 RBIs ©newsroom.ap.org

Contact Hitter = frappeur de contact : privilégiant le contact à la puissance, et théoriquement, ayant un meilleur AVG.

DH / Designated Hitter : le frappeur désigné. D’abord mis en place au sein de l’AL en 1973, puis dans la NL en 2022, c’est un frappeur qui est dans l’alignement à la place du pitcher, sans occuper de place défensive.

Double = base hit permettant d’aller sur la seconde base. Un Automatic Double est accordé par les arbitres lorsque la balle rebondit dans l’aire de jeu avant de sortir des limites du terrain.

Double Play / DP ou GIDP = Grounded Into Double Play : quand 2 attaquants sont retirés suite à une frappe du batteur. Dans la majorité des cas, un coureur et ledit frappeur sont retirés sur ce type d’action. Plus rare, le Triple Play, ou bien, encore plus rare, l’Unassisted Triple Play.

Fly Ball = balle frappée en l’air

Foul Line = lignes partant de l’arrière du marbre, et s’arrêtant aux poteaux de démarcations du fond du terrain. Elles sont présentes des deux côtés du terrain, le long de la première et troisième base. C’est la limite entre le fair territory (aire de jeu) et le foul territory (champ hors-jeu). La ligne et les poteaux de démarcations font partie de l’aire de jeu.

Grand Slam = Grand Chelem : Home run avec les bases pleines, permettant de rentrer 4 coureurs à la maison.

Ground Ball / Grounder = balle au sol, balle roulante

Home Plate = le marbre, la maison. Base finale que les coureurs doivent toucher pour marquer. Elle délimite aussi la zone au-dessus de laquelle le batteur se tient, et par conséquence, la zone de départ de la course autour des bases, d’où le terme de maison (Home)

HBP = Hit By Pitch : frappeur atteint au corps par un lancer, il obtient la première base automatiquement

HR = Home Run : coup de circuit, frappe envoyant la balle hors de l’aire de jeu, au-delà des fouls line, ou à l’intérieur des limites de jeu et qui permet au batteur de compléter un tour complet des bases (Inside the park home run)

Inning : manche de jeu. Un match se déroule en 9 manches, elle-même divisée en 2 (top et bottom, haut et bas). L’équipe à domicile défend toujours dans le haut de la manche, et est en attaque dans le bas, ayant donc l’avantage de pouvoir scorer en dernier dans le match sans que l’adversaire puisse égaliser (voir « walk-off »)

Lead-off hitter = Premier frappeur de l’alignement, souvent ayant un bon AVG et le plus rapide

Rickey Henderson, le leadoff hitter de tout les records

Lineup : ordre de passage des batteurs. Le lineup est déterminé par le manager, en fonction de différents paramètres (lanceur adverse, forme du moment des batteurs, blessures, points forts et faibles,…)

Pinch Hitter : batteur remplaçant en cours de partie. Le pinch hitter restera en défense à la place du joueur remplacé

Pinch Runner : joueur qui remplace un coureur sur base. En général en fin de partie pour revenir au score, on fait entrer un pinch runner plus rapide pour optimiser ses chances de marquer.

RBI / Run Batted In = point produit par un batteur. Le batteur au marbre est crédité d’un RBI lorsqu’un son action de jeu (walk, hit, HBP, sacrifice,…) permet d’amener un coureur ou lui-même à la maison. Un solo home-run crédite le batteur d’un run et d’un RBI.

Run = course complète autour des bases. Le coureur qui complète son tour des bases est crédité d’un run. Une course complète en une action de jeu est un Home Run.

SB / Stolen Base : base volée. Une base est considérée comme volée si le coureur l’atteint et y maintient un contact avant d’être mis hors jeu par un infielder (tag). Le vol se déroule en cas de strikeout, de hit, de pass ball ou de wild pitch, ainsi que lors de transmission entre joueurs de champs tant que le jeu n’est pas arrêté. La décision finale appartient à l’arbitre de la base, soit le joueur a volé la base (« Safe »), soit il es éliminé (« Out »)

SF / Sacrifice Fly : frappe aérienne suffisament profonde dans le champ de jeu pour permettre au coureur de 3e base de rallier la maison.

SH / Sacrifice bunt : voir Bunt

Single : hit permettant de rallier la première base

Slugger : Frappeur puissant, spécialiste des home runs. Le terme vient du verbe « to slog », qui se traduit par travailler dur et sans relâche.

SS / Silver Slugger : trophée attribué par vote des managers aux meilleurs joueurs offensifs de chaque position. Il y a aura un Silver Slugger parposition et par League

K / Strikeout : élimination du batteur suite à 3 balles lancées à l’intérieur de sa zone de frappe et non mise en jeu (« strike »). A noter que lors du décompte, lorsque le batteur envoie une balle en foul territory sans intervention de la défense, les 2 premières occurences sont considérées comme des strikes, mais pas les suivantes.

Switch Hitter : batteur ambidextre, capable de frapper des 2 côtés du marbre et ainsi éviter de se retrouver en position de faiblesse face à un lanceur. En général, un batteur droitier (right hand batter) aura plus de facilité contre un lanceur gaucher, et vice-versa. La construction du lineup résulte en partie de quel type de lanceur l’équipe affronte.

Mickey Mantle, frappeur et leveur de coude ambidextre ©mlb.com

Triple : hit permettant d’avancer de 3 bases

Umpire : arbitre. Une équipe de 4 arbitres (umpires crew) jugent les matchs de MLB, un arbitre à la Home Plate (crew chief, juge les Balls & Strike, manage les lineups et les jeux à la home plate) et un par base (jugent les safe & out à leur base respective, aide pour les balks, les touchés des coureurs, les mouvements de battes). 2 extra outfield unpire sont ajouté lors des LCS et des World Series.

Walk-off : hit générant un RBI menant à la victoire lors de la dernière manche (9e ou manche supplémentaire). Un walk-off est toujours le fait de l’équipe à domicile, car c’est elle qui attaque en dernier (en bas de manche ou « bottom of the inning »)

En défense / pitching :

ABS challenge / Automatic Ball-Strike challenge : Au nombre de 2 par équipes, permet au batteur, lanceur ou catcher de disputer la décision de l’arbitre sur un lancer. Si le challenge réussi (call overturned), l’équipe garde son total de challenge. Si le challenge échoue (call stand), l’équipe voit son total de challenge réduit de un.

Balk : Mouvement illégal (mouvement soudain, feinte de lancer, dépassement du nombre de pick-off ou de désengagement du monticule, lancer vers une base vide, lacher la balle,…) du lanceur jugé par un des arbitres. Les coureurs avancent d’une base.

Ball : lancer du pitcher jugé hors de la zone de prise par l’arbitre. C’est le nombre de gauche lors des affichages de comptes lors des retransmissions.

Battery: C’est le duo composé du lanceur et du receveur.

Adam Wainwright et Yadier Molina, la battery la plus victorieuse de l’histoire (203 succès). AP Photo/Sarah Conard

Bullpen : enclos des releveurs. C’est la zone d’échauffement pour les lanceurs de relève. Un lanceur qui s’échauffe aura de grande chance de rentrer lors de la manche suivante, ou c’est une feinte du manager !

C / Catcher : le receveur. C’est lui qui reçoit les lancers du pitcher. C’est aussi lui qui appelle les lancers, via le système PitchCom ou à l’ancienne, via des signes de la main (système qui tend à disparaître suite à plusieurs scandales de vol de signes). Le catcheur porte le numéro 2 sur les cartes de scoring défensives.

Changeup : lancer « lent », destiné à tromper le batteur car le départ de la balle ressemble à un départ de fastball.

Closer : releveur chargé de terminer le match, souvent en situation de save.

Curveball : balle courbe. Lancé lent à effet de courbe de 12h à 6h (haut vers le bas)

Cutter / Cut fastball : lancer rapide à mouvement latéral, de 9h à 3h pour les lanceurs gauchers, et de 3h à 9h pour les lanceurs droitiers. C’est le lancer intermédiaire entre une slider et une 4 seam fastball

E = error : erreur défensive, souvent un rattrappage manqué, un mauvais lancer vers un coéquipier, toute erreur provoquant l’avancée d’un coureur.

Fastball : balle rapide. 4 seamer : le grip de la balle se fait en croisant les coutures de la balle. Le vol de celle-ci est quasiment droit. C’est le lancer theoriquement le plus rapide et qui doit provoquer des strikeouts. 2 seamer : le grip de la balle se fait le long des coutures, et a un mouvement en l’air plus prononcé, du à plus de rotation et de frottement dans l’air. C’est une fastball avec moins de vitesse que la 4 seam, mais plus de mouvement et qui provoquera plus de grounder.

Fielder : joueur de champ défensif. Infielder : joueur de champ intérieur – 1B, 2B, SS, 3B. Outfielder : joueur de champs extérieur – LF, CF, RF

GG / Gold Glove : équivalent du Silver Slugger, mais pour les meilleurs joueurs défensifs à chaque position, plus pour un Utility Player

Keith Hernandez a gagné un record de 11 Gold Gloves en première base

H ou HLD ou HD / Hold : Est attribué au releveur qui entre en situation de Save et qui n’est pas le winning pitcher, enregistre au moins un Out et n’est pas le releveur terminant le match.

Infield : champ intérieur, délimité par les bandes de terre servant de chemin entre les bases. On y positionne 4 joueurs défensifs, un sur chaque base et un entre la 2e et la 3e.

Infield Fly Rule : C’est l’arbitre qui appelle la Fly Rule. C’est une règle d’éclaircissement du jeu. Pour éviter que les infielders n’attrappent pas la balle et en profite pour générer un double ou triple play, l’arbitre appelle l’infield Fly Rule. Dès lors, que la balle soit attrapée ou pas, le batteur sera éliminé et les coureurs ne bougent pas de leurs bases, ne pouvant pas être éliminés (« force play »). C’est un appel par les arbitres qui se produit généralement quand il y a moins de 2 outs, qu’une fly ball est frappée dans l’infield et que les bases sont pleines, ou en tout cas qu’il y a un coureur en 1B et 2B

IP / Inning(s) Pitched : nombre de manches lancées par un pitcher. Lorsqu’il y a des .1, .2 ou .3, cela correspond au nombre de batteurs que ce pitcher aura éliminé dans sa dernière manche lancée incomplète, ou première manche lancée en relève.

Middle reliever : lanceur de relève utilisée en milieu de match. De plus en plus utilisé, ils sont capables de disputés plusieurs manches en relève avant de laisser la place au closer.

Out : se dit d’un batteur qui est élminé par un pitcher.

Outfield : champ extérieur, au-delà de l’infield jusqu’au limite du terrain. On y positionne 3 joueurs défensifs, un à gauche (LF, left field), un au centre (CF, centre field) et un à droite en regardant depuis la home plate (RF, right field).

Passed ball : Balle qui aurait du être attrapée par le receveur mais qui finit hors de son contrôle, et coûte l’avancé du ou des coureurs. A ne pas confondre avec le wild pitch, qui est la faute du lanceur.

Pickoff : Elimination d’un coureur qui s’est trop avancé de sa base.Il se fait surprendre par le pitcher, qui a lancé la balle vers l’infielder couvrant cette base, la receptionnant et couvrant le coussin avant que le runner ait pu revenir.

Pitcher : Lanceur.

Pitch Count : nombre de lancer effectué par un pitcher.

SV ou S / Save : sauvetage, statistique attribué au releveur qui parvient à maintenir son équipe en tête (avance de 3 runs ou moins) et préserve la victoire en lançant au moins une manche complète. Un save peut être attribué aussi au releveur qui maintient la victoire de son équipe en lançant au moins 3 manches, quelque soit le nombre de runs d’avance.

Setup man : releveur qui prépare le terrain pour le closer, souvent en lançant en 8e manche.

SS / Shortstop = arret court. C’est l’infielder qui couvre l’arrière de la seconde base et le début de la course vers la 3e. C’est une position critique car il se trouve dans l’axe naturel de frappe des frappeurs droitiers, qui sont plus nombreux. Une position qui nècessite une grande habilitè dèfensive, elle porte le numéro 6 pour les cartes de scoring défensives.

Slider : balle « glissante » : plus rapide qu’une curveball, elle casse en diagonale tardivement, les batteurs la confondant lors du lancer avec une fastball.

SP / Starting Pitcher : le lanceur partant, celui qui commence le match

Strike : lancer non touché par le batteur, situé dans la strikezone. Le batteur a le droit à 2 strikes avant que le 3e soit éliminatoire.

K / Strikeout : élimination du batteur par le lanceur suite à 3 strikes. On voit souvent le K à l’envers, il signifie que le batteur n’a pas esquissé le moindre mouvement lors du 3e strike l’éliminant (« strikeout looking »)

Reggie Jackson est le joueur ayant le plus souvent été éliminé sur strikeout de l’histoire, avec 2597 retraits.

Strike zone : c’est un pavé imaginaire, au dessus de la home plate. Il est délimité : en hauteur par le dessous des genoux et le milieu de la distance entre le haut du pantalon et la ligne d’épaules. En largeur par la largeur de la home plate (17 inches)

Tag Out : élimination d’un coureur en le touchant, tout en étant en possession de la balle en jeu.

Walk / BB (défensif) = Base on Balls : Le lanceur a envoyé 4 balls avant d’avoir pu éliminer le batteur. Celui-ci va en première base .

WP / Wild Pitch : lancer « sauvage », qui échappe au receveur et permet au(x) coureur(s) d’avancer.

Utility player : joueur polyvalent défensivement, capable de couvrir plusieurs postes de l’infield. Pour être qualifié d’utility, il faudra que le joueur ai eu un nombre équivalent de matchs débutés à différentes positions.

Statistiques :

Le reporter sportif Henry Chadwick, père des statistiques dans le baseball, en inventant la « boxscore » en 1858

AVG (Batting Average) = moyenne de frappe au bâton. Calculée par le nombre de hits divisé par le nombre de « at-bat ». C’est un pourcentage mais exprimé sans le x100 aux USA, d’où le format .xxx

Boxscore : résumé du score par innings (line score) et des performances des équipes et individuelles pour un match. Les statistiques qu’on y retrouve sont celles enregistrées par le scorekeeper officiel du match.

ERA / Earned Run Average : statistique attribuée uniquement aux pitchers, elle représente la moyenne de runs « causés » par le picher sur 9 manches. Un « Earned Run » pour un pitcher est un run dont il est responsable de la mise sur bases. Par exemple, un releveur entre en jeu avec un coureur en 2e base, lancent et le coureur arrive à la maison, le run ne lui sera pas attribué, mais au lanceur le précédant qui a mis le coureur en jeu. Et si le coureur a été mis en jeu suite à une erreur défensive, on qualifira son run de « Unearned »

FP / Fielding Percentage : pourcentage défensif, calculé par le ratio de jeu réussi en fonction du nombre de jeu défensif impliquant le joueur

OBP / On Base Percentage = Pourcentage de présence sur base : c’est le pourcentage auquel un frappeur arrive à atteindre une base par rapport à ses at-bats. La formule pour le calculer vous permet d’utiliser ce glossaire à son plein potentiel ! Pour avoir un ordre d’idée, un OBP de .320 est celui d’un joueur correct, .340 celui d’un bon joueur et .400 celui d’un joueur élite.

OPS / On base Plus Slugging = OBP + SLG (Allez, un peu de maths pour décrasser ce cerveau 🙂

RISP / Runner(s) In Scoring Position : On trouvera un ratio hit / at-bat, où les at-bats pris en compte seront ceux avec des coureurs en 2e ou 3e bases, en position de marquer en cas de single.

RLOB / Runner(s) Left On Base : total de coureur(s) qui étaient sur les bases sans marquer en fin de manche.

SLG = moyenne de puissance, le résultat exprime un nombre de base moyenne obtenu par at-bat. Un SLG supérieur à .500 (0,5 base par at-bat) est typique d’un power hitter élite

WHIP = Walks plus Hits per Inning Pitched : nombre de coureurs mis en jeu par un pitcher par manche. Contrairement à l’ERA, cette statistique est entièrement lié au travail du pitcher, et non lié à la performance de sa défense et de la gestion des coureurs sur base. Un WHIP de 1.00 et en-dessous est la marque des pitchers élites, entre 1.00 et 1.40 est là où se situe la majorité des pitchers de MLB.

Statistiques avancées – Sabermetrics :

C’est l’ensemble des statistiques empiriques et mathématiques liés aux données recoltés dans un match. Elles ont pris une importance exponentielle, notamment depuis la période Moneyball des A’s de Billy Bean. A l’origine, le terme est SABRmetrics, SABR venant de la Society for American Baseball Research.

Toujours friand de stats , les chercheurs en baseball ont voulu mettre en place des séries de statistiques qui remplacerait les stats traditionnelles et leurs défauts (influence des dimensions des stades, influence des défenseurs sur leur lanceur, etc…)

On peut aussi les trouver sous le nom « peripheral datas » ou tout simplement « datas ». Ils en existent une énorme variété souvent développés par différents website (FanGraphs, Baseball-Reference,…), des entreprises privées ou des universités.

Sans rentrer dans le détails des calculs, les principales sabermetrics sont :

WAR / Win Above Replacement : combien de victoire amène un joueur par rapport à un joueur de remplacement de même niveau. Souvent représenté avec une lettre minuscule devant, en fonction de la méthode de calcul et si c’est un WAR offensif ou défensif

FIP / Fielding Independent Pitching : Mesure l’efficacité d’un lanceur seulement sur les éléments qu’il contrôle (striekouts, home-runs, walks), en retirant les évenements liés au fielding (error,…)

wRC+ / Weighted Runs Created Plus : quantification de la valeur offensive d’un batteur, pondéré par l’époque de jeu et le ballpark. La valeur moyenne fixe est de 100.

Pythagorean Expectation : Estimation du pourcentage de victoires d’une équipe en se basant sur le ratio nombre de runs marqués / le nombre de runs encaissés.

Pour plus d’infos sur les sabermetrics (en anglais), je vous conseille fortement une visite sur le site de la SABR : https://sabr.org/sabermetrics

Bill James, qui a « théorisé » les sabermetrics ®Morton & Holden

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