Shohei Ohtani, une légende digne d’un manga

Ça y’est. Shohei Ohtani est entré dans les livres d’Histoire ! Il vient d’être élu MVP à l’unanimité et devient ainsi le 2e Japonais à recevoir ce trophée après l’immense star Ichiro. Mais plus qu’un trophée, Shohei a tout simplement réalisé ce que l’on pensait impensable : Être dominant à la fois en tant que lanceur ET en tant que batteur. Un exploit que l’on pensait réservé au GOAT Babe Ruth ou aux personnages de manga comme Goro Shigeno. Mais non, Shohei Ohtani en a décidé autrement et a donc changé le monde du baseball, ce qu’il voulait faire depuis son plus jeune âge ! Pourtant, cela aurait pu ne jamais se produire. Revenons sur l’ascension du phénomène Shohei Ohtani, une histoire digne des meilleurs mangas.

L’histoire de Shohei Ohtani débute le 5 juillet 1994 à Oshu dans la préfecture d’Iwate au Nord du Japon. Son père, Toru, a joué au baseball à un niveau semi-pro mais va se blesser à 25 ans, et voir ainsi sa carrière s’arrêter. Il trouvera un travail au sein des usines Mitsubishi, sponsor de son ancienne équipe. Sa mère Kayoko, est, elle, une ancienne très bonne joueuse de badminton. Et ensemble, ils décident de laisser Shohei être à la fois lanceur et batteur dès ses débuts au baseball.

Shohei, 2 ans et déjà en tenue de baseball. Photo par son père Toru Othani.

Toru s’occupera d’entrainer son fils à la maison tout en étant coach de son équipe. Pourtant, au début, Shohei est un joueur qui ne sort pas de l’ordinaire, mais, et cela va le suivre toute sa vie, il a une immense passion et une envie débordante d’apprendre. Ainsi comme le rapporte Sports Illustrated dans son article consacré à la star japonaise, Ohtani mangeait une douzaine de bols de riz par jour pour gagner en force, tout en écrivant chaque jour sur du papier ses objectifs de baseball pour la journée.

Tome I : l’ascension

A force de travail et grâce à un esprit complétement tourné vers le baseball, Shohei Ohtani est devenu étincelant au Lycée après des débuts au baseball plutôt normaux. Photo : DR

Grâce également à une belle croissance et à ses efforts à son arrivée au Lycée, il va commencer à entrer dans une autre dimension. Atteignant les 150 Km/h tout en frappant des immenses HRs, il commence à attirer l’attention des scouts. Il va ainsi devenir la star de son lycée et va essayer de les emmener au rêve de tout adolescent: le Koshien. Le tournoi national lycéen nippon plus que centenaire et qui a une place vraiment à part dans l’imaginaire japonais. Tellement que lors de son déroulement en aout, les matchs éclipsent même le niveau professionnel.

Nous sommes en juillet 2012 et Shohei vient d’avoir 18 ans. Et c’est là que débute sa légende. Avec son lycée Hanamaki Higashi, il joue au tournoi préfectoral d’Iwate et tente de décrocher le précieux sésame. La qualification pour le Koshien. On précise que 49 équipes se qualifient pour ce tournoi prestigieux, une pour 45 des 47 départements, plus deux pour Tokyo et Hokkaido. Le jeune Shohei étale son talent avec ses lancers et ses frappes, mais malgré tous ses efforts, il ne parviendra pas à remporter le prestigieux tournoi. Pourtant malgré ce résultat décevant, Shohei fera la une de nombreux journaux. En effet grâce à ce lancer chronométré à 160 Km/h (100 MPH), le frêle lanceur a tout simplement battu le record de vitesse pour un lycéen. A l’époque déjà, Ohtani est à la fois sur la butte et batteur mais il est alors vu comme un futur pitcher. Jason Coskrey qui couvre le baseball japonais pour The Japan Times depuis 2007 se souvient pour The Ringer : oui, il frappait bien avec même des Homeruns, mais ce n’était pas un fait exceptionnel car à cet âge, beaucoup de lanceurs sont aussi des batteurs décents.

Même pour le jeune joueur, il est encore impossible d’imaginer réaliser cette prouesse. Pourtant, lui, est convaincu qu’il est capable de grandes choses. Et après avoir « juste » lancé pour le Japon U-18 aux championnats du Monde, il annonce en amont de la Draft de la NPB, la Ligue de baseball professionnelle Japonaise, qu’il ne souhaitait pas être drafté par une équipe nipponne mais bien tenter sa chance en MLB. Ce qui serait une première dans l’Histoire du baseball japonais. Le garçon vise haut et veut croire en son rêve comme il le dira en interview : J’ai bien réfléchi mais j’ai décidé de joueur aux Etats-Unis. Depuis que j’ai commencé l’école cela a toujours été mon rêve de jouer en MLB. Je veux jouer la-bas le plus vite possible. Je connais les risques mais je veux me confronter au plus difficile et parvenir à surmonter ces épreuves. Ce n’est pas une question d’argent, c’est juste suivre mon rêve. »

Après cette annonce forte, des clubs de MLB se renseignent et tentent de recruter le lycéen. Les Yankees, les Red Sox et surtout les Dodgers sont sur le coup. Du côté des équipes de NPB, toutes ont quasiment baissé les bras. Toutes sauf une, qui croit encore en ses chances. Et c’est une équipe un peu particulière : Les Hokkaido Nippon-Ham Fighters.

Tome II : Une rencontre qui va tout changer

Un peu d’histoire pour évoquer cette franchise: pendant longtemps elle a tenté d’exister dans l’ombre de son imposant et populaire voisin, les Yomiuri Giants, avec qui elle partage le magnifique Tokyo Dome. Mais en 2004, les Fighters prennent la décision osée de quitter la capitale et de s’installer à Hokkaido au sein du flambant neuf Sapporo Dome, stade construit pour la Coupe du monde de …. Football. Ils vont donc à nouveau partager leur stade mais cette fois avec l’équipe de foot. Ils sont alors coachés par un américain, Trey Hillman qui va apporter à la franchise une vision plus américaine et nouvelle du baseball. En se basant énormément sur les statistiques et sur les nouvelles méthodes d’entrainement, les Fighters vont défier les normes du baseball japonais et ainsi être un peu en marge.

Et cela va marcher dès 2006, puisque grâce à une pépite dénommée Yu Darvish, le club va s’en aller remporter le titre de la NPB. Yu Darvish qui est de nos jours un des meilleurs lanceurs de la MLB. Ils vont par la suite se qualifier par deux fois en finale (2007 et 2009) avant le départ de Yu vers les Etats-Unis et les Texas Rangers en 2012. C’est d’ailleurs cette année là qu’une nouvelle ère va débuter pour les Hokkaido Nippon-Ham Fighters. En effet un ancien joueur moyen et avec aucune expérience de coaching va prendre les rênes de l’équipe. Et cet homme aura une énorme influence sur Shohei Ohtani. Son nom : Hideki Kuriyama.

Le jeune Shohei Ohtani avec celui qui va devenir son mentor à droit, Hideki Kuriyama. Photo : Mainichi/Maiko Umeda

Outre le projet de faire d’Ohtani un joueur à la fois lanceur et batteur, il sera aussi l’un des précurseurs au Japon de la technique dites de l’Opener venu directement de la MLB et des Tampa Bay Rays, une des franchises les plus en avance aux Etats-Unis. Il sera aussi l’un des seuls en des années à utiliser les « shifts », où placements défensifs, là aussi une nouvelle mode du côté de la MLB. Jason Coskrey se permet même à une comparaison toujours dans The Ringer : Je pense que Kuriyama est celui qui se rapproche le plus de personnes comme Joe Maddon ou Kevin Cash (NDLR : deux des coachs les plus en avance et avec des idées novatrices dans le championnat américain). C’est un peu un excentrique donc ce n’est pas étonnant de voir ce qu’il a fait à Ohtani. »

Shohei Ohtani avec celui qui a fait de lui un Two-Way player, l’excentrique coach Hideki Kuriyama. Photo : Kyodo

Mais Kuriyama n’aurait jamais eu cette idée farfelue de faire d’Ohtani un « Two-Way Player » sans la prise de risque de sa franchise de quand même tenter de recruter le phénomène. Car on le rappelle, le jeune joueur a été clair, il refusera les avances des équipes japonaises lors de la draft. Petite notion, au Japon quand un joueur refuse sa sélection à la draft, la franchise ne reçoit pas de compensation comme en MLB. C’est donc un risque énorme que prennent les Fighters. Mais comme on l’a dit, cette équipe est un peu différente et par le passé, elle est déjà parvenu à convaincre des joueurs qui ne voulaient pas dans un premier temps les rejoindre.

Cette stratégie a aussi joué des mauvais tours puisque les Fighters avaient, en 2011, tenté de sélectionner le lanceur Tomoyuki Sugano qui avait dit qu’il ne lancerait que pour la franchise des Tokyo Giants. Malheureusement pour les Fighters, le futur grand ace du baseball japonais préférera tout simplement ne pas jouer en 2011 avant de signer libre en 2012 avec … les Giants.
Malgré ce cuisant revers l’année précédente, les Fighters tentent leur chance en 2012 avec Ohtani en étant la seule équipe a le sélectionner lors du premier tour de la draft. Ce à quoi le joueur répondra : Mon état d’esprit n’a pas changé. Je suis reconnaissant du choix des Fighters, mais pour le moment je vais continuer de m’entrainer pour tenter de réaliser mon rêve. » En gros, merci messieurs mais ce sera sans moi.

Mais une nouvelle fois, l’équipe d’Hokkaido ne va pas se décourager et va se mettre au travail pour convaincre Ohtani. Cependant le premier entretien ne se passe pas comme espéré et le discours des officiels ne semblent pas atteindre le jeune homme. Pas désarçonnée, la franchise revient plus forte avec un projet complet qu’ils vont présenter à Shohei et ses parents. Un plan qui porte le nom simple et efficace de « Le chemin pour réaliser le rêve de Shohei Ohtani ». Un document qui évoque que la totalité des stars japonaises, comme Darvish ou Ichiro, sont passées par la case NPB avant de tenter l’aventure aux USA.

Ou que la vie dans les Ligues Mineures, l’anti-chambre de la MLB et case obligatoire pour les joueurs, est loin d’être un conte de fée. Mais peut-être la partie qui sera la plus convaincante et qui sera présentée et defendue par Kuriyama est celle de faire de Shohei, le premier et unique joueur de l’Histoire de la NPB à être un Nito-Ryu, soit en français, lanceur et frappeur.

Ken Iwamoto qui faisait parti du Front-office et des discussions avec Ohtani se rappelle : « le mot qui a fait mouche c’est pionnier. On lui a dit que l’on voulait lui faire faire quelque chose qui n’avait jamais été fait au Japon. Quelque chose que même personne ne croit possible de réaliser au plus haut niveau. Tu peux être le premier et on va te soutenir à 100%. ». Le club va aussi évidemment mettre le paquet avec des actes. Ainsi les Fighters vont proposer un bonus à la signature de 100 millions de Yen (soit presque 1 million de dollars) et le salaire maximum possible pour un rookie de 150 000 dollars. Ils vont aussi lui offrir le numéro 11 légendaire de Yu Darvish qui allait être retiré, ainsi que promettre de proposer à la MLB, Shohei, dès que cela est possible selon les règles du championnat.

Et c’est ainsi qu’Ohtani va finir par se laisser convaincre et finalement accepter l’offre des Hokkaido Nippon-Ham Fighters. Et c’est ainsi que va commencer le 2e chapitre de sa légende. Le journaliste de The Japan Times Jason Coskrey estime que « s’il avait signé avec une autre équipe de la NPB ou avec une franchise américaine, il serait devenu soit lanceur, soit batteur. Mais jamais les deux. Il n’aurait jamais eu cette opportunité. Alors que les Fighters et Kuriyama, eux oui. »

Tome III : La Nippon Professional Baseball

La hype est donc immense quand le jeune rookie arrive au camp d’entrainement des Fighters. Des milliers de supporters viennent voir le nouveau phénomène. Lui, tout timide, tout longiligne, tout maigre, ne semble pas très à l’aise devant toute cette foule. Surtout pendant les opérations commerciales de la franchise.

Les knackis sont donc le secret de la réussite de Shohei Ohtani ? Photo : Japan Times

Mais dès que les projecteurs sont partis et que Shohei pose les pieds sur les terrains d’entrainement, tout change. Dès le premier entrainement il va lever tout les doutes que pouvaient avoir ses coachs et ses coéquipiers. C’est en tout cas ce dont se souvient Micah Hoffpauir, ancien joueur des Cubs et qui est devenu coach des batteurs pour les Fighters en 2010 : Quand on l’ a vu arriver, il était vraiment tout maigre et on se disait qu’il sera soit très bon en lanceur soit très bon frappeur mais pas les deux. Cela semblait impossible. Mais quand les entrainements ont commencé … J’étais avec un groupe de batteurs plus expérimentés et on entend un magnifique bruit de batte. On se dirige vers le son et on voit Shohei en train d’envoyer les balles par dessus les clôtures avec une facilité ahurissante. Et cela avait vraiment un son différent des autres joueurs. » 

Mais en plus d’impressioner à la batte, Ohtani ne va pas perdre une minute pour également épater au pitching. « On est quelques jours plus tard et Shohei est en train de lancer dans les conditions de match » se remémore Hoffpauir dans The Ringer. Là, les batteurs stoppent leur entrainement pour venir voir lancer le rookie. Et la balle semblait partir de sa main sans le moindre effort et à des vitesses folles. Et on est tous restés là à le regarder car c’était tout simplement impressionnant de le voir. On a ensuite commencé à réaliser que ce gars pourrait bien être notre 4e batteur et notre ace. En même temps. 

Evidemment Shohei n’a pas que des admirateurs, en effet ses déclarations et ses choix ont choqués une partie du monde du baseball Japonais, très conservateur et traditionnel. Il faut dire que de base le baseball est un sport très conservateur et traditionnel même aux Etats-Unis, mais c’est encore plus décuplé au Japon et sa culture. Petits exemples, Kuriyama, encore lui, a été au coeur du scandale lorsqu’il a décidé d’utiliser les openers dans ses matchs. Et même en août dernier, le coach des Tokyo Giants, Tatsunori Hara, a chamboulé la presse sportive en utilisant un joueur de champ au poste de lanceur, une première depuis les années 2000. Il faut donc souligner le courage d’Ohtani qui des années avant ces événements, a voulu briser les règles en, d’abord, refusant presque de jouer dans le championnat japonais, puis en voulant être un « Two-Way Player ».  Surtout du haut de ses 18 ans. Et il s’est ainsi attiré les foudres de nombreux observateurs qui ne voulaient qu’une chose, qu’il échoue. Ou, pour les moins virulents, qu’il rentre dans le droit chemin en choisissant l’un ou l’autre.

C’est donc dans cette ambiance qu’Ohtani va découvrir la NPB. Et pourtant, rien ne semble l’atteindre. Hoffpauir se souvient même avoir été impressionné de sa maturité à un si jeune âge. La pression médiatique était immense et incessante. Pourtant lui, du haut de ses 18 ans, il était ultra naturel avec nous et ses coéquipiers, il s’amusait avec nous dans les vestiaires etc… » Mais à son âge difficile de partager avec lui hors du stade. Il ne pouvait pas sortir avec ses coéquipiers. D’autant que le club a tout fait pour le proteger de l’extérieur et des médias pour qu’il puisse se concentrer uniquement sur le baseball. Ce qui lui a permis de continuer a routine, celle qu’il tient depuis tout petit. Une routine qui consiste à vivre uniquement baseball. Et pour pouvoir être aussi performant aussi bien en lanceur qu’en batteur, c’est sans doute un pré-requis indispensable.

Car il faut s’entrainer aux deux postes, instaurer un régime qui convienne aux exigences de ces rôles tout en apprenant les « scoutings reports » des batteurs et des lanceurs adverses. Ca tombe bien, c’était exactement la vie de Shohei jusqu’à maintenant. Et malgré tout cela et son talent indéniable Shohei n’est même pas entré dans une bulle comme se le rappelle Ken Iwamoto, le membre du front office des Fighters : Shohei n’a jamais été têtu ou hautain. Il a toujours été très humble dès le premier jour et sans jamais changer. A aucun moment, on n’a été inquiet concernant son attitude, bien au contraire, il a plus été un modèle qu’autre chose et cela dès ses 18 ans. 

Photo : Kyodo

Un ancien partenaire, Brian Wolfe, qui a joué avec Ohtani chez les Fighters en 2010 et 2013 évoque même que Shohei a toujours fait l’effort de venir me voir même quand je jouais avec une autre équipe ou dans une franchise rivale, c’est très rare de voir un japonnais faire ça surtout avec un étranger. « 

Mais voici l’heure des grands débuts d’Ohtani dans le championnat japonais. Nous sommes le 29 mars 2013 et Shohei, titulaire, ne joue « que » dans le champ droit mais surtout ne sera positionné que 8e batteur (sur 9), montrant une nouvelle fois, la volonté des Fighters de ne pas surexposer et de protéger sa pépite. Néanmoins l’immense talent d’Ohtani fera qu’il frappera tout de même deux coups sûrs avec un point produit. Il faudra attendre mai pour voir le natif d’Oshu faire ses débuts en tant que lanceur (5 manches lancées, 6 coups sûrs, 3 buts sur balle et 2 points encaissés contre 2 strikeouts, des débuts très corrects). Mais toujours dans cette logique protectrice, le club limite les apparitions d’Ohtani et le fait le plus souvent lancer contre des équipes plus faibles en l’envoyant jouer avec l’équipe réserve. Il arrivait même que dans le même jour, il aille lancer avec l’équipe reserve en journée avant de venir joueur batteur avec l’équipe première dans la soirée.

Un-va-et-vient constant qui va sans doute empêcher le joueur de garder un rythme, chose primordiale en baseball. La preuve, ses statistiques lors de sa première saison ne sont pas à la hauteur de son talent: .238 de moyenne à la batte, 3 Hrs et 20 points produits et sur le monticule ses stats affichent un ERA de 4.23 en 61.2 manches. Une période d’apprentissage à la dure sur la plus prestigieuse scène de son pays, pour Wolfe son ancien coéquipier au Japon, c’est normal car ce qu’a vécu Shohei lors de sa première saison, c’est ce que vivent les joueurs dans les Ligues Mineures. Donc lorsqu’ils arrivent en équipe première, on ne voit pas ce procesus. Mais il avait tellement de talent qu’il a été envoyé directement avec les pros et il a donc appris ici. » 

Photo : Kyodo

Et, donc, à ce mélange de protection et de management ainsi que cet apprentissage à la dure ont forgé Shohei, lui permettant d’acquérir énormément d’expérience. Dès 2014, il va connaitre une saison magistrale. La suite on la connait. Deux saisons légendaires en 2016 et 2017 des deux côtés du terrain, avant son recrutement par les Angels en 2018. Il quitte le championnat Japonais après 5 saisons et des stats hallucinantes : une moyenne en carrière de .286 avec 48 HRs et 166 RBIs en 403 matchs. Sur la butte c’est encore mieux avec une moyenne en carrière de 2.52 d’ERA, 624 strikeouts en 543 manches et 42 victoires sur 85 matchs.

Et maintenant il réitère du côté de la MLB avec les Angels où il avait montré que sur des parties de saisons il pouvait être un Two-Way player avec du succès sur la plus belle des scènes. Mais en 2021, il a prouvé qu’il pouvait le faire sur un exercice complet, et à un niveau jamais atteint. Un peu à l’image de Goro Shigeno, le personnage principal du Manga Major et héros d’enfance d’Ohtani. D’ailleurs dans le manga, Goro gagne deux titres de meilleurs lanceurs en MLB et un trophée des World Series. Mais il joue d’abord lanceur puis batteur en MLB après une blessure. Shohei va faire encore mieux en faisant ce que même la fiction n’avait pas voulu imaginer. Puisqu’il va tout simplement signer l’une des meilleures saisons de l’Histoire de la MLB.

Et ainsi écrire un nouveau chapitre de sa légende à lui.

 


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