Preview 2019 – Kansas City Royals : Rendez-vous dans cinq ans

La NFL ? Terminée. La NBA ? Presque terminée. Ces deux sports majeurs aux Etats-Unis vont peu à peu laisser leurs places au 3e larron. La MLB. Un peu comme la nature, au printemps, la MLB sort de son hibernation et vient fleurir nos soirées (et surtout nos nuits). Alors qu’on se rapproche de plus en plus du début de la saison régulière, il est grand temps de se pencher sur les forces en présence. Du coup The Strike Out passe en mode présentation et vous propose de faire connaissance avec les versions 2019 des 30 franchises. Chaque jour, retrouvez une nouvelle équipe. Aujourd’hui, les Kansas City Royals.

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Retour sur 2018 : Salut, et encore merci pour les fanions

Novembre 2017 avait mis les choses au clair. Après deux saisons plus ou moins à l’équilibre, Kansas City allait tourner la page. Battus lors des World Series 2014, Champions en 2015, les Royals disaient adieu aux derniers héros de leur fantastique épopée vers le sommet des Ligues Majeures : exit Eric Hosmer, Jason Vargas et Lorenzo Cain, tous free agents à l’aube de la saison 2018. Alcides Escobar et Mike Moustakas ne resignaient quant à eux que pour un an, le second quittant d’ailleurs le Missouri pour rejoindre les Milwaukee Brewers quelques mois plus tard… L’exode continua au fil de la saison et voilà comment trois ans plus tard, il ne reste plus que trois vainqueurs des World Series 2015 : le très jeune shortstop Adalberto Mondesí (23 ans) et deux inamovibles, deux cadres indispensables, deux joueurs déjà bien installés dans l’histoire de la franchise de Kansas City : Salvador Perez et Alex Gordon.

Nous nous contenterons de jeter un voile pudique sur le déroulement de la saison 2018. Sans surprise, les Royals n’étaient pas au niveau pour faire mieux qu’une solide dernière place dans une AL Central pourtant bien poussive (nous parlerons très bientôt des Tigers et des White Sox), affichant un bilan final de 58 victoires et 104 défaites (.304), le second pire bilan des Ligues Majeures derrière les Orioles. Baltimore qui sera aussi, au passage, la seule franchise de MLB à faire pire que les Kansas City Royals en terme d’ERA Collectif (5.18 contre 4.94). A Kansas City comme à Baltimore, le rebuild ne fait que commencer, et la route devrait être très, très longue avant de retrouver les joies de la postseason.

Que faut-il attendre pour 2019 : Globalement inoffensifs

On l’a dit, les Royals sont à l’aube d’un nouveau cycle, et autant le dire tout de suite, il ne faudra rien attendre des hommes de Ned Yost cette saison. Avec tout le respect dû à leurs carrières respectives, on ne peut pas être compétitifs au niveau des Ligues Majeures, en 2019, avec Salvador Perez, Whit Merrifield et Alex Gordon comme principales armes offensives. On suivra donc plutôt la progression des Mondesí, (Hunter) Dozier, O’Hearn ou encore Nicky Lopez qui pourrait commencer à gratter du temps de jeu au milieu de l’infield, sans attendre de miracles, au mieux quelques performances ponctuelles de choix et des promesses pour l’avenir.
Côté défensif, les Royals s’offrent tout de même un outfield de choix avec l’arrivée de Billy Hamilton, la mobylette de Cincinnati, et ses 277 bases volées en 5 saisons de Ligues Majeures. Il accompagnera Gordon et Bonifacio pour créer une unité qui, si elle ne fera peur à personne au bâton, devrait tout de même avoir l’avantage de limiter les dégâts lors des tours de batte adverses.

Et ce ne sera pas du luxe puisque l’on n’attend pas vraiment non plus de miracles de la part du staff de lanceurs. Doux euphémisme.  Si Brad Boxberger a rejoint les Royals après une saison 2018 plutôt correcte dans l’Arizona (32/40 SV, 4.39 ERA), il aura fort à faire pour stabiliser un bullpen qui manque autant de talent que d’expérience, à l’image de son closer attitré, Wily Peralta, dont la saison correcte en 2018 ne masque pas vraiment une carrière de releveur plus que modeste.  Le reste du bullpen, à cette heure-ci, est constitué essentiellement de Rookies qui devraient se battre pour les places disponibles avec leurs coéquipiers de Ligues Mineures.

Chez les starters, même topo ou presque. Avec Danny Duffy en tête de gondole, et Ian Kennedy, Brad Keller et Jakob Junis en soutien, la rotation ne devrait pas trop changer cette saison. Le souci reste qu’aucun de ces quatre lanceurs, s’ils sont d’honnêtes bras de niveau Ligue Majeures, ne semble avoir le potentiel pour tirer les Royals vers le haut à moyen ou long terme (On laissera le bénéfice du doute à Brad Keller, 22 ans, qui a réussi surnager en 2018). Alors, faudra-t-il attendre l’arrivée de Brady Singer (pas avant 2020) ou un retour miraculeux de Kyle Zimmer pour ramener un frisson sur les monticules du Kauffmann Park ? Il faudra probablement attendre quelques saisons, tout simplement.

La star : Salvador Perez

Six fois All Star, 5 fois Gant d’Or, MVP des World Series 2015. A 28 ans, Salvador Perez est déjà une légende chez les Royals. « Meilleur » contributeur offensif du lineup de Kansas City en 2018 (27 HR, 80 RBI) malgré une ligne de .235/.274/.439, il est surtout une présence indispensable sur le terrain comme dans le vestiaire des Royals. Sauf trade improbable (aucune équipe de MLB ne semble préparée à satisfaire les demandes des Royals), Salvador Perez sera une fois encore la clé de voûte du projet des Royals, dans leur longue opération de reconstruction.

Le joueur à suivre : Adalberto Mondesí

Il a découvert les Ligues Majeures à 20 ans, avec une apparition unique en tant que pinch-hitter (K) lors des World Series 2015, empochant une bague de vainqueur au passage. Renvoyé ensuite dans les Ligues mineures pour continuer son apprentissage haut niveau, il s’est contenté d’apparitions éparses jusqu’à l’été 2018. Depuis, il s’est imposé au poste de Shortstop, accompagnant vers la sortie l’ancien All-Star Alcides Escobar, et il sera le titulaire incontestable du poste. Auteur de 14 home-runs et crédité d’une ligne offensive de .276/.306/.498 en 75 rencontres, il s’est surtout fait remarquer par ses 32 bases volées en un peu moins d’une demi-saison! Avec Whit Merrifield, meilleur voleur de bases de MLB en 2018 (45 en 158 matchs) et le spécialiste Billy Hamilton (34 en 153 matchs) à ses cotés, Mondesí devrait assurer le spectacle sur les bases tout en continuant son apprentissage au bâton.

Notre prono

Le base-running des Royals sera probablement l’attraction majeure de cette saison 2019 au K, mais ne nous y trompons pas, les Royals n’auront absolument aucune chance, même en rêve, d’accrocher quoi que ce soit cette saison. Ils se contenteront probablement de lutter avec les Tigers pour la quatrième place de la Division AL Central, dans l’un de ces combats où l’on ne sait pas trop si le but final est de devancer l’adversaire ou de réussir à mieux tanker que lui.

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