Les enjeux de la fin de saison en American League

A un mois du terme de la saison régulière, le profil de la postseason à venir se fait de plus en plus précis, et les invites à la grande fête d’octobre se font connaitre les uns après les autres. D’autres font durer le suspense, et les candidats au titre de MVP refusent de laisser le moindre point de détail les départager. Avec quelques semaines d’avance, nous vous offrons donc notre verdict sur cette saison 2017. Et après la National League, c’est tout naturellement que l’on va évoquer l’American League qui est toujours plus serrée que ce soit au classement ou dans la course aux Awards.

Malgré une saisons galère, Houston reste la meilleure équipe de l’American League (AP Photo/David J. Phillip)

Meilleur Bilan de la saison : Houston malgré tout !

Malgré une saison marquée par les blessures, une catastrophe naturelle ou une Trade Deadline ratée, Houston reste néanmoins la meilleure équipe de l’American League. Et après avoir accusé le coup au mois d’Aout et plus particulièrement juste après le passage de l’Ouragan Harvey qui a dévasté la ville de Houston, les Astros semblent avoir retrouvé de l’élan. Sans doute portés par le fait d’être en mission afin d’apporter de l’espoir et du réconfort à une ville meurtrie. Les coéquipiers de Carlos Correa, qui a fait son retour début Septembre après un long mois d’absence, viennent d’enchaîner 5 victoires de suite et semblent avoir trouvé un second souffle. L’effectif est enfin au complet avant la course de la fin de saison.

Malgré l’absence de son arrêt-court star, Houston possède toujours l’équipe avec la meilleure moyenne au bâton de la MLB (.283) et est la 3e équipe avec le plus de HR (210). Au niveau du pitching, c’est plus compliqué notamment à cause des blessures à répétition de ses deux stars du monticule, Keuchel et McCullers. Mais reste toutefois au contact de l’intouchable rotation des Indians dans la majorité des catégories de pitching, excepté l’ERA collectif ou les Astros ne sont que 4e en AL.

Le closer des Astros est en feu de puis le All-Star Game. Photo : ESPN

Mais Houston peut désormais compter sur un closer de qualité puisque, après des débuts compliqués, Ken Giles a trouvé son rythme. Depuis le All-Star break, l’ancien joueur des Phillies présente un ERA de 0.89 et n’a raté qu’un seul sauvetage depuis début juin.

Enfin après une trade deadline largement critiquée, Jeff Luhnow, le GM des Astros s’est activé durant ce mois d’aout pour obtenir la signature d’une énorme pointure en la personne de Justin Verlander (retrouvez son portrait sur notre site) Le lanceur star des Tigers rejoint donc Houston et va y apporter toute son expérience (Il a joué 16 matchs en postseason contre seulement 6 pour le reste de la rotation). Les Astros ont désormais une rotation qui n’a plus rien à envier à personne.

Avec une attaque toujours aussi productive, une rotation enfin au complet, et un bullpen performant, Houston semble armé pour résister au retour tonitruant des Indians dans la quête de cette première place de l’American League.

Vainqueurs de division : Houston, Cleveland et The Rivalry

AL West : (Voir ci-dessus) Houston qui possède 13 victoires d’avance sur son premier poursuivant. L’objectif du club reste désormais de conserver la première place de l’American League.

AL Central : Il était temps que Houston se réveille puisque les Indians sont passés en mode Lebron. C’est simple, l’équipe est tout simplement inarrêtable en ce moment. Les hommes de Terry Francona restent sur une série de 12 victoires consécutives, le plus grand enchainement de victoires cette saison en MLB. Une série qui repose en grande partie sur les épaules de la rotation des joueurs de l’Ohio. Si Houston possède la meilleure attaque de l’American League, Cleveland possède le meilleur pitching staff de l’AL, au minimum. La preuve avec cette stat apportée par l’éditorialiste Richard Justice.

Les lanceurs des Indians présentent un ERA collectif de 3.52, le meilleur en AL et le 2e de la MLB. Et quand on sait que derrière le bullpen est composé d’Andrew Miller (1.65 d’ERA), Cody Allen (2.70) et Bryan Shaw (3.34). Il y a de quoi être effrayé devant le potentiel de la « Tribe ».

José Ramirez, la locomotive de l’attaque des Indians. Photo : DR

Au niveau offensif, Cleveland est loin d’être en reste puisque c’est la 3e attaque d’American League en termes de moyenne à la batte (.260). José Ramirez est toujours aussi impressionnant (.310/23HRs), la recrue de l’hiver, Edwin Encarnacion est resté le même qu’à Toronto avec déjà 32 HRs claqués. Et enfin Fransisco Lindor s’inspire de ces deux-là pour sortir une grosse saison (.271/26HRs). Ce trio est bien épaulé par les joueurs de l’Outfield Lonnie Chisenhall, Michael Brantley et le nouvel arrivant Jay Bruce.

La lutte avec Houston pour la première place de l’AL risque d’être acharnée et devrait nous tenir en haleine jusqu’aux premices du mois d’Octobre tant attendu.

AL East : On le dit et on ne cesse de le répéter cette AL East est, cette année, la division la plus serrée de la MLB. Pendant longtemps 3, voir 4 équipes étaient en lice pour remporter cette division. Mais Tampa Bay et Baltimore s’essoufflent et l’AL East semble promise à deux équipes. Les deux mastodontes, Boston et les Yankees. Ces deux équipes sont au coude à coude dans la majorité des catégories statistiques. Par exemple l’Era collectif : Yankees : 3.76 ; Red Sox : 3.79 ou bien la moyenne au bâton : New York : .260 ; Boston : .259.

Les Red Sox avaient un petit matelas d’avance sur leur ennemi de toujours, mais une série de 3 défaites consécutives (dont deux face à … New York) a redistribué les cartes. En effet New-York en reportant la dernière série face à Boston, semble avoir pris un ascendant psychologique.

Photo : Getty Images

Après un long, très long, slump Aaron Judge est en train de se reprendre. Sur le monticule, Tanaka est de retour à son meilleur niveau tandis que Severino et Gray restent parmi les meilleurs de la ligue. Ces facteurs semblent indiquer que les Yankees devraient parvenir à s’emparer de la couronne de l’AL East. Surtout que Boston aura comme dernière série de l’année un affrontement de titans face aux Astros.

Boston semble accuser le coup en cette fin de saison, à l’image de Chris Sale qui reste sur 3 défaites en 4 matchs. Néanmoins, l’effectif est tel que les Red Sox devraient limiter la casse afin de s’emparer d’une WildCard. Les WildCards justement parlons-en.

Les Wildcards : 8 équipes encore en lice !

Classement arrêté au avant les matchs du Mardi 5 septembre

Si une Wildcard semble promise au perdant de la course à l’AL East, le deuxième précieux sésame est très très convoité. Pour le moment, il est la propriété de Minnesota mais les Twins ont 6 poursuivants prêt à bondir sur la moindre occasion afin de s’emparer de la Wild Card. Minnesota, justement espère bien se maintenir à cette place et pourra compter sur sa défense (seulement 68 erreurs cette saison, 3e meilleur d’AL et un fielding pourcentage de .986, également 3e meilleur en AL) et particulièrement sur son champ centre Byron Buxton auteur de quelques sauvetages miraculeux.

Buxton qui a aussi trouvé son rythme offensivement, avec 13 Homeruns dont 3 lors du même match. Il est bien épaulé par Miguel Sano toujours aussi puissant (28 HRs), Brian Dozier (.264/28HRs/79RBIs), Eddie Rosario (.285/20HRs/60RBIs) et l’inusable Joe Mauer (.302 et 56 RBIs). Sur la butte Ervin Santana (14-7/3.35 ERA) est rentré dans le rang mais réalise une très belle saison et il est accompagné par les belles performances de José Berrios. Mais le gros problème pour cette équipe reste le bullpen qui est en grande difficulté d’autant que le club a cédé son closer Brandon Kintzler. Ce qui pourrait jouer des tours à cette équipe.

D’autant que le bullpen, c’est l’une des forces d’un de ses poursuivants. En effet les Los Angeles Angels peuvent compter sur un groupe de releveurs très costaud. Sans grande star, le bullpen fait le travail avec notamment 3 joueurs avec un Era inférieur à 3 (Parker, Petit et Hernandez). Au niveau du bâton pas de soucis à se faire avec des joueurs comme Pujols, Trout ou encore Calhoun. D’autant que l’équipe vient de recruter une autre pointure en la personne de Justin Upton. De quoi faire froid dans le dos à beaucoup de lanceurs. Surtout, c’est une équipe qui ne lâche rien, la preuve avec cette stat : les Angels se sont imposés à 10 reprises après avoir été menés par au moins 4 points. Un record cette saison en MLB.

En revanche au niveau des lanceurs de départ, c’est bien plus dur. Puisqu’à part Alex Meyer, les 6 autres lanceurs avec au moins 10 starts possèdent un ERA supérieur à 4. Heureusement que l’attaque est là pour rattraper le coup mais ça risque d’être un petit peu court. Même problème pour Baltimore qui possède les armes dans le bullpen et au baton pour rivaliser avec les meilleurs mais les Orioles sont trahis par une rotation bien trop faible. Les Seattle Mariners peuvent être mis dans le même bateau avec un record de 39 lanceurs utilisés cette saison et ils présentent, en AL, la 2e pire moyenne collectif de points concédés pour des lanceurs de départ avec 5.03. Leurs deux stars du monticule, Paxton et Hernandez ne seront pas de retour avant au minimun mi-septembre, de quoi limiter les rêves de postseason. Mais leur superbe attaque sera-t-elle suffisante pour décrocher la WildCard?

L’équipe qui a le plus de chance de s’emparer de cette deuxième wildcard tant désirée, reste les Kansas City Royals. Il ne reste que deux séries compliquées pour le club jusqu’à la fin de saison (face aux Indians du 14 au 17 septembre et face aux DBacks pour la dernière confrontation de la saison), le reste est largement à la portée de cette équipe (Blue Jays, White Sox ou encore Tigers sont au programme).

Whit Merrifield, la belle trouvaille des Kansas City Royals. Photo : DR

Surtout que des principaux poursuivants, c’est l’équipe qui possède l’une des meilleurs rotation avec Jason Vargas (3.87, 14-9) ou encore Danny Duffy (3.78, 8-8). Jason Hammel et Ian Kennedy ne signent pas une grande saison mais peuvent s’avérer utile dans les moments importants grâce à leur expérience. Et au bâton, on ne présente plus les Hosmer, Perez ou encore Moustakas. Ces derniers sont rejoints cette saison par le surprenant Merrifield (.281/17HRs/62RBIs/27 SBs). Une équipe complète avec un calendrier abordable, il faudra garder un oeil sur les Royals qui voudront faire un dernier baroud d’honneur avant d’être, pour la plupart, en fin de contrat.

Autre équipe complète, les Tampa Bay Rays qui parviennent à combiner un excellent pitching staff mené par Archer, Cobb ou le closer Colomé et une attaque cohérente avec la puissance de Duda (26 HRs), Steven Souza JR (29 HRs), Morrisson (36 HRs) ou la constance de Dickerson (.288) et Kiermaier (.284). Mais le calendrier des Rays s’avère très compliqué avec des affrontements face à des adversaires directs comme les Yankees, les Red Sox et même les Twins.

La deuxième WildCard devrait se jouer entre les Rays et les Royals avec un avantage pour Kansas City grâce à un meilleur calendrier.

Cy Young Award : Deux monstres au-dessus du lot

C’est vrai que Luis Severino (Yankees, 12-6/3.03 ERA), Marcus Stroman (Blue Jays, 11-6/3.08) ou encore Chris Archer (Rays, 9-8/3.76) réalisent une excellente saison. Mais ils ne peuvent rien faire face aux deux titans de cette année. Deux lanceurs tout simplement majestueux. Il s’agit de Chris Sale et Corey Kluber qui sont les deux seuls lanceurs de départ (qualifiés) à avoir un ERA inférieur à 3 en American League.

Après un début de saison ahurissant, Chris Sale commence à s’essouffler. On l’a dit plus haut, il vient de concéder 3 défaites en 4 rencontres. La faute, aussi, à son équipe qui est sur la pente descendante. Malgré cela, il présente un ERA toujours aussi impressionnant de 2.85, et qui est la 2e meilleure moyenne de l’AL. Mais là où Chris Sale est le plus impressionnant, c’est sa faculté à sortir les batteurs par strike. Ainsi, il est le leader incontesté des StrikeOut en MLB avec 270. Soit 38 de plus que le 2e dans cette catégorie, Max Scherzer.  Le lanceur des Red Sox est même devenu le 4e lanceur de l’Histoire a atteindre les 200 strikeouts en seulement 20 matchs. Il rejoint des lanceurs presque inconnus comme Pedro Martinez, Randy Johnson (3 fois !!!!) et Nolan Ryan. Rien que ça.

Vous me direz, que c’est incontestablement Chris Sale qui emportera le Cy Young? Et bien non, un lanceur parvient à faire mieux que l’ace de Boston. Il s’agit de Corey Kluber. Le lanceur des Indians est stratosphérique cette saison. Depuis son arrivée en MLB lors de la saison 2011, Kluber présente un ERA moyen de 3.20. Mieux ? L’ace de Cleveland est sur les bases de sa saison 2013. Une saison où ce dernier a reçu le trophée de meilleur lanceur d’AL. Cette année-là, il avait un ERA de 2.44, 235.2 manches lancées pour 269 SO et seulement 72 hits concédés. Impressionnant ? Re-regardez les stats de cette saison du natif de l’Alabama : 2.56 d’ERA, 168.2 manches lancées pour 222 SO et 51 hits concédés. Et il ne reste qu’un mois de saison régulière. Miroir, mon beau miroir.

Ces deux mastodontes se tirent sans doute vers le haut, si bien qu’ils sont souvent cités non seulement pour le Cy Young mais aussi pour le titre de MVP.

MVP : La remontada de Mike Trout ?

Au All-Star Break, l’affaire semblait bouclée. Aaron Judge allait s’emparer du titre de MVP et sans aucune contestation possible. Mike Trout étant blessé, il avait le champ libre pour aller faire le doublé Rookie de l’année-MVP. Oui mais voila, la machine Judge semble s’être déreglée et le jeune outfielder a connu un terrible slump durant le mois d’aout. Et les cartes ont été redistribuées.
Les deux lanceurs, Chris Sale et Corey Kluber sont entrés dans la danse (voir chapitre Cy Young) tandis que José Altuve, de son côté, reste José Altuve. Mais celui que l’on avait un peu oublié à cause de cette terrible blessure au poignet, qui l’a éloigné des terrains pendant 40 matchs, Mike Trout est en train de nous sortir une saison dont lui seul à le secret. Force est donc de constater que le double vainqueur du titre de MVP (2014 et 2016) est plus que jamais favori pour s’emparer une 3e fois de cette couronne. Même si ce dernier n’a pas encore assez de passages au bâton pour être qualifié dans les stats officielles, cela devrait être réglé à la fin de la saison.

Sa ligne de stat est monstrueuse : moyenne au bâton de .329/27HRs (soit deux de moins que la saison dernière) et 61 RBis. Mais aussi une présence sur base de presque 47%, la meilleure de toute sa carrière. Et on comprend mieux pourquoi la star des Angels semble le grand favori pour conserver son titre de MVP. D’autant que pour une fois, son équipe des Angels joue, enfin, dans la cour des grands et se mêle même à la course à la postseason. De quoi accentuer la candidature du joueur de seulement 26 ans.

L’outsider
Face à lui, son principal adversaire semble être Corey Kluber. On en parlait plus tôt, l’ace des Indians est magistral sur la butte et il pourrait jouer les trouble-fête dans la course au MVP. Le seul défaut qui pourrait venir perturber la quête du titre de MVP pour le joueur de Cleveland reste son faible nombre de matchs joués (22). Mais aussi le fait que seulement 14 lanceurs, depuis 1911, se sont vus remettre le titre de MVP en American League.

Le prétendant


Après avoir terminé 3e la saison passée, José Altuve espère bien se rapprocher du graal. La hitting machine des Astros est plus que jamais indispensable à son équipe. C’est simple depuis 2014, le deuxième base frappe des coups sûrs à la pelle. Il a remporté par 2 fois le titre de Batting Champion en AL (2014 et 2016) qui récompense les joueurs avec la meilleur moyenne à la batte. Depuis 3 saisons, il est celui qui frappe le plus de hits par année en American League. Et cette année encore il semble se diriger tout droit vers cette double récompense puisque il possède une moyenne au bâton de .354 soit 32 points de plus que son dauphin en AL (Avisail Garcia). Et même 12 points d’avance sur Charlie Blackmon, le leader de la NL. Au niveau des Hits, le constat est semblable. Il est l’incontestable leader en AL avec 183 coups sûrs cette saison. Soit 18 de plus que Elvis Andrus son poursuivant. Si Altuve est réconnu et respecté pour son talent à la batte, il est également l’un des meilleurs voleurs de bases de la MLB. Il est le 4e meilleur joueur de la ligue dans ce domaine avec 31, et le leader en American League.

Le Vénézuelien a aussi volé au moins 30 bases par saison depuis 2012 avec un pic à 56 lors de l’exercice 2014. A ce point, on tient déjà un candidat sérieux au titre de MVP. Et en bonus,  Altuve a frappé 24 HRs, la saison dernière et déjà 21 cette saison. Le 2B de Houston se place donc en véritable adversaire de Mike Trout dans la course au MVP, d’autant qu’Altuve a joué toute la saison (132 matchs contre 91 pour Trout).

La surprise
Malgré son coup de moins bien, Aaron Judge sort tout de même une saison gigantesque. Il est le leader de l’American League en terme de Homeruns avec 38, et seul l’intouchable Stanton le dépasse en MLB. Néanmoins sa forte propension à se faire éliminer par strike, plaide en sa défaveur pour le titre de MVP. Mais, fans d’Aaron Judge, rassurez-vous, votre favori aura bien un trophée cette saison, celui du Rookie de l’Année.

Prono :
1. Trout
2. Altuve
3. Kluber
4. Sale
5. Judge

 

AL Rookie of the Year : un titre promis à Aaron Judge ?

On a abordé le sujet dans la catégorie du MVP, mais Aaron Judge est bien évidemment le grandissime favori pour le titre de Rookie de l’Année. Ce qui serait un moindre mal pour le leader des Homeruns en American League. On le rappelle avec un nombre ahurissant de 38 !! Judge a déjà largement battu le record de HR frappé par un rookie Yankees et devance désormais Joe DiMaggio. Rien que ça. Il peut même se prendre à rêver d’aller chercher le record de longues balles frappées par un Rookie. Un record détenu par Mark McGwire en 1987 avec 47.

Il est aussi 8e ex-aequo en AL dans la catégorie des RBIs avec 85 points produits. Ah ! On a oublié de mentionner qu’il est aussi leader en American League en Slugging pourcentage (total de bases divisé par le nombre de passages au bâton)  Et le champ extérieur est le leader dans la majorité des catégories offensives du côté des Yankees. Leader même dans le pire. Comme celle des éliminations sur strikes où il mène la danse avec 181. C’est bien trop, il a d’ailleurs établi un nouveau record. Celui du nombre de matchs consécutifs avec au moins un strikeout (37 matchs de suite). Dr Jekyll et Mr Hyde !

Malgré ce point négatif, il est indéniable que Judge devrait recevoir le titre de Rookie de l’année grâce à sa puissance. Au niveau des prétendants on peut citer le joueur de Houston Yuli Gurriel, 33 ans mais dans sa première saison pleine, qui possède meilleure moyenne au bâton (.295) des rookies d’American League et le plus grand nombre de hits (135). Andrew Benintendi (.276/19HRs/74RBIs/18SBs), le joueur le plus complet des rookies et le favori du début de saison.  On peut également évoquer le cas de Trey Mancini de Baltimore qui possède le même profil que Judge, c’est à dire un gros cogneur mais avec peu de constance.

* Les stats sont arretés avant les matchs du Mardi 5 septembre

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