Wild-Card, Cy Young, MVP : que reste-t-il à jouer en National League?

A un mois du terme de la saison régulière, le profil de la postseason à venir se fait de plus en plus précis, et les invites à la grande fête d’octobre se font connaitre les uns après les autres. D’autres font durer le suspense, et les candidats au titre de MVP refusent de laisser le moindre point de détail les départager. Avec quelques semaines d’avance, nous vous offrons donc notre verdict sur cette saison 2017 de National League, et quelques petites choses à surveiller en vue des playoffs eux-mêmes…

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Les Los Angeles Dodgers ont survolé la saison régulière: et maintenant les playoffs?

Meilleur bilan de la saison régulière : Les Dodgers en patrons

Même s’ils connaissent un véritable coup de moins bien depuis la dernière semaine d’aout, pouvez-vous réellement imaginer les Dodgers perdre l’avance de 10 victoires qu’ils possèdent encore* sur les Washington Nationals au cours du mois de septembre ? Nous non plus, et il ne fait aucun doute que les hommes de Dave Roberts sortiront de la saison régulière avec le meilleur bilan de National League, de MLB. Pour les Dodgers, l’objectif en attendant la postseason est d’aller chercher l’un des dix meilleurs bilans de l’histoire du baseball majeur : Pour accomplir cet exploit, il faudrait atteindre au moins les 108 victoires, soit 16 victoires en 26 matchs. Difficile, mais loin d’être impossible pour les bleus et blanc, surtout dans le sillage d’un Kershaw revenu de blessure dans une forme de MVP, comme si de rien n’était !

Armés du meilleur ERA collectif de toute la MLB que l’on parle d’ERA général (3.25), des starters (3.42) ou des releveurs (2.98), les Dodgers devront maintenant mettre cette puissance de feu à profit, à commencer par Clayton Kershaw dont le bilan en postseason (14 GS, 4.55, 4-7), est encore et toujours désespérément faible au regard de son énorme carrière. Mais on reparlera de lui d’ici quelques lignes.

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Pour toutes les statistiques en noir, les Dodgers sont la meilleure équipe de toute la MLB

Armés d’un pitching staff de feu et d’une défense des plus efficaces, donc, les Dodgers s’appuient par ailleurs sur un groupe de frappeurs qui se distingue par son homogénéité (sept joueurs à plus de 15 HR et 55 RBI en 2017, 79 RBI pour Cody Bellinger, meilleur producteur de points de la franchise) plus que par la présence de véritables stars au bâton.

Si ce profil offensif est utile pour multiplier le danger, il peut aussi être un léger point faible en termes de production offensive : quand les Dodgers se retrouveront opposés à des équipes de lanceurs tout aussi redoutables que la leur, comme le pitching staff des Indians ou les starting pitchers des Nationals. S’ils peuvent attendre de connaitre leur adversaire, qui sera donc très vraisemblablement issu du Wild Card Game, avec sérénité, les Dodgers ne peuvent cependant en aucun cas se reposer sur leurs lauriers…

Vainqueurs de Division : Los Angeles Dodgers, Washington Nationals… et Chicago Cubs ?

NL West – Los Angeles Dodgers (lire ci-dessus)

NL East – Les Washington Nationals peuvent-ils se passer de Bryce Harper?

Avec respectivement 15 et 13.5 victoires d’avance sur leurs poursuivants respectifs, les Dodgers et les Nationals ont d’ores et déjà composté leur billet pour les Division Series. Tandis que les Dodgers s’appuient sur le meilleur pitching staff des Ligues Majeures, les Washington Nationals exhibent quant à eux la meilleure attaque de National League, avec pas moins de 709 points marqués. Au niveau de la MLB, seuls les Houston Astros font mieux, avec 759 runs scorés. Washington est également deuxième à la moyenne (.269, derrière les Rockies), premier au slugging et premier à l’OPS. Autrement dit, les battes sont chaudes, et elles n’ont pas refroidi depuis l’ouverture de la saison.

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Les Nationals peuvent-ils s’en sortir sans Bryce Harper?

Pourtant, tout n’est pas tout rose dans la franchise de la capitale. Pénalisés par l’un des pires bullpens de National League (4.73, .263 pour les batteurs adverses), les hommes de Dusty Baker se sont renforcés à la trade deadline, mais, si Sean Doolittle réalise pour le moment un sans-faute (14 saves en 14 opportunités), des questions restent sur la capacité du bullpen à encaisser la pression et la charge de travail d’une postseason. Et surtout, les Nationals ont perdu Bryce Harper, victime d’une blessure au genou à la mi-août. Si la blessure s’est révélée relativement bénigne, elle devrait tout de même garder le slugger des Nationals à l’écart des terrains jusqu’au terme de la saison, et le joueur se montrait, la semaine dernière, plutôt pessimiste quant à une participation aux playoffs.

Sans leur leader offensif, qui affichait en 2017 des chiffres comparables à ceux de son année de MVP 2015 (.326/.419/.614, 29 HR, 87 RBI en 106 matchs joués), les Washington devront s’en remettre à Zimmerman, Rendon et Murphy (tous à plus de 20 Home Runs et 80 RBIs) pour aller chercher le titre de National League. Ça reste solide, indiscutablement, mais difficile de voir ce groupe aller faire la nique aux Cubs et aux Dodgers sans l’apport de leur superstar au cœur du lineup.

NL Central – Les Cubs enfin à l’abri ?

Que ce fut dur pour les Chicago Cubs, lors de la première partie de saison. La gueule de bois après leur victoire historique dans les World Series 2016, peut-être ? Toujours est-il que les Cubbies ont abordé le All Star week-end a 5.5 victoires des surprenants Milwaukee Brewers et tout autant de la seconde wild card. Sans s’inquiéter outre mesure, on commençait à se demander si les coéquipiers de Kris Bryant avaient encore la rage qui les a menés au titre suprême… et puis la machine s’est mise en marche…
Quelques trades bien sentis (le lanceur partant Jose Quintana, le releveur Justin Wilson, le receveur Alex Avila et plus récemment l’outfielder Leonys Martin ont notamment rejoint la franchise du Nord de Chicago), une rotation retrouvée (les lanceurs partants affichent un bilan de 27-7 depuis le All Star Break, 26-28 avant) et des battes qui ont retrouvé de l’allant (slash line collective Pre ASG : .239/.326/.419 ; Post ASG : .281/.358/.484). Les Cubs ont tout simplement le meilleur bilan (32-16) depuis la pause de Juillet, et ils ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin.

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Joe Maddon tient à vous rappeler que rien ne se joue vraiment avant octobre. Encore du Champagne à Chicago?

Avec désormais 4.5 victoires d’avance sur des Brewers toujours vaillants mais qui marquent légèrement le bas en cette fin d’été, les Cubs peuvent selon toute vraisemblance se préparera affronter les Nationals lors des NLDS à venir.  Et, en s’appuyant sur une rotation retrouvée et l’un des bullpens les plus efficaces de National League (ERA 3.78, WHIP 1.27, AVG .219), ainsi que sur des jeunes stars qui s’appuient déjà sur deux grosses campagnes de postseason en 2015 et 2016, les Cubs s’imposent peut-être aujourd’hui comme l’adversaire numéro 1 des Dodgers pour le titre de champion de National League.

Wild Card : Derrière les Diamondbacks, quatre équipes pour un ticket

Treize victoires, dont dix consécutives, pour une défaite. Trois sweeps consécutifs face aux Giants, aux Dodgers et aux Rockies. Voilà comment les Arizona Diamondbacks ont terminé aout et abordé le mois de septembre. Dans le sillage d’un Zack Greinke revenu à son tout meilleur niveau, d’un Paul Goldschmidt niveau MVP et d’un Jake Lamb presque aussi redoutable, la franchise de Phoenix se voit bien retrouver enfin la postseason, six ans après.
Si la qualification pour le Wild Card Game est presque garantie pour les D’Backs, avec 6.5 victoires d’avance sur les Rockies et 7 sur les Brewers, la question reste de savoir dans quel état d’esprit et de forme ils aborderont les rendez-vous de l’automne : A la tête d’un pitching staff qui possède le troisième ERA (3.61) des Majors en saison régulière, Greinke (16-6) est l’unique lanceur partant à avoir déjà goûté aux joies des playoffs, tandis que Corbin (13-11), Ray (11-5), Walker (8-7) et Godley (7-7) partent dans l’inconnu. Au bâton, c’est le manque de profondeur dans le lineup qui pose question, même si l’arrivée de J.D. Martinez cet été a quelque peu soulagé Lamb et Goldschmidt. Si les D’Backs ont le niveau pour s’imposer comme la quatrième équipe de la Ligue, on ne les voit pas surprendre les Dodgers et leur expérience de la postseason lors des Division Series.

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Deux hommes, 206 points produits cette saison, tous les espoirs de l’Arizona en une photo

Pour être honnête, on ne voit pas non plus les quatre autres prétendants faire vaciller les californiens sur une série en cinq matchs.  Les Colorado Rockies ont mené la danse en NL West jusqu’à la fin du mois de Juin, et ils n’ont jamais quitté la position qualificative pour la Wild Card depuis, menés par les battes explosives de Nolan Arenado (.303, 30 HR, 111 RBI), Matt Reynolds (28 HR, 88 RBI) ou encore Charlie Blackmon (.340 /.404 /.618, 32 HR, 85 RBI). Mais pour exister en postseason, il faut un niveau de pitching que les Rockies n’ont pas. La saison de feu du closer vétéran Greg Holland (36/40 SV) et les saisons correctes des rookies Kyle Freeland (11-9, 3.89), German Marquez (10-6, 4.26) et Antonio Senzatela (10-5, 4.68) ne suffiront pas. Le pitching des Rockies se situe au mieux dans la moyenne des Majors. Suffisant, peut-être, pour garder leur strapontin, mais on ne les voit pas aller beaucoup plus loin.

A leurs côtés, les Milwaukee Brewers (+0.5) continuent de se rapprocher d’une wild-card, et c’est peut-être la plus grosse surprise de cette saison en National League. Dans tous les domaines, l’équipe du Wisconsin se situe dans la moyenne des Majors, ni bonne ni mauvaise. Elle n’a pas vraiment de frappeurs dominants, malgré les belles saisons de Travis Shaw (27 HR, 84 RBI), la dixième moyenne au bâton de National League (.249), mais elle s’appuie sur une rotation qui tourne bien, menée par un grand Zach Davies (16-7, 3.85) dont les 16 victoires sont le meilleur bilan des Majors à ce jour (à égalité avec Kershaw et Greinke), et deux lanceurs qui réalisent leur première saison positive à ce niveau : Jimmy Nelson (11-6, 3.59) et Chase Anderson (8-3, 2.96).
Alors, avec une attaque moyenne et un pitching qui explose son plafond de verre historique, est-ce que l’on pense que les Brewers sont en surrégime ? Oui. Est-ce que cela pourrait suffire pour venir chercher les Rockies ET surprendre les Dbacks lors du Wild Card Game ? parfaitement possible. Est-ce que les Brewers peuvent créer la surprise sur une série complète face aux gros de National League. On n’y croit pas un seul instant.

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Zach Davies, 16 victoires en 2017, saura-t-il guider les Brewers vers la postseason?

Derrière les Brewers, les Saint Louis Cardinals (+3.0) et les Miami Marlins (+5.0) s’accrochent encore et toujours.  Pour les floridiens, il n’y a qu’un seul chemin vers les playofffs : il faudrait que Giancarlo Stanton fasse un mois de septembre au niveau de son mois d’aout surhumain (18 HR, 37 RBI, pour un OPS de 1.332 en 29 matchs), que Marcell Ozuna continue de se mettre au diapason, et que la rotation des Marlins se découvre des talents qu’elle n’a pas. Improbable. Pour Miami, si Stanton reste en Floride, la priorité de l’hiver sera clairement de combler le trou béant laissé par la disparition de José Fernandez l’an dernier.  Avec un as et un ou deux bons lanceurs partants, cette équipe serait armée pour retrouver les playoffs.

Quant à St Louis, c’est peut-être l’équipe que l’on pourrait le mieux imaginer déranger les « gros » si elle devait réussir à venir arracher la Wild Card, mais quel gâchis. Quand on peut se permettre d’aligner une rotation composée de Wainwright, Lynn, Martinez, Wacha et Leake (parti aux Mariners en aout), que l’on a des valeurs sures comme Cecil, Oh et Rosenthal dans le bullpen, que le lineup est mené par des Carpenter, des Molina, des Fowler ou des Grichuk, on se doit d’être dans la course au titre de Division, surtout au vu de la saison plutôt poussive des Cubs jusqu’à l’été. Alors, verra-t-on cette génération dorée des Cardinals finalement venir jouer les trouble-fêtes en postseason, après les désillusions de 2015 et 2016 ? The race is on !

Cy Young Award : Duel de surhommes

On pourrait vous parler ici de Zack Greinke et Zach Davies, et de leurs 16 victoires chacun, de Kenley Jansen, ses 36 sauvetages (sur 37 opportunités) et son ERA minuscule (1.21) ou encore de Gio Gonzales (13-6, 2.58) et Alex Wood (14-2, 2.57) … D’ailleurs, dans un monde normal, ces deux derniers batailleraient probablement pour le titre de meilleur lanceur de la Ligue. Leur autre point commun ? Ils ne sont « que » la deuxième gâchette de leur franchise, dans l’ombre des maitres.

On veut bien sur parler des superstars Clayton Kershaw et Max Scherzer. Cette saison, ces deux-là ont tout simplement survolé la National League, à l’instar de Chris Sale et Corey Kluber en American League. Si Kershaw a le meilleur ERA de MLB (1.97) devant Scherzer (2.19), Scherzer est le meilleur lanceur de Strikeouts de National League (232, seul Chris Sale fait mieux en MLB). Si Kershaw est le meilleur en termes de victoires (16-2 en 22 matchs démarrés), Mad Max a le meilleur WAR des Majors pour un pitcher (6.85) et le deuxième WAR général (7.3, derrière Jose Altuve avec 7.4).

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On pourrait faire la longue liste des statistiques qui illustrent la domination de Kershaw et Scherzer, mais on se contentera de cette dernière illustration : l’as des Los Angeles Dodgers a réussi 18 Quality Starts en 22 matchs débutés (82%), celui des Washington Nationals en a lancé 20 sur 26 matchs (77%). Ça vous classe les bonhommes. Alors, comment départager ces deux monstres ? Au vu de la saison des Dodgers, et parce qu’il mène la danse dans deux des trois catégories de la triple couronne (ERA, Wins), on choisira Kershaw. Mais on n’oubliera pas que Scherzer doit beaucoup de son retard en termes de victoires à la déficience de son bullpen et parfois a un manque de run support, comme lors de cette défaite 2-1 face aux Marlins, après avoir lancé un no-hitter sur huit manches.

Mais au-delà du Cy Young, c’est un tout autre défi, bien plus important, qui attend les deux as en postseason : avec respectivement 14 et 12 matchs démarrés en postseason, Kershaw et Scherzer affichent respectivement un bilan de 4-7 et 4-4. Au contraire d’un Bumgarner ou d’un Kluber, les deux rois de la National League ne semblent plus aussi libres quand vient la postseason.

Avec cinq, et bientôt six Cy Young à eux deux, sauront-ils enfin mettre leur immense talent au service de leur franchise au moment où cela comptera le plus ? Réponse en octobre !

MVP : L’impossible choix !

Il est parfois des courses au MVP qui peuvent sembler indécises, et puis il y a la course au MVP 2017 de National League. Cinq hommes aux styles, aux caractères et aux caractéristiques bien différents se tiennent en un mouchoir de poche pour la récompense suprême.  Et bien malin qui saura les départager, à un mois du terme de la saison.

Ces cinq hommes, les cinq seuls dans toute la MLB à afficher un OPS supérieur à 1.000 alors que j’écris ces lignes, ont illumine de tout leur talent la saison en cours et, chacun à leur manière, méritent amplement de gagner (ou regagner) le titre de meilleur joueur. Mais comment les départager ?

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Le plus puissant ? On parle ici bien entendu de Giancarlo Stanton ! Enfin épargné par les blessures, le slugger des Marlins a fait exploser les compteurs en frappant pas moins de 18 Home Runs en Aout. Du coup, il pourrait bien être le premier homme à frapper 60 coups de circuits sur une saison depuis Sammy Sosa et Barry Bonds en 2001, et le sixième de l’histoire. Rien que ça… Si sa puissance permettait aux Marlins d’atteindre les playoffs avec un effectif plus que limité, ça pourrait bien lui valoir un titre de MVP !

Giancarlo Stanton :  134 G, .285/.380/.653, 52HR, 111 RBI, OPS+ : 170

Le plus patient ? Qui, sinon la machine Joey Votto. A bientôt 34 ans, le canadien continue d’être une référence pour tous les frappeurs de contact. Leader de MLB en termes de Walks (114) acquis, leader de NL a l’OBP (.448), leader à l’OPS non ajusté (1.037), Votto s’arrangera toujours pour trouver un chemin vers le premier coussin. Et quand la puissance suit, le cocktail est redoutable. Avec des statistiques égales ou supérieures à celles de sa saison de MVP 2010, la légende des Reds n’a qu’un seul défaut : celui d’être l’icône d’une franchise encore et toujours incapable de se meler a la lutte pour la qualification en playoffs.

Joey Votto :  137 G, .312/.448/.589, 34HR, 92 RBI, 114 BB, OPS+ : 168

Le plus inattendu ? Dans une franchise qui n’a d’yeux que pour sa superstar Nolan Arenado, Charlie Blackmon a volé la vedette en 2017. Avec la meilleure moyenne au bâton de National League (.340) et 74 Extra-Base Hits (seuls Stanton et Arenado font mieux en NL) dont 14 triples (1er en MLB), Blackmon a véritablement franchi un palier en 2017. Ajoutez-y 85 RBI’s et 13 bases volées, et vous avez tous les ingrédients d’une saison historique pour le joueur, grand artisan du beau parcours des Rockies dans la course à la Wild Card !

Charlie Blackmon :  134 G, .340/.404/.618, 32HR, 14 3B, 85 RBI, OPS+ : 147

Le plus complet ? Quintuple all-star, trois fois deuxième du classement MVP, Paul Goldschmidt est un habitué de la course aux récompenses individuelles, et il réalise peut-être sa meilleure saison, au cœur de Diamondbacks enfin en mesure de venir se mêler à la grande fête des play-offs. Formidable en défense, base-runner efficace (17 vols en 22 tentatives en 2017) et batteur complet (.314, 33 HR, 109 RBI), Goldschmidt porte sur ses solides épaules une franchise d’Arizona ambitieuse et enfin compétitive.  S’il se frotte aux meilleurs dans tous les domaines, son défaut sera peut-être de n’être réellement au-dessus de la mêlée dans aucun d’entre eux.

Paul Goldschmidt :  135 G, .314/.424/.597, 33HR, 109 RBI, OPS+ : 154

Le plus malheureux ? En l’absence d’une véritable star dans le lineup des Dodgers, le titre de MVP semblait promis à Bryce Harper, revenu à son meilleur niveau après une année 2016 plutôt creuse. Jusqu’à sa blessure au genou, début aout, le slugger des Nationals affichait des statistiques en tout point similaires à celles de son année de MVP 2015, avec déjà 29 Home Runs et 87 points produits et 4.7 WAR à ce stade de la saison. Malheureusement, l’année de Harper s’est probablement terminée à l’AT&T Stadium, et il est difficile de voir comment il pourrait obtenir la couronne de MVP en ayant participé à seulement 106 des 162 matchs de la saison.

Bryce Harper :  106 G, .326/.419/.614, 29HR, 87 RBI, OPS+ : 162

Maintenant que les présentations sont faites, vous attendez de moi un choix clair, je le sens bien… Difficile de départager cinq hommes que si peu sépare, mais l’esthète qui sommeille en moi va privilégier le joueur complet à la puissance :

1 – Paul Goldschmidt
2 – Giancarlo Stanton
3 – Joey Votto
4 – Bryce Harper
5 – Charlie Blackmon

Mais pour le plaisir, on va quand meme s’envoyer quelques uns des meilleurs Home Runs de Giancarlo Stanton cette saison:


Rookie of the Year: Bellinger, comme une évidence!

Si le titre de MVP sera disputé jusqu’au bout, aucune question ne se poser sur l’identité du Rookie de l’année 2017. On accordera une mention honorable à Josh Bell (Pittsburgh Pirates, 23 HR, 78 RBI,) qui a tout d’un futur très bon, mais cette saison est celle de Cody Bellinger. Vous avez peut-être tiqué, quelques lignes ci-dessus, lorsque je mentionnais l’absence de véritable star dans les line-up des Dodgers. Je maintiens ce constat : Bellinger doit encore apprendre à choisir ses pitchs, à subir un peu moins de strikeouts et à soigner sa moyenne… mais le frappeur de Scottsdale a tout d’un futur très grand !

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Tout d’abord, parce qu’avec 36 Home Runs au compteur et 26 matchs à jouer, il se place déjà parmi les meilleurs rookies de tous les temps dans ce domaine. S’il rattrape le Yankee Aaron Judge (38), ces deux-là n’auront plus que le stupéfiant Mark McGwire (49, 1987) devant eux dans l’histoire des rookie-sluggers. Ensuite, et surtout, parce que Bellinger, tout comme Judge, semble avoir les caractéristiques d’un joueur complet, capable de frapper puissant ou placé. Mais il semble aussi, à l’inverse de son compère du Bronx, capable de limiter la casse en termes de strike outs (115 contre 181), même s’il n’attire pas autant de Walks (48 contre 99).

Enfin, Bellinger réalise une saison de rookie historique dans une franchise qui elle-même est au sommet de son art. De là à penser que ce n’est que le début pour lui, et qu’il est destiné à devenir l’autre visage de la meilleure équipe de National League… on se laissera tenter, sans aucun souci !

 

*toutes les statistiques sont arrêtées au terme des matchs du Dimanche 3 septembre.

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