[Wild Card AL] Baltimore Orioles vs Toronto Blue Jays : La puissance au pouvoir!

Au terme des 162 matchs de la saison régulière, les Toronto Blue Jays et les Baltimore Orioles ne pouvaient pas être plus proches. Avec un bilan identique de 89 victoires et 73 défaites, il a fallu recourir au bilan des confrontations (10-9 pour les Jays) entre les deux équipes pour offrir à Toronto la possibilité de jouer ce Wild Card Game à domicile. Un écart minime qui rend ce duel entre drôles d’oiseaux incroyablement indécis. Car si les deux rosters sont garnis d’artilleurs surpuissants, chacune des deux équipes possède à la fois de sérieux arguments et de véritables incertitudes sur la butte.  

 

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Pourquoi les Toronto Blue Jays vont se qualifier – Marion Jeterette

La saison régulière

Finalistes de la Ligue Américaine en 2015, les Blue Jays partaient avec l’étiquette de favoris de la AL East pour cette saison. Mais les débuts furent plus que poussifs avec un mois d’avril à seulement 11 victoires pour 17 défaites. Le mois de mai fut bien meilleur (17W – 12 L) mais les sous-estimés Orioles continuaient de caracoler en tête.

Grands sourires au Canada en juillet et août (33W – 19L) et enfin la place de leader retrouvée mais, alors qu’on les croyait bien lancés sur la route des playoffs, ils s’effondraient en septembre avec un bilan catastrophique de 16 défaites pour 11 victoires.

Non seulement les Red Sox repassaient devant pour ne plus être rattrapés, mais les O’s que l’on pensait distancés et à bout de souffle revenaient à la charge (accompagnés des Tigers, des Mariners, des Astros et voire même des Yankees!).

Mais l’essentiel est là, les Blue Jays vont organiser et gagner ce match de Wild Card et voilà pourquoi.

L’avantage du terrain

« Everybody knows what home-field advantage means for baseball » (« Tout le monde sait ce que représente l’avantage du terrain au baseball »). La phrase est signée du champ extérieur des Blue Jays, Jose Bautista, qui résume parfaitement  la situation. Quand deux équipes sont aussi proches l’une de l’autre, c’est le public qui peut faire la différence, et l’on sait que les Canadiens sont particulièrement chauds dans ce domaine! « That place is going to be nuts », prévient le lanceur Brett Cecil.

Il suffit de se rappeler comment le public canadien a vécu la participation des Raptors aux playoffs NBA au printemps, avec ces milliers de supporters qui suivaient la rencontre sur un écran géant devant la salle faute d’avoir des billets.

 

Quand on sait que les O’s ont remporté 50 matchs cette saison à Camden Yards pour seulement 31 défaites, les Blue Jays (46 victoires au Rogers Centre) doivent respirer un peu plus à l’idée de ne pas traverser la frontière. « We feel good anywhere we go but everybody wants to play at home » (« On se sent bien partout où on joue, mais tout le monde voulait jouer à la maison »), conclut le manager des Blue Jays John Gibbons. « It’s a good reward for the fans too » (« C’est aussi une belle récompense pour nos fans »).

L’expérience

Les Blue Jays ont manqué leur premier objectif , qui était de remporter l’AL East pour la 2e saison consécutive, mais ils abordent ce match couperet avec l’expérience de leur parcours en postseason la saison dernière,tandis que Baltimore n’avait pas réussi à se qualifier.

A Toronto, tous les fans ont encore en mémoire ces American League Division Series face aux Texas Rangers en 2015. Menés 2 matchs à 0, les Blue Jays sont devenus la 3e équipe de l’histoire à renverser le cours de leur série pour l’emporter 3-2. Le match 5 au Rogers Centre avait même atteint des sommets d’émotions, retournements de situation, et finalement libération pour l’équipe hôte avec ce home-run de Bautista et ce désormais célèbre bat flip.

Et justement, le vainqueur de cette wild-card retrouvera au tour suivant les… Rangers. Dans le Texas, on doit à la fois espérer que Toronto l’emporte pour s’offrir une revanche, ou au contraire prier que les O’s s’imposent pour ne pas revivre le cauchemar de 2015.

L’escouade offensive

Il faut être honnête : sur ce point, les deux équipes se valent. 6 Blue Jays et 6 O’s ont atteint ou dépassé cette saison la barre des 20 home-runs. Encarnacion (42, photo), Donaldson (37), Saunders (24), Tulowitzki (24), Bautista (22) et Martin (20) d’un côté ; Trumbo (47), Davis (38), Machado (37), Jones (29), Schoop (25) ou Alvarez (22)de l’autre.

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Baltimore termine la saison régulière avec 253 home-runs, record en MLB, quand Toronto finit 4e avec 221.

Lanceur partant et closer

On l’a vu ça bombarde dans tous les sens dans les alignements, et la première mission des lanceurs dans cette unique confrontation sera donc de limiter les home-runs concédés à l’adversaire. La place de lanceur partant a été attribué à Marcus Stroman.

 

Celui qui devait être l’ace des Blue Jays cette saison a fait preuve de beaucoup d’irrégularité. Il termine la saison avec un bilan de 9 victoires et 10 défaites en 32 matchs débutés (ERA de 4.37), ce qui laisse place à beaucoup de no decision.  Il a toutefois mieux lancé après le All-Star break (3.68 ERA en 14 starts). Petit souci, il a débuté 4 matchs face aux O’s cette année et affiche un très mauvais 7.04 de ERA avec 18 points mérités en 23 manches lancées. Petit espoir quand même pour ses fans : en 3 matchs de postseason en 2015, Stroman a affiché un bilan de 1-0 et 4.19 ERA.

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En cas de défaillance de Stroman, Francisco Liriano pourrait jouer le pompier. Il a déjà lancé un match de wild card : 7 manches (pour 1 point mérité) face aux Cincinnati Reds en 2013 alors qu’il portait les couleurs des Pirates de Pittsburgh. Liriano a de bonnes stats depuis son arrivée au Canada : 2.92 ERA en 10 apparitions (8 dont 8 départs).

On attendra également beaucoup du duel de closer en fin de match, entre Roberto Osuna et Zack Britton: à 21 ans seulement et pour sa 2e saison dans les Majeures, Osuna a montré de très belles choses. Le jeune mexicain affiche un bilan de 36 saves en 42 opportunités pour Toronto, en nette progression par rapport à 2015 (20 saves). Son ERA est en légère hausse (2.68 contre 2.58), en revanche, mais avec cinq manches de plus lancées.

Mais attention, car en face se présente l’imbattable Zack Britton et son 47 sur 47. Il faudra sans doute que l’attaque des Blue Jays fasse la différence avant d’avoir à l’affronter.

En résumé

Les Blue Jays se sont fait peur en fin de saison et le momentum pourrait se trouver du côté de Baltimore… mais la postseason est une toute autre histoire. L’expérience prime souvent, sans compter le soutien des supporters. Avantage évident à Toronto dans ces deux domaines. Baltimore va tout miser sur ses artificiers pour ensuite confier les clés de la victoire à Britton.
Les Blue Jays vont eux savamment mélanger grosses frappes, défense spectaculaire (regardez les best-of de Kevin Pillar dans l’outfield) et espérer un non staff de Stroman au pitching pour une conclusion du futur très grand, Osuna… Next stop Texas…

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Pourquoi les Baltimore Orioles vont se qualifier – Martin Keuchel

Il a fallu attendre jusqu’à la dernière journée, mais ils y sont. Les Baltimore Orioles ont décroché une place en Playoffs et vont disputer un match de Wild Card face à Toronto. Un match couperet qui déterminera qui ira affronter les grands favoris de l’American League, les Texas Rangers. Mais si ma chère Marion Jeterette donne un avantage aux oiseaux canadiens, de mon côté, je vois les Orioles l’emporter. Voici pourquoi.

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La saison regulière

Après un début de saison tonitruant, Baltimore a ensuite enchaîné le très bon, comme lors du mois de juin avec 19 victoires pour 9 petites défaites et le moins bon, avec notamment un été très moyen avec 25 succès contre 30 revers  (Juillet-Août).
Ainsi au 31 août, les Orioles avaient 4 matchs de retard sur une possible Wild Card, mais au terme d’un mois de Septembre de haute voltige (16W-11L), ils étaient de retour.

Pourtant, même après ce retour fracassant, personne n’aurait misé une pièce sur une qualification des coéquipiers de Mark Trumbo. Surtout face à des équipes comme Seattle, Detroit ou encore Houston. Et pourtant … pour la 3e fois en 5 ans, Baltimore va connaitre le gout unique d’une postseason. Alors si la deuxième partie de saison s’est révélée plus compliquée, le mois de Septembre aura permis à l’équipe de terminer sur une note positive et arracher une place de Wild Card à la dernière journée.

Une performance collective comme celle-là forge, rassemble et motive un groupe. Les Orioles pourront suivre l’exemple de mes chers Houston Astros qui, en 2015, se sont imposés chez les Yankees lors de la Wild Card, après avoir arraché une place lors de la dernière journée.

Forces et faiblesses

Bien sur, le lineup de Toronto fait froid dans le dos, mais Baltimore a de quoi se réchauffer avec des batteurs encore plus impressionnants. D’abord Mark Trumbo le meilleur frappeur de Home Runs de l’American League avec pas moins de 47 longues balles, soit une moyenne d’un HR tout les 13 passages au bâton (meilleur ratio d’AL). Alors oui, il n’a frappé qu’un coup de circuit contre Toronto durant toute la saison mais c’était le 28 septembre dernier. Momentum quand tu nous tiens… Ajoutez-y 108 RBI et vous avez l’arme offensive principale de Baltimore.

Mais l’avantage de Baltimore c’est que chaque membre de son 9 de départ, peut frapper un HR. Manny Machado (37 HR/96 RBI/40 2B) représente lui aussi une menace tout comme Chris Davis (38 HR/ 84RBI) ou bien encore Adam Jones (29HR/96RBI) mais aussi le surprenant joueur de seconde base Jonathan Schoop qui connait une saison exceptionnelle avec 25 HR.  En somme 6 des titulaires des Orioles ont déjà frappé 20 Home Runs ou plus cette saison. Un enfer pour les lanceurs de l’American League puisque Baltimore est, vous l’aurez compris, l’équipe avec le plus de coups de circuits de l’American League (253, oui c’est beaucoup).

Grâce à cette attaque de feu, Baltimore a ainsi marqué 744 points cette saison, un sacré avantage. Surtout que son Bullpen a peut-être fait encore plus fort que ses batteurs, c’est dire. Une stat résume cela : 47 sur 47. Ceci est l’incroyable performance de Zach Britton en situation de sauvetages. Tout simplement intouchable comme le prouve son ERA microscopique de 0.57 et son nombre de hits concédés par manche de 0.8!

Sans oublier les setup-man, comme Brad Bach ou Darren O’Day, eux aussi impériaux. Pour faire simple. Baltimore possède le meilleur bullpen de l’American League, et si l’équipe est devant lors de la 7e manche, Toronto peut quasiment dire adieu à la suite des playoffs.
Seul petit bémol pour Baltimore, et chez The Strike Out on le répète depuis un bout de temps. la rotation sur le monticule reste tout de même un peu faible. Alors certes elle a élevé son niveau de jeu en fin de saison, mais cela reste bien léger. Avec notamment en déception Yovani Gallardo (6-8, 5.42ERA) ou Mike Wright (3-4, 5.79) et même Wade Miley, arrivé en cours de saison pour améliorer la rotation, sans réussite, (11 matchs pour 2 victoires et 5 défaites avec un ERA de 6.17)

Heureusement, pour ce match de Wild Card, Baltimore pourra compter sur son Ace, Chris Tillman auteur d’une saison remarquable, avec 16 victoires pour 6 défaites et un ERA de 3.77. Un choix cohérent puisque il a tenu, seul, la rotation des Orioles durant la saison. Surtout, il a été très performant face à Toronto avec un ERA de 3.63  et une moyenne de hit concédé de 1.30.

Mais Buck Showalter peut pousser un ouf de soulagement. Car en cas de qualification, il pourra compter sur un autre lanceur, Ubaldo Jimenez. Ce dernier reste sur deux sorties sans concéder de point mérité, et c’est l’homme en forme de Baltimore: pour preuve depuis son retour dans la rotation le 25 aout dernier, il a réalisé 7 départs avec un ERA de 2.45, le 3e plus bas d’American League sur cette période et une moyenne de coup surs concédés par manche de 0.86, le meilleur sur cette période en AL, 2e en MLB. Tout simplement magistral. Mention honorable également pour Kévin Gausman (9-12, 3.61 ERA).

Pour résumer

Baltimore a une force de frappe indéniable et sans doute supérieure aux Blue Jays, et le momentum est définitivement de leur côté. Les joueurs sont chauds, à commencer par Britton en fin de bullpen ou Trumbo au bâton. Il va falloir trouver une solution face au lanceur partant adverse, mais celui-ci ne devrait pas être un des aces de la rotation des Blue Jays, rendant la mission plus abordable pour les frappeurs de feu des Orioles. Objectif: être devant lors de la 8e manche et donner la balle au bullpen qui devrait fermer la porte. Et puis, Baltimore a déjà remporté un match de Wild Card. C’était en 2012 et contre … les Texas Rangers.

Le pronostic de la redaction : Toronto Blue Jays

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