Champions Cup : Décollage imminent

Du mardi 31 mai au samedi 4 juin, se déroulera à San-Marin et Rimini deux villes côtières de l’Italie -distantes d’une petite vingtaine de kilomètres- la 53ème édition de la Champions Cup. Pendant ces cinq jours se retrouveront les huit meilleures équipes européennes avec un seul but : Vaincre. Tour d’horizon des forces en présence et du déroulement de la compétition.

Vainqueur de l’an passé  

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Le Neptunus de Rotterdam l’a emporté 2 manches à 1 contre Bologne. Ce fut la 8ème victoire du club hollandais dans cette compétition.

Les deux stades qui accueilleront la Champions Cup 2016

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              Le stadio dei Pirati de Rimini recevra 6 matchs de poule, 2 matchs de classements, 1 demi-                                      finale et la finale. La capacité du stade est de 3500 places.

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   Le stadio di Serravalle de San Marin accueillera aussi 6 matchs de groupe, 2 matchs de classement et 1 demi-finale. La capacité du stade est de 1500 places.

Présentation et déroulement de la compétition 

Vous ne l’ignorez sans doute pas aucun club français ne participera à cette édition 2016. La faute aux performances du PUC et de Sénart en juin dernier dans cette même compétition qui se présentait sous un format différent. Finissant tous deux avant-derniers de leur groupe, ils ont fait perdre la place de la France à pouvoir concourir cette année dans l’épreuve reine en Europe. En 2016, la Champions Cup se présentera sous le format d’un Top 8, censée regrouper la crème de la crème du Vieux-Continent. Ces huit équipes seront divisées en deux poules (voir ci-dessous). A l’issue de la première phase, les deux premières équipes de chaque groupe s’affrontent dans des demi-finales croisées (A1 vs B2 et A2 vs B1). Les deux équipes perdantes joueront pour s’octroyer la médaille de bronze, quant aux deux autres elles se disputeront le titre suprême lors d’un match couperet. Il n’y aura donc pas comme l’an passé, une finale qui se jouera au meilleur des 3 manches.

Poule A

    Curaçao Neptunus (NED)
    Fortitudo Bologna (ITA)
    T&A San Marino (SMR)
    VOITH Heidenheim Heideköpfe (GER)
Pos
Team
GP
WO
LO
AVG
GB
1
    Curaçao Neptunus (NED)
0
0
0
0
0
2
    Fortitudo Bologna (ITA)
0
0
0
0
0
3
    T&A San Marino (SMR)
0
0
0
0
0
4
    VOITH Heidenheim Heideköpfe (GER)
0
0
0
0
0
Incontestablement le groupe de la mort. On retrouve les trois équipes vainqueurs des dernières éditions (voir ci-dessous) : Neptunus, Bologne et San-Marin. Cela fait six ans que le titre revient à au moins une de ces trois équipes. Mieux encore, les deux équipes finalistes de l’an passé : Neptunus (vainqueur) et Bologne s’affronteront à nouveau dès la phase de poule. San Marin, actuellement 3ème du très relevé championnat d’Italie aura la chance d’évoluer à domicile. A priori l’équipe la plus faible sera Heidenheim, l’équipe allemande auteur d’un bon début de saison (11 victoires pour 3 défaites) a tout de même établi le meilleur résultat d’une équipe germanique dans cette compétition avec une 2ème place en 2010. Méfiance !

La parole aux acteurs 

Mauro Mazzotti, coach et GM de San-Marin : »Il ne faut sous-estimer personne, chaque match va être une épreuve, pour moi les favoris sont les tenants du titre : le Neptunus Rotterdam. Leur équipe regroupe quasiment tous les meilleurs éléments de la sélection nationale hollandaise. Nous avons la chance d’évoluer à domicile, ça peut être important mais pas décisif.
Claudi Liverziani, outfielder de Bologne, triple MVP du championnat italien : « Gagner la Champions Cup est sans nul doute l’objectif de notre saison. C’est une compétition très difficile car pendant une semaine on affronte des équipes de qualité où il n’y a pas de place pour les erreurs. Notre groupe est très relevé avec San Marin et Heidenheim, cette première phase va être décisive, très compliquée mais nous avons les moyens de vaincre ».
Klaus Eckle, entraîneur de Heidenheim : « A chaque fois que l’on s’engage dans une compétition notre but est de la gagner. Le groupe est compliqué mais nous avons les moyens de bien faire. En tous cas on y va sans complexe avec pour but de soulever la coupe et éviter de faire perdre l’Allemagne sa place dans le top 8 »

 Evert-Jan’t Hoen, coach de Neptunus : « Nous voulons défendre notre titre dans une compétition qui s’annonce très relevée où nous allons affronter des équipes fort talentueuses »
Batteur à suivre de la poule A
  •  San Marin – Sebastiano Poma – .387 en Italian Baseball League
Lanceur à suivre de la poule A
  •  Neptunus – Diegomar Markwell

Infos-clés du groupe A

 

  Curaçao Neptunus
  • Actuellement 2ème de Hoodklasse
  • 8 victoires en Champions Cup (1994, 1996, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2015)
  Fortitudo Bologna
  • Actuellement 1er en IBL
  • 5 victoires en Champions Cup (1973, 1985, 2010, 2012, 2013)
  T&A San Marino
  • Actuellement 3ème en IBL
  • 3 victoires en Champions Cup (2006, 2011, 2014)
  VOITH Heidenheim Heideköpfe
  • Actuellement 1er ex æquo de sa poule en Bundesliga
  • Aucune victoire en Champions Cup (meilleur performance : 2ème en 2010)

  Poule B

  A.S.D. Rimini (ITA)
  Buchbinder Legionaere (GER)
  Kotlarka Praha (CZE)
  L&D Amsterdam (NED)
Pos
Team
GP
WO
LO
AVG
GB
1
    A.S.D. Rimini (ITA)
0
0
0
0
0
2
    Buchbinder Legionaere (GER)
0
0
0
0
0
3
    Kotlarka Praha (CZE)
0
0
0
0
0
4
    L&D Amsterdam (NED)
0
0
0
0
0
Cette poule-ci devrait présenter moins de suspense avec deux équipes qui se détachent nettement : Amsterdam et Rimini. Si la dernière victoire de l’équipe italienne en Champions Cup remonte à 1989, ils ont échoué deux fois en finale en 2013 et 2014, respectivement contre Bologne et San-Marin. Coorganisateur de l’épreuve et auteur d’un bon début de saison, cette année pourrait être la bonne. Même son de cloche pour Amsterdam qui domine le championnat hollandais avec une seule défaite -lors du premier match de l’année- et 17 victoires (de suite). Seul hic, les joueurs de la capitale hollandaise n’ont jamais remporté cette compétition, en dépit d’une belle 3ème place en 2012 et d’avoir échoué de justesse en demi finale l’an passé contre Bologne (défaite 2 à 1). On imagine mal Regensburg auteur d’un bon début de saison mais qui manque de références en Europe jouer les trouble-fêtes entre ces deux équipes. Enfin, Prague véritable petit poucet de la Coupe d’Europe, qui avait terminé l’édition 2014 avec 1 victoires et 4 défaites aura bien du mal en dépit de son bon début de saison dans son championnat national.

 La parole aux acteurs 

Gerard van Tiggelen, Président des Amsterdam Pirates : « L’objectif fixé aux coachs et aux joueurs est simple : gagner au moins une compétition majeure. Soit, le championnat hollandais, soit la Champions Cup ou encore mieux : les deux ! Gagner la Coupe d’Europe, ne sera pas facile, il n’y a plus de victoires faciles. Le baseball en dehors de l’Italie et des Pays-Bas est en pleine progression, ce qui rend la compétition plus attractive et l’issue moins prévisible. Même si notre situation financière n’est pas aussi faste qu’avant, l’argent ne fait pas tout, notre équipe aime jouer ensemble et il y a une bonne alchimie entre nos athlètes. Nos adversaires ne pourront pas se concentrer sur quelques unes de nos stars car tout le monde chez nous est capable de faire des dégâts.
Ondřej Chocholatý, Manager de Kotlářka Praha : « On risque de nous prendre pour des rêveurs mais avant que la saison ne débute on s’est fixé un objectif commun avec les joueurs : Gagner la Coupe d’Europe. Dans notre club, le slogan est « sois le meilleur ». C’est un état esprit qui nous habite dans chacune des composantes du jeu. Lors qu’on s’entraîne au catch, à la batte ou en défense, nous essayons toujours d’être les meilleurs et de se déchirer sur chaque manche. Dans ce tournoi nous ne jouerons pas différemment. Nous pensons que nous sommes assez fort pour rivaliser et offrir bien sur un meilleur visage qu’en 2014. Notre équipe cette saison est plus âgée et donc plus mature avec certains talents en provenance d’Australie. Mes joueurs sont excités et prêts à représenter avec fierté le baseball tchèque.
Ivan Rodriguez, Coach de Regensburg : « Notre but sera de gagner tous les matchs. J’attends de mon équipe un très bon comportement pendant cette compétition. Les 4 équipes de notre groupe sont favorites, nous parlons de la Champions Cup. L’équipe qui l’emportera sera celle qui fera le moins d’erreur et lancera le mieux ; aucun doute là-dessus ! »
 
Batteur à suivre de la poule B
  •   Rimini – Daniel Mayora – .373, 2HRs en Italian Baseball League

 Lanceur à suivre de la poule B

  •    Amsterdam – Rob Cordemans – 9 fois lanceur de l’année au Pays-Bas

Infos clés du groupe B 

 A.S.D. Rimini
  • Actuellement 1er ex æquo en IBL
  • 3 titres en Champions Cup (1976, 1979, 1989)
Buchbinder Legionaere
  • Actuellement 1er de sa poule en Bundesliga
  • Aucun titre en Champions Cup
  Kotlarka Praha
  • Actuellement 1er d’Extraliga
  • Aucun titre en Champions Cup
L&D Amsterdam
  • Actuellement 1er en Hoofdklasse
  • Aucun titre en Champions Cup ( meilleure performance : 3ème en 2012)

 

 

 

 

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