Preview 2021 – San Francisco Giants : Le plan Bay de la NL West

Après le marasme et la déprime de l’hiver 2020 accouchant d’une pandémie mondiale et d’une saison MLB raccourcie façon premier lavage à 60°C, TSO revient aux sources et à ses premiers amours : l’écriture. Et si pour le commun des mortels, l’arrivée du printemps signifie l’éclosion des bourgeons et les premiers chants d’oiseaux, pour la grande famille du baseball, printemps rime avec entraînement. Celui du spring training, des premières sorties avec de nouvelles couleurs pour certaines stars et de vieilles retrouvailles avec des rosters déjà bien armés pour d’autres. Que l’on soit fan de la petite balle blanche ou non, le printemps signifie surtout la préparation, le devenir. Et sans révolutionner votre quotidien, The Strike Out vous apporte son brin d’espoir : les fameuses 30 franchises en 30 jours. Sans plus attendre, filons en Californie pour rendre visite aux Giants de San Francisco. 

Retour sur 2020 :

Les Giants ont entamé cette saison 2020 comme les précédentes. La quatrième année d’un rebuild à basse vitesse, une année de plus à renouveler doucement l’effectif sans pour autant pousser dehors les derniers héros des années fastes et des trois titres acquis dans les années 2010. La légende Bruce Bochy partie, c’est Gabe Kepler qui s’attelait a la tâche, cherchant à retrouver sa voie après une expérience mitigée du côté de Philadelphie. Et les Giants n’ont pas démérité. Bien entendu, ils ont souffert de se retrouver dans la même division que les Dodgers et les Padres, de loin les deux meilleures équipes de National League, mais ils ont tenu leur rang en troisième place de la NL West pour terminer la saison à égalité avec les Brewers, qui empocheront la dernière Wild Card grâce à leur bilan intra-division.

Pas vilain au classement, les Giants auront également offert quelques motifs de satisfaction sur le terrain, avec notamment une attaque séduisante, huitième de MLB en termes de points produits, cinquième à la moyenne au bâton, septième en présence sur bases.  Une attaque menée par l’épatant Mike Yastrzemski (.297/.400/.568, 10 HR, 35 RBI, lire plus bas), bien épaulé par une improbable armada composée de joueurs que l’on n’attendait pas à pareille fête comme l’utility man Wilmer Flores (12 HR, 32 RBI), le revenant Brandon Belt (.309 AVG, 9 HR, 30 RBI) ou encore Donovan Solano (.326 AVG, 29 RBI), ô combien utile à l’offense des Giants depuis qu’ils l’ont sorti en 2019 des Ligues mineures ou il végétait depuis la saison 2016, et récompensé en 2020 d’un Silver Slugger.

Quasiment anonyme pendant 3 saisons en ligues mineures, Donovan Solano s’est revelé avec les Giants. Photo : DR

Tout ce petit monde étant capable de défendre correctement, sans non plus faire de folies, voilà de bonnes bases pour une saison réussie, à l’échelle de ce que pouvait espérer San Francisco en tous cas, côté lineup.

Du côté des lanceurs, les Giants se sont inscrits dans la moyenne basse de la Ligue, avec le 18e ERA des Majors, le 8e de National League. Une position qui aurait pu être bien meilleure sans la saison médiocre de la rotation de San Francisco : Johnny Cueto (63.1 IP, 5.40, 56 SO) reste un bon mangeur d’innings mais il n’est plus que l’ombre du All Star qu’il fut au cœur des années 2010. Il s’en est toutefois mieux sorti que son compère Jeff Samardzija, qui aura terminé en roue libre sa dernière saison dans la baie avec un ERA de 9.72 pour 16.2 manches lancées. Quant on pense que ces deux-là auront couté, ensemble, entre 27 et 40M$ par saison aux Giants depuis 2016. Ca pique.

Pour le reste, Kevin Gausman ne sera jamais plus qu’un lanceur #2 ou #3, mais on le savait et il a fait son boulot (59.2 IP, 3.62 ERA, 79 SO, 1.11 WHIP). Même constat pour Tyler Anderson, à un niveau inferieur (59.2, 4.37 ERA, 1.39 WHIP), tandis que Trevor Cahill et Drew Smyly n’ont pas démérité, mais n’ont pas lancé assez (3.24 et 3.42 en 25 et 26 manches, respectivement) pour avoir une véritable influence sur la saison. Au final, avec une rotation élargie, les Giants termineront avec le 11e ERA de National League côté starters, mais le 5e en ce qui concerne le bullpen.

Et c’est la l’une des satisfactions de la saison 2020 des Giants. Malgré la perte de leur closer All Star Will Smith, parti rejoindre le bullpen des Braves, la relève est restée plus que performante dans la Baie. Grace notamment à la surprise Jarlin Garcia, jeune lanceur « quelconque » à Miami devenu releveur cannibale à San Francisco, avec un ERA de 0.49 et un WHIP de 0.98 en 18.1 manches lancées en 2020, ce qui lui vaut l’ERA+ le plus risible de l’année : 884. Lanceur qui obtient peu de retraits sur prises et concède encore moins de buts sur balles, Garcia présente un profil atypique à une époque où l’on privilégie les machines à K… à revoir sur la durée.

Pour le reste, on notera une nouvelle saison solide de Tony Watson (18 IP, 2.50 ERA), séduisant en 2018 mais quelque peu dans le dur en 2019, tandis que Tyler Rogers (28 IP, 4.50), Wandy Peralta (27.1 IP, 3.29) et les rookies Sam Selman (19.1 IP, 3.72) et Caleb Baragar (21.1 IP, 4.22) ont tenu la baraque à défaut de faire sauter la banque. De quoi envisager la suite sans trop d’inquiétudes.

La saison 2021 :

On l’a dit plus haut, les Giants ont pris le temps de reconstruire sans pour autant tout renverser, mais 2021 pourrait marquer une étape cruciale dans ce processus qui n’en est pas vraiment un, puisque les trois derniers membres de l’équipe a avoir connu les World Series sont proches de la sortie. Les contrats de Brandon Crawford et Brandon Belt expirent en effet au terme de cette saison, tandis que les Giants auront le choix de lever ou non une option d’un an supplémentaire (et $22m) pour Buster Posey.

Tommy LaStella véritable couteau suisse est l’une des principales recrues des Giants cet hiver. Photo : Twitter Giants San Francisco

Mais pour le moment, les Brandons et Posey resteront des cadres et des membres à temps plein du lineup de Gabe Kepler, apportant leur expérience pour encadrer un lineup assez inhabituel, une escouade composée principalement de trentenaires qui ont éclos sur le tard ou n’ont pas exprime tout leur potentiel. La principale recrue de l’hiver au bâton, Tommy La Stella, est l’illustration parfaite de ce profil : à 32 ans, il tentera de repartir sur les bases de son excellent début de saison 2019, qui lui a valu une convocation sa première convocation au All Star Game avant une fracture du tibia qui l’aura tenu éloigné des terrains pour le reste de la saison. Il devrait prendre la place d’Evan Longoria, en difficulté physiquement et au bâton la saison dernière, et qui pourrait devenir le pinch-hitter de choix de Gabe Kepler.

Le reste de l’infield devrait se composer, sans surprise, de Buster Posey au catch, Brandon Belt au premier but, Donovan Solano en deuxième base et Brandon Crawford au poste de shortstop. Il ne reste plus qu’à espérer que la perspective de la free-agency à venir redonne du tonus et un peu de rage à Posey et aux Brandons, que Solano continue sa renaissance entamée dans la baie, que La Stella reparte sur les bases de 2019 et que tous soient épargnés par les blessures. Avec des si, les Giants pourrait retrouver, le temps d’une saison, un infield de niveau All-Star.

Du côté de l’outfield, l’expérience Mauricio Dubon a été concluante et il devrait s’installer au poste de center-fielder cette saison encore. Solide défensivement et en progrès offensivement, Dubon ne sera peut-être jamais un outfielder d’élite mais il est absolument capable de tenir la baraque en attendant l’arrivée de Heliot Ramos, le troisième prospect des Giants et leur meilleur espoir dans l’outfield. Ramos – qui devrait démarrer la saison en Triple-A, pourrait faire ses débuts à l’Oracle Park dès cet été, si le front office ne décide pas de le protéger jusqu’à l’ouverture de la saison 2022.

Aux côtés de Ramos, Mike Yastrzemski sera bien entendu la star de l’équipe et le titulaire indiscutable dans le champ droit, tandis qu’Alex Dickerson, après des années à batailler une liste de blessures quasi-encyclopédique, espèrera pouvoir jouer librement, enfin, et construire sur les bases d’une saison 2020 encourageante (52 matchs, .298 AVG, 10 HR, 27 RBI et un OPS + de 157).

Enfin, sur le banc, les Giants ont recruté un receveur d’expérience en la personne de Curt Casali, ce qui laisse penser que le futur titulaire du poste, Joey Bart (lire plus bas) pourrait débuter la saison en Triple A avant de rejoindre le roster de Ligues Majeures en court de saison. Pour le reste, les Giants proposeront un banc d’expérience avec les polyvalents Wilmer Flores et Darin Ruf, le vétéran Evan Longoria et l’utility man Austin Slater. Justin Bour, qui a récemment signé un contrat de minor league avec les Giants apres un an au Japon, pourrait lui aussi se faire une place dans le roster en cours de saison.

Côté lanceurs, exit Samardzija, Smyly et Cahill et les Giants continuent à visiter la liste des anciens grands espoirs qui se sont perdu en chemin : bienvenue donc à Anthony DeSclafani, Alex Wood et Aaron Sanchez. Reste à voir si le pitching coach des Giants, Andrew Bailey, possède une machine à remonter le temps pour les ramener cinq ans en arrière,  en 2016, quand Aaron Sanchez était un All Star et septième du Cy Young Award (192 IP, 3.00 ERA, 161 K, 15-2), DeSclafani un rayon de soleil dans la grisaille des Reds (123.1 IP, 3.28 ERA, 9-5) et Alex Wood montait en puissance vers sa meilleure saison en carrière (2017 : 152.1 IP, 16-3, 2.72 ERA, All Star, 9e au Cy Young Award)

Jake McGee va découvrir sa 3e équipe de la NL West. Et il devrait être le titulaire du poste de closer pour les Giants, lui le local.
Photo ; Nevada Sports Net

Revenez quelques lignes en arrière et souvenez vous de ce que je vous ai dit sur l’infield : avec des si, cette équipe peut faire de belles choses. D’autant qu’en plus de tenter des coups risqués mais excitant, les Giants ont également bâti dans la profondeur avec Logan Webb, Shun Yamaguchi et Scott Kazmir tous potentiellement capable de venir renforcer la rotation si nécessaire, et un bullpen renforcé par rapport à la saison dernier par l’addition de l’excellent closer Jake McGee, qui continue son tour de la NL West après quatre ans chez les Rockies et une saison réussie chez les Dodgers l’an dernier (2.66 ERA en 20.1 IP et une bague de champion). Il devrait être le closer attitré des Giants cette année. Autre joli coup pour renforcer le bullpen, le recrutement de John Brebbia (3.14 ERA et 10.2 K/9 en trois saisons avec les Cards) qui ne sera néanmoins disponible qu’au début de l’été en raison d’une opération Tommy John subie l’an passé.

Bref, vous l’aurez compris, une construction de roster intelligente et, c’est très important de la préciser, réalisée entièrement via des signatures de Free Agents. Le futur des Giants reste construit autour d’un farm system qui est en progrès constant et compte aujourd’hui quatre top 100 prospects selon la MLB, dont le très attendu Marco Luciano dont l’arrivée dans le show, attendue vers 2023, devrait être le moment clé de la montée en puissance des Giants dans leur quête d’un nouveau titre.

Le joueur à suivre : Joey Bart (C)

Joey Bart, le futur visage des Giants ?  Credit: Mark J. Rebilas-USA TODAY Sports

Sorti de Georgia Tech en 2e position de la draft 2018, Bart établit alors un record avec un chèque à la signature de 7, 025, 000 M$. Vous avez bien lu. Plus de 7 millions de billets verts pour un joueur drafté. A l’époque c’est un record pour un joueur de position. Les raisons de cette prime exceptionnelle ? Un exercice 2018 hors norme avec une moyenne à .359, la meilleure en Atlantic Coast Conference et un pourcentage de puissance à 63% (2e d’ACC). Rajoutez à cela une présence sur base proches des 50%, 16 triples, 55 points inscrits et vous aviez l’un des tous meilleurs joueur à aller chercher dans les universités américaines.

Alors oui SF a flairé le bon coup, s’imaginant refermer le cycle Buster Posey par un ou deux chapitres de passation avant de définitivement entamer une nouvelle ère derrière le marbre avec le numéro 21. Ça c’était le plan de base. La réalité, elle, varia légèrement. Blessé six semaines à la main en 2019, il fut projeté bien plus vite que prévu dans le grand bain l’an passé lorsque la légende Buster Posey déclina l’invitation à la saison covid 2020. Durant le printemps d’avant-saison il impressionna bon nombre de vétérans du côté des pitchers qui militèrent en interne pour le catapulter catcher titulaire dès l’Opening Day, rôle finalement dévoué à Tyler Heineman. Ce qui ne l’empêcha pas de s’imposer en l’absence de Posey comme le receveur numéro un derrière la plaque malgré de gros soucis au bâton. On attend d’ailleurs encore avec impatience son premier « dinger » en carrière du côté de l’Oracle Park.

Malgré tout, lorsque la tenue de catch fut portée par Joey Bart en 2020, les Giants s’imposèrent 15 fois en 28 départs. Son axe de progression réside dans sa capacité à rentrer en contact avec les fastballs adverses. L’an dernier il mangea beaucoup trop de « K » sur ce type de lancers. S’il fait preuve de plus de patience et laisse venir sa puissance naturelle, on devrait déjà percevoir une nette amélioration. Quant à sa défense, il a tout pour devenir un très bon catcher. Il est doté d’une belle facilité pour bloquer les balles, possède un bras puissant et se déplace assez rapidement pour un joueur de son gabarit. 23e prospect de la MLB, il faudra surveiller son apprentissage du haut niveau aux côtés de ce qui s’est fait de mieux à son poste durant dix ans en la personne de Posey. Si le quadruple Silver Slugger lui transmet quelques tips pour s’améliorer au bâton tout en lui divulguant ici et là des conseils en matière de leadership, les Giants peuvent espérer tourner la page Posey en douceur d’ici un ou deux ans.

La star : Mike Yastrzemski (OF)

Petit repas du dimanche en famille…  Photo/Charles Krupa

Rookie il y a deux ans, joueur à suivre chez TSO l’an passé, Yaz, comme on le surnomme, est à l’aube de cet exercice 2021 LA star des Giants. Voilà une progression hors norme pour un joueur qui explosa sur le tard. Et bien qu’il va sans dire qu’être nommé « Star de l’équipe by TSO » est l’accomplissement de tout une vie pour Yastrzemski, il lui reste dorénavant à cocher quelques objectifs secondaires comme être reconnu par ses pairs, se faire sa place au soleil et décrocher une sélection au All-Star Game. Vous en conviendrez, trois fois rien à côté de la gloire éternelle que représente le fait d’être adoubé par The Strike Out, média internationalement reconnu et lu aux quatre coins du mo… Bon ok j’arrête.

En revenant deux minutes sur la carrière d’un outfielder passé sous le radar jusqu’à ses débuts, on a ici une véritable « success story » comme l’Amérique les aime. D’abord drafté à deux reprises par les Red Sox en 2009 (36e round) puis les Mariners en 2012 (30e round), le petit fils du légendaire Carl (voir plus bas) acceptera finalement le repêchage des Orioles en 2013 (14e round cette fois). Si voir un joueur se pointer à deux années d’écart dans deux loteries différentes est déjà peu banal, la passe de trois, elle, reste totalement atypique. Surtout lorsqu’on sait que Seattle lui proposa un bonus de 300 000 $ à la signature, bien au-dessus de ce que l’on propose au 30e tour, qu’il refusa pour revenir jouer pour l’Univerité de Vanderbilt. Dès ses débuts, ce voltigeur ne faisait donc rien comme tout le monde et se retrouvait par conséquence à faire ses premiers pas dans le grand bain sur le tard, à 28 ans.

Acquis dans un obscur trade entre O’s et Giants fin mars 2019, l’ex étudiant de Vanderbilt mettra moins d’un an pour se mettre le public de San Francisco dans la poche. 21 HR en 107 matchs, il est cette saison là le meilleur pourvoyeur de longues balles de la baie avec Kevin Pillar. Surtout, il est alors le premier rookie depuis Kingman à frapper plus 20 HR pour les G-Men. De quoi logiquement susciter l’intérêt des principaux médias l’an passé. Tous voulaient voir comment le petit fils du célèbre Hall of Famer, Carl Yastrzemski, allait s’en sortir pour sa saison sophomore. Coup de chance sur la première ou véritable confirmation ? Le moins que l’on puisse dire c’est que l’on fut servi avec une saison complète ponctuée d’une 8e place au classement MVP !

Une moyenne au bâton en hausse, une présence sur bases qui dépasse les 40%, une puissance qui s’améliore encore, à 30 ans il entame définitivement les premières lignes de son histoire. Pas facile lorsqu’on est le « petit fils de ». Pour rappel, « Captain Carl » c’est 18 All-Star, une triple couronne, un trophée MVP, 7 Gold Glove, 3 AL Batting Champ, un numéro 8 retiré à Boston et 23 saisons de légendes dans le même club. Passer derrière ressemble un peu à prendre la relève d’un Paul Scholes ou Ryan Giggs à United, d’un Maldini ou Baresi à Milan ou d’un Aurélien Rougerie à Clermont. Beaucoup d’espoir, peu d’élus. A sa manière, loin de son grand père, Mike réussit à se faire un prénom. Le 9 septembre il frappe son 30e HR en 151 matchs et rejoint Thomson et Kingman, les deux seuls hommes des Orange and Black à avoir dépassé la barre des 30 si rapidement. Il termine l’année avec 10 HR et drive 35 runs, mieux que quiconque chez les Californiens.

L’histoire ne dit pas si son refus de jouer pour Boston en 2012 est lié à Carl. Mais ce que l’on peut affirmer aujourd’hui, c’est que du côté de San Francisco on se frotte les mains d’avoir mis le grappin sur celui que l’on pourrait appeler « Captain Clutch » en référence à « Captain Carl ». Sur ses 35 RBI, 4 ont été des game-winning. Contre San Diego, fin juillet, il frappa même un walk-off homer qui termina dans McCovey Cove, la fameuse section de baie qui longe le champ droit de l’Oracle Park. Sur les deux dernières décennies, seuls Barry Bonds et Brandon Crawford réussirent cet exploit sur un walk-off home run. A sa manière, Yaz’ éclabousse tout le monde de son talent. Les fans, les médias et la crique de McCovey.

Le prono :

On l’a dit plus haut :  avec des si … si les blessures n’handicapent pas l’effectif, si les futurs free-agents se surpassent, si la mayonnaise prend et si les joueurs qui ont tenu l’équipe l’an dernier sont tous capable de répéter, a-minima, le même niveau de performance, les Giants peuvent faire quelque chose de sympathique dès cette saison. Alors évidemment, il partent avec un sacré handicap en se trouvant coincés dans la division des Padres et des Dodgers, mais on peut s’attendre à ce qu’ils confirment leur place de troisième indiscutable face a des Rockies et des Diamondbacks qui semblent avoir déjà baissé les bras.

Alors, la Wild Card est-elle envisageable pour les Giants ? Sur le papier non, tant la présence dans la course des Padres (ou des Dodgers), des Mets, des Phillies et la faiblesse homogène de la NL Central semblent compliquer les choses. Mais après tout, retrouver la postseason n’est pas encore vraiment d’actualité pour les Giants, et une qualification serait juste un bonus inattendu. Retrouver l’équilibre et approcher les 50% de victoires, en revanche, semble un objectif plus que raisonnable pour les Giants, et cela représenterait une belle étape dans le projet à long-terme établi par le PBO Farhan Zaidi en compagnie de Gabe Kapler et du General Manager Scott Harris.

Prono TSO : 80-82
Projection PECOTA : 75-87

 


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