[Top 10 2010’s] : Les meilleures équipes

Tout au long de cette année, The Strike Out vous propose un coup d’œil dans le rétroviseur. Quels ont été les meilleurs joueurs, les meilleurs lanceurs, les meilleurs matchs, les plus grandes révélations… ? Embarquez dans notre machine à remonter le temps ! On se penche ici sur les plus grandes équipes des années 2010’s.

Elles ne sont que douze équipes à avoir atteint la barre mythique des 100 victoires sur une saison entre 2010 et 2019. La tentation serait grande de prendre la liste de ce club select, pour les classer de la 1e à la 10e place en fonction du nombre de wins. Heureusement pour l’intérêt du classement qui va suivre, notre ranking a pris en compte d’avantages de critères. Il y a donc bien le nombre de « W », mais aussi la trace laissée dans les mémoires, la force dégagée à l’instant-T de telle ou telle équipe, le palmarès aussi. Enfin, il y a cette once de subjectivité propre à l’auteur qui accompagne chaque Top 10. Gagner en saison régulière ne suffit pas et certaines équipes qui vont suivre n’ont pas franchi la barre mythique des 100 wins mais qu’importe. Revisitez 10 ans d’histoire, de souvenirs, de rosters monstrueux qui ont écrasé la concurrence à un moment donné. À tel point qu’on a souvent entendu cette question : « a-t-on déjà vu pareille équipe ? ». La réponse sous vos yeux !

#10 Cleveland Indians 2016 (93 wins – AL Pennant)

En 2016, Cleveland termine la saison à la 2e place d’American League (93 W) échouant à une petite victoire des Rangers. Mais les hommes de Francona vont surtout marquer les esprits en play-offs avec un sweep sur Boston en Division Series avant de démonter façon puzzle les Blue Jays pour s’offrir leur premier Pennant depuis près de 20 ans. De quoi susciter l’espoir de toute une ville, d’un Etat.

L’incroyable performance des Indians durant la Postseason a suscité un engouement incroyable en Ohio, jusqu’à l’icône de la NBA LeBron James, fervent supporter de la ville de Cleveland. Photo : DR

En World Series, Cleveland touchera du doigt le rêve de toute la « Tribe Nation » menant 3-1 face aux Cubs. La suite est digne d’Hollywood avec ce match 7 complètement dantesque et cette interruption de match sous une pluie diluvienne. Les « Wahoos » s’inclineront finalement mais reviendront en 2017 avec un esprit de revanche qui poussera la franchise de l’Ohio à marquer l’histoire de son sport.

Aucun titre à la clé mais une série de 22 matchs consécutifs remportés pour effacer des tablettes les Athletics 2002. Seuls les Giants de 1916 ont fait mieux (26). Ça valait bien une place dans notre top 10.

#9 Dodgers 2017 (104 wins – National League Pennant)

Dans les dix meilleurs bilans de la décennie on retrouve les Dodgers à la 2e place avec 919 wins. L.A a affiché une régularité à toute épreuve remportant notamment 7 fois de rang la National League West (Série en cours, au moment où on écrit ces lignes). Sur la décennie, la franchise californienne affiche la 3e et 4e meilleure saison régulière avec 104 wins en 2017 et 106 en 2019.

Il est donc très compliqué de sortir une saison en particulier chez une équipe aux résultats continus. Les « hommes en bleu » ont notamment atteint à trois reprises les Championship Series entre 2016 et 2018 avec deux participations de rang aux World Series. « The Blue Crew » a eu pendant près d’une décennie entière des équipes formidables mais la version 2017 était la meilleure version.

En play-offs ils ne perdent qu’un match face au champion sortant (Cubs) avant de défier Houston en World Series. Dans une série mondiale qui, pendant cinq matchs en tout cas, aurait pu être la meilleure classique d’automne de tous les temps. À l’instar de l’équipe précédente, Los Angeles rate le titre pour un seul match… La franchise californienne aurait pu être dans ce classement plusieurs fois si elle avait mieux négocié octobre.

#8 Nationals 2019 (93 wins – World Series)

Sans conteste l’équipe que l’on attendait le moins sur la ligne d’arrivée. Même si dans dix ans, lorsqu’on regardera dans le rétroviseur, on se demandera pourquoi une équipe composée de MadMax, Rendon, Strasburg ou Soto était considérée comme « une surprise ».

Mais lorsqu’on entame sa campagne par un ignoble 19-31, il est compliqué d’imaginer pareille réussite six mois plus tard. Cette équipe est sans doute la plus « insolite » de ce classement, capable de remporter toutes ses rencontres de World Series… à l’extérieur. Mais à la différence des précédentes franchises, eux au moins ont fini le travail. Et ce dans une saison où pour la première de l’histoire 4 équipes (Twins, Yankees, Astros, Dodgers) auront terminé l’année sur le plateau des 100 wins.

Un sacre inattendu venu récompenser une décennie au plus haut niveau avec 5 postseasons et 879 victoires soit le 4e plus haut total des 2010’s.

#7 Astros 2019 (107 wins – American League Pennant)

Voici la meilleure équipe de la décennie sans titre. Et ce pour un petit match. Comme les Dodgers 2017, Houston a perdu la rencontre à ne pas perdre, la dernière de la saison : un Game 7 de World Series. Avant ça les Astros 2019 ont remporté 107 matchs en saison régulière soit la 10e marque all-time. Seule une équipe fait mieux dans les années 2010’s.

L’an passé, les Stros avaient dans leur rang le Cy Young (Verlander), son dauphin (Cole), le Rookie de l’année (Alvarez) et le 2e meilleur joueur d’American League derrière Mike Trout (Bregman). Les Astronautes possédaient une véritable machine à gagner. Une machine qui s’est enrayée sur un seul match.

Plus précisément sur trois manches puisque Houston menait 2-0 à l’entame de la 7e inning contre Washington. Et voilà comment en trois manches ratées, vous passez d’un podium de la décennie à une 7e place, tout simplement. Cruel, comme le baseball.

#6 Cardinals 2011 (90 wins – World Series)

L’équipe la plus imprévisible de ce classement qui a mis fin en Division Series à une des plus belles équipes de la décennie précédente : les Phillies. Emmenée par une rotation Roy Halladay, Cliff Lee, Roy Oswalt et Cole Hamels, Philadelphie qui restait sur deux World Series et une Championship Series disputées en trois ans, est tombée contre ce St-Louis. Depuis les Phils n’ont plus jamais rejoué au baseball en octobre.

Mais les RedBirds, car ce sont bien eux qui nous intéressent, ne se sont pas arrêtés en si bon chemin s’offrant par la suite le scalp des Brewers avant de réaliser le plus grand retour de l’histoire des World Series face aux Rangers. On parle ici de la fabuleuse histoire de David Freese, logique MVP des finales, fer de lance d’une génération dorée. Celle des Molina, Pujols, Holliday ou Berkman qui forment les « Birds on the bat ».

Sur la butte, on assiste aux dernière heures de gloire de Chris Carpenter. Le droitier laissera derrière ce sacre le leadership à Wainwright et Yadi. Cette campagne 2011 est le dernier fait d’armes du Cy Young 2005 qui verra de son canapé un autre Carpenter, Matt cette fois, incarner les Cards des 2010’s. Une décennie qui s’ouvre ponctuée de nouveaux succès pour St-Louis qui ne décrochera plus pour autant les World Series.

#5 Royals 2015 (95 wins – World Series)

C’est la génération « No Fluke » de 2015. Cette équipe emmenée par des Perez, Hosmer, Cain, Morales ou Escobar. Sur la butte on retrouvait des Volquez, Cueto, Ventura, Herrera ou Wade Davis. Le tout était mené par Ned Yost et formait un groupe qui avait une p***** d’âme. En Divisions Series, ils sont menés 6-2, à deux manches d’être sortis par les Astros. Le Gouverneur du Texas en profite pour féliciter Houston pour sa victoire…

Mais il reste deux manches et la furie des Royals va s’abattre sur les Astros. 7 Runs plus tard, Kansas City s’offre un Game 5 qu’il ne laissera pas filer dans un Kauffman Stadium chauffé à blanc. Le Gouverneur pouvait bien effacer son tweet, il aurait dû savoir…

Car un an avant, « The Crowns » renversait Oakland en Wild Card en remontant un déficit de 4 runs sur les deux dernières manches pour poser l’acte fondateur d’une équipe au mental extraordinaire. Pas la plus belle formation de ce top 10 mais sans conteste la pire bande de « lâche rien ». Un enfer pour les adversaires. En 2015, les « Monarques » braquent 8 matchs sur 11 par des comebacks.

Sur 16 matchs de play-offs, ils inscrivent 51 runs dans les trois dernières manches d’un match. Ce qui vaudra le surnom de « The Comeback Kids » à la franchise du Missouri et surtout une parade mythique. La première depuis 30 ans dans la « City of Fountains », un an après avoir perdu les World Series sur le dernier match. Comme disait Lorenzo Cain : « Never give up ».

#4 Astros 2017 (101 wins – World Series)

Avant le tourbillon médiatique dans lequel ils se sont retrouvés embarqués ces derniers mois ils étaient 3e. Maintenant que la triche de Houston a été prouvée,  les voilà 4e. Mais quoi que la franchise texane ait pu faire en dehors du terrain, ses résultats sur les diamants lors de cette saison 2017 restent dans les mémoires. L’une des équipes les plus dominantes de la décennie.

Et si Sports Illustrated avait vu juste, en prédisant quelques années auparavant le titre des astronautes, rappelons tout de même qu’à l’issue de la saison 2016, Houston terminait la régulière à 11 matchs des play-offs. Cette formation incarne un parfait mélange de joueurs d’expérience (Beltran, McCann, Reddick) et de petits jeunes aux dents longues (Correa, Bregman, McCullers Jr).

Et entre les deux, des athlètes au cœur de leur prime comme le MVP Altuve, Springer ou Keuchel. Si vous souhaitez voir cette équipe comme une équipe de tricheurs seulement, c’est votre droit, mais sur le terrain ça n’en restait pas moins une merveilleuse formation qui marchait sur tout le monde. Malgré tout, le scandale qui a secoué la MLB ces dernières semaines a fait chuter Houston de notre podium…

#3 Giants 2012 (94 wins – World Series)

San Francisco est et restera la meilleure franchise de la décennie. En remportant trois titres en six ans, les Giants ont réalisé ce que personne d’autre n’a réussi sur les 2010’s : une dynastie. Dans la mémoire collective les équipes de 2010, 2012, et 2014 se ressemblent toutes et ne font qu’une.

Pourtant la cuvée 2012 reste la meilleure version. D’abord cette saison, l’équipe de Bochy remporte 94 victoires, deux de plus qu’en 2010 et sept de plus qu’en 2014. Enfin 2012 reste la campagne de postseason la plus solide des Giants qui n’auront laissé aucun match aux Tigers lors de la Classique d’automne.

Durant tout le mois d’octobre, les « G-Men » dégagent une impression de facilité maîtrisant totalement leur sujet pour confirmer leur premier titre. C’est aussi lors de cet exercice 2012 que Buster Posey deviendra le seul et unique « Orange and Black » MVP depuis Barry Bonds.

#2 Cubs 2016 (103 wins – World Series)

La plus grande équipe des Cubs des 100 dernières années. Avec un manager mythique et un infield d’anthologie composé de Rizzo, Zobrist, Russell et le bijou du diamant Kris Bryant auteur du dernier retrait des Séries Mondiales. Celui qui ramenait le Commissioner’s Trophy aux « Bears » après 108 ans d’attente.

Cette équipe est celle qui a brisé la malédiction après avoir mené la Nationale League avec 8 victoires d’avance sur son dauphin. Au total les « Northsiders » terminent avec 103 wins, du jamais vu à Chicago depuis plus d’un siècle. En postseson ils éliminent les triple champions Giants avant de sortir les Dodgers pour ensuite revenir de nulle part face aux Indians.

Menés 3-1, les « Loveable Losers » ont alors changé leur destin pour retirer cette étiquette qui leur collait à la peau. Et signer un des plus grands exploits de ce sport : tordre le cou à la « Billy Goat curse ».

#1 Red Sox 2018 (108 wins – World Series)

Personne dans cette décennie n’a dominé autant son sujet que les Red Sox 2018. A tel point qu’on en oublierait presque les 100 victoires la même saison de leurs rivaux honnis les Yankees. Meilleure attaque MLB, 3e meilleure défense de leur Ligue, ces Red Sox ont traversé la régulière telle une fusée prête à décrocher la lune pour finir avec le 9e bilan de l’histoire.

Le meilleur depuis 17 ans et le record All-Time des Mariners (116 wins). Mais à la différence de la franchise de Seattle, les BoSox, eux, ont fini le travail. Et de quelle manière !

En play-offs ils ne laisseront que 3 matchs en route face aux Yankees, Astros et Dodgers avant de décrocher le graal dans ce qui constitue un chef-d’œuvre de baseball. La plus belle équipe de l’histoire de Boston. Sur la lune pour toujours.

Mentions honorablesIndians 2017, Giants 2010-14, Astros 2018, Blue Jays 2015, Cardinals 2013, Rangers 2011, Cubs 2015, Dodgers 2019, Twins 2019, Yankees 2018-19, Mets 2015, Phillies 2011, Royals 2014.

J-Sé Gray : « In Billy Beane we trust »


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