[Preview] NL East : Qui pour inquiéter les Nats?

Vainqueurs de la NL East façon Terminator la saison dernière (+20 matchs sur leurs adversaires), les Washington Nationals ont toutes les cartes en main pour de nouveau dominer les débats. On espère – pour l’intérêt de la Division – que l’écart sera quand même moins important. Fantomatiques en 2017, les New York Mets seront les adversaires les plus coriaces. Les Philadelphia Phillies voudront rebondir de leur dernière place et se sont offerts pour cela un ancien Cy Young. Des Atlanta Braves on attend surtout leur top prospect ; quand les Miami Marlins seront en opération « reconstruction » après avoir perdu leur franchise player et d’autres atouts.  A noter que trois des cinq équipes de cette NL East ont changé de coach cet hiver (on en parle aussi ici)! 

WASHINGTON NATIONALS

Saison 2017 : 97-65 ; 1er en NL East

Principales arrivées : Matt Adams (1B/OF, Braves) ; Joaquin Benoit (RP, Pirates) ; Miguel Montero (C, Blue Jays)

Principaux départs : Matt Albers (RP, Brewers) ; Oliver Perez (RP, Reds) ; Jose Lobaton (C, Mets) ; Adam Lind (1B/OF) ; Jayson Werth (LF)

Prédiction 2018 de Bleacher Report : 104-58 ; 1er

Prédiction 2018 de The Strike Out : 103-59 ; 1er

On avait déjà dit ça au printemps 2017 : c’est l’année où jamais pour les Nats. Sauf que cette année c’est VRAIMENT l’année où jamais pour les Nats! La franchise de la capitale ouvre sa saison avec en ligne de mire les fins de contrat de trois joueurs cadres : Daniel Murphy, Gio Gonzalez et Bryce Harper. A l’ouverture du spring training, le jeune slugger, véritable icône à DC, a refusé de répondre aux questions concernant son avenir se disant entièrement focalisé sur son objectif : remporter le titre! Un trophée pèsera forcément dans la balance quand il sera l’heure d’apposer sa signature sur un nouveau contrat ou de faire ses valises pour une autre destination.

Mais pour remporter le titre, Washington devra avant tout, et ENFIN, franchir le premier tour des playoffs [Note : la vraie première étape, c’est se qualifier pour la postseason mais cela semble une formalité à moins de voir Harper, Murphy, Turner, Scherzer et Strasburg tous sur la DL au même moment]. Les joueurs de DC étaient tout proches en 2017, comme ils l’avaient été en 2016 en s’inclinant encore au 5e match de la NLDS. Blocage physique (Harper revenait d’une grosse blessure au genou, Scherzer avait du reculer dans la rotation pour une douleur au bras) ou blocage psychologique (les canonniers de la saison régulière sont restés bien timides face aux Cubs)? Pour passer cet écueil que semble être ce premier tour de postseason, le front office des Nationals a pris une décision radicale : bye-bye Dusty Baker et bienvenue Dave Martinez.

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Dave Martinez, nouveau coach des Nationals / Crédit USA Today.

L’ancien outfielder a passé 15 ans en MLB (Cubs, Expos, Reds, Giants, White Sox, Rays, Rangers, Blue Jays, Braves) avant de devenir « bench coach » sous les ordres de Joe Maddon à Tampa Bay pendant 7 ans (de 2008 à 2014) puis à Chicago de 2015 à l’an dernier. Il a donc au doigt la bague de champion des Cubs de 2016 et c’est à Washington qu’il va faire sa première saison en tant que coach principal. Un pari pour lui et surtout pour le club en cette année charnière. Martinez est LA recrue hivernale d’un club qui, hormis ce changement de manager, a peu bougé. Miguel Montero arrive de Toronto pour être le backup de Matt Wieters derrière le marbre et Matt Adams sera une option en 1e base, en batteur remplaçant ainsi qu’en DH pour les matchs Interleague.

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Adam Eaton n’a joué que 23 matchs en 2017 avant de se blesser / Crédit NY Times.

On attend aussi de voir ce que peut donner Adam Eaton sous ce maillot rouge et blanc. Blessé, dès fin avril, la saison dernière (rupture du ligament croisé antérieur du genou), il a ensuite manqué le reste de la saison. Il avait montré de belles choses sur ses 23 matchs et sur cette période, avec lui en frappeur 1 et Trea Turner en frappeur 2, Harper en frappeur 3 avait signé un AVG de .405 avec 25 RBIs. Un alignement impressionnant sur le papier quand on y ajoute Zimmerman (meilleure saison de sa carrière en 2017 avec 36 HRs et 108 RBIs), Murphy (AVG .322 ; n°1 des Nats avec 172H) et Rendon (.301/403/.533 ; 25HRs ; 100 RBIs). Sans oublier, le jeune Michael Taylor qui a parfaitement assuré la relève de Eaton (AVG .271 ; 19HRs ; 17SB et meilleur Nats des NLDS). L’attaque des Nats a été flamboyante et pourtant handicapée par la blessure de Eaton puis celles de Turner et Harper. Le jeune short-stop a volé 46 bases en seulement 98 matchs tandis que le Golden Boy a peut être été privé d’un deuxième trophée de MVP par une blessure alors qu’il avait reçu le plus grand nombre de votes pour le All-Star Game et qu’il signait des stats offensives folles.

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Max Scherzer a remporté en 2017 son 2e Cy Young avec les Nats, son 3e au total / Crédit BBWAA.

La rotation de Washington n’a pas bougé cet hiver avec les deux aces Max Scherzer et Stephen Strasburg, qui a enfin connu une saison sans gros pépin physique. Le duo a été éblouissant en NLDS, sans pourtant être crédité de la moindre victoire puisque le bullpen des Nats n’a pas fini le travail. Pire, Scherzer a même été crédité de la défaite lors du match décisif, pour une apparition en relève qui s’est avérée fatale pour son équipe. Mais que dire de leur saison régulière à tous les deux et il faut aussi ajouter la 3e tête du monstre : Gio Gonzalez, lui aussi étincelant.

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La saison régulière des 3 aces de DC / Crédit thegamehaus.com.

La rotation de Washington a terminé la saison régulière 4e en WHIP (moyenne de hit concédé par manche), 5e en AVG adverse, 6e en ERA et 7e en strikeouts. Il fallait bien ça pour assurer la victoire car à l’inverse le bullpen s’est plutôt distingué par sa médiocrité (23e de MLB), à part peut-être Matt Albers. Les arrivées en juillet de Sean Doolitle, qui a converti 21 de ses 22 opportunités, de Ryan Madson (67 Ks en 59 manches ; ERA 1.83) et de Bryan Kintzler ont quand même fait beaucoup de bien et ces trois là seront de retour pour une saison complète. Le bullpen se renforce cette année avec l’arrivée de Joaquin Benoit qui apportera son expérience.

L’avis de TSO : Washington a du talent partout, sur le monticule, en défense et en attaque… Des joueurs d’expérience, des jeunes qui ont prouvé la saison dernière que l’on pouvait compter sur eux, un top prospect (Victor Robles, voir son portrait ici)… Bref tous les ingérdients sont réunis pour que les Nationals répondent aux attentes et s’offrent leurs premières World Series. On l’a dit, on le répète, 2018 doit être leur année!

NEW YORK METS

Saison 2017 : 70-92 ; 4e en NL East

Principales arrivées : Todd Frazier (3B, Yankees) ; Jay Bruce (RF, Indians) ; Adrian Gonzalez (1B, Braves) ; Jason Vargas (SP, Royals) ; Anthony Swarzak (RP, Brewers) ; Jose Lobaton (C, Nationals)

Principaux départs : /

Prédiction 2018 de Bleacher Report : 80-82 ; 2e

Prédiction 2018 de The Strike Out : 85-77 ; 2e

C’est peu dire que les Mets ont déçu leurs fans mais aussi l’ensemble des observateurs la saison dernière. Considérés comme un concurrent sérieux dans la course à la Wild Card, les joueurs du Queens n’ont pas existé, minés surtout par les blessures, et ont terminé à une très vilaine 4e place de cette Division. Si plusieurs joueurs majeurs ont passé l’hiver à l’infirmerie (Wright, Rivera, Conforto, deGrom, Matz), l’optimisme est quand même de mise. Avant tout grâce à un recrutement très intéressant.

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Todd Frazier est passé cet hiver des Yankees aux Mets / Crédit North Jersey.

Todd Frazier a toujours un NY sur sa casquette mais a changé de borough à l’intersaison, passant des Yankees aux Mets. Le joueur de 3e base pourrait se voir confier le rôle de lead-off. Si sa moyenne n’a jamais été flamboyante (.245 en carrière ; .217 en 2017 entre les White So et les Yankees), Frazier apporte de la puissance (27 HR en 2017) et de la présence sur base (OBP .344 en 2017, soit 24 points de plus que l’ensemble de l’effectif des Mets).

Autre recrue de choix qui est en fait une demi recrue puisque Jay Bruce revient à New York où il a disputé 103 matchs la saison dernière, avant de partir à la trade deadline à Cleveland (le même scénario que Aroldis Chapman qui avait fait le voyage Yankees-Cubs-Yankees en 2016). Comme Frazier, Bruce (r)apporte de la puissance : en 2017, il était 7e meilleur outfielder en nombre de HRs (36) et 8e en nombre de RBIs (101), en moins de passages au bâton que ceux qui le précèdent dans ces deux listes. Troisième nouveau visage dans l’infield des Mets : Adrian Gonzalez qui arrive des Dodgers où il a peu joué la saison dernière en raison de douleurs au dos qui l’ont privé des World Series).

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Jason Vargas sous le maillot des Mets en 2007 / Crédit Getty Images.

Le front office des Mets a aussi cherché à renforcer la rotation que l’on présente toujours comme prometteuse et talentueuse mais toujours aussi fragile. Là encore c’est un retour puisque Jason Vargas a déjà évolué sous les couleurs new-yorkaises en 2007. A l’époque, ses coéquipiers s’appelaient Pedro Martinez, Carlos Delgado et Billy Wagner et City Field était en construction. A 35 ans, il retrouvera David Wright et Jose Reyes qui étaient déjà là il y a une décennie et il découvrira le nouveau stade pour là encore un pari sur l’expérience, lui qui a remporté le titre suprême en 2015… face aux Mets! Vargas intègre une rotation aux côtés de Noah Syndergaard, Jacob deGrom, Matt Harvey et Zack Wheeler. Ce dernier pourrait céder sa place au retour de blessure de Steven Matz. « Thor » n’a lancé que 30.1 manches la saison dernière et est forcément très attendu. Harvey entre dans sa dernière année de contrat et a donc du poids sur les épaules pour réussir une belle saison et envisager une belle suite de carrière, mais sa santé reste un point d’interrogation. Un Wheeler en bonne santé sera une très bonne nouvelle pour les Mets.

2018 devra aussi être l’année de la confirmation pour Amed Rosario (TSO lui consacrait un article l’été dernier, ici). Le jeune short-stop dominicain était très attendu l’an dernier pour ses débuts (trop? attention à ne pas lui mettre trop de pression). Il a signé son premier hit pour son premier match à Coors Field le 1er août puis son 1er HR dix jours plus tard. Rosario a disputé 46 matchs au total, pour une moyenne honorable pour un prospect de .248 mais avec seulement 10RBIs et 16 points marqués. Confirmation pour Rosario? Et débuts pour Tim Tebow en 2018? L’ancien QB de NFL continue son apprentissage en Ligues Mineures et tente de se faire remarquer par l’équipe première lors de ce spring training. Victime d’une légère entorse de la cheville, il s’est aussi offert de bons moments notamment ce batting practice face à Jason Vargas.

Et puis comme leurs principaux rivaux des Nationals, les Mets débutent cette saison sous les ordre d’un nouveau coach. Mickey Callaway succède au néo-retraité Terry Collins. Cet ancien pitcher a eu un parcours étonnant : drafté par les Rays en 1996 c’est avec Tampa Bay qu’il fait ses débuts en 1999 et s’offre une victoire pour son premier match. Il est ensuite tradé aux Angels pour la saison 2002 où il a du mal à se faire une place dans la rotation avant de terminer la saison régulière au 5e spot. Non utilisé en postseason, il a tout de même droit à sa bague de champion après la victoire en World Series de l’équipe de Anaheim/LA. Il termine sa carrière en MLB sous le maillot des Rangers en 2014 avant de partir jouer en Asie! Il est deux fois ALL-Star de la KBO League, la ligue sud-coréenne, avec les Hyundai Unicorns (30W – 16L entre 2005 et 2006). Blessé au coude en 2007, Callaway retourne aux Etats-Unis en tant que Coach de l’équipe universitaire de Texas A&M International ; avant de refaire ses valises, cette fois pour la Chine sous le maillot des Uni-President 7-Eleven Lions avec qui il dispute les playoffs en 2009.

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Callaway, le nouveau coach des Mets, a été champion avec les Angels en 2002 / Crédit Sporting News.

Après sa carrière de joueur, Callaway intègre l’organisation des Indians en 2010. Il devient pitching coach des Lake County Captains, champions de la Midwest League. En 2011, même rôle auprès des Kinston Indians, vice-champion de la Carolina League. Puis début 2013, c’est le grand saut en MLB : pitching coach des Cleveland Indians où il développe notamment un certain Corey Kluber, Cy Young Award en 2014. Après une finale perdue face aux Cubs en 2016 et une saison régulière 2017 exceptionnelle à 102 victoires, Callaway prend donc un nouveau virage avec cette nomination de manager à New York. Un atout important pour la rotation, mais il faudra influer à tous les niveaux.

L’avis de TSO : les Mets feront forcément mieux que la saison dernière (on l’espère pour les leurs fans et particulièrement pour un certain B.). L’interrogation majeure ce sera la fréquentation de l’infirmerie. Si l’équipe est épargnée, alors elle sera une candidate sérieuse à la wild-card. Le duo Frazier-Bruce peut vraiment faire des étincelles en attaque. Si le one-two punch Syndergaard-deGrom peut être aligné régulièrement, il portera la rotation très haut.

PHILADELPHIA PHILLIES

Saison 2017 : 66-96 ; 5e en NL East

Principales arrivées : Jake Arrieta (SP, Cubs) ; Carlos Santana (1B, Indians) ; Pat Neshek (RP, Rockies) ; Tommy Hunter (RP, Rays) ; Fernando Abad (RP, Red Sox)

Principaux départs : Hyun Soo Kim (OF, LG Twins/Corée du Sud) ; Andres Blanco (INF, Giants) ; Daniel Nava (1B/OF, Pirates)

Prédiction 2018 de Bleacher Report : 73-89 ; 4e (avant la signature d’Arrieta)

Prédiction 2018 de The Strike Out : 80-82 ; 3e

Troisième équipe de cette Division à se présenter sur la ligne de départ avec un nouveau coach : les Phillies qui fêteront cette année le 10e anniversaire de leur dernier titre. Vainqueurs des World Series en 2008, ils avaient manqué le back-to-back en 2009 en s’inclinant face aux Yankees. Sur le banc cette saison : Gabe Kapler, 42 ans. Récupéré dans les profondeurs de la draft – au 57e tour! – par les Tigers, l’outfielder originaire de Hollywood gravit un à un tous les échelons des Ligues Mineures avec un très beau succès : South Atlantic League All-Star en Class A en 1996 ; Florida State League mid-season et post-season All-Star en Class A+ en 1997 ; Southern League Most Valuable Player Award en Class AA en 1998 + Minor League Player of the Year pour USA Today, Baseball Weekly, The Sporting News et USA Today + Tigers Minor League Player of the Year et prospect n° 1 des Tigers pour Baseball America. Cette même année 98, il est le joueur le plus mal drafté à débuter en MLB sous le maillot de Detroit dans l’histoire de la franchise, il a alors 22 ans.

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Gabe Kapler, nouveau coach des Phillies, surnommé « The Body » pendant sa carrière / Crédit Outsports.

En treize saisons au plus haut niveau, Kapler a réalisé quelques coups d’éclat : auteur de 2 HRs lors de l’Opening Day en 2000 pour sa première sous le maillot des Rangers (historique dans l’histoire de la franchise), série de 28 matchs avec au moins un hit cette même année (record de la saison en MLB) ; une seule erreur défensive en 344 chances en 2001 (.997 fielding %) ; un titre de champion avec les Red Sox en 2004… En 2005, il dispute 38 matchs (sans grande réussite cette fois) avec les Yomiuri Giants au Japon avant de revenir à Boston où il se distingue par une rupture du tendon d’Achille alors qu’il tourne autour des bases sur le HR d’un coéquipier! De retour de blessure en juin 2006, il dispute une dernière bonne demi-saison avant d’annoncer sa retraite. En 2007, il coache les Greenville Drive, équipe de Single A affiliée aux Red Sox puis sort de sa retraite de joueur en signant chez les Brewers en 2008. Sa saison est marquée par deux incroyables actions défensives : un plongeon dans les tribunes pour sauver un HR en août face aux Dodgers (élu « action de l’année » par 12 millions de fan pour les This Year in Baseball Awards) et un autre trois jours plus tard sur un blooper. Il dispute les saisons 2009 et 2010 avec les Rays avant d’être coupé après le Spring Training 2011 par les Dodgers, ce qui marque officiellement sa retraite. Coach de l’équipe d’Israël pour les qualifications à la World Baseball Classic en 2013, il occupe ensuite la fonction de « Director of Player Development » des Dodgers de 2014 à 2017. Kapler est aussi connu en MLB pour sa plastique avantageuse : il est surnommé « The Body » par un éditorialiste. 2018 sera sa première saison en tant que manager principal d’une équipe.

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L’aventure Arrieta à Chicago est terminé, l’ex Cy Young débarque à Philly / Crédit Sporting News.

Pour retrouver un bilan positif pour la première fois depuis 2011, les Phillies ont frappé un grand coup en appatant l’un des agents libres les plus convoités du marché : Jake Arrieta arrive à Philadelphie avec dans sa valise son Cy Young de 2015, et du carburant dans le moteur même si il a été ralenti par des blessures ces derniers mois. Elles ne l’ont toutefois pas empêché de starter au moins 30 matchs lors des 3 dernières saisons. Chez les Cubs (4 saisons), le barbu c’est : ERA de 2.73 et WHIP de 1.03 avec donc un trophée de meilleur lanceur de la NL en 2015 et bien sûr les World Series 2016. Le front office a misé gros sur le lanceur âgé « seulement » de 32 ans : 75 millions de dollars sur 3 ans. On ignore pour le moment si Arrieta pourra débuter « normalement » la saison puisque le deal n’est intervenu que cette semaine. Mais en attendant ce sera un parfait mentor pour Aaron Nola qui sera le starter de l’Opening Day pour les Phillies.

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Nola, futur grand? / Crédit Philly.com.

7e choix de la draft 2014, le jeune homme n’a pas perdu de temps pour se faire un nom, débutant en Ligue Majeure dès l’année suivante avec des supers perfs : 6-2 en 13 starts et une ERA de 3.59. Mais en 2016, le droitier n’a pas confirmé avec un bilan de 6-9 et une ERA de 4.78 en 20 starts avant qu’une blessure au coude ne mette un terme anticipé à sa saison. L’année 2017 sera celle du retour en forme pour Nola avec une belle ERA de 3.59 en 27 starts pour un bilan final de 12-11 et 184 SOs en 168 manches. Entre le 22 juin et le 12 août, soit 10 starts, le jeune homme est devenu le premier lanceur de la franchise à lancer au moins 6 manches à chaque match en n’accordant pas plus de 2 points. A 24 ans, 2018 devra être l’année de la confirmation pour Nola, que son nouveau coach n’hésite pas à comparer à des jeunes Max Scherzer et Clayton Kershaw. On lui souhaite la même carrière!

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Pat Neshek revient à Philly quelques mois après avoir été envoyé chez les Rockies / Crédit Philly.com.

Derrière Nola et Arrieta, ce sera en revanche assez moyen : Jerad Eickhoff, Vince Velasquez, Nick Pivetta, Ben Lively, Jake Thompson, Zach Eflin, Thomas Eshelman continuent de se tirer la bourre pendant le Training Camp pour gagner leurs places. Il semblerait quand même que les trois premiers cités soient favoris pour compléter la rotation. Côté bullpen, Pat Neshek revient, lui qui a disputé la moitié de la saison 2017 à Philadelphie avant d’être envoyé chez les Rockies à la trade deadline. En 43 matchs avec Philly l’an dernier, le vétéran droitier de 37 ans a affiché de bonnes stats : 3W-2L et surtout une ERA de 1.12 et un WHIP de 0.82 avec 45 SO en 40.1 manches. Des stats qui lui vaudront d’ailleurs une sélection au All-Star Game de Miami. Vous avez forcément remarqué Pat Neshek en regardant un match des Phillies même sans connaitre son nom : il a la particularité de lancer la balle par le côté avec un bras parallèle au sol (voir photo).

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Carlos Santana, recrue phare des Phillies pour 2018 / Crédit NBC.

Autre grosse recrue de Philadelphie cet hiver après Arrieta et Neshek : Carlos Santana. Le joueur de première base arrive de Cleveland au pic de sa carrière. C’est un défenseur calibre Gold Glove et switch hitter avec un OBP en carrière de .365 et un OPS de .810. Il a frappé au moins 20HRs lors de 5 des 7 dernières saisons. Réputé pour être un excellent coéquipier, il est une figure qui compte dans un vestiaire. Au moment de parapher son contrat, Santana a comparé son arrivée à Philadelphie sous les ordres de Kapler à la signature de Terry Francona chez les Indians en 2013 : la franchise de l’Ohio avait clairement décidé de retrouver les sommets… même chose donc pour Philly selon sa nouvelle star. Santana aura un rôle très important auprès des jeunes du club et pourrait être le parfait mentor pour Rhys Hoskins. Le jeune joueur a explosé les compteurs la saison dernière dans la lignée des autres rookies : Judge, Bellinger, Benintendi, Gurriel, DeJong….

A partir de ses débuts en août, Hoskins a battu tous les records de précocité dans la ligne de stats « HRs » : plus rapide à en frapper 9 (en 16 matchs et 54 at-bats), puis 10 (en 17 matchs), puis 11 (en 18 matchs et 64 AB), puis 12 (en 24 matchs), puis 16 en (32 matchs), puis 17 (en 33 matchs), puis 18 (en 34 matchs et 118 AB)… Le jeune slugger a égalé le record de la franchise avec 5 matchs consécutifs avec un HR ; il est devenu aussi le premier joueur de Philly depuis 53 ans à initier un triple jeu depuis l’outfield. Lors de son 19e match en carrière, le 28 août, il a enregistré son 25e RBI : deuxième plus rapide dans l’histoire de la MLB depuis 1920! Le même jour, il a frappé un double et est devenu le 3e rookie de la franchise à comptabiliser des extra-base hits dans 6 matchs consécutifs. Nommé fort logiquement rookie du mois en août, Hoskins a enchaîné sur septembre : le 19, il s’est offert 4 RBIs soit un total de 43 sur ses 39 premiers matchs en carrière : seul Albert Pujols avait fait mieux avec 44! Le n°17 a dépassé les 130 at-bats pour ses débuts et ne sera donc pas considéré comme un rookie cette année, le plus dur pour lui sera de confirmer.

L’avis de TSO : Les dirigeants de Philadelphie ont déboursé respectivement 75 et 60 millions de dollars pour Arrieta et Santana cet hiver. Ils n’avaient pas déboursé autant pour un agent libre depuis Cliff Lee en 2011, dernière année où l’équipe a obtenu un bilan positif. Il y a donc beaucoup d’ambition dans les rangs mais il ne faudra pas non plus attendre de miracle cette année. Les deux recrues apporteront leur expérience autour des deux pépites Nola et Hoskins, mais la rotation dans son ensemble semble assez faible pour pouvoir faire autre chose que de préparer une année 2019 qui elle pourrait être surprenante pour les Phillies.

ATLANTA BRAVES

Saison 2017 : 72-90 ; 3e en NL East

Principales arrivées : Brandon McCarthy (RP, Dodgers) ; Scott Kazmir (SP, Dodgers) ; Charlie Culberson (INF, Dodgers) ; Preston Tucker (OF, Astros) ; Peter Moylan (RP, Royals) ; Chris Stewart (C, Pirates)

Principaux départs : Matt Kemp (LF, Dodgers) ; R.A Dickey (RP) ; Jason Motte (RP, Cardinals)

Prédiction 2018 de Bleacher Report : 74-88 ; 3e

Prédiction 2018 de The Strike Out : 78-84 ; 4e

2017 devait marquer un nouveau départ pour les Braves : nouveau stade, le meilleur farm system de la Ligue, des jeunes prometteurs titularisés et une rotation expérimentée (Colon, Jaime Garcia et R.A. Dickey). Au lieu de ça 2017 fut une catastrophe pour Atlanta : contre-performant, Colon, était remercié début juillet, l’ace Julio Téhéran se faisait pilonner à domicile, le meilleur closer de l’équipe (22 saves) terminait la saison avec une ERA de 5.56! Si le bilan final de 70-92 était meilleur que l’année précédente, c’était tout de même loin des ambitions initiales.

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Coppolella, ancien GM des Braves, au cœur d’un scandale / Crédit SI.com.

Pour ne rien arranger, le club a pris un coup sur la tête à la fin de la saison : son GM, John Coppolella, a été accusé de ne pas respecter les règles des « signatures internationales ». Suspendu à vie, il a en plus pénalisé sa franchise qui a perdu 12 joueurs de Ligues mineures signés à l’époque par Coppolella, dont le prospect numéro 1 : Kevin Maitan (qui a depuis signé avec les Angels). Atlanta est sous des règles spécifiques jusqu’en 2020 pour ces « signatures internationales » et a même été empêché de recruter celui que l’on présente comme un futur top prospect : Robert Pauson. Il y a pourtant de l’optimisme pour 2018 en Géorgie : malgré la perte de Maitan, les Braves possèdent toujours l’une des meilleures pouponnières avec en tête de pont Ronald Acuna, prospect numéro 1 pour la référence Baseball America (on vous en parlait ici).

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Les débuts d’Acuna en MLB seront très attendus cette année / Crédit Baseball America.

En attendant les débuts d’Acuna, sans doute cet été ou au pire en septembre, les Braves peuvent déjà compter sur les Dansby Swanson, Johan Camargo, AJ Minter (24 ans), Ozzie Albies (21) qui auront un grand rôle à jouer derrière le duo Ender Inciarte / Freddie Freeman. L’outfielder vénézuélien, 27 ans, a réalisé la meilleure saison de sa carrière en 2017 (.304/.350/.409) ; quand le première base canadien, 28 ans, a confirmé tout le bien que l’ensemble des observateurs pensent de lui (.307/.403/.586). Le nouveau GM, Alex Anthopoulos a ramené les Blue Jays en playoffs et veut faire de même avec les Braves dans les années à venir. Son premier move aura été de renvoyer Matt Kemp aux Dodgers en échange de 3 joueurs : les lanceurs Brandon McCarthy, Scott Kazmir et l’infielder Charlie Culberson.

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McCarthy et Kazmir arrivent à Atlanta / Crédit Bleacher Report et Sporting News.

McCarthy et Kazmir sont deux ajouts très intéressants à la rotation des Braves. Trois fois All-Star, Kazmir devra retrouver la santé après une année 2017 blanche en raison d’une blessure à la hanche qui l’avait déjà handicapé l’année précédente. S’il retrouve la forme et qu’Atlanta performe c’est tout benef, si Kazmir performe mais que la saison des Braves ne décolle pas, il sera une monnaie d’échange à la trade deadline. McCarthy, 34 ans (comme Kazmir) a réalisé une saison correcte l’an dernier à LA : 6-4 en 16 starts et une ERA juste inférieure à 4. Si Kazmir n’est pas encore assuré d’une place dans la rotation, c’est bien le duo McCarthy-Teheran qui devrait porter l’équipe.

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Julio Teheran devra rebondir après une saison décevante / Crédit USA Today.

Julio Téhéran reste sur une décevante saison 2017 (11-13 ; ERA 4.49 ; WHIP 1.37) et devra retrouver son niveau d’il y a 2 ans quand il dépassait les 200 manches et se présentait comme l’un des grands espoirs de la Ligue. A noter que ces deux là sont les seuls Braves à compter plus de 65 starts en MLB dans leur carrière! Mike Foltynewicz devrait être la 3e force. A 26 ans et si il est épargné par les blessures, il devrait assurer ses 20 starts et Atlanta compte vraiment sur lui. Il a réalisé 15 quality starts sur 23 la saison dernière. Autre jeune qui monte dans la rotation : Sean Newcomb, pas encore 25 ans et qui a disputé pile 100 manches en 2017. Le dernier spot devrait se jouer entre le vétéran Kazmir et trois prospects : Luiz Gohara, Max Fried et Lucas Sims.

Dans le package Dodgers-Braves, il y a aussi Charlie Culberson, un infielder de 28 ans qui s’est fait connaitre lors des dernières World Series pour son HR en 11e manche du Game 2 qui ramenait les Dodgers à 6-7. Sa célébration – alors que LA était toujours mené au score – n’était pas vraiment bien passée chez les Astros!

Avant ce big hit, on avait un peu perdu la trace de Culberson pourtant drafté au 1er tour par les Giants en 2007 à la sortie du lycée (une draft plutôt jolie avec David Price, Mike Moustakas, Madison Bumgarner, Jason Heyward, Todd Frazier ou Josh Donaldson également pris au 1er tour). Culberson sera envoyé par SF à Colorado un mois seulement après ses débuts en MLB à l’été 2012. Après avoir manqué l’intégralité de la saison 2015 pour des douleurs au dos, il s’engage avec les Dodgers où il partage son temps entre les Ligues Mineures et l’équipe première. Profitant de la blessure de Corey Seager en NLCS l’an dernier, il le remplace dans le roster et est conservé pour les World Series où il signera 3 hits en 5 at-bats. A Atlanta, il tentera de décrocher – enfin – une place de titulaire, sinon il sera le premier choix sur le banc, à la fois pour la défense ou en PH.

L’avis de TSO : Il faut être honnête, on n’attend pas grand chose des Braves cette année… mais on pourrait avoir une bonne surprise si : Freeman sort une carriere-season, Culberson trouve enfin sa place de titulaire dans une franchise, Acuna réussit ses débuts en MLB, le duo McCarthy-Kazmir s’adapte rapidement après la traversée du pays…

MIAMI MARLINS

Saison 2017 : 77-85 ; 2e en NL East

Principales arrivées : Starlin Castro (2B, Yankees) ; Cameron Maybin (CF, Astros) ; Garett Cooper (1B/OF, Yankees) ; Lewis Brinson (RF, Brewers) ; Magneuris Sierra (OF, Cardinals)

Principaux départs : Giancarlo Stanton (RF, Yankees) ; Marcell Ozuna (LF, Cardinals) ; Christian Yelish (CF, Brewers) ; Dee Gordon (CF, Martiners) ; Edinson Volquez (SP, Rangers) ; Ichiro Suzuki (RF, Mariners) ; AJ Ellis (C, Padres) ; Dustin McGowan (RP, Rays)

Prédiction 2018 de Bleacher Report : 62-100 ; 5e

Prédiction 2018 de The Strike Out : 65-97 ; 5e

Un tsunami a atteint les côtes de Floride cet hiver avec l’arrivée aux manettes de Derek Jeter, l’ancien capitaine des Yankees. Premier move du nouveau propriétaire : envoyer à New York – chez sa franchise historique – la superstar de Miami, Giancarlo Stanton, tout juste sacré MVP de la National League après un record en carrière de 59 HRs (plus 132 RBIs)! Out aussi Marcell Ozuna (Gold Glove et Silver Slugger Award avec .312/.376/.548 ; 191 hits ; 37HRs ; 124 RBIs), Christian Yelich (10th en OBP ; 18 HRs), Dee Gordon (201 hits, 60 vols de bases, soit le n°1 en MLB) et Edinson Volquez (auteur du seul no-hitter de 2017).

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Stanton, Yelich et Ozuna sous le maillot des Marlins c’est fini / Crédit Grantland.

Deux spots semblent attribués pour remplacer le trio d’outfielders : Derek Dietrich devrait commencer à gauche (13HRs en 2017) et Cameron Maybin – qui a partagé sa saison 2017 entre les Angels et les Astros – au centre. La dernière place pourrait se jouer entre deux prospects. Lewis Brinson arrive de Milwaukee dans le deal de Yelich. Il a disputé – sans grande réussite – 21 matchs en Majeure l’année dernière mais c’est trop peu pour se faire une idée précise de sa transition avec les Mineures. Il a montré de belles choses en 76 matchs de Triple A en 2017 : 13 HRs ; AVG .331 batting ; OBP .400 . Il a une belle vitesse qui pourrait faire de lui un 20-20 player (20 HRs et 20 vols de base). Magneuris Sierra arrive lui de Saint-Louis dans le deal d’Ozuna. Ce n’est pas un frappeur puissant mais plutôt régulier : .317 en 22 matchs avec les Cardinals la saison dernière (17 vols de base en AA). Attention à ne pas l’écarter de la course

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Derek Jeter nouveau boss des Marlins / Crédit theinquisitr.

Pour l’infield : Justin Bour est toujours là en première base (.289/.366/.536 ; 25 HRs et 83 RBIs en 108 matchs seulement en raison de blessures) ; le troisième base Martin Prado qui n’a joué que 37 matchs la saison dernière après une blessure lors de la WBC espère retrouver sa forme de 2016 (AVG .305 ; 183 hits ; OBP .359) ; Starlin Castro – arrivé de NY dans le deal de Stanton – se verra offrir la deuxième base même s’il n’a pas caché son envie de ne pas rester à Miami ; enfin il y aura de la concurrence pour le poste de SS entre JT Riddle (AVG .250 avant sa blessure en juillet) et Miguel Rojas (AVG .290 et OBP .361 en 90 matchs). Pour les matchs d’interligue ou pour le rôle de PH, les Marlins devraient se tourner par Garrett Cooper (ex-Yankees lui aussi) qui a été étincelant en Triple A en 2017 : AVG .366 avec 17 HRs en 75 matchs. Parmi les survivants de la saison dernière, il y a aussi le catcheur J.T. Realmuto même si un deal n’est toujours pas à exclure (17HRs ; 31 doubles et 2e meilleur voleur de base des catcheurs).

MLB: Pittsburgh Pirates at Miami Marlins
Avec Dan Straily, n°2 dans la rotation des Marlins / Crédit Marlin Maniac.

Point faible en 2017 (3e plus grand nombre de walks accordés ;  26e ERA ; 27e plus petit nombre de SOs ; égalité à la dernière place pour le plus grand nombre de blown saves), la rotation de Miami n’affiche pas plus d’assurance pour 2018. No offense mais quand ton ace s’appelle Dan Straily, Billy the Marlin n’a pas de quoi être confiant. Straily en 2017 c’est le 10e plus grand nombre de HRs concédés (dont 3 au rookie des Phillies, Hoskins) et une ERA de 4.26. En fait, le meilleur lanceur des Marlins pourrait être encore cette saison Jose Urena. Il a d’ailleurs été désigné pour prendre le monticule face au Cubs au Marlins Park le 29 mars pour l;Opening Day. A 26 ans, Urena a posté un très respectable bilan de 14-8 avec une ERA de 3.82 l’an dernier. Entre 2012 et 2016 et son parcours en A/A+/AA/AAA, les stats du Dominicain c’est 41-25 ; ERA 3.35 en 104 matchs!

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Les Marlins ont été deux fois champions en 1997 et 2003 / Crédit Picture Guy.

Par contre derrière Straily et Urena, ce sera faible, très faible pour monter quelque chose de correct : Adam Conley (WHIP 1.52 et ERA 6.14 en 2017 en 22 matchs), Dillon Peters (ERA 5.17 en 6 starts en 2017 mais un beau potentiel vu en Ligues Mineures), Wei-Yin Chen (2e plus gros salaire du club), Justin Nicolino, Sandy Alcantara, Jacob Turner ou Odrisamer Despaigne. Brad Zielgler, qui a converti 10 de ses 16 tentatives de save la saison dernière débutera la saison en tant que closer avec Kyle Barraclough en set-up man.

Une stat incroyable quand on parle des Marlins : la franchise n’a participé qu’à eux reprise aux play-offs… pour deux titres en 1997 et 2003!!! Efficacité maximum, mais donc dans le même temps, pas de postseason depuis 15 ans, une série qui ne va pas s’arrêter cette année. Derek Jeter assume ses choix violents de se séparer des meilleurs joueurs du club pour repartir de zéro et bâtir dans le long terme. La question est de savoir s’il réussira en tant que dirigeant après avoir tellement réussi en tant que joueur. Il demande du temps… mais combien de temps les fans des Marlins patienteront – encore – après on le répète 15 ans déjà sans postseason?

L’avis de TSO : Malgré un bilan négatif, les Marlins avaient terminé 2e de la division l’an dernier… En 2018, ils devraient plonger dans les profondeurs de la NL East mais aussi de la Ligue. Bleacher Report estime que Miami pourrait perdre jusqu’à 100 matchs cette année (les Tigers et les Giants avaient eu la décence de s’arrêter à 98 l’année dernière). Après le grand coup de balai de Jeter, on attend de voir dans quelle direction va partir la franchise pour les mois et les années à venir.


Une réflexion sur “[Preview] NL East : Qui pour inquiéter les Nats?

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