[Preview] AL Central : Vers une nouvelle hiérarchie

On continue nos previews pour la saison 2018, et on s’arrête aujourd’hui sur l’AL Central où on assiste à une passation de pouvoir. Non pas pour le vainqueur de la division, qui devrait une nouvelle fois être les Indians, mais pour les poursuivants. Les Tigers et les Royals sont sur la pente descendante et entrent (ou vont entrer) peu à peu dans des projets de reconstruction. La course poursuite derrière Cleveland est désormais confiée aux Twins et dans un futur proche aux White Sox. Leur objectif ? Pour Minnesota, confirmer son année 2017 en décrochant une deuxième wildcard consécutive, alors que Chicago voudra prouver que ses années noires sont terminées. 

Dans cette preview, on classe les équipes de la dernière place à la première

Detroit Tigers

Saison 2017 : 64-98, 5e
Principales Arrivées : Mike Fiers (SP – Free Agent), Fransisco Liriano (SP/RP – Free Agent), Leonys Martin (OF – Free Agent)
Principaux départs : Anibal Sanchez (SP – Twins), Ian Kinsler (2B – Angels)
Prédictions Bleacher Report pour 2018 : 4e / 61-101

On l’avait envisagé au début de la saison 2017, et c’est devenu réalité à la Trade Deadline : Les Tigers sont passés en mode « Tanking ». Après avoir dominé pendant 4 ans l’AL Central (2011-2014), mais sans jamais parvenir à remporter les World Series, Detroit arrive donc en fin de cycle. Et depuis l’été 2017, on assiste à la fuite des talents : Justin Upton et Ian Kinsler chez les Angels, JD Martinez chez les Dbacks mais surtout le départ de l’ace et du visage de la franchise, Justin Verlander vers les Astros.  Mais grâce à cela, le farm system du club s’est refait une beauté. Il se classe dans la moyenne de la MLB (15e sur 30 selon Bleacher Report). Avec des joueurs comme Daz Cameron (OF), Franklin Perez (Lanceur) ou encore Matt Manning (Lanceur), il existe un futur pour les Tigers. Mais jusque là, les fans du club vont devoir faire le dos rond. Car le présent du club semble bien sombre. Certes, il reste des petites éclaircies comme les batteurs Miguel Cabrera, toujours très utile, Nick Castellanos et Jeimer Candelario ou le lanceur Michael Fulmer, Rookie of the Year en 2016 et nouvel ace du club.

Michael Fulmer, le jeune ace des Tigers, sera sans doute le seul point positif dans la saison de Détroit.
Photo : Chris Carlson – AP

Pour le reste ça va être compliqué. Notamment pour la rotation. Au moment où est écrit cet article, elle se compose donc, de Fulmer (3.83 ERA, 114 SO, 1.154 WHIP), Zimmerman (6.08 ERA !!!!, 108 points concédés, pire total pour un lanceur partant en 2017), Mike Fiers (5.22 d’ERA), Fransisco Liriano (5.66 d’ERA et qui a terminé la saison dans le fin fond du bullpen des Astros) et Matthew Boyd (5.27 d’ERA). Un groupe catastrophique, à l’exception de Fulmer, avec 4 lanceurs avec un ERA supérieur à 5. L’objectif de ces derniers sera de manger les innings, du mieux possible, afin de faire avancer la saison. Mais également de préparer le terrain pour les jeunes pousses comme Daniel Norris (qui a montré de belles choses en 2015 et 2016, avant de s’écrouler en 2017) et Beau Burrows (3.20 d’ERA entre la A+ et la AA). Le bullpen lui non plus ne devrait pas flamber, bien loin de là. Des joueurs comme Stumpf (3.82 d’ERA) ou le closer Shane Greene (2.66 d’ERA, 9 sauvetages) devraient tout de même surnager, avant, pourquoi pas, d’être tradés durant l’été.

Nick Castellanos aura un grand rôle à jouer dans l’attaque des Tigers.
Photo : Kim Klement-USA TODAY Sports

Au niveau de l’alignement offensif, Miguel Cabrera devrait encore une fois être le fer de lance. Malgré une année 2017, très difficile (.249/16HRs/80RBIs), marquée par les blessures, il reste un joueur incroyable. Reste à savoir s’il retrouvera son niveau, qui a fait de lui un joueur, 11 fois All-star. Il sera tout de même entouré par des lieutenants de qualité avec Nick Castellanos (.272/26HRs/101RBIs) et du prometteur Jeimer Candelario (.330/2HRs/13RBIs en 27 matchs avec les Tigers). Victor Martinez, sera toujours une menace, mais semble de plus en plus en bout de course. Pour le reste, c’est plus que moyen.

Une saison 2018 qui s’annonce plus que maussade pour les Tigers. Le club ne voulait pas passer en mode tanking sous la houlette de son propriétaire historique Mike Illitch. Mais à la mort de celui-ci, son fils a repris les commandes et a accepté de commencer un nouveau cycle. L’objectif officiel est d’éviter les 100 défaites, mais je vois plutôt un bilan se rapprochant des 110 revers. Fans des Tigers, Prenez votre mal en patience. Cette stratégie a été utilisé par les Astros et les Cubs avec les résultats qu’on connait.

Kansas City Royals

Saison 2017 : 80-82, 3e
Principales Arrivées : Ryan Goins (2B – Free Agent), Jon Jay (OF – Free Agent), Luca Duda (1B – Free Agent)
Principaux départs : Eric Hosmer (1B – Padres), Lorenzo Cain (OF – Brewers), Joakim Soria (RP – White Sox), Melky Cabrera (OF – Free Agent)
Prédictions TSO pour 2018 : 5e / 59-103

Les Royals n’en sont pas encore au niveau des Tigers, mais le club vient de tourner sa page glorieuse. En effet, deux de ses principaux artisans sont partis vers d’autres horizons. Eric Hosmer a rejoint à la surprise générale les San Diego Padres, une équipe en reconstruction, tandis que Lorenzo Cain s’est envolé pour rejoindre une équipe outsider, les Brewers de Milwaukee. Kansas City aurait même pu perdre un 3e joueur de son noyau dur, mais faute d’offre, Mike Moustakas a prolongé son contrat d’une année. Problème, le club n’a pas remplacé qualitativement ces départs. Sans faire offense à Jon Jay et Luca Duda, qui restent des joueurs corrects, ils ne sont pas du même acabit que Cain et Hosmer.

Whit Merrifield a été la très belle surprise de 2017 pour les Royals. Photo : DR

Néanmoins, le club conserve un alignement plutôt correct avec des joueurs comme Salvador Perez (.268/27HRs/80RBIs), qui devrait être la menace offensive numéro une, Mike Moustakas (.272/38HRs, record de la franchise et 85RBIs) ou bien encore la surprise Whit Merrifield (.288/19HRs/78RBIs/34SBs). La grande question est donc de savoir si ce dernier sera à même d’égaler ou au pire de se rapprocher de ces stats 2017. S’il y parvient, les Royals pourront encore jouer les trouble-fête. Personnellement, j’ai du mal à y croire et je vois donc les Royals se classer à la 4e place de l’AL Central. Car le reste de son alignement est un enchaînement de paris. Alex Gordon, multiplie les blessures, Alcides Escobar n’est plus que l’ombre de lui-même, Jorge Soler a été exécrable en 2017 (.144, 36 SOs en 34 matchs), Jon Jay et Paulo Orlando sont des joueurs corrects et Luca Duda est un joueur en mode Feast or Famine (c’est à dire soit un HR, soit un strikeout). Vous l’aurez compris, l’attaque de Kansas City tourne autour de 2-3 joueurs. Ce n’est pas suffisant pour jouer les premiers rôles.

Surtout que du côté de la rotation, ce n’est pas bien mieux. D’ailleurs, ce secteur n’a jamais été une grande préoccupation pour les Royals. Même dans les années fastes, on misait sur 5 manches du starter avant de se tourner vers le bullpen, qui à l’époque était magistral. L’ace de cette rotation sera Danny Duffy, impressionnant en 2016, et qui a confirmé en 2017 (3.81, 130SOs en 146.1 manches). Il devrait une nouvelle fois, rendre de fiers services à son équipe. Derrière lui, il y aura des bons lanceurs mais qui se sont retrouvés en difficulté l’an dernier comme Ian Kennedy (3.68 en 2016 contre 5.38 en 2017) ou Jason Hammel (3.83 en 2016 contre 5.29 en 2017) et des joueurs corrects avec Nathan Karns, capable du bon comme du mauvais (5.15 avec Seattle en 2016 mais 4.13 avec les Royals en 2017), ainsi que Jake Junis (4.30 d’ERA), qui entre dans sa 2e année en MLB. Enfin le bullpen, si important dans la stratégie des Royals, devrait être en difficulté en 2018. Certes il reste Kelvin Herrera, qui a connu des zones de turbulence (26 sauvetages mais un ERA de 4.25), mais qui reste un cador du 9e inning. Derrière c’est un peu le néant, même si Brandon Maurer peut être une belle surprise.

Depuis deux saisons, Danny Duffy est impérial en tant que lanceur de départ. Photo DR

Pour résumer, cette saison 2018, ressemble à un chant du cygne pour les Royals. Une dernière tentative d’exister avant de sombrer inévitablement vers la reconstruction. En cas de résultat négatif dès le début de saison, le club pourrait vendre ses meilleurs atouts (Perez, Duffy ou Herrera) durant l’été et ainsi renforcer un farm system bien pâle (un des pires de la MLB). C’est la dernière année d’espoir avant de passer au tanking, un peu comme les Tigers en 2017 en somme.

Chicago White Sox

Saison 2017 : 67-95, 4e
Principales Arrivées : Wellington Castillo (C – Free Agent), Joakim Soria (CL – Royals), Luis Avilan (RP – Dodgers)
Principaux départs : Geovany Soto (C – Free Agent), Mike Pelfrey (SP – Free Agent)
Prédictions TSO pour 2018 : 3e / 73-89

A l’inverse des Tigers et des Royals, les White Sox sont déjà passés par les ombres sombres. Les fans voient même la lumière au bout du tunnel. En transition durant 2017, le club semble mieux armé en 2018, même si l’effectif reste encore un peu tendre pour jouer les premiers rôles en AL Central. L’objectif du club est de briller à partir de 2019, un objectif plus que raisonnable quand on voit le talent à venir de cette équipe (3e meilleur farm system de la MLB).

José Abreu, la force tranquille des White Sox. Photo DR

Le club n’a connu aucun départ durant l’intersaison, même pas la discrète star José Abreu, pourtant très demandé. Un gros coup pour les White Sox puisqu’il a encore connu une saison 2017 de gros calibre (.304/33HRs/102RBIs). Pour la 4e année consécutive, il a signé un saison à au moins 100 RBIs, et il sera encore une fois le visage de l’attaque des South Siders. Il sera entouré par la révélation de 2017 côté Chicago, Avisail Garcia (.330/18HRs/80RBIs/.380OBP), par le puissant mais irrégulier Matt Davidson (.217/26HRs/68RBIs) ou encore par la recrue, l’efficace receveur offensif Welington Castillo (.282/20HRs/53RBIs). Surtout la première vague des jeunes talentueux est déjà arrivée. Avec des joueurs comme Nicky Delmonico (.262/9HRs/23RBIs/.373OBP en 43 matchs) ou encore le complet Tim Anderson, pour sa première saison complète en MLB (.257/17HRs/56RBIs/15SBs). Enfin, le meilleur prospect de 2017, Yoann Moncada a découvert la MLB en fin de saison dernière. S’il a été un peu en difficulté (.231/8HRs/22RBIs en 54 matchs), il a montré des belles choses. Il va disputer sa première saison complète en 2018 et devrait emmagasiner beaucoup d’expériences.  Un alignement offensif prometteur, mais qui va devoir à l’instar des Athletics (à voir la preview de l’AL West), gérer la pression d’une première saison MLB complète. Un défi de taille pour les jeunes pousses mais qui seront encadrés par la force tranquille de José Abreu ou Welington Castillo. Surtout que d’autres jeunes très prometteurs pourraient rejoindre le club, cette saison, je pense notamment à Eloy Jimenez (4e meilleur prospect du pays), ou Casey Gillapsie.

Au niveau de la rotation, là aussi, c’est en transition. James Shield (5.23 d’ERA) devrait servir de relais jusqu’à l’explosion des jeunes lanceurs. Miguel Gonzalez (4.62) et Hector Santiago, de retour dans le club qui l’a drafté, vont également tenir le fort cette saison. Ils pourraient s’avérer être des bons mentors pour Lucas Giolito (2.38, 34 SOs et 12 points concédés en seulement 7 rencontres), le probable futur ace, et Reynaldo Lopez (4.72, 30 SO en 8 matchs), déjà incorporés dans la rotation. Cette dernière ne devrait pas particulièrement briller cette saison, mis à part Giolito, mais comme pour les batteurs, on pourrait voir arriver des tops prospects comme Michael Kopech (2.88 et 172 SOs en 134 manches entre le Double A et le Triple A) ou Carson Fulmer (3.86 en 7 matchs de MLB). L’avenir s’annonce radieux sur le monticule du Guaranteed Rate Field. Pour terminer le bullpen, aura fière allure avec Nate Jones (2.31 ERA) ou les recrues Joakim Soria (3.70 avec les Royals), qui sera le closer cette année, et Luis Avilan (2.93 avec les Dodgers).

La pepite Michael Kopech sonne à la porte de la MLB. Photo : Joe Camporeale-USA TODAY Sports

Ce sera sans doute encore un peu court en 2018, mais les White Sox vont commencer à s’installer comme un sérieux candidats aux play-offs à partir de 2019. D’ici là, les jeunes pousses vont découvrir et engranger de l’expérience en MLB. Si beaucoup d’observateurs voient les White Sox, 4e en AL Central, je prends le pari que cette jeune équipe va nous surprendre dès cette année en arrachant la 3e place.

Minnesota Twins

Saison 2017 : 85-77, 2e
Principales Arrivées : Logan Morrison (1B/DH – Free Agent), Lance Lynn (SP – Free Agent), Jake Odorizzi (SP – Rays), Addison Reed (RP – Free Agent), Fernando Rodney (CL – Free Agent)
Principaux départs : Glenn Perkins (RP – Retraite), Bartolo Colon (SP – Rangers), Hector Santiago (SP – WhiteSox), Matt Belisle (RP – Indians)
Prédictions TSO pour 2018 : 2e / 86-76

Quelle surprise. Après une saison 2016 à 100 défaites, les Twins se sont joués de tous les pronostics en 2017 pour empocher la deuxième wildcard de l’American League. Le club a donc décidé de capitaliser sur cette bonne saison afin de relancer un cercle vertueux dans le Minnesota. C’est pourquoi le Front office s’est activé durant l’hiver pour renforcer l’effectif. Longtemps en course pour le lanceur Yu Darvish, qui s’engagera avec les Cubs, c’est finalement Lance Lynn (3.43, et 153 SOs en 186.1 manches) qui viendra booster la rotation des Twins. Malheureusement, l’ace de l’équipe Ervin Santana, exceptionnel la saison dernière (3.28, 167 SOs, 16 victoires en 211.1 manches !!), a été opéré d’un doigt et sera absent entre deux et trois mois. Un coup dur pour les pensionnaires du Target Field. En son absence ce sera donc Lynn qui fera office d’ace, et il sera accompagné par trois autres lanceurs. Puisque selon nos dernières informations, le club semble se diriger vers une rotation à quatre joueurs en l’absence de Santana. Avec le prometteur José Berrios (3.89, 139 SOs en 147.2 manches) qui devra confirmer ses belles performances, le solide Jake Odorrizi (4.13) qui débarque de Tampa Bay et Kyle Gibson, utile (avec ses 29 starts) mais très moyen (5.07 d’Era en 2016 et 2017) depuis deux saisons. Il manque d’un véritable ace mais la rotation semble bien plus solide, notamment grâce aux deux recrues, que la saison dernière. Et le club s’était tout de même hissé en play-offs.

Même constat pour le bullpen, où le club a également profité de la Free Agency pour se renforcer. Et il y en avait besoin puisque l’ERA collectif des lanceurs de relève était de 4.40, soit le 22e pire bilan de MLB. Du coup ce n’est pas un mais deux closers potentiels qui sont arrivés. D’abord le fantasque Fernando Rodney (4.23 d’ERA mais 39 sauvetages pour les DBacks) mais surtout le très sous-côté Addison Reed (1.97 d’ERA en 2016, 2.84 en 2017 et 19 sauvetages pour les Mets avant de rejoindre les Red Sox). Ces deux-là devraient se disputer la place tant convoitée du dernier inning. Personnellement, je mise sur Reed qui semble plus régulier que Rodney. A suivre également Trevor Hildenberg, auteur d’une très belle saison rookie (3.21) ainsi qu’une autre bonne addition dans le bullpen, en la personne de Zack Duke (3.93). Au final le bullpen a bien meilleure allure qu’en 2017. Il ressemble plus à un bullpen de prétendant aux play-offs.

Joe Mauer, au club depuis 2001, a connu une véritable renaissance en 2017. (Photo by David Sherman/Getty Images)

Mais la force des Twins, la saison dernière, était son attaque. Et par chance elle n’a pas changé. Bien au contraire. En effet, déjà pourvu de Brian Dozier (76 Home Runs sur les deux dernières saisons), Miguel Sano (.264/28 HRs/77RBIs) ou de la révélation Eddie Rosario (.290/27HRs/78RBIs), l’alignement offensif voit Logan Morrison (.246/38HRs/85RBIs) venir renforcer ses rangs. Ce dernier, auteur de la meilleure saison de sa carrière, est arrivé libre au club. Une aubaine. Il faudra également (enfin ?) compter sur Byron Buxton qui, après deux saisons très décevantes, semble avoir trouvé ses marques en MLB. Il a même été étincelant après le All-Star game 2017 (.300/11HRs/35RBIs). Tout comme un certain Joe Mauer qui a retrouvé des couleurs en 2017 (.305/7HRs/71RBIs/.384OBP). Drafté par le club en 2001, et présent dans l’effectif depuis 2004, il est le capitaine et l’âme de l’équipe. Même s’il ne parvient pas à réitérer ces stats, il reste un atout non négligeable pour encadrer les jeunes que sont Sano, Buxton ou encore Kepler.

Ervin Santana, stellaire en 2017, va manquer entre deux et trois mois en 2018. Un coup dur pour les Twins. (AP Photo/Jim Mone)

Le club semble bien mieux armé qu’en 2017. Mais cette fois l’effet de surprise a disparu et il va falloir confirmer. Si les Indians semblent encore un cran au-dessus, les Twins peuvent les taquiner et aller chercher la deuxième wildcard (la première étant promise à un club de l’AL East). Pour cela, il faudra que la rotation tienne le coup jusqu’au retour de sa star Ervin Santana mais surtout que ce dernier retrouve son niveau.

Cleveland Indians

Saison 2017 : 102-60, 1er
Principales Arrivées : Yonder Alonso (1B – Free Agent), Matt Belisle (RP – Free Agent)
Principaux départs : Carlos Santana (1B – Phillies), Jay Bruce (OF – Mets), Bryan Shaw (RP – Rockies), Joe Smith (RP – Astros)
Prédictions The Strike Out pour 2018 : 1er / 103-59

Il y a la descente aux enfers des Tigers et des Royals, l’ascension des White Sox et des Twins et puis il y a les Indians. Bien loin de toute cette agitation, Cleveland reste l’indiscutable leader de cette AL Central. Le club a signé le deuxième meilleur bilan de la MLB la saison dernière, avec au passage une indescriptible série de 22 victoires consécutives.

Corey Kluber a été impérial en 2017 et a été récompensé par un titre de CY Young. Photo : DR

Et le groupe revient en 2018 quasiment inchangé. La rotation reste l’une des meilleurs de la ligue. Avec en tête de gondole, Corey Kluber, auteur d’une saison 2017 d’anthologie (2.25 d’ERA, 265 SOs en 203.2 manches ainsi que 18 victoires) auréolée d’un titre de CY Young, son deuxième en carrière. Derrière lui, Carlos Carrasco, qui serait l’ace de beaucoup d’équipe, est aussi intraitable (3.29, 226 SOs en 200 manches avec 18 victoires). Sans oublier Mike Clevinger (3.11) qui semble se hisser au niveau de ses deux compères. Au final la rotation des Indians a présenté le deuxième meilleur ERA collectif de la MLB, le premier de l’American League. Le groupe n’a pas bougé et devrait une nouvelle fois faire trembles les batteurs de la MLB. A surveiller toutefois, le changement de pitching coach, Mickey Callaway est parti entraîner les Mets et c’est Carl Willis (coach des lanceurs de Cleveland entre 2003 et 2009, puis de Boston depuis 2015) qui a pris le relais.

Au niveau du bullpen malgré les départ de Bryan Shaw (3.52 d’ERA en 79 matchs !!!) et de Joe Smith (3.33 d’ERA), il reste le meilleur duo de la MLB avec Cody Allen (2.94, 30 sauvetages en 34 chances) mais surtout l’indescriptible Andrew Miller (1.44 d’ERA !!!, 95 SOs en 57 matchs et 62.2 manches). Pour résumer la force du bullpen, un seul chiffre suffit : 2.89 d’ERA. C’est la moyenne collective des lanceurs de relève des Indians. Tout simplement impressionnant.

Pour l’alignement offensif, un seul changement à noter et non des moindres puisque l’utile Carlos Santana (.259/23HRs/79RBIs/.363OBP) s’en est allé du côté de Philadelphie. Pour le remplacer le club a décidé de s’offrir les services de Yonder Alonso (.266/28HRs/67RBIs) qui a signé la meilleure saison de sa carrière l’an passé. Même s’il n’est pas le nom le plus clinquant de la Free Agency, il reste un joueur efficace. Surtout le club avait déjà « prévu » le départ de Santana, avec la signature d’Encarnacion avant le début de la saison 2017. Sinon le club pourrait toujours compter sur son duo explosif Fransisco Lindor (.273/33HRs/89RBIs) qui s’impose peu à peu comme un MVP en puissance, ainsi que sur José Ramirez (.318/29HRs/83RBIs) qui a terminé troisième dans la course au MVP 2017. Dans l’outfield, Cleveland comptera sur un duo de jeunes joueurs, Bradley Zimmer (.241/8HRs/39RBIs/18SBs), qui va débuter sa deuxième saison en MLB, et Tyler Naquin, troisième au classement des Rookies de l’année 2016 mais qui a connu une année 2017 un peu plus compliquée. Ce dernier remplace Michael Brantley qui est la grande interrogation chez les Indians. Joueur impérial au bâton (.299/9HRs/52 RBIs/.357OBP), il est trop souvent blessé. Il n’a ainsi joué que 100 matchs sur les deux dernières saisons.  S’il parvient à rester sur le terrain, l’attaque de Cleveland prendra encore une autre dimension. Et c’est peut-être ce qu’il a manqué aux Indians lors de ces deux dernières campagnes de play-offs.

Quoi qu’il en soit, pas grand chose à dire sur cette équipe tant elle semble taillée pour gagner. Une nouvelle fois en 2018, elle devrait s’emparer du trône de l’AL Central, reste maintenant à s’emparer de la couronne de la MLB. Mais il ne faudra surtout pas s’endormir sur ses lauriers puisque les Jumeaux du Minnesota sont affamés et n’hésiteront pas à profiter du moindre faux-pas.

 


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