Le closer qui murmurait à l’oreille des fins de matchs (Partie I)

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Ah les pitchers… Cette caste à part dans le monde du baseball. Celle des hommes seuls sur leur monticule. Souvent adulés ou détestés, les lanceurs sont au baseball ce que les quarterbacks sont au football américain. On parle très souvent de ces stars absolues que sont Kershaw, MadBum, Félix The King, ou Zack Greinke. Et c’est normal. Ils sont des aces. Des lanceurs de départ d’exception.

Mais connaissez-vous les lanceurs de relève ? Ces hommes qui sortent de l’ombre en fin de match ? Ceux à qui l’on confie la mission d’assurer la victoire sur une simple manche ? Qu’ils soient setups ou closers, ces artistes quittent à chaque rencontre le confort du bullpen pour l’adrénaline du match, au moment où celui-ci devient le plus irrespirable. Les dernières manches. Celles bien souvent qui font la différence entre la victoire et la défaite. Entre la gloire et l’humiliation.

Il faut avoir des nerfs solides pour envoyer la balle dans la zone avec les bases pleines dans le dos alors que le score est à votre avantage d’un petit run. Ces hommes-là sont fait d’un autre bois. Avec un mental d’acier. Indispensable pour ne pas craquer.

Mais la ligne entre le « save » et « blown save » est trop souvent infime, presque invisible. À quoi se joue-elle ? Parfois à un lancer. Un unique lancer et vous passez de la lumière aux ténèbres. Demandez donc à la légende du poste, Mariano Rivera, quel souvenir garde-t-il du 4e match des Championship Series face au rival de Boston en 2004 ?

Sur « The Strike Out », on a voulu rendre hommage à ces travailleurs de l’ombre. Ceux-là mêmes qui peuvent être encensés un jour, pour être cloués au pilori le lendemain. Voici les dix que vous devez connaître :

  • #10 : Ken Giles, Astros

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En deux saisons MLB, l’ancien setup des Phillies affiche une ERA à 1.56 avec 151 strikeouts envoyés en 115 manches. C’est très propre et ça a tapé dans l’œil des Stros. À Houston, Giles pourrait avoir le rôle de closer et faire un peu plus parler de lui.

  • #9 : Jerrys Familia, Mets

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C’est peut-être le joueur qui représente le plus cette limite entre la lumière et les ténèbres. Éblouissant tout au long de la saison dernière, Familia a complètement craqué sur la dernière marche, encore trop haute pour lui, les World Series. Pour tous les fans, c’était un véritable déchirement de le voir s’effondrer avec 3 blown saves en World Series, triste record. Surtout lorsqu’on sait que quelques jours avant il égalait le record de la franchise avec 43 saves sur la saison. Closer, ce rôle si ingrat.

  • #8 : Zach Britton, Orioles

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Il y a deux ans, Britton fut installé à temps plein dans le bullpen pour la plus grande joie des fans de Baltimore. Depuis ce choix tactique payant, Britton a fait chuter son ERA (1.77 vs 4.87 auparavant) et met aux supplices les batteurs adverses. Avec 73 saves en deux ans Britton est devenu une arme redoutable de fin de match. L’exemple typique d’une belle reconversion.

  • #7 : Trevor Rosenthal, Cardinals

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Depuis 2 ans, Rosenthal fait le bonheur des Cards en tant que closer. Avec déja 93 saves sur deux saisons, Rosenthal s’est imposé comme l’un des meilleurs à son poste. Et avec une ERA en baisse et des sauvetages en hausse, il monte encore en puissance. À 25 ans, le futur lui appartient.

  • #6 : Mark Melancon, Pirates

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Mark Melancon se souviendra longtemps de l’année de sa trentaine. D’abord parce qu’en 2015 il est devenu le meilleur reliever de NL. Ensuite parce qu’il a sauvé 51 matchs, soit la 9e meilleure performance de l’histoire. S’il n’est plus aussi véloce qu’auparavant, le closer de Pittsburgh a trouvé les clés pour rester dominant. Chapeau l’artiste.


En bonus : la fois où le plus grand closer de tous les temps craqua.

Le contexte : Game 4 Championship Series 2004, Yankees vs RedSox. New-York mène la série 3-0. Dans le 4e match, les ‘Yanks’  mènent d’un point et sont à une manche de retrouver les World Series. Mariano Rivera, 5 WS remportées, 13 All-Star, MVP 2003, 652 saves en carrière (record MLB), entre en piste pour tuer le match. Une formalité pour la référence absolue du poste ? Regardez plutôt.

Derrière, Boston s’impose et deviendra la première équipe à se qualifier après avoir été menée 3-0 dans une série. Les Red Sox remporteront les WS face à St.Louis (4-0) et marqueront l’histoire comme l’équipe ayant réussi le plus incroyable come-back de tous les temps.

J-Sé Gray « In Billy Beane we trust ».

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