Le compte à rebours continue d’égrener les jours avant la reprise de la saison de baseball. La World Baseball Classic démarre le 5 mars pour cette édition 2026 qui fait palpiter nos coeurs de fans. Les grandes stars seront presque toutes au rendez-vous et on attend – comme toujours – des surprises, notamment de la part des nations européennes. Et ça tombe bien, car après vous avoir présenté la compétition et la Poule A, la rédac de The Strike Out se penche aujourd’hui sur la Poule B, dans laquelle figurent deux de nos représentants du Vieux continent : l’Italie et la Grande-Bretagne. Ils auront la délicate mission d’affronter à l’ogre Team USA qui arrive en mission « revanche » après sa défaite en finale en 2023. La deuxième place et donc l’accès aux quarts de finale sera très disputée entre l’Italie et le Mexique. La Grande-Bretagne voudra confirmer ses très beaux débuts de 2023 alors que le Brésil fait lui son retour dans la compétition. Suivez-nous dans l’aventure WBC!

USA : Une sélection en mission
Quand on prononce le mot « baseball », le commun des mortels pense immédiatement aux Etats-Unis et imagine que le pays domine les compétitions internationales… Pour ceux plus familiers de ce genre de rendez-vous, vous savez que Team USA fait face à une énorme concurrence venue d’Asie ou de son propre continent américain. Preuve en est, le palmarès des Etats-Unis en World Baseball Classic : 1 titre en 2017 et 1 finale perdue en 2023… C’est peu en cinq éditions. Trop peu. Si de très grands noms ont déjà participé à la compétition avec la liquette USA sur le dos, la défaite en mondiovision face au Japon à Miami a incité la fédération américaine à aller encore un peu plus loin dans le recrutement. C’est à n’en pas douter la plus belle équipe américaine jamais assemblée qui va disputer cette WBC 2026.

Rien de moins qu’un triple MVP pour endosser le rôle de capitaine! Aaron Judge est le leader sportif et charismatique de la sélection. Il a déjà cette même responsabilité chez les Yankees, pas une mince affaire, on lui fait donc confiance pour cette mission printanière. Il n’avait pas participé à l’édition 2023 de la WBC justement pour rester au Camp d’entraînement des Bombers juste après sa nomination. Slugger de tous les records ou presque en saison régulière, il lui manque encore de répondre présent dans les grands rendez-vous (les playoffs), ses performances seront donc scrutées de près dans les matchs à élimination de cette compétition.
Deux autres cannoniers ont été retenus chez les Stars & Stripes : Cal Raleigh (60HR en 2025, 2e au AL MVP derrière Judge) et Kyle Schwarber (56HR, 2e au NL MVP derrière Ohtani). On peut ajouter en terme de gros bras Bryce Harper et Paul Goldschmidt qui pourraient tous les deux atteindre la barre des 400HR en carrière cette saison (Goldy et Schwarb étaient déjà de la WBC 2023). D’autres « vétérans » de la MLB ont été retenus :Alex Bregman le nouveau Cub, le spectaculaire outfielder Byron Buxton et le désormais triple champion Will Smith. Pour compléter le tableau des joueurs de champs, deux joueurs moins connus mais très performants en 2025 avec leur franchise : Brice Turang (Brewers) et Ernie Clement (Blue Jays, voir plus bas). Et puis bien sûr quelques uns des nouveaux visages les plus brillants de la Ligue :Bobby Witt Jr., Pete Crow-Armstrong et Gunnar Henderson.
Côté pitching, le manager Mark DeRosa ne compte pas un mais deux Aces dans sa manche! Tout simplement les deux Cy Young 2025 : Tarik Skubal (également lauréat en 2024, voir plus bas) et Paul Skenes (élu lui Rookie de l’année pour la NL en ’24). Le jeune lanceur des Pirates a été le 2e joueur à s’engager pour Team USA, après Judge, dès mai 2025. La participation de Skubal et Skenes marque un changement radical par rapport aux dernières éditions où les gros bras de la Ligue étaient aux abonnés absents par crainte de blessures. Les clubs ont cette fois donné leur feu vert. A l’image aussi des Giants qui « prêtent » Logan Webb. L’un des lanceurs les plus sous-côtés de MLB vient de finir sa 3e saison dans le Top 6 du NL Cy Young (2e en 2023, 6e en 2024, 4e en 2025), sa 3e saison aussi avec le plus grand nombre de manches lancées en NL (2016, 204.2, 207), avec en bonus 2 sélections au All-Star Game et un Gold Glove l’an dernier. Viendront compléter la rotation : Matthew Boyd, Michael Wacha, Joe Ryan voire le néo-starter ex-releveur Clay Holmes… et le futur retraité Clayton Kershaw! Titré pour la 3e fois avec les Dodgers, le triple Cy fera ses adieux à l’issue de la compétition. Pour le bullpen, le défilé de grands noms continuent (avec entre parenthèses leurs perfs en 2025) : Mason Miller (22 saves + 10 holds, WHIP 0.91), David Bednar (27 saves), Brad Keller (ERA 2.07 en 68 sorties), Gabe Spier (WHIP 0.87 en 76 sorties) et Griffin Jax (99K en 66IP)
On sera enfin attentif à l’utilisation par Mark DeRosa de deux jeunes joueurs : le lanceur Nolan McLean (prospect #1 des Mets, #6 de MLB) qui a régalé pour ses débuts en MLB l’an dernier (57K/16BB en 48IP, ERA 2.06 et WHIP 1.04 en 8 starts) et l’outfielder des Red Sox Roman Anthony (.292/.396/.463 en 71 matchs MLB), appelé de dernière minute pour remplacer Corbin Carroll, blessé.
La star : Tarik Skubal
Double lauréat en titre du Cy Young Award en American League, Skubal n’est pourtant pas un joueur que l’on voit souvent à la Une. Il est beaucoup moins médiatique que son compère Paul Skenes (NL ROY puis Cy Young sur ces mêmes saisons 2024 et 2025). Les deux joueurs sont d’ailleurs ensemble dans le roster de Team USA pour cette World Baseball Classic et on devrait parler de co-Aces… mais le lanceur des Pirates semble encore attirer tous les regards. Que faut-il que Skubal réalise pour qu’on le place tout en haut de nos « Stars of MLB »? A 29 ans, Skubal est au pic de son prime. Il vient d’enchaîner une deuxième saison consécutive de zinzin sur le monticule des Tigers et est en fait monté régulièrement en puissance depuis son arrivée en MLB en 2020.
N’apparaissent pas dans ces lignes :
- son nombre de Ks : 228 en 2024 (#1 en MLB) et 241 en 2025,
- son WHIP : 0.922 en 2024 et 0.891 en 2025 (#1 en MLB).
Skubal est juste trop dominant. Alors oui, il évolue dans la Division Centrale et affronte souvent des équipes relativement faibles si l’on se fie à leurs bilans. Mais quand même. Alors est-ce le fait de jouer chez les Tigers et non dans une Power House qui lui vaut ce statut là? Un argument qui ne tient pas face à Skenes et ses Pirates, dans les bas fonds de la MLB depuis plusieurs saisons. Est-ce alors parce qu’il n’a pas été repéré sur le circuit universitaire? Skubal est sorti de la fac de Seattle, la seule de Division 1, à lui offrir une bourse après le Lycée… quand on sait que Paul Skenes a battu pléthore de records et a été champion avec LSU? Pour Skubal, cette WBC est l’occasion idéale de s’affirmer.
Dans une récente interview, il a déclaré que ce qu’il attendait le plus de cette compétition était de partager du temps, dans le clubhouse, avec certains des meilleurs joueurs de MLB comme s’il n’en faisait pas partie lui-même! La starter des Tigers attend particulièrement de côtoyer Clayton Kershaw. Dans cette même interview, il a déclaré avoir eu une longue conversation la saison dernière avec le néo-retraité et membre de Team USA : « that changed my whole outlook on pitching » [« Ca a changé toute ma façon d’aborder le pitching »].
Skubal a annoncé vouloir s’amuser, passer du bon temps tout en performant dans cette compétition. Un bon bol d’air après un hiver difficile. Le lanceur était en effet en conflit avec sa direction sur son salaire pour 2026. Les rumeurs ont même enflé quant à un possible trade. Finalement, les deux parties sont parvenues à un arbitrage à 32 millions de dollars. C’est à la fois beaucoup (il touchait 10M en 2025) mais moins que le contrat offert à Framber Valdez pour rejoindre la rotation de Detroit (20M de bonus signature + 17.5M en 2026). Cette année est donc charnière dans la carrière de Skubal : enchaîner un 3e Cy le ferait entrer dans une caste très restreinte et lui ouvrirait les portes d’un contrat XXL chez un géant de la Ligue (au hasard les Yankees ou les Dodgers?!). Il espère la lancer au mieux dès cette World Baseball Classic.
Le joueur à suivre : Ernie Clement

Si vous n’avez pas suivi le parcours des Blue Jays en Postseason en octobre dernier : 1/ vous avez eu tord c’était fabuleux ; 2/ vous ne connaissez pas encore Ernie Clement ; 3/ séance de rattrapage ici.
Commençons par une stat : le joueur de 29 ans s’est offert le record de hits sur une campagne de playoffs : 30 (!!!) eclipsant ainsi la marque de 29 établi en 2020 par Randy Arozarena (les deux hommes vont s’affronter lors de ces matchs de poule). Poursuivons par un bilan global de sa postseason : .411/.416/.562 en 18 matchs avec un HR, 6 doubles, 9RBI, 13 points marqués, pour une OPS de .977. Clement a frappé un coup sûr dans 16 de ces 18 matchs (ses seuls « ratés » : les Games 1 des ALDS et ALCS) et a frappé plusieurs hits dans 10 des 18! Hallucinant ou « historique » pour reprendre les mots de son manager John Schneider. Rappelons que les Blue Jays ont trouvé sur leurs parcours des lanceurs tels Max Fried, Carlos Rodon, Logan Gilbert, Luis Castillo, George Kirby, Blake Snell, Yoshinobu Yamamoto, Tyler Glasnow ou Shohei Ohtani….
Drafté au 4e tour en 2017 par les Guardians, Clement a fait ses débuts avec la franchise de l’Ohio en 2021. Placé sur la liste des joueurs disponibles (« waivers ») l’année suivante, il est récupéré par les Athletics qui le laissent à leur tour à disposition des autres franhcises en mars 2023 juste avant le début de saison. Les Blue Jays vont alors le signer. Un joli clin d’oeil pour le natif de Rochester, une ville située dans l’Etat de New York, sur les rives du Lac Ontario, juste en face de Toronto! Avec la franchise canadienne, il démontre une grande polyvalence défensive à tous les postes (il compte des matchs en 1B, 2B, SS, 3B et même en outfield) et une régularité offensive (.277/.313/.398 en 157 matchs de saison régulière en 2025). Une dernière stat pour vous convaincre? En cumulé sur ces deux dernières saisons, Clement affiche une WAR de 7.7 (selon les calculs de Baseball-Reference), ce qui le place au niveau des Freddie Freeman (8.2), Bryce Harper (7.9), Rafael Devers (7.8), Alex Bregman (7.6), Marcus Semien (7.4) ou encore Manny Machado (7.1)… pas des petits noms.
Pour cette WBC, Ernie Clement devrait être en concurrence avec Alex Bregman pour une titularisation en 3B. A moins que le manager Mark DeRosa ne le replace en 2B (ce qui pourrait être son poste cette saison à Toronto). Dans une équipe bourrée de stars, Clement arrivera sans prétention pour se faire définitivement un nom parmi les grands.
Est-il vraiment nécessaire d’ajouter que les Etats-Unis visent la première place de ce groupe? Attention quand même à l’excès de confiance pour ne pas se faire surprendre par le Mexique comme en 2023. La WBC commencera pour les Etats-Unis en quart de finale.
Prono : 1e place du groupe
Italie : La squadra est ambitieuse
L’Italie dispute en ce printemps sa 6e World Baseball Classic en 6 éditions. Place forte du baseball européen, elle n’avait pourtant pas réussi à sortir du premier tour en 2006 et 2009. Fin de la malédiction en 2013 grâce notamment à une victoire sur le Mexique en match d’ouverture, et ce HomeRun d’Anthony Rizzo en 9e manche. Dix ans après, la Squadra s’est de nouveau hissé en quart de finale, battue par l’armada japonaise (9-3).
L’une des forces de Mike Piazza avait été de bâtir une équipe. Et ce n’est pas une mince affaire quand les joueurs n’ont jamais joué ensemble auparavant et qu’ils n’ont pas forcément la fibre nationale dans le sang. Aucun n’était natif d’Italie et tous avaient été sélectionnés pour leurs origines transalpines. Piazza avait, on s’en souvient, inviter ses joueurs en Italie pour leur faire découvrir une culture, une gastronomie, un patrimoine qui leur étaient pour la plupart étrangers. C’était par exemple le premier voyage en Italie pour Vinnie Pasquantino (voir plus bas). Le succès sur le terrain s’est joué en coulisses avec ces moments partagés. Et pour cette édition 2026, la fédération italienne a croulé sous les candidatures, tant l’expérience 2023 a été positive. Charge au nouveau sélectionneur de continuer sur cette lancée. Francisco Cervelli a en effet remplacé Mike Piazza. Soit un un ancien catch des Yankees pour remplacer un ancien catch des Mets!

Crédits Fédération italienne
Le roster 2026 ne manque pas de noms MLB : Aaron Nola en tête. Le starter des Phillies espère se relancer en 2026 grâce à cette compétition après un exercice 2025 très compliqué : seulement 17 starts disputés en raison de blessures à la cheville puis aux côtes (son premier passage sur la IL depuis 2017!). Nola retrouvera sur cette WBC son ancien camarade de rotation : Michael Lorenzen. Auteur d’un no-hitter en août 2023 avec Phila, il a joué ces deux dernières saisons avec les Rangers et les Royals. Dans le bullpen : Adam Ottavino (Mets, qui a disputé la WBC 2023 avec Team USA), Matt Festa (Guardians), Greg Weissert (Red Sox) ou encore Ron Marinaccio (Padres). Le jeune catcheur des White Sox, Kyle Teel, va prendre pas mal d’expérience aux côtés de ces vétérans. Pièce maîtresse du deal de Crochet de Boston à Chicago, Teel a disputé sa première demi-saison MLB en 2025 et a montré de belles choses (69 hits en 78 matchs, 8HR et 11 doubles, 37BB). Il aura en plus tout loisir de discuter et d’absorber les conseils d’un joueur multiple vainqueur des World Series qui évoluait au même poste que lui : Jorge Posada a en effet été enrôlé par Cervelli, son ancien coéquipier chez les Yankees, pour intégrer le staff italien. Il a été nommé assistant hitting coach.
Continuons de dérouler le roster italien avec dans l’infield : Vinnie Pasquantino (Royals, voir plus loin), Jon Berti (Cubs), Miles Mastrobuoni (Mariners) et l’espoir des Cardinals, Thomas Saggese. Et puis dans l’outfield : Dominic Canzone (Mariners) et une belle brochette de grands espoirs qui se sont distinguées en Minor League en 2025 (voir plus bas). Jac Caglianone a lui déjà fait ses débuts dans le Show. Très attendu, l’ancien 6e choix de la Draft 2024 et 10e meilleur prospect de MLB Pipeline, a connu un début de carrière compliqué (AVG .157 et OBP .237). Cette compétition est la rampe de lancement idéale pour arriver à l’Opening Day avec le plein de confiance.
La star : Vinnie Pasquantino
Vinnie Pasquantino est le premier jouer qu’a appelé le nouveau manager de l’Italie, Francisco Cervelli, en vue de la World Baseball Classic. Pasquatch – comme il est surnommé à Kansas City – ou « The Italian Nightmare » – comme l’appelle la légende des Royals, George Brett – est le capitaine de route de cette Squadra.

Pasquantino avouait récemment être arrivé à l’édition 2023 sans trop d’attente, plutôt curieux de découvrir le baseball international et surtout sans savoir si l’équipe composée de joueurs d’origine italienne réussirait à représenter la nation de leurs ancêtres, mais pas forcément celle à laquelle ils s’identifiaient. Il en est ressorti transformé. Ravi, comme ses coéquipiers, d’avoir défendu ces couleurs bleues et évidemment partant pour l’édition suivante. Pasquantino s’est même engagé dès mars 2025 auprès de la fédération italienne. Et il a en plus enrôlé son jeune coéquiper à KC, Jac Caglianone, dès leur rencontre lors du Spring Training. Les deux hommes représenteront leur franchise sous le maillot bleu. Assez discret offensivement en 2023 (4 sur 20), il aura à coeur de contribuer davantage cette année pour porter haut et loin sa sélection.
En 2025, à 28 ans, il a disputé la saison la plus aboutie de sa carrière MLB avec sa première saison pleine : 160 matchs (131 en 2024, 61 en 2023, 72 en 2022) ; une slashline de .264/.323/.475/.798 avec 32HR et 113RBI (3e total en AL). Drafté au 11e tour de la Draft 2019, il s’est mis d’accord avec sa franchise des Royals pour deux nouvelles saisons supplémentaires à son contrat (2026 et 2027).
Les pépites à suivre
Beaucoup de jeunes talents à suivre dans cette équipe italienne. 5 joueurs de l’effectif font en effet partie des 30 meilleurs prospects de leurs équipes MLB, c’est le chiffre le plus élevé des sélections de cette WBC après Taiwan (6). Honneur à Sam Aldegheri, premier joueur né en Italie à débuter un match MLB. C’était en août 2024. Depuis, le natif de Vérone a compilé 5 starts et 7 apparitions dans la Grande Ligue. L’an dernier, le gaucher de 24 ans a continué à se faire les dents en Double A (ERA 3.72 en 23 starts). Il est le prospect n°13 des Angels.
Choisi au premier tour de la Draft 2024 (27e), Dante Nori est le prospect n°6 des Phillies. Il s’est illustré en 2025 en étant le leader du Farm System en hits (127), BB (75) et vols de bases (52), en jouant 125 matchs en A, High A et Double A. Une belle et rapide progression pour cette première saison professionnelle. Outfielder gaucher de 21 ans, né au Canada, il combine bon coup de batte, patience, vitesse.
A suivre aussi dans le champ extérieur italien : Nick Morabito, 22 ans, meilleur Minor Leaguer des Mets en 2024. Drafté au 2e tour en 2022, il est le joueur qui monte dans l’organisation new-yorkaise. Son meilleur atout? La vitesse avec la bagatelle de 108 bases volées en cumulé sur les saisons 2024 et 2025 + 16 autres réussites en 17 matchs en Arizona Fall League games. Une slashline de .362/.450/.464 (avec 1HR, 2 doubles et 1 triple) lui a valu une sélection dans l’équipe All-Star de la compétition et une place dans le roster élargi des Mets afin d’être protégé de la « Rule 5 Draft« .
8e prospect des Brewers, Andrew Fisher est le meilleur jeune 3B selon les spécialistes de MLB Pipeline, un poste qu’il a pourtant peu pratiqué pendant son cursus universitaire à Tennessee (il jouait plutôt 1B). Drafté en juillet 2025 (1er tour, 20e choix), il disputera en 2026 sa première saison complète chez les pros, pendant laquelle il s’appliquera à réduire son nombre d’élans à vide (30% sur un échantillon de 19 matchs en High-A l’an dernier). La puissance est là, il lui reste à la maîtriser.
Et puis : Sam Antonacci, choisi au 5e tour de la Draft 2025 par les White Sox après un parcours en deux temps en Université. Il a écrasé la Division II en 2023 dans les catégories offensives (AVG .515, OBP .618 , 105 runs, 106 hits, 103 RBI) et décroché le titre national avec Heartland College. En 2024, il est transféré à la fac de Coastal Carolina en Division I où sa régularité a continué de faire merveille (AVG .367, OBP .523). Batteur gaucher très patient, Antonacci chasse rarement les balles à l’extérieur de la zone et peut frapper dans tous les coins du terrain. Il a joué SS en DII puis 3e base en DI, mais est vu plutôt comme un 2e base en pro. Il est classé 11e meilleur prospect de sa franchise en ce début de saison.
Forte de son beau parcours en 2023 et dotée d’un beau roster mêlant expérience et jeunesse, l’Italie peut espérer prendre la 2e place de ce groupe devant le Mexique pour accéder aux quarts de finale.
Prono : 2e place de groupe
Mexique : Un statut à défendre
Le Mexique n’a jamais manqué une édition de la World Baseball Classic mais ne s’y jamais vraiment illustré jusqu’à 2023. Au-delà des exploits de nos rookies européens (Grande-Bretagne et Rep. Tchèque) et du duel final entre les 2 géants (Japon et USA), le parcours du Mexique a été la belle histoire de la compétition.
Une « joy ride » comme la décrit le site officiel et une « balade joyeuse » pour la traduction qui avait pourtant commencé par une défaite, en ouverture, face à la Colombie (4-5). Mais le lendemain, devant 47 500 spectateurs au Chase Field de Phoenix, le Mexique s’offre une victoire de prestige face à Team USA. Une démonstration offensive de 15 hits pour 11 points marqués, et seulement 5 encaissés. 3 de ses hits et 3 de ses points sont signés Randy Arozarena. Né à Cuba, il a fui son pays en 2015 à l’âge de 20 ans sur une embarcation de fortune pour trouver refuge au Mexique dont il a adopté la nationalité en 2022. Derrière son fantasque, charismatique et performant leader, l’équipe mexicaine enchaîne deux autres succès dans cette phase de poule, face à la Grande-Bretagne et au Canada, pour décrocher la première place. Rendez-vous est pris en quart de finale face à Porto Rico dans une ambiance complètement dingue à Miami. Mené 4-0 après la première manche, le Mexique retourne le match en 7e manche et décroche un succès 5-4. La demi-finale sera l’un si ce n’est le plus beau match du tournoi, un duel épique face au Japon, perdu en 9e manche sur un walk-off hit de Murakami alors que le Mexique avait mené 3-0 puis 5-3 au cours de la partie. Une énorme déception donc, mais aussi une grande fierté de porter si haut les couleurs. Avec 4 victoires en 2023, le Mexique a tout simplement égalé son nombre de victoires en cumulé sur les éditions précédentes!
C’est donc avec un nouveau statut que le Mexique se présente sur la ligne de départ de cette WBC 2026, où il faudra encore se frotter – en poule – au géant américain. Pas mal de joueurs font le back-to-back dans le roster : Randy Arozarena évidemment, Rowdy Tellez, Luis Urias, Jarren Durran, Alek Thomas pour les joueurs de champ ; Jesus Cruz, Javier Assad, Gerardo Reyes et Taijuan Walker pour le pitching… Ils étaient là en 2023 et le sont encore en 2026.
On suivra aussi deux jeunes lanceurs qui se sont illustrés en Minor Leagues en 2025. D’abord Samy Natera Jr. (prospect #30 des Angels) : une ERA de 2.84 avec 85K en 57IP et un batting adverse limité à .177 en Double A et Triple A. Et Luis Gestelum (prospect #29 des Cardinals) : 92K en 63IP en Double A.
La star : Alejandro Kirk
On était obligé de choisir Capitaine Kirk (ref de boomer)! Le catcher des Blue Jays va vivre sa première World Baseball Classic après avoir dû se retirer du roster 2023, pour la bonne cause, la naissance de sa fille.
Né à Tijuana, le petit Alejandro a mis un pied sur les terrains de baseball dès l’âge de 3 ans. Son idole : Albert Pujols. C’est vers 13 ans qu’il découvre le poste de catcheur qu’il ne lâchera plus jusqu’à aujourd’hui. Un scout des Blue Jays le repère lors d’un match de la Ligue mexicaine et il est officiellemnt recruté en septembre 2016 à 18 ans. Après un bon parcours en Minor League, il découvre la MLB lors de la saison raccourcie de 2020 et explose en 2022 avec une nomination au All-Star Game et le Silver Slugger Award (meilleur joueur offensif à son poste). Ses performances offensives déclinent en 2023 et 2024, pas son excellente défense. Et tout se remet en route, comme pour sa franchise en 2025.
En mars, il signe une extension de contrat avec les Blue Jays ; en juillet il connait une deuxième sélection au All-Star Game ; en août il vole la première base de sa carrière ; en septembre il frappe 2 HR dont un Grand Slam pour offrir le titre de Division à son équipe (le premier depuis 2015) ; en octobre il dispute les World Series (il sera le dernier éliminé du Match 7 en 11e manche). Une slashline en saison régulière de .282/.348/.421 avec 15HR et une fWAR de 4.7. Il va afficher en parrallèle 9 Defensive Runs Saved (points sauvés par un joueur/une équipe avec les critères d’erreurs, puissance de bras, double-jeu réalisés…)… mais se voit étrangement privé du Gold Glove (il sera décerné à Dillon Dingler des Tigers).
Le pitching crew du Mexique aura bien besoin de son expérience et de sa motivation à endosser son rôle de capitaine.
Le joueur à suivre : Alejandro Osuna
L’expérience, Alejandro Osuna, n’en a pas encore mais il va apporter sa fougue à ce roster mexicain. Il est le petit frère de Roberto Osuna, ancien MLBer (All-Star en 2017, suspendu pour violences domestiques en 2018 et AL saves leader en 2019), aujourd’hui lanceur dans la Ligue japonaise (champion NPB en 2025 avec les Fukuoka SaveBanks Hawks).
Signé en octobre 2020 à l’âge de 18 ans par les Texas Rangers, Alejandro fait ses débuts pros l’année suivante en Rookie League. En 2023 et 2024, il se voit offrir une place en Arizona Fall League. Il est d’ailleurs nommé dans l’équipe All-Stars de la AFL en ’24 (306/.438/.449/.887) après avoir reçu le trophée de Minor Leaguer de l’année dans l’organisation des Rangers. Après avoir participé au Camp d’entraînement de février 2025, direction la Triple A, dernière marche avant le Show, qu’il découvre le 25 mai. Le lendemain, il s’offre un premier hit face justement aux Blue Jays de son compatriote Kirk, puis son premier HR le 1er juillet face aux Orioles. 63 apparitions en MLB (151AB) pour Osuna avant un retour en Triple A pour terminer la saison. On ne jugera ses petits stats dans la Grande Ligue si vite, l’échantillon est trop petit.
En 2017, alors âgé de 14 ans, il avait regardé depuis les tribunes de Jalisco, son frère Roberto disputer la World Baseball Classic avec la sélection mexicaine. Il rêvait depuis ce moment de porter à son tour le maillot rouge et vert. On ne sait pas encore quel rôle va lui attribuer le manager Benji Gil. En effet, Osuna est l’un des 5 outfielders retenus pour la compétition. Il est aussi le plus jeune (23 ans). Qu’il joue beaucoup ou pas, il a annoncé que son objectif était de passer beaucoup de temps avec Arozarena qui est son modèle.

Après avoir tant brillé en 2023, l’équipe mexicaine assumera-t-elle son nouveau statut? Le coeur du roster est de nouveau de l’avanture mais il semble manquer de la profondeur au pitching. Et surtout son adversaire le plus sérieux dans la course à la 2e place, l’Italie, s’est elle renforcée pour cette édition. Le duel entre ces deux nations sera en tout cas un temps fort du premier tour. Ce sera en plus en clôture de cette poule B le 11 mars.
Prono : 3e place de groupe
Grande-Bretagne : Refaire le coup de 2023?
Deuxième participation pour la Grande-Bretagne à la World Baseball Classic après l’exploit majeur réalisé en 2023 : la victoire face à la Colombie lui avait ouvert la voie à une qualification directe pour cette édition 2026.
La compétition de 2023 était donc la première majeure à laquelle participait cette sélection britannique, après avoir échoué d’un rien en 2016 pour disputer la WBC 2017 (défaite face en finale des Qualifiers face à Israël). Cela consacrait une vraie poussée du baseball chez nos voisins d’Outre-Manche. En effet, les terrains y poussent comme des champignons et de nombreuses compétitions de jeunes sont créées. L’élément déclencheur de cet intérêt ? A n’en pas douter les London Series de 2019 et surtout de 2023 et 2024. La MLB a misé sur le marché britannique et cela paye. Des anciens joueurs ont fait beaucoup de clinics et démos auprès des jeunes. Ces ambassadeurs MLB se sont beaucoup investis à l’image de Chase Utley que TSO avait d’ailleurs eu la chance de rencontrer au London Stadium.
Alors oui j’entends les critiques quant à la composition du roster formé à 90% de joueurs nés aux Etats-Unis, les autres aux Bahamas pour seulement 2 natifs de Grande-Betagne… mais c’est comme cela que l’équipe nationale va progresser, et que les résultats vont donner envie à des gamins britanniques de faire carrière et de jouer au plus haut niveau. Et puis l’image dégagée par cette équipe est super positive. Leurs célébrations de 2023 faisaient parties des plus fun de la compétition : une tasse de thé sur bases, une couronne royale pour les frappeurs de HR…

Pour cette WBC 2026, la Grande-Bretagne a un nouveau manager : Brad Marcelino succède à Drew Spencer (que l’on avait interrogé à l’époque) qui a connu le succès que l’on sait. Une transition plutôt facile puisque Marcelino était bench coach en 2023. Il a une longue expérience de coaching auprès de sa Fédération et est même déjà au Hall of Fame du baseball britannique. Il connait aussi les rouages de la MLB puisqu’il est coach dans l’organisation des DBacks.
Le roster de Marcelino est composé à très grande majorité de joueurs nés aux Etats-Unis, d’autres originaires des Bahamas et seulement deux natifs de Grande-Bretagne : Michael Petersen et Matt Koperniak. Petersen a connu son moment de gloire en 2023 en s’offrant un strikeout face à Nolan Arenado en 3 petits lancers. Peut-être le déclic pour sa carrière puisqu’il a depuis lancé en MLB chez les Dodgers, les Braves et les Marlins. Deux autres lanceurs de cette squad ont aussi de l’expérience en MLB : Vance Worley (8 saisons dans la Grande Ligue, présent dans le roster de 2023) et Tristan Beck (31 sorties sous le maillot des Giants en 2025). Parmi les joueurs de champ, vous reconnaitrez peut-être les noms de Nate Eaton (81AB avec les Red Sox en ’25), Trayce Thompson (370 matchs avec les White Sox, Dodgers, A’s, Padres) et un certain Jazz (voir plus bas).

Pas mal de jeunesse dans ce roster britannique avec des joueurs évoluant en Minor Leagues. En tête de gondole : Harry Ford, 22 ans mais déjà titulaire en 2023 au post clé de receveur (prospect #2 des Nationals, voir plus bas). A suivre aussi : les lanceurs Brendan Beck (prospect #11 des Yankees, retour de grave blessure en 2025 avec une certaine réussite en Double A : ERA 1.82 ERA, WHIP 0.92, moyenne adverse .193 en 9 starts et 2 relèves) ; Gary Gill Hill (#18 des Rays, 21 ans, 136 manches en 2025 en High A) ; Ryan Long (Orioles) ; Koperniak (Cardinals) ; l’infielder BJ Murray (Cubs) et l’outfielder Kristian Robinson (DBacks).
L’objectif de Team GB est simple : remporter au moins un match pour conserver sa place dans le pool de nations qualifiées d’office pour la prochaine édition. Si ce sera très dur, voire impossible, face aux Etats-Unis, pourquoi pas face au Mexique qu’elle avait accroché en 2023 (défaite 2-1 en poule) ou face à l’Italie. Mais la meilleure chance semble bien sûr être face au Brésil.
La star : Jazz Chisholm Jr.
Il y a 10 ans, il en avait alors 18 et arpentait le circuit des Minor Leagues dans le Farm System des DBacks, Jazz Chisholm Jr. revêtait pour la première fois le maillot de la Grande-Bretagne pour disputer les World Baseball Classic Qualifiers à Brooklyn. Le tout jeune et frêle infielder sortait une fiche de 4 sur 16 avec 2 bases volées, mais sa sélection était battue en finale par Israël et n’avait donc pas décroché son billet pour la WBC de 2017. Une sélection possible sous le maillot british car Jazz est né au Bahamas, colonie britannique jusqu’en 1973. Les règlements du baseball international l’autorise à jouer pour Team GB, comme ils autorisent les natifs des antilles néerlandaises (Curaçao, Aruba…) à enfiler la tunique des Oranje.

Jazz va honorer sa 2e sélection avec la Grande-Bretagne à l’occasion de cette WBC, dans la foulée de sa meilleure saison MLB. Sous le maillot des Yankees, il a signé un beau 30-30 (31HR-31SB), décroché une place au All-Star Game (sa 2e étoile) et son premier trophée Silver Slugger (meilleur offensif à son poste). Son expérience du haut niveau est évidemment un gros plus pour cette équipe qui en manque pas mal. Il devrait former le duo 2B-SB avec un autre bahaméen, Lucius Fox, vu en MLB pour la dernière fois en 2022. Ajoutons que Jazz a été désigné par le coach Bradley Marcelino co-capitaine de la sélection, en compagnie d’Harry Ford…
La pépite : Harry Ford
Derrière Jazz, la 2e arme offensive de Team GB sera donc le co-capitaine Harry Ford. Né aux Etats-Unis de deux parents anglais, il a fait ses débuts l’an dernier en MLB – à l’âge de 22 ans – sous le maillot des Mariners (8 petites apparitions au marbre), organisation qui l’avait drafté au 1er tour en 2021. Systématiquement placé dans le ranking des meilleurs prospects de Seattle, il a été transféré cet hiver car barré par Cal Raleigh à son poste. Direction les Washington Nationals. Les spécialistes de MLB Pipeline n’ont pas trouvé ce déménagement préjudiciable puisqu’ils placent le jeune catcheur à la 71e place de leur Top 100 (n°3 de sa franchise) en ce début de saison.
Si Ford a très peu joué en MLB, il peut en revanche se targuer d’avoir été de la belle aventure de 2023. Pour sa première participation à la World Baseball Classic, la sélection britannique a enfin remporté un match (contre la Colombie) et ainsi gagner le droit d’être automatiquement qualifée pour cette édition 2026. Le tout jeune catcheur de 19 ans s’est révélé dans cette compétition de 2023 : 4 sur 13, avec 2HR et 4 RBI en 4 matchs du premier tour. Ces 2 HR et notamment celui dans le match décisif face à la Colombie lui ont permis de rester dans la mémoire des (télé)spectateurs grâce à la célébration qui a suivi avec la traîne et la couronne royales sur les marches du dugout.

Harry Ford va prendre une sacré dose d’expérience en côtoyant Jazz dans cette WBC… la rampe de lancement idéale pour la saison MLB à venir.
Prono : 4e place de groupe
Brésil : Le retour
Le Brésil fait son retour dans cette World Baseball Classic. Sa dernière et seule apparition remonte à 2013, compétition au cours de laquelle la seleçao n’avait pas remporté de match (3 défaites) mais avait failli créer un exploit monumental. Pour son entrée dans la compétition, le Brésil – sous la direction du Hall of Famer Barry Larkin – avait en effet fait trembler le double tenant du titre, le Japon, en menant au score jusqu’en 8e manche grâce notamment à son infielder Reginatto (voir plus bas). Mais à domicile, Team Japan va renverser le cours de la rencontre dans les ultimes instants pour finalement l’emporter 5-3. A l’issue de cette WBC, le Brésil retombe donc dans les Qualifiers. Il ne parviendra pas à se qualifier pour l’édition 2017 (défaites face au Panama et au Nicaragua), ni pour celle de 2023 (défaites face à Israël et la Grande-Bretagne).
Pour re goûter au haut niveau, il ne fallait donc pas manquer le rendez-vous de mars 2025 à Tucson en Arizona. Le Brésil est dans le groupe B mais déjà au pied du mur après une défaite inaugurale face à la Colombie (0-5). Les deux autres matchs de poule sont finalement maîtrisés : 9-7 face à l’Allemagne et 12-2 face à la Chine. La « finale » de cette poule se joue donc entre le Brésil et l’Allemagne. Les joueurs européens vont courir après le score toute la partie après avoir ouvert le score en 1e manche. Menés 6-2, ils marquent 2 points en 7e manche pour relance run peu le suspense. Mais le Brésil gagne bien le droit de retrouver la WBC.
Dante Bichette Jr. s’est particulièrement illustré dans cette finale des Qualifiers : 3 sur 4 avec 2 RBI (5 points inscrits au total pendant le mini-tournoi). Le grand frère de Bo sera bien de cette édition 2026. Même chose pour le vétéran Leonardo Reginatto, élu dans l’équipe type (5 sur 13, 3 doubles, 4RBI ; OPS 1.082) ou encore le jeune Lucas Ramirez (2 sur 4 dans la finale, AVG. 385 dans le tournoi). Focus sur ces deux joueurs un peu plus bas.
Pour cette WBC, la base du roster est solide et a souvent joué ensemble… mais manque d’expérience au plus haut niveau. Puisqu’aucun brésilien sélectionné ne compte une expérience MLB. L’absence notable c’est celle de Bo Bichette, sélectionnable – comme son frère Dante Jr. – car sa mère est native de Porto Alegre. Bo avait fait part l’été dernier de son intention de disputer cette WBC mais sa nouvelle franchise a mis un frein à son enthousiasme. Les Mets se veulent en effet précautionneux après la grosse blessure au genou qui a privé Bichette de la postseason 2025 à l’exception des World Series + une transition au poste de troisième base.
L’objectif du Brésil en ce printemps est exactement le même que celui de la Grande-Bretagne : gagner un match pour conserver sa place pour la prochaine édition. Ca ne sera pas – sauf grosse surprise – le 6 mars et cet affrontement face à Team USA pour son entrée en lice. Le Brésil a plutôt coché la date du 9 mars et le match face à la GB à Houston.
La star : Leonardo Reginatto
Il est la figure brésilienne de ces 15 dernières années, Leonardo Reginatto a en effet disputé TOUS les matchs de sa sélection nationales depuis 2012 en Qualifiers (2012, 2016, 2022, 2025) et à la World Baseball Classic (2013). Un total de 14 matchs avec des stats offensives remarquables : 26 sur 51, 11 RBI.
Si vous n’êtes pas familier avec la sélection brésilienne, vous ne connaissez sans doute pas Reginatto. Il n’est en effet pas parvenu à percer jusqu’en MLB après avoir été sélectionné en 2009 par les Rays lors de la Draft internationale, à l’âge de 19 ans. Son début de parcours se passe pourtant bien : l’infielder (SS/3B) grimpe les échelons du Farm system floridien jusqu’en 2015 et cette arrivée plutôt réussie en Triple A avec les Durham Bulls. Mais à l’issue de cette saison, il quitte l’organisation des Rays pour signer un contrat de Minor League avec les Minnesota Twins. Nouvelle saison partagée entre la Double et la Triple A en 2016 avant de participer, enfin, à son premier Spring Training en 2017. On se dit que la chance de Reginatto va tourner… mais les Twins ne le retiennent pas dans le roster de l’Opening Day et retour en Minor Leagues pour deux saisons supplémentaires. En novembre 2018, il devient de nouveau agent-libre et cela signe la fin de ses rêves de MLB. L’infielder brésilien rejoint au printemps suivant la Can-Am League, ligue indépendante canado-américaine : 92 matchs avec les Ottawa Champions (AVG .300 et OBP .378). Le Covid frappe en 2020 et provoque l’annulation des différents championnats (à l’exception de la mini saison MLB) et notre Reginatto doit même attendre 2021 pour retrouver la compétition, en Ligue Mexicaine, dans laquelle il évoluait encore l’an dernier (avec les clubs Tigres de Quintana Roo et Olmecas de Tabasco, 81 matchs en cumulé).
Après la qualification de mars dernier pour cette édition 2026, Reginatto – 35 ans – avait annoncé que ce serait certainement sa dernière compétition. Il aura à coeur de signer son départ, en offrant la victoire nécessaire au Brésil pour rester dans le pool des qualifiés d’office.
Les pépites à suivre
Deux très jeunes joueurs à suivre dans cette sélection mexicaine… deux autres « fils de » (on a déjà évoqué le nom de Dante Bichette Jr., fils de Dante, joueur MLB de 1988 à 2001).
Tout d’abord Joseph Contreras dont le père José a remporté les World Series en 2005 sous le maillot des White Sox (1 sélection au All-Star Game en 2006). A 17 ans, Joseph est le plus jeune sélectionné de la compétition et comme son père, il est lanceur. Encore au Lycée (champion de l’Etat de Géorgie avec Blessed Trinity High School l’an dernier), il est dans le Top 50 des prospects de la Draft 2026. Il pourrait être choisi au premier ou deuxième tour mais il faudra alors le convaincre de lâcher son engagement auprès de la prestigieuse fac de Vanderbilt pour qu’il rejoigne une organisation MLB. Sachant qu’il a déjà comme conseiller le fameux Scott Boras, l’organisation qui le choisit va devoir être convaincante!

Un peu plus âgé que Contreras (20 ans), Lucas Ramirez est lui le fils du grand Manny (double champion avec les Red Sox, 9 Silver Slugger Awards…). Il a été sélectionné au 17e tour de la Draft 2024 après le Lycée par les Los Angeles Angels. Et a choisi de se lancer dans le monde professionnel au lieu de poursuivre une carrière universitaire. Le jeune outfielder a fait ses débuts l’an dernier en Ligue Rookie puis en A+. Il a disputé les Qualifiers avec le Brésil l’an dernier, en signant un très beau 5 sur 13.
Prono : 5e place de groupe


