Prédictions TSO : Rookie of the year, American League

Après les 30 previews en 30 jours, voici le second rendez-vous de l’année chez TSO. Ils nous font marrer, on se prend au jeu et on revient chaque hiver à l’approche de décembre sur nos résultats pour constater à quel point nous ferions de mauvais voyants ou de parfaits charlatans c’est selon. Mis sous pression saison après saison par notre rédac chef qui ambitionne toujours naïvement de faire un 8 sur 8, nous revoici plein d’ambitions pour cet exercice 2021 ! Bon ok… à défaut du pronostique parfait, nous tenterons ici surtout de faire mieux que l’an passé, ce qui au passage ne devrait pas être si compliqué vu nos piteuses prestations 2020 avec un terrible 3 sur 8. Après les Managers de l’année et avant les Cy Young et MVP, voici les fameuses prédictions TSO version 2021 pour les meilleurs débutants en American League !

Marion Jeterette – Akil Baddoo, Detroit Tigers

Alors que Cazey Mize, Tarik Skubal, Matt Manning, Riley Greene ou Spencer Torkelson doivent représenter l’avenir de la franchise de Detroit, c’est un autre visage qui redonne le sourire aux fans. Akil Baddoo a un parcours atypique malgré son jeune âge (il aura 23 ans en août) : drafté au 2e tour en 2016 par les Twins, il totalise 233 matchs de Minor Leagues mais jamais au-dessus de la Class A. En mai 2019, il doit subir une opération Tommy John et en raison de sa convalescence puis de l’annulation de la MiLB, il ne dispute aucune rencontre en 2020. En décembre dernier, il est placé sur les waivers par les Twins et récupéré par les Tigers. Rapide et athlétique, le champ extérieur se fait remarquer pendant le Spring Training avec une moyenne de .325 en 21 matchs et 40 AB (OBP .460 / SLG .750 / OPS 1.210) et gagne sa place dans le roster de l’Opening Day en tant que 4e outfielder. A.J. Hinch, le nouveau manager des Tigers, prévoit d’utiliser sa vitesse et de l’aligner sur des matchups favorables (face à des lanceurs droitiers puisqu’il est gaucher). Et on peut dire que le garçon profite de la confiance de son coach avec des débuts en fanfare : un HR sur le premier lancer de son premier AB en carrière en MLB, un Grand Slam et un walk-off hit en trois matchs et trois jours!!! La légende Baddoo est en route…

Martin Keuchel – Bobby Witt JR, Kansas City Royals

Bobby Witt Jr n’a qu’une saison en ligue mineure mais son talent est tel que Kansas City hésite déjà à l’appeller en MLB. Photo : Getty Images

On risque d’assister à l’une des plus belles courses au trophée de Rookie de l’année depuis bien longtemps. On a du jeune talent de partout et difficile de choisir. Mais vous l’avez vu, dans l’article sur les Managers de l’année, j’ai un petit faible pour l’équipe de Kansas City, qui travaille très bien selon moi, notamment dans le recrutement et le développement des jeunes. Bien placé lors des dernières drafts, Kansas City s’est donc refait une beauté dans son farm system mais le joyau de sa couronne, c’est Bobby Witt Jr, sélectionné en 2e place de la draft 2019 et qui cogne déjà à la porte de la MLB après seulement une petite saison en ligue mineure, et une année 2020, malheureusement amputée. Il a été invité au spring training des Royals, et il a été tout simplement étincelant en frappant 3 HR avec 7 RBI et une moyenne à la batte de presque 29%. Si bien que l’hésitation a été immense du côté du Front office de le sélectionner dans le roster pour l’Opening Day.

En effet il est considéré comme un 5 tool player (puissance, constance, défense, running et bras) et est déjà considéré comme le 7e meilleur prospect par MLB.com. Il peut évoluer à plusieurs position même si arrêt-court est son poste de prédilection, mais les Royals sont en également en train de le tester en champ centre. Alors c’est un « long shot » puisqu’il n’est pas encore arrivé en MLB mais son talent est tel qu’il finira par forcer le passage jusque dans le grand show. A noter que son père, Bobby Witt, a été un lanceur de grande qualité et qu’il a même remporté les World Series en 2001 avec les Dbacks.

J-Sé Gray – Yermin Mercedes, Chicago White Sox

 Après Tony La Russa dans le MOY, je reste dans les quartiers sud de Chicago. Histoire de rendre hommage à la série Shameless demanderont certains ? La narration de cette saga de onze saisons se déroulant effectivement au cœur des sousthsiders, l’ultime épisode ayant été diffué hier soir aux US, ça aurait pu ! Mais si je reste chaussettes blanches aux pieds, c’est parce que je crois beaucoup en cette saison de la bande à Yerminator comme on le surnomme. À 28 ans Yermin Mercedes est le phénomène de ce début de saison, lauréat du premier prix de joueur de la semaine. Il y dix ans il signa pour les Nats contre 20 000 billets verts pour un total… d’un seul at-bat. Jamais utilisé ni par la franchise de DC, ni par les O’s, il rejoint Chicago grâce à la « rule 5 draft » en 2017. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le board chicagoan fut inspiré !  Celui qui a toujours cru en ses rêves est aujourd’hui récompensé. Sa philosophie lui permit de frapper un total de 12 hits sur ses 18 premiers passages dans la boîte des frappeurs avec un 8 sur 8 totalement ahurissant pour démarrer 2021. Dans l’ère moderne, personne n’a jamais frappé autant sur 4 premiers matchs dans le show. Le Dominicain est le premier frappeur à 3 hits/match sur trois de ses quatre premiers matchs depuis Roy Campanella en 48. On continue ? Il devint le plus gros batteur de l’histoire de la franchise sur les quatre premiers matchs d’une saison dépassant Ducky Holmes et son début tonitruant (11 hits en 4 rencontres) de… 1904 ! ROY ou pas ROY, Yerminator aura définitivement marqué 2021 de son empreinte.

Bastien LeGrom – Dane Dunning (Texas Rangers)

Dane Dunning and Nate Lowe, two key pieces of the Rangers' rebuild, make  quite the statement in win over Toronto

Drafté au premier tour (29e pick) de la draft 2016 par les Washington Nationals, Dane Dunning a fait son petit bonhomme de chemin en silence dans les farm-systems de Washington et des White Sox, tapi dans l’ombre de Lucas Giolito, avec qui il fut tradé chez les Southsiders dans le trade envoyant Adam Eaton chez les Nationals. De bonnes performances dans les Minors (2.74 ERA, 10.2 SO/9 et 4.23 SO/W en trois saisons) devaient lui ouvrir les portes du niveau Triple A en 2019, si ce n’était pour le rite de passage devenu quasiment obligatoire chez les jeunes lanceurs, l’opération Tommy John, avant que les saisons 2020 de Minor League ne soient purement et simplement annulées en 2020.

Qu’à cela ne tienne, c’est dans les Big Leagues que Dane Dunning a repris la compétition en aout 2020, profitant d’une avalanche de blessures pour se faire une place dans la rotation. Et le lanceur Floridien a su honorer la confiance de son front-office, puisqu’il a fini sa première campagne avec 7 matchs lancés dont six victoires des siens (2 W à son actif) , un ERA de 3.97 et 35 Ks pour 13 BBs (pour 34 IP). Plus que satisfaisant pour des débuts dans un contexte assez déstabilisant. Pas assez pour se faire une place dans la rotation de White Sox qui visent le titre à court-terme, mais suffisant pour que les Texas Rangers le voient comme une monnaie d’échange adéquate pour leur as, Lance Lynn.

Et chez les Rangers, Dunning a fait des débuts remarqués avec une victoire propre pour sa première sortie face aux Blue Jays : 5.0 IP, 3 H, 6 SO et un seul point concédé sur un Home Run de Bo Bichette dans la première manche. Une performance confirmée lors de son second départ face aux champion en titre d’American League, les Tampa Bays, ou il a fait jeu égal pendant 4 manches avec un Tyler Glasnow phénoménal (4.0 IP, 2H, 0 R, 5 SO) avant de sortir après seulement 71 lancers . Délivré de l’ombre de Giolito, et sans réelle pression chez des Rangers en reconstruction et dans un Globe Life Field favorable aux lanceurs, Dunning a tout pour être la belle (demi-)surprise de cette saison 2021. Il sera mon Rookie of the Year.

Gaétan Jeter – Ryan Mountcastle, Baltimore Orioles

Ryan Mountcastle fait partie de ces espoirs, comme Adley Rutschman, qui doivent permettre aux Orioles de retrouver la lumière dans une AL East souvent très compétitive, où les Yankees et/ou les Red Sox ne laissent pas beaucoup de place. Drafté en 2015 au premier tour (36ème pick), infielder reconverti outfielder au fur et à mesure de son évolution dans le farm-system des Orioles, le jeune joueur de 24 ans a fait ses débuts en MLB en août 2020. Ancien top prospect n° 3 de MLB Pipeline 2018, avant de descendre dans le classement (65ème en 2019, 94ème en 2020) a fini 8ème du ROY la saison dernière, inscrivant une superbe ligne offensive de .333/.386/.492 avec 5 home runs et 23 RBI. Logiquement dans les candidats pour le ROY 2021, alors qu’il va effectuer sa première saison complète, Mountcastle pourrait avoir un destin à la Kyle Lewis, le récipiendaire du trophée l’année dernière. Briller dans une équipe de bas de tableau. Son point fort, on l’a vu, c’est l’offensive. Le site Rotochamp projette une saison à .290/20HR/77RBI. Le staff des Orioles a été heureux de voir ses progrès dans sa discipline au bâton, augmentant son taux de présence sur base par rapport aux ligues mineures. Son seul défaut : sa défense perfectible. Un défaut que sa vitesse et sa condition athlétique pourraient réparer, à condition que son manager le fixe enfin à une position stable dans l’outfield.


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