Preview 2020 – Oakland Athletics : Vaincre le signe indien

Il existe deux périodes charnières dans l’année, deux moments où nos esprits se laissent aller au doux parfum du baseball. Le deuxième c’est évidemment lorsqu’arrive l’automne et ses feuilles mortes synonyme de postseason. Quant à la première, il s’agit de la fin de l’hiver accompagnée comme toujours du retour de la MLB et des espérances de chacun. Vous savez ces dernières semaines avant la reprise où l’on se surprend à croire que « cette année est la bonne ». Où l’on se met à rêver de voir son équipe jouer au baseball fin octobre ou à enfin finir avec un bilan positif. The Strike Out passe en mode 30 franchises en 30 jours et vous propose de faire le tour complet de la Ligue. Pour calmer vos ardeurs de supporters ou au contraire les ranimer. Même si rien n’est jamais fixé dans le marbre. Place aujourd’hui à la franchise portée au grand écran en 2011 par Bennett Miller dans « Moneyball », les Athletics d’Oakland !

Retour sur 2019 : Une confirmation

194 victoires en deux saisons (97 en 2018 et 19), voilà qui n’était plus arrivé dans la baie d’Oakland depuis plus de quinze ans et le début du nouveau millénaire. Une époque dorée dans la ville du chêne où les A’s enchaînaient les saisons à 100 wins en braquant les principaux trophées individuels. Giambi et Tejada (MVP 2000 & 02), Zito (Cy Young 2002) ou encore Grieve, Crosby et Street, tous trois ROY en l’espace de 8 ans entre 98 et 2005, ont marqué de leurs empreintes l’histoire de la franchise californienne. Tout comme leur série record, à l’époque, de 20 victoires consécutives. Aujourd’hui leurs successeurs se nomment Chapman, Olson, Laureano, Manaea ou Semien. Eux aussi réussissent des miracles au vu du budget famélique de la franchise (85M$ vs 220 M$ pour les Yankees) mais eux aussi, en digne héritiers du « Moneyball spirit » des années 2000’s, butent en play-offs comme leurs glorieux ainés. Et c’est bien là tout le problème. Remporter une série de postseason, voici l’ultime défi de la bande à Melvin.

Rappelons qu’au Coliseum, le public reste malgré tout exigeant, et pour cause. La franchise a remporté neuf séries mondiales en 119 ans d’histoire à cheval entre Philadelphie et Oakland. Surtout les neuf sacres ont été obtenus sur 28 postseasons différentes. Remis en perspective ce chiffre fait aujourd’hui très mal à Oakland. Car sur les 21 dernières saisons, Oakland a joué au baseball en octobre à dix reprises sans atteindre une seule fois… les World Series. Une équipe de saison régulière historiquement bonne malgré son faible budget (25e Payroll MLB en 2020), mais toujours beaucoup trop tendre venu le moment des matchs clés.

Pourtant l’an passé, les planètes semblaient s’être enfin alignées pour la franchise de Billy Beane. Après un début de saison mi-chêne mi-sapin de 30 victoires pour 28 défaites fin mai, l’équipe terminait 2019 en trombe avec 67 victoires entre juin et septembre – sur 104 matchs disputés – afin d’arriver lancée contre les Rays en Wild-Card. Une rencontre disputée à la maison qui s’inscrira une nouvelle fois dans une longue lignée (voir plus bas) d’échecs traumatisants en play-offs face à un adversaire pourtant, sur le papier, largement à la portée des A’s. Les Athletics terminent 2019 avec la 5e équipe en HR (257) bien aidés par un infield de cogneurs où Matt Olson (36 HR), Matt Chapman (35 HR) et Marcus Semien (33 HR) ont porté l’équipe sur leurs épaules tant défensivement qu’offensivement. Si on rajoute à ce trio d’infielders, Mark Canha (26 HR) on obtient les 4 M’s des Athletics qui totalisent un peu plus de 50% des bombes lancées par les Californiens.

Sur la butte, la rotation a terminé sixième des Majors à l’ERA (3.97) et en défense (680 runs encaissés) et cinquième au WHIP (1.24) bien aidée par un Mike Fiers qui a sorti à 34 ans, sa plus belle saison en carrière (15-4, 3.90 ERA). Dans son sillage, les Anderson (13-9, 3.89) et Bassitt (10-5, 3.81), tous deux trentenaires, ont aussi affiché un niveau au-dessus de leur standard. Un surrégime collectif qui a permis de pallier aux absences longues durées de Frankie Montas et Sean Manaea. Le premier, 26 ans, a été suspendu 80 matchs fin juin pour avoir été testé positif à l’Ostarine, une substance interdite, alors qu’il affichait un bilan d’All-Star après 15 départs (9-2, 2.63 ERA). Le second, 28 ans, ace de l’équipe, est revenu après une année blanche pour seulement 5 starts mais quels départs ! 4-0, 1.21 ERA en 29.2 IP, « The Manaealator » semble être de retour de blessure à un niveau de CY sur la fin de saison. Enfin Liam Hendriks a émergé comme étant la nouvelle version de Blake Treinen pour afficher 1.80 d’ERA et 25 saves en 85 manches.

L’année 2020 : La confiance est de mise

Cet hiver David Forst a décidé de ne rien toucher, ou presque, son infield étant déjà l’un des tous meilleurs des Majors. Les Eléphants affichent un taux de runs sauvés record à différents postes clés. Olson et Chapman forment la diagonale défensive la plus sûre des 30 franchises MLB alors que Marcus Semien s’impose comme étant le shortstop d’American League qui sauve le plus de runs. Reste cette deuxième base, véritable talon d’Achille d’un diamant brut avec un Profar qui a coûté la bagatelle de 15 runs en 2019, bonnet d’âne des Majors. Et c’est précisément à ce poste que le GM d’Oakland est intervenu en envoyant son cancre aux Padres contre un backup au catch, un Twix et deux Mars. Profar out, le board va donc faire confiance au jeune Franklin Barreto à qui l’on demandera surtout de faire ses jeux en défense à défaut d’aider un lineup à la batte.

Car le bâton, comme toujours, reste une valeur sûre chez les A’s. Avec un ordre de passage Semien (33 HR – 92 RBI), Chapman (36 – 91), Olson (36 – 91) pour débuter chaque match, Oakland a de quoi refroidir à tout va. Surtout, si Khris Davis digère son nouveau contrat qui semble avoir pesé sur ses épaules l’an dernier, le DH ne frappant « que » 23 longues balles contre 42, 43 et 48 les saisons précédentes, alors les A’s pourront aligner quatre potentiels silver sluggers dans le lineup. De quoi massacrer n’importe quel lanceur. Mais pour ça, LA star de ces dernières années à Oakland doit faire avec ses 16,750 M$ annuels. Ça peut sembler « peu » pour certains marchés, à Oakland on parle tout de même d’un cinquième de la masse salariale totale du club ! Lourd.

Concernant l’outfield, on retrouve le bras surpuissant de Ramon Laureano que vous avez dû voir dans des highlights tous plus impressionnants les uns que les autres. On pense notamment à ce relais totalement WTF venu d’ailleurs face aux Blue Jays en avril dernier. Le Dominicain sera entouré de Canha (26 HR, .273) à gauche et Piscotty, qui a manqué la moitié de l’exercice 2019, à droite.

Concernant la rotation,  c’est en interne qu’elle s’est renforcée cet hiver. D’abord Sean Manaea, blessé en 2019 fait son grand retour pour prendre le fauteuil qui est le sien : celui d’ace. L’an passé sa vélocité ayant du mal à revenir, il a beaucoup utilisé sa slider pour les résultats très prometteurs que l’on connaît : les batteurs affichant seulement .161 contre lui en septembre. Les attentes seront également très fortes sur les épaules de Frankie Montas. Le jeune repenti qui était parti pour signer une saison ‘breakout’ en 2019 devra confirmer qu’il peut placer son nom dans la course au Cy Young. En s’appuyant notamment sur sa redoutable splitter et une rapide flashée à 97-mph.

Derrière ce ticket 1-2, Mike Fiers qui a affolé les stats de google actu ces dernières semaines pour avoir été le lanceur d’alerte du scandale des Astros essaiera d’avoir l’esprit rivé à 100% au baseball après un hiver apocalyptique médiatiquement parlant. Si son level se stabilise alors Oakland affichera un trio bien plus fort que ce qui se faisait sur la butte californienne l’an passé.

Ensuite n’oublions pas Luzardo (1.50, 0.67 WHIP en 12 manches), pépite acquise des Nationals en 2017 dans le trade de Madson et Doolittle et attendu comme l’un des tous meilleurs jeunes lanceurs par MLB Pipeline. Le gaucher se classe à la 12e place du top 100 prospects. Pour finir le spot 5 sera lui aussi détenu par un rookie en la présence de A.J Puk, classé à la 60e place MLB Pipeline. Le 6e choix de la draft 2016 allume les radars à 98-mph sur sa fastball et possède une slider qui fuit sauvagement les battes adverses.

Trois des cinq spots sont détenus par des gauchers (Manaea, Luzardo et Puk), un avantage considérable vis-à-vis de frappeurs majoritairement droitiers. Pour encadrer cette fougueuse jeunesse, l’expérimenté Chriss Bassitt aura sans doute encore quelques starts à faire du haut de ses 31 ans lui qui a démarré l’an passé 25 matchs au total.

Dans l’enclos, Yusmeiro Petit (5-3, 2.71, 0.81 WHIP), releveur avec le plus de matchs d’American League (80) sera un pilier incontournable du bullpen au même titre que le closer Liam Hendriks (25 saves, 4-4, 1.80, 0.98 WHIP), véritable Blake Treinen 2.0.

Le joueur à suivre : Matt Olson (1B)

Une blessure à la main fin mars a fait perdre à Olson cinq semaines de compétition. Ce qui ne l’a pas empêché de progresser encore en puissance avec 36 bombes en tribunes sur 127 matchs disputés contre 29 sur 162 rencontres l’année précédente. Il est d’ailleurs le 7e cogneur le plus prolifique de longues balles en American League. Oui, le 1e Base des Athletics est devenu une vraie menace au bâton avec la 12e puissance (.545 SLG) de sa League.

Un coup de bâton diabolique qui a amené Bob Melvin, le Manager des Eléphants, à revoir sa hiérarchie dans son batting lineup. « Oly » est ainsi passé d’un rôle de RBI Man en 6e batteur au début de saison à celui de three-hole derrière les incontournables Semien et Chapman voire même de cleanup hitter (4e dans l’ordre de passage au bâton) lorsque Khris Davis était en difficulté durant une saison compliquée pour lui.

Ses 36 HR et 91 RBI font de lui le frère siamois de Matt Chapman. Matt & Matt proviennent tous deux du farm system d’Oakland, ont les mêmes stats au bâton, les mêmes récompenses en fin de saison et forment l’une des plus terrifiantes diagonale d’infielders des Majors. Car oui, Olson n’est pas qu’une arme offensive dans la boîte des frappeurs mais avant tout un défenseur hors-pair qui a décroché le Gold Glove lors de chacune de ses deux premières saisons complètes en MLB. Et pour cause : avec 18 runs sauvés en 2019, le 47e choix de draft 2012 se place comme LA référence défensive sur le premier coussin.

La star : Matt Chapman (3B) 

Tous les regards de la Baie seront une nouvelle fois braqués sur Matt Chapman, 26 bougies sur le gâteau et véritable phénomène MLB. Le 3e Base sort d’une nouvelle saison stellaire où il a encore noirci les fiches de stats. 14 HR en 2017, 24 en 2018 et 36 l’an passé, Chapman progresse de manière constante saison après saison. Alors qu’il est déjà top 7 MVP sur ses deux premiers exercices complets, « Hurtado » fait rentrer plus de points (91 RBI vs 68 en 2018), obtient plus de free pass (73 BB vs 58 en 2018) tout en étant devenu un 2-hole hitter indiscutable derrière Semien dans l’ordre de passage au bâton (88 matchs en 2e batteur, 64 en 3e).

L’ancien étudiant de CSU sort donc de sa meilleure saison en termes d’homers, RBI, runs et walks. Des stats lui permettant de s’offrir en juillet son premier ticket pour un All-Star Game avant de remporter, quelques mois plus tard, son second Gant d’Or consécutif. Cerise sur le gâteau, Chapman n’est pas seulement le meilleur 3B en défense d’American League mais aussi le meilleur… défenseur tout court avec un nouveau Platinum Glove. Deux saisons complètes et deux doublés Gold Glove – Platinum Glove, bonne journée, au-revoir.

Aucun doute, Nolan Arenado, meilleur défenseur de National League a désormais son double en American League. Car Chapman est la figure de proue de cette merveilleuse génération estampillée « hot corner ». Celle des Nolan, Bregman, Devers ou Bryant. De fait Chapman est un excellent défenseur, on l’a dit, le meilleur de toute l’American League depuis deux ans. Ses highlights sur Youtube font toujours ravage auprès des aficionados d’actions défensives mais si on plonge dans les chiffres, on s’aperçoit à quel point sa domination dans le corner est sans partage.

D’abord parce qu’il mène l’American League en asssists (311) et les Majors en putouts (146) et fielding percentage (.981). Sur ses trois statistiques défensives, aucun autre 3B qu’Arenado n’arrive à se hisser dans la sphère Chapman. Mais si on va encore plus loin, accrochez-vous, on arrive dans une galaxie encore plus stratosphérique.

Le Range Factor calcule le nombre d’out réussis par un défenseur en moyenne par match. Matt Chapman affiche un range rating à 2.93. Sur le 3e coussin, c’est la meilleure marque 2019. Nous avons ici le 3B qui réussit donc le plus de retraits par match mais aussi celui qui sauve le plus de run des Majors avec un DRS (Defensive Run Saved) à 34. En 2019, Chapman a donc sauvé 34 runs soit 16 de plus qu’un Nolan Arenado, deuxième 3B en termes de points sauvés l’an passé. Un gouffre !

En 2019, seuls quatre 3B ont sauvé plus de 4 runs : Chapman (34), Arenado (18), Donaldson (15) et Longoria (7). Mais Chapman ne met pas seulement la concurrence de 3B à ses pieds mais bel et bien… TOUS les joueurs MLB de TOUTES positions confondues ! Aucun major player n’a réussi à sauver plus de 30 runs l’an passé hormis Chapman.

Chapman est dans le partage. Un Gant pour chaque main et pas de jaloux.

Avec 64 runs épargnés en deux ans, soit 17 de plus qu’un Nick Ahmed, 2e, et 24 de plus qu’un Lorenzo Cain, 3e, Chapman s’impose de jour en jour comme LE meilleur défenseur au monde. S’il arrive à diminuer son ratio de strikeouts dans la batter’s box, le podium MVP ne sera pas loin en 2020 pour un joueur qui n’est toujours pas rentré dans son prime…

Le prono

Contrairement à bon nombre d’observateurs avisés de la MLB, je ne vois pas Oakland subir les foudres de Houston ou Anaheim pour être décroché, bien au contraire… Je m’explique.

L’idée selon laquelle les A’s ne se serraient pas renforcés alors que leur division voyait pléthore de stars débarquer est quelque peu erronée. Oui, des Rendon ou Kluber ont bien posé leurs valises à l’ouest pendant qu’Oakland restait de marbre sur le marché des transferts. Cependant The « Swingin’ A’s » récupèrent en interne un quatuor de pitchers. Manaea, Montas, Luzardo et Puk, tous suspendus, blessés ou minor leaguers l’an passé. En termes d’upgrade on se place là en améliorant non pas UN spot mais bel et bien TOUTE une rotation.

Pour le fielding, Billy Beane a résolu son souci de deuxième base en éliminant le maillon faible (adieu Profar) et n’a touché à rien par la suite. Et c’est normal ! Car il possède sans aucune contestation possible l’un des plus beaux diamants des Majors. Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Je vois Oakland réaliser une troisième saison à plus de 90 wins, décrocher une wild-card voire une première place au moindre faux-pas d’Astros pris dans l’œil du cyclone médiatique.

Mais surtout je vois enfin Oakland vaincre le signe indien (voir plus bas) et passer un tour de play-offs grâce à l’expérience d’un groupe talentueux, jeune et qui a acquis une solide expérience avec ces deux wild card games perdus coup sur coup. Le genre de défaites qui servent à bâtir un collectif inamovible en défense, dur dans la boîte et cartésien mentalement. Mark my words !

Projections The Strike Out : 2e en AL West ; 92 victoires – 70 défaites.

Projections Bleacher Report : 3e en AL West ; 85 victoires – 77 défaites.

🎶 You’re such a loser Dad, Just enjoy the show 🎵

Les « éléphants blancs », pour reprendre les mots du célèbre Manager Hall of Famer des New-York Giants, John McGraw, qui parlait ainsi des Athletics, doivent maintenant apporter une victoire en postseason à un peuple qui attend ça depuis trop longtemps. La dernière série remportée en octobre date de 2006 !

Pire, si on dépoussière les livres d’histoire, on s’aperçoit que la franchise californienne a perdu ses 9 derniers matchs de play-offs qui étaient décisifs. C’est à dire dans lequel une victoire aurait permis à la franchise aux 9 World Series, d’avancer d’un tour. En MLB, c’est un (triste) record. Il y a cette défaite au 5e match des Divisions Series en 2000, 2001, 2002, 2003, 2012 et 2013. Et ces Wild-Card Games perdus en 2014, 2018 et 2019. Le tout en ayant souvent lâché dans les têtes.

En 2001, Oakland mène la série 2-0 contre New-York avant de s’écrouler avec ce fameux « flip » irréel de Jeter pour relayer au marbre et éliminer un Giambi qui doit encore se demander aujourd’hui ce qu’il en aurait été s’il avait slidé….

En 2002, les A’s gaspillent leurs deux balles de match face aux Twins. Bis repetita en 2003 où Oakland mène 2-0 sur Boston avant de perdre les deux derniers matchs d’un petit run. Il y a ensuite la période Verlander en feu dans les Game 5 (2012-2013) qui met fin aux rêves des Green Collars, puis ce fameux wild-card 2014 où Lester laisse la balle en 8e manche avec une avance considérable (7-4). La suite est du domaine d’Hollywood tant le scénario est un crève-cœur pour les fans d’Oakland qui s’inclineront finalement 9-8 dans ce qui constitue le point de départ d’une génération dorée des Royals, celle du ‘No Fluke’ qui ira chercher les World Series en 2015.

Quant à moi, fan invétéré de cette franchise au petit budget et à l’étiquette de loser, je m’en vais finir ma preview de mon équipe de cœur par un paquet de mouchoirs et une vidéo. Ou plutôt une scène. L’ultime scène du film Moneyball où Billy Beane, interprété par Brad Pitt, rentre de Boston où il refuse de devenir le Manager sportif le plus riche de… la planète. On est en 2002 et les Red Sox lui proposent alors 12,5M$ pour prendre les rênes de l’équipe. Billy décline pour rester à Oakland et met, sur le chemin du retour, le CD de sa fille qui chante dans la voiture. 18 ans après, les paroles sont toujours d’actualité…

J-Sé Gray : « In Billy Beane we trust »


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