[Postseason 2019 – NLCS] St Louis Cardinals : Ultime baroud d’honneur pour les vieux briscards

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Pour la première fois depuis 4 ans, nous n’aurons aucune « tête de série ». En effet, il faut remonter à la postseason 2015 pour retrouver des Championship Series de National League sans équipe étiquetée « numéro une » ou « deux » de saison régulière. Autrement dit : les outsiders sont de sortie ! À l’époque, c’était les Mets et leur 3e bilan qui avaient balayés les Cubbies (5e bilan de NL) encore trop tendres. Pour autant, difficile d’imaginer un nouveau sweep tant les forces sembles équilibrées de chaque côté pour ces NLCS 2019. Zoom sur les Cardinals de St-Louis.

Ils sont de retour ! 5 ans après leur dernière apparition en NLCS, les Cardinals s’offrent une nouvelle ascension au sommet de la National League ! Sortis victorieux des Division Series lors du Game 5 décisif face à de valeureux Braves, St-Louis s’amène avec le plein de confiance et des tauliers expérimentés. Un facteur primordial à ce stade.

Comme dans un western de Sergio Leone

Plus de 50 ans après, voilà que le film « Le Bon, la Brute et le Truand » n’a pas pris une ride. Car à regarder ces Cardinals version 2019, on se croirait tout droit sorti du film de Sergio Leone. Avec dans les rôles principaux Matt Carpenter, Adam Wainwright et Yadi Molina. Trois tauliers prêts à un dernier tour pour dénicher le gros lot.

D’abord avec Matt Carpenter, ici dans le rôle du bon mais surtout du factor X. Il est de l’aventure des Redbirds depuis 2012 et ces NLCS perdues en 7 face aux futurs champions, les Giants. Il a vécu 3 NLCS et les World Series 2013 (perdues 4-2 contre Boston) et est devenu au fil des ans le franchise player du Missouri. 3 fois All Star, il est devenu indéboulonnable sur son 3e coussin jusqu’à que cette saison, à 33 ans, « Carp » ne subisse une sacrée baisse de régime. Seulement 15 HR et 46 RBI contre 36 HR et 102 RBI en 2018, le Texan est dans le creux de la vague et a vu son temps de jeu diminuer durant l’affrontement face aux Braves, avec notamment l’émergence du rookie Tommy Edman en infield (3 Runs, 6 Hits, 2 RBI, .316 AVG contre Atlanta). Mais attention à l’eau qui dort et à l’orgueil d’un immense champion qui voudra à tout prix sa bague, lui qui n’a pas connu les succès de 2006 ou 2011.

La Brute maintenant. Car ce qu’a réalisé ce bon vieux « Uncle Charlie » lors du G3 (perdu) des Divisons Series est violent, explosif, brutal. A 38 ans, le célèbre #50 a montré qu’il pouvait encore rendre de précieux services en dézinguant les attaques adverses. 8 Strikeouts en 7.2 IP, 2 BB pour aucun run concédé, l’ex ace de la franchise est tout simplement devenu le 5e lanceur de l’histoire âgé de 38 ans à réussir 7.2 manches sans concéder de point en postseason. Atteignant au passage la barre des 100 Ks en postseason, Wainwright a surtout démontré qu’il avait entièrement sa place dans la rotation des Cards au moment d’aller chercher les Word Series. Lui qui les a remportées en 2006 mais pas en 2011, passé par la case Tommy John.

Enfin le Truand qui est à mes yeux le plus grand catcher du 21e siècle, sans contestation possible. Truand car il a l’expérience, la roublardise et l’habileté derrière le marbre comme aucun autre joueur des Majors. C’est bien simple on parle ici d’un joueur 9 fois All-Star, 9 fois Gold Glove et 4 fois Platinum Glove. Un défenseur hors-pair capable d’annihiler à lui seul une offense adverse. Par sa vision du jeu, son talent inné et sa « sournoiserie » dans le bon sens du terme propre aux joueurs latinos, la légende de Puerto Rico est aujourd’hui respectée de tous. À l’heure d’affronter les Nationals dans une série qui s’annonce très disputée, son vécu de double vainqueur des World Series pourrait avoir son importance. Au moment d’amener un supplément d’âme à son équipe lorsque l’air se raréfie avec les fins de matchs, Yadi pourrait faire la différence comme il l’a d’ailleurs démontré durant les Division Series. Surtout avec son 94e match disputé en postseason, Molina est devenu le joueur de National League avec le plus de matchs au compteur dans l’histoire de la MLB. Niveau expérience, ça vous place le bonhomme.

Mental d’acier et ace au sommet

Menés 2-1 en NLDS, les Cardinals ont tout comme les Nationals montré un caractère exemplaire pour revenir des abysses. D’abord pour s’imposer en 10e manche lors du G4 puis pour exploser façon puzzle Mike Foltynewicz en 1e manche du Game 5. 10 runs inscrits en haut, un record en postseason, et les Cards avaient déjà validé leur ticket pour les Championship Series avant même que les Braves ne rentrent dans la batter’s box. Oui cette équipe a le mental pour se défaire d’un adversaire coriace. Elle est allée chercher sa division lors de la dernière journée, a su réduire à néant la jeunesse et la fougue des Braves et peut voir venir la rotation XXL des Nationals avec respect mais confiance en ses forces en présence.

Notamment parce qu’à 23 ans, Jake Flaherty sort une année sophomore exceptionnelle (11-8, 2.75 ERA) avec surtout une 2e partie de saison all time digne du grand Arrieta 2015. C’est simple, depuis le All-Star Break son ERA affiche 0.91 soit la 3e meilleure marque de tous les temps pour une 2e partie de saison derrière Arrieta 2015 et Strasburg 2017. 11 runs. C’est ce que « Flare » a encaissé sur ses 15 derniers starts de saison régulière, avec 91 innings sur 100 lancées sans le moindre point concédé. Une dinguerie. Mauvaise nouvelle pour Mike Schildt, son « ace » ne sera pas disponible avant le Game 3 après son masterpiece lors du Game 5 à Atlanta. 8 Ks en 6 innings pour un seul run encaissé, Flaherty est même devenu le premier lanceur de St-Louis à cumuler 16 Ks en Division Series.

Pronostic :

Oui St-Louis n’est pas New-York. Dans le Missouri on n’espère pas voir une Bomba Squad atomiser les Nats mais on place les espoirs dans ce small-ball si propre à cette équipe pour faire déjouer le trio infernal MadMax – Stras – Corbin. Les Birds ont terminé 2019 à la 23e place en slugging et à la 24e en homers et lorsqu’il a fallu battre Atlanta en extra-innings lors du G4, ce n’est pas un HR qui a délivré le Busch Stadium mais un… sacrifice fly ! Comme si Mike Schildt avait réussi à redonner à cette équipe l’esprit de Tonny La Russa pour qu’elle puisse toujours trouver le moyen de scorer… À l’expérience et avec cet esprit enchanté du célèbre Manager des Cards qui se balade quelque part sur les sentiers, je vois St-Louis remporter en 7 son 20e pennant !

Texte J-Sé Gray – Illustration de Une Valentin Kopech


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