Les prédictions The Strike Out 2019 : National League

Après presque deux semaines de compétition, les premières tendances émergent. Slumps et départs en fanfares, surprises ou révélations, il est l’heure de se mouiller! Alors bien entendu, il reste 150 matchs à jouer et il est encore impossible de dégager les vérités, individuelles et collectives, qui dessineront le portrait de cette saison 2019. Comme chaque année, The Strike Out revient avec sa boule de cristal pour vous livrer ses pronostics concernant les futurs lauréats. MVP, Cy Young, Rookie of the Year et Manager de l’année, tout y passe, avec ce focus maintenant sur la National League. Un petit conseil en passant, vous pouvez vider votre PEL dessus feriez mieux de vous abstenir de nous suivre et prendre tout ceci avec un poil de recul pour ne pas nous tomber dessus à la moindre contre performance d’un joueur qui va suivre. Voici le moment où TSO se transforme en Madame Irma avec un objectif simple et affiché : faire mieux que son pitoyable 3 sur 8 des deux saisons passées et enfin atteindre la barre des 50% ! 

National League MVP 

J-Sé Gray : Nolan Arenado (3B/Colorado Rockies)

8e en 2015, 5e en 2016, 4e en 2017 et 3e l’an passé, le meilleur défenseur de National League se rapproche année après année d’un sacre qui viendrait récompenser une incroyable régularité au plus haut niveau. Débarqué à 22 ans dans le grand bain, Nolan Arenado a depuis poli les diamants de MLB à coup de talent défensif et bâton puissant. En six saisons, l’ex-universitaire d’El Toro H.S a récolté 6 Gold Gloves, 2 Platinum Gloves, 3 Wilson Defensive Gloves et 4 sélections au All-Star Game. On parle donc d’un défenseur hors du commun mais aussi d’un des joueurs les plus efficaces et puissants au bâton, comme l’attestent ses 4 Silver Slugger Awards. « Nado » a ainsi frappé au moins 37 HR au cours des 4 dernières saisons, se classant à chaque fois sur le podium des HR et finissant meilleur frappeur de HR de NL à trois reprises plus deux fois à celui des RBI. Meilleur joueur d’une équipe qui peut mettre fin à l’hégémonie des Dodgers, Nolan devrait aller chercher le dernier titre individuel qui manque à son incroyable collection.

Bastien LeGrom : Freddie Freeman (1B/Atlanta Braves)

Longtemps, Freddie Freeman a été le phénomène solitaire d’un ball club en sommeil. Chez des Braves enfin ambitieux, il a encore passé un palier la saison dernière. Leader de la ligue en termes de hits et de doubles en 2018, auteur de 23 HR et 98 RBI malgré une slash-line (.309, .388, .505) qui est loin d’être sa meilleure en carrière, Freeman a terminé la saison avec un statut de All Star, de Gold Glover et une quatrième au classement du MVP de National League, trahi par son relatif manque de puissance par rapport aux Arenado, Yelich et autres Baez (34, 36 et 38 HR, 110 et 111 RBIs). Mais nul doute qu’à l’image d’un Bryce Harper, qui aurait également mérité de figurer dans cette sélection, Freeman sera une fois de plus l’un des hommes à suivre dans la course aux récompenses individuelles. Mon pronostic ? une ligne de .300+/.400+/.600+, 30 HR, 100 RBI, 15SB et un titre de MVP !

Martin Keuchel : Paul Goldschmidt (1B/Saint-Louis Cardinals)

Devenu trop cher pour leurs maigres finances (Coucou, Mr Greinke), les D-Backs ont décidé de se séparer, à contrecœur, de leur icône Paul Goldschmidt. Et c’est Saint-Louis qui se frotte les mains. Le club récupère un joueur qui reste sur six participations d’affilée au All-Star Game. Ça vous place le bonhomme, quand en carrière on affiche une moyenne de 30% au bâton ; 209 HR ; 710 RBI et 124 SB. Bien mieux entouré dans le Missouri que dans l’Arizona, Polo peut nous sortir une saison incroyable et être le moteur de cette équipe des Cardinals.

Marion Jeterette : Christian Yelich (OF/Milwaukee Brewers)

Sacré l’an dernier, il le sera de nouveau cette année! C’est mon pari pour ce trophée de NL MVP. Christian Yelich, 27 ans, a débuté cette saison en fanfare avec un HR dans chacun des 4 premiers matchs de la saison, dans la lignée de son année 2018. Transféré de Miami à Milwaukee, Yeli a établi de nombreux records en carrière : HR (36), RBI (110), AVG (.326) mais aussi OBP, SLG et OPS. Des chiffres qui lui ont permis de décrocher une première sélection au All-Star Game. C’est même après les festivités de juillet que le Californien a mis le pied sur l’accélérateur. En plus de ses perfs individuelles, il a porté les Brewers : titre en NL Central (premier depuis 2011) à l’issue d’un tie-breaker game contre les Cubs, sweep des Rockies en NLCS et une défaite au Game 7 des NLDS contre les Dodgers. Un tel parcours est encore attendu à Milwaukee avec pourquoi pas une marche en plus et ce ne sera possible qu’avec un grand Yelich!

National League Cy Young 

J-Sé Gray : Aaron Nola (Philadelphie Phillies)

Après une cuvée 2018 placée sous le signe « Grand Millésime » avec tout simplement sa meilleure saison en carrière (17-6 ; 2.37 ERA ; 224 Ks), l’étoile montante des Phillies a tout pour mettre la concurrence à ses pieds. Suite à sa prolongation sur 4 ans contre 45M$, Nola peut avoir l’esprit tranquille, axé exclusivement sur le sportif. En constante progression depuis 2016 avec une ERA passant de 4.78 à 3.54 puis 2.37, il peut rentrer dans la cour des très grands dès cette saison. Drafté en 7e position en 2014, le numéro 27 est devenu en deux ans l’Ace incontestable des Phillies. En plein cœur de son prime, il peut devenir l’ace de National League et soulever à 26 ans un premier CY.

Bastien LeGrom : Max Scherzer (Washington Nationals)

Avec Clayton Kershaw, il est l’un des deux lanceurs de légende des années 2010, mais Max Scherzer a la chance d’avoir un physique qui continue de tenir la route, même à presque 35 ans.  L’As des Nationals reste sur 6 saisons de suite dans le Top 5 du Cy Young Award de National League, avec trois titres à la clé, sort d’une saison à 300 strikeouts et joue pour une franchise qui reste encore et toujours l’une des meilleurs de National League. Bon, regardez mon pseudonyme au-dessus, deGrom est mon gars, et je ne l’ai laissé à Martin que parce que j’avais déjà annoncé sa victoire l’an dernier. Mais Scherzer a pour lui une carrière incroyable que deGrom n’a pas encore, et comme leur match d’ouverture de la saison 2019 l’a montré (deGrom : 6IP, 5H, 1BB, 0R, 10K / Scherzer : 7.2IP,  2H, 2R, 3BB, 12K), Mad Max s’affiche une fois encore comme un sacré client, et comme le principal rival du lanceur new-yorkais, pour s’offrir un quatrième Cy Young qui le placerait en compagnie de Greg Maddux et Steve Carlton dans l’histoire des lanceurs de MLB, encore un peu plus près de la porte de Coppertown.

Martin Keuchel : Jacob DeGrom (New-York Mets)

Si vous nous suivez sur notre twitter (si ce n’est pas déjà fait, hop hop hop), vous devez savoir que ce sacré Jacob est stratosphérique depuis l’année dernière. Vainqueur, à la quasi unanimité (99% des votants l’ont placé en 1ère place) du titre du CY Young, et pour cause quand on sort une saison à 1.70 d’ERA, on mérite un CY. Oui, oui vous avez bien lu, 1.70 d’ERA en 217 manches. Sans oublier les 269 strikeouts qui vont avec. Une évidence. Ce qui est d’autant plus fou, c’est qu’il n’a remporté que 10 victoires sur la saison. La faute à une attaque des Mets apathique lors du dernier exercice. Nouvelle saison, mais même DeGrom… au moment où on écrit cet article, la DeGromination en est à 26 Quality Start d’affilée, égalant ainsi le record de Bob Gibson. L’ace des Mets en est même déjà à 24K en seulement deux petits matchs. Et quand on pense que l’attaque des Mets n’est plus la même. On peut trembler car des records encore plus impressionants peuvent tomber.

Marion Jeterette : Walker Buehler (Los Angeles Dodgers)

Pas encore la popularité de Kershaw, mais une place grandissante dans le cœur des fans des Dodgers. Buehler, 24 ans, représente le futur de la franchise de L.A avec sa trentaine de matchs au compteur mais déjà de belles promesses affichées. Débuts en septembre 2017 en tant que releveur (9.1IP), affirmation en 2018 en tant que starter (23 starts ; 8W-5L ; ERA 2.62 ; WHIP 0.96), le choix de 1er tour de la Draft 2015 est sur la pente ascendante. Jouer chez les Dodgers ça signifie des responsabilités, beaucoup de pression mais aussi la visibilité en antenne nationale et jouer la postseason: 4 starts en 2018. Blessé, Kershaw n’a pu assurer l’Opening Day 2019, la place semblait offerte à Buehler mais lui aussi a déclaré forfait sur blessure. Nul doute qu’il aura sa chance dans les années à venir… mais en attendant, à L.A on compte sur lui pour ramener l’équipe en World Series, et cette fois remporter le titre.

National League Rookie of the Year

J-Sé Gray : Victor Robles (OF/Washington Nationals)

Classé 4e prospect par MLB Pipeline et 2e de National League derrière Tatis, Victor Robles est attendu dans le futur pour former un duo de choc dans l’outfield avec Juan Soto. Robles, 21 ans, était attendu l’an passé dans cette course mais les blessures ont ralenti son explosion et ouvert la voie à son compère des Nats, 2e du ROY. Même s’il n’a joué que 52 matchs en Minors l’an passé, Robles a tout de suite eu un impact dans les Big Leagues en septembre avec 3 HR et 10 RBIs en 21 matchs. Si son corps s’adapte vite au niveau MLB et que les blessures le laissent tranquille, Robles devrait être LA nouvelle star des Nats dans le futur et faire oublier Bryce Harper, dernier ROY à Washington (2012). Il a en tout cas les qualités et les capacités pour être son digne successeur.

Bastien LeGrom : Pete Alonso (1B/New York Mets)

Il a passé la saison dernière à ronger son frein en Ligues Mineures, s’offrant tout de même la bagatelle de 36 HR et 119 RBIs en 132 matchs entre les niveaux AA et AAA, et voila Pete Alonso dans les Ligues Majeures… Le moins que l’on puisse dire est que le garçon ne manque pas de confiance en lui, et que ses débuts se passent plutôt bien. Pour ses sept premiers matchs dans les Big Leagues, Alonso s’est offert 9 hits en sept matchs, dont 4 doubles et 1 Home Run, pour une moyenne de .346 et un OBP de .402. Capable de frapper pour la moyenne, capable de frapper en puissance, Alonso a tous les aspects d’un joueur appelé à devenir le chouchou des sabermétriciens. Il a surtout toutes les facettes d’un joueur qui va marquer son entrée dans le Grand Show du sceau de la classe et de la puissance. Sauf énorme surprise ou blessure, le trophée du Rookie of the Year 2019 devrait se jouer entre lui et Fernando Tatis Jr.

Martin Keuchel :  Brendan Rodgers (SS-2B/Colorado Rockies)

Drafté la même année (2015) que Bregman, Swanson ou Benintendi, Rodgers n’a pourtant toujours pas fouleé les pelouses de la MLB, au contraire de ses petits camarades de cuvée. Pourtant le joueur excelle dans les  ligues mineures puisqu’en 4 ans dans les étages inférieurs, il affiche une moyenne de 29% avec 57 HR (dont 17 juste sur l’année 2018), 224 RBI et 24 SB (12 sur la saison 2018). S’il semble être arrivé à maturité, il semble un peu barré par Arenado et Story qui occupent la gauche de l’infield à Denver. C’est pourquoi le Front office est en train de le faire passer au poste de 2e base, nouvelle faiblesse du club après le départ de LeMahieu. Pour le moment c’est McMahon qui occupe cette position, lui le joueur de 1ère à la base. Et ce n’est (pour le moment) pas une réussite. Rodgers a donc une occasion en or de briller.

Marion Jeterette : Fernando Tatis Jr. (SS/San Diego Padres)

Il est la raison pour laquelle Manny Machado a renoncé à son poste préférentiel de SS pour signer en tant que 3B chez les Padres cette année! On pensait qu’il débuterait la saison en Minor League mais il a déjà frappé son premier HR chez les grands! 20 ans, prospect n°2 de MLB Pipeline, Junior marche dans les pas de papa joueur MLB de 1997 à 2010.

Signé en 2015 par les White Sox, Fernando Jr. est envoyé à San Diego dès l’année suivante dans le trade de James Shield et débute alors son opération démolition de la Rookie League jusqu’en Double A : 274 matchs, 42HR, 143RBI, 66 doubles, AVG .280! Sans passer par la case Triple A, le voici donc en MLB, pris sous son aile par Machado. Le soleil californien brille plus que jamais au-dessus de San Diego.

National League Manager of the Year

J-Sé Gray : Gabe Kapler (Philadelphie Phillies)

Cette NL s’annonce tellement indécise et ouverte qu’il est très compliqué de miser sur le Manager qui obtiendra les lauriers. Surtout dans une époque qui ne récompense plus forcément le coach assis sur le banc de la meilleure équipe. Il n’y a qu’à voir comment Melvin a soufflé le trophée sous le nez de Cora l’an passé ou comment Counsell a toujours son armoire vide après avoir amené les Brewers au 1e bilan de NL pour s’en persuader. Dans cette optique, un Kapler tirant le maximum d’un groupe au potentiel énorme après une première saison mitigée (80-82) me paraît un pari gagnant. S’il qualifie les Phillies en PO pour la première fois depuis 8 ans, le MOY ne devrait pas être loin de son étagère…

Bastien LeGrom : Bud Black (Colorado Rockies)

Toujours placés, jamais qualifiés, les Rockies ont finalement réussi à tirer le parti d’un effectif ultra-talentueux et auparavant sous-exploité ces deux dernières saisons. Deux saisons ? cela correspond à l’arrivée de Bud Black aux commandes de la franchise des Rockies. Le Manager de Colorado, et son équipe, ont su exploiter à merveille les conditions atmosphériques de Coors Field, tandis qu’il lançait une rotation de jeunes lanceurs issus du farm system qui ont permis aux Rockies d’abandonner leur pire (et de loin) ERA de MLB pour s’installer confortablement au milieu de tableau. Pas une mince affaire, quand on sait à quel point Coors Field avantage les frappeurs… Face à des Dodgers en perte de vitesse, des D’Backs en fin de piste et des Padres encore en rodage, 2019 est l’année ou jamais pour les Rockies, déjà tout proches de remporter la division l’an dernier. Et si la franchise de Denver devait faire tomber les Dodgers pour la première fois depuis 2012, nul doute que Bud Black serait récompensé d’un trophée bien mérité, tant pour son travail de construction depuis la saison 2017 que pour une victoire de division historique pour les Colorado Rockies.

Martin Keuchel : Mike Shildt (Saint-Louis Cardinals)

Quel destin pour ce coach. Après 9 saisons à entraîner dans le farm-system des Cards, il devient coach de 3e base pour l’équipe première en juin 2017, avant de continuer son ascension express pour se retrouver bench coach en 2018. Un poste qu’il ne conservera que quelques mois puisqu’en juillet il prendra la suite de Mike Matheny, remercié, en tant que Manager par intérim. Seulement 45 jours après sa prise en mains de l’équipe première, il est officialisé comme coach principal jusqu’en 2020. Sous sa houlette, le club de Saint-Louis a été impérial, puisqu’en 69 matchs les Cards se sont imposés à 41 reprises. Soit un taux de victoires de presque 60%. Avec un effectif bien renforcé par rapport à l’année dernière, je vois bien les Cards se qualifier pour la postseason. Et un coach qui fait retrouver les phases finales à son équipe, 3 ans après, mérite bien un petit trophée.

Marion Jeterette : Craig Counsell (Milwaukee Brewers)

Les Brewers n’auront pas besoin d’un tie-breaker game cette année pour s’offrir le titre en NL Central… Ils le devront à leur star Christian Yelich mais aussi à leur coach! Manager à Milwaukee depuis mai 2015, Craig Counsell a ramené les Brasseurs au plus haut niveau. Le bilan a progressé chaque annnée en saison régulière : 73-89 en 2016, 86-76 en 2017 et un superbe 96-67 en 2018. La présence en World Series ne leur a échappé que pour un petit match. 4e du vote en 2017, 2e en 2018, le titre de Manager de l’année lui tend les bras en 2019.


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