Preview 2019 – Boston Red Sox : On ne change pas une équipe qui gagne !

La NFL ? Terminée. La NBA ? Presque terminée. Ces deux sports majeurs aux Etats-Unis vont peu à peu laisser leur place au 3e larron. La MLB. Un peu comme la nature, au printemps, la MLB sort de son hibernation et vient fleurir nos soirées (et surtout nos nuits). Alors qu’on se rapproche de plus en plus du début de la saison régulière, il est grand temps de se pencher sur les forces en présence. Du coup The Strike Out passe en mode présentation et vous propose de faire connaissance avec les versions 2019 des 30 franchises. Chaque jour, retrouvez une nouvelle équipe. Et pour finir en beauté ce marathon, place au champion en titre, les Boston Red Sox. 

La saison 2018 : Le Graal !!

Éliminés par les Astros dès les Divisions Series en 2017, les Red Sox décident de changer de cap en 2018. Et quoi de mieux pour cela que d’aller chercher l’un de ses bourreaux. Ainsi, après de bons et loyaux services, John Farrell est remercié et c’est Alex Cora qui débarque sur le banc. Cora qui n’était rien d’autre que le bench coach des Astros en 2017. Auréolé d’un titre de champion mais rookie au poste de Manager en chef, Cora est le parfait relais entre les joueurs latinos et les américains. Une force indispensable dans le baseball actuel. Il amène surtout une nouvelle vision du jeu, plus basé sur les stats, directement inspiré du Front Office de Houston. Mais il le sait l’American League est très relevé, et particulièrement l’AL East avec l’éternel meilleur ennemi, les Yankees. Les Bombers, vexés d’avoir échoué à une marche des World Series, frappent un grand coup durant l’intersaison en s’offrant les services du puissant Giancarlo Stanton. De quoi raviver la flamme, si besoin est, de la Rivalry.

Avec cette arrivée, New-York devient par la même occasion ultra-favori pour l’AL East et le titre final. Oui mais voilà, qui de mieux que Boston pour contrecarrer les plans de l’Empire Yankees. C’est ainsi que pour répondre au transfert de Stanton, Boston s’offre les services de l’autre surpuissant batteur de la Ligue, JD Martinez. Un renfort qui semble être l’engrenage qui manquait aux Red Sox. Martinez, fidèle à sa réputation va sortir une saison XXL : 33% au bâton, 43 HR et 130 RBI. Y a pire comme début. Mais l’avantage des Sox, c’est que Martinez a été très bien accompagné. Ainsi Mookie Betts a fait du Mookie Betts avec une saison phénoménale : .346 à la batte (meilleur total de la MLB), 32 HR, 80 RBI, 129 points marqués (meilleur total de la MLB) et 30 bases volées. Rien que ça. Il sera logiquement élu MVP de la saison. Rajoutés à cela, la grosse saison de Bogaerts (.288/23HR/103RBI), la confirmation de Benintendi (.290/16HR/80RBI) ou les apports efficaces de Pearce, Nunez ou encore Bradley JR, et vous vous retrouvez avec la meilleure attaque de la Ligue. Au niveau du pitching, c’est impeccable aussi. Chris Sale confirme son statut de CY Young en puissance (2.11 d’ERA, 158 manches, 237K). Même avec une saison tronquée. Lui aussi a été bien aidé cette saison puisque 4 des 5 starters des Red Sox ont terminé la saison avec un ERA inférieur à 3.82 (Eovaldi, arrivé en cours de saison, Eduardo Rodriguez, David Price et donc Chris Sale). Et Rick Porcello, le 5e, affiche un ERA respectable de 4.28 mais un total de 17 victoires. Malgré quelques zones de turbulence, le bullpen de Boston a plus que tenu la route avec Craig Kimbrel (2.74/42SV) et Matt Barnes (3.65, 96 k en seulement 61 manches) en tête d’affiche.

Ce cocktail a été explosif et termine la saison régulière avec 108 victoires. Soit le plus gros total de l’histoire de la franchise. Et seulement la 12e équipe de l’Histoire a réalisé ce chiffre. Dernière petite stat pour prouver l »hégémonie de ces Red Sox 2018 : Boston n’a pas perdu plus de 4 matchs de suite durant la saison. Un haut-fait réalisé pour la 3e fois de l’histoire de la franchise après 1903 et 2013. Ces années-là, Boston a remporté les World Series. Et bien vous savez quoi. Jamais deux sans trois. Puisque au terme d’une postseason maîtrisée avec seulement 3 matchs perdus, Boston s’en va conquérir le Graal.

Les mouvements

On prend les mêmes et on recommence, ou presque. David Price avait la possibilité d’opt-out de son contrat record de 210 millions de dollars sur 7 ans, on comprend facilement pourquoi il a décidé de rester. Les héros de la postseason Steve Pearce et Nathan Eovaldi ne sont pas restés free agents pour longtemps et prolongent l’aventure à Boston. 1 an pour Pearce, 4 pour Eovaldi. Seuls deux absents sont à noter dans le roster de 2018, Joe Kelly, parti aux Dodgers, et Craig Kimbrel (toujours libre). Ils laissent un vide énorme dans le bullpen que personne n’est venu combler cet hiver. Mais la grosse bonne nouvelle, c’est la prolongation de Chris Sale. L’ace signe pour 5 ans et 145M, et c’est peut-être la meilleure recrue de cette intersaison.

Les ambitions pour 2019 : Le doublé et rien d’autre

On le sait, il est très difficile de réaliser le doublé. Personne n’a réussi cet exploit depuis les Yankees de 2000. Mais qui sait, si ce n’est pas pour cette année. Ce serait beau que ce soit les Red Sox qui fassent tomber un record des Yankees. Le line-up est inchangé et ses jeunes comme Benintendi ou Devers ont pris de l’expérience. Pareil pour la rotation qui reste la même que 2018 avec Chris Sale en tête accompagné par ses acolytes Eovaldi, Rodriguez, Porcello et Price. La seule question sur ce groupe reste le bullpen qui a perdu son closer et son setup. Mais du côté du club, on a pas l’air de s’inquiéter plus que ça et la confiance est maximale envers Ryan Brasier et Matt Barnes, annoncés pour les fins de matchs. Si vraiment, ça devient trop court dans le bullpen, le club pourra toujours aller chercher un closer dans un trade. Ou bien dans son farm system (voir plus-bas).

Le chemin vers le Graal sera de nouveaux semés d’embûches avec les Yankees, les Astros voire les Indians plus le pennant de NL mais Alex et sa table ronde semblent bien armés pour aller (re)chercher le trophée.

 

La tête d’affiche : Mookie Betts

On ne pouvait pas ne pas citer le MVP en titre. On l’a dit Mookie Betts a réalisé une saison exceptionnelle l’an dernier. Mais ce n’est pas depuis l’an dernier qu’il est à ce niveau. Cela fait bien 3 ans qu’il joue à un niveau de MVP. Fer de lance de l’une des meilleures attaque de la MLB (et peut-être de l’Histoire ?), il a la particularité de réaliser ces performances alors qu’il joue en position de lead-off, c’est à dire de premier batteur de l’alignement. Ce qui rend ses statistiques encore plus impressionnantes. Il devrait sans aucun doute, être une nouvelle fois l’arme principale des Red Sox et l’un des meilleurs joueurs de la MLB. Petit hic, s’il y en a un. Devant la folie des contrats cet été, on s’est dit que Betts pourrait signer un mega deal avec Boston. Mais le joueur a affirmé qu’il ne signerait aucun contrat avant sa Free Agency, prévue pour 2020.

Betts a d’ailleurs mis les choses au points, comme le rapporte ce journaliste du Boston Globe : « J’adore être à Boston, mais je ne vais pas me brader. Je souhaite seulement être signé à ma juste valeur ». Messieurs du Front Office, sortez votre chéquier.

Le joueur à suivre : Darwinson Hernandez

Si vous n’êtes pas un grand suiveur des ligues mineures ou du Spring Training des Red Sox, ce nom ne vous dit peut-être rien. Mais il y a de fortes chances que cela change rapidement. Parfois étincelant mais aussi moyen durant sa carrière dans les Minors (ERA de 3.20 en moyenne), Darwinzon Hernandez a commencé à faire tourner les têtes du Front Office de Boston durant l’Arizona Fall League, compétition organisée par la MLB pour voir s’affronter les prospects des équipes. Durant cet événement, le vénézuélien a lancé 11.1 manches en relève pour un ERA de 1.59 mais surtout 24K. Si bien que le joueur a été invité à participer au Spring Training des Red Sox. Et là, c’est la révélation. Le joueur termine son camp avec un ERA microscopique de 0.82 et 12 K en 11 manches (8 matchs dont deux départs). Mais pas de panique du côté du Front-office, on ne veut pas brûler les étapes. En effet le gaucher n’a disputé que 6 manches au niveau AA, et c’est là qu’il devrait commencer sa saison. Mais en fonction de son évolution et des résultats du club, il pourrait bien se faire une petite place dans le roster.

Notre prévision

Que dire de la cuvée 2018 des Red Sox, à part stratosphérique. Avec en cerise sur le gâteau, le titre suprême. S’il va être difficile de répéter une telle saison (on le rappelle 108 victoires), Boston n’a quasiment rien changé à son groupe. On devrait donc, sans trop de surprises les retrouver en postseason. Mais attention, on le sait, il est très difficile d’enchaîner après un succès en World Series. Notamment avec l’hangover, tout ça … Surtout que les Yankees se sont bien renforcés cet hiver et espèrent jouer des mauvais tour à son meilleur ennemi. Mais avec une telle attaque, difficile de ne pas voir les Sox, briller en 2019.


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