Preview 2019 : Los Angeles Dodgers : L’année ou jamais ?

La NFL ? Terminée. La NBA ? Presque terminée. Ces deux sports majeurs aux Etats-Unis vont peu à peu laisser leur place au 3e larron. La MLB. Un peu comme la nature, au printemps, la MLB sort de son hibernation et vient fleurir nos soirées (et surtout nos nuits). Alors qu’on se rapproche de plus en plus du début de la saison régulière, il est grand temps de se pencher sur les forces en présence. Du coup The Strike Out passe en mode présentation et vous propose de faire connaissance avec les versions 2019 des 30 franchises. Chaque jour, retrouvez une nouvelle équipe. On arrive, quasiment au bout puisque voici l’avant-dernière présentation avec cette fois les Los Angeles Dodgers

2018 : Bis Repetita 

En 2018, les Dodgers débutent avec beaucoup d’attentes. Ils viennent de remporter 5 titres de NL West d’affilée, en terminant la saison avec 104 victoires, et on atteint quelques mois plus tôt les World Series pour la première fois depuis 1988. Malheureusement, cette saison quasi-parfaite est venue se heurter à un autre conte de fée: celui des Astros qui remportent leurs premières World Series, le tout sur le terrain des Dodgers. Un affront. 2018 doit donc être la saison de la rédemption, de la revanche. Oui mais voilà, le début d’exercice est bien loin des attentes. Très loin même. Justin Turner est blessé, Corey Seager est out pour la saison et Kenley Jansen traverse une, inhabituelle, grosse zone de turbulence. Tout cela mélangé à un « Hangover » des World Series et vous vous retrouvez avec un bilan de 16-26 au 16 mai. Mais LA a de la ressource, et les joueurs de Dave Roberts vont le prouver en terminant le reste de la saison sur un bilan de 76-45. Histoire d’aller tranquillement remporter une 6e NL West et une nouvelle place en World Series (après une série houleuse face aux Brewers).
Mais à nouveau, les Dodgers viennent se heurter au champion de l’American League. Cette fois c’est Boston qui empêche les californiens de s’emparer du titre. Cependant, dans une saison considérée comme ratée par les fans, il y a de nombreuses choses à retenir. D’abord l’émergence d’un nouvel ace en puissance, Walker Buehler (voir plus bas). Mais aussi, un joueur sorti un peu de nulle part, Max Muncy, qui a claqué une saison à 35 HR. Sans oublier la confirmation au plus haut niveau de Ross Stripling, un Justin Turner enfin en bonne santé, et un roster de qualité et bourré de talent. Les Dodgers débutent 2019 avec beaucoup d’attentes et d’optimisme.

2019 : On mise sur la continuité

Très actif à la trade deadline, les Dodgers l’ont été beaucoup moins lors de la période hivernale. Le gros dossier était de faire rester Kerhaw qui pouvait choisir de tester le marché. C’est chose faite puisque le futur Hall of Famer a décidé de rester au Dodger Stadium. Le club a également retenu Hyun-jin Ryu, pourtant plus souvent à l’infirmerie que sur le monticule. En revanche le club a laissé partir Machado et Dozier (arrivés cet été) ainsi que Grandal. Mais ce qui a marqué cet hiver, c’est le Block-Buster trade, typiquement Hollywodien, avec les Reds. C’est ainsi que l’ère de Yasiel Puig à LA se termine. Il est accompagné à Cincinnati par Alex Wood et Matt Kemp. En retour, les Dodgers reçoivent des prospects et Homer Bailey, qui sera libéré immédiatement. Un trade censé libéré du budget pour signer un gros poisson.
Et plus la saison 2019 s’est rapprochée plus les rumeurs sur les Dodgers s’amplifiaient. Bryce Harper, Corey Kluber ou encore Machado étaient tous annoncés du côté de la Californie. Au final aucun des trois n’a signé et, sont arrivés AJ Pollock pour le champ centre, un joueur qui n’a joué que 237 matchs en 3 ans mais qui en bonne santé possède un niveau All-Star, ainsi qu’un ancien de la maison, Russell Martin, qui doit remplacer numériquement Grandal au poste de receveur. A noter aussi l’arrivée du lanceur de relève, Joe Kelly, capable de sortir des balles à 100MPH.

Mais est-ce que la grosse recrue de l’intersaison, ne serait pas Corey Seager ? L’arrêt-court revient d’une opération de Tommy John qui l’a éloigné des terrains pour toute la saison 2018. Et pour ceux qui l’auraient oublié Seager, c’est en 4 saisons (2 complètes) : .302 de moyenne, 54 HR, 179 RBI et 412 Hits.
Au niveau du pitching, Dave Roberts a le choix tant en qualité qu’en quantité. Se dire que Ross Stripling ou Julio Urias pourraient débuter la saison dans le bullpen est quand même un sacré luxe. Mais c’est le conditionnel, qui est important ici. En effet il y a une grosse inquiétude autour de Clayton Kershaw.  Le joueur qui commence à connaître des blessures chroniques va débuter la saison sur l’Injured List (précédemment Disabled List). Et on craint que son corps ne puisse plus supporter ses lancers dévastateurs. Il va donc falloir suivre ça de près.

 

La star  : Evidemment Clayton Kershaw 

Evidemment que la star des Dodgers est Clayton Kershaw. Mais le lanceur souffre de blessures chroniques et on commence à s’inquièter du côté de LA. Credit: Richard Mackson-USA TODAY Sports

On l’a vu, Kershaw devrait débuter la saison sur l’IL. L’ace des Dodgers souffre depuis au moins 3 saisons de blessures chroniques. La faute surement à une surutilisation. Je m’explique. Dans sa quête au titre suprême, le managament n’a pas pris soin de sa machine de guerre. Ainsi entre 2010 et 2015, Kershaw a lancé au moins 200 innings à 5 reprises (sauf en 2014 où il n’a lancé « que » 198.1 manches). Avec en point d’orgue, la saison 2015, où l’ace a tout simplement lancé 232.2 manches en saison regulière!!! Sans oublier les campagnes de postseason.  Kershaw, dans son amour pour le jeu, pour son club, et dans sa quête au titre, n’a pas hésité à lancer avec seulement deux jours de repos et que ce soit en starter ou en relève. Avec plus ou moins de réussite. Au final en 8 ans de postseason, Kershaw a disputé 30 matchs (24 départs) pour 150.2 manches. C’est normal qu’au bout d’un moment son corps craque, surtout avec la force que nécessitent les lancers de Kershaw et ses balles cassantes de folies.

Néanmoins, Kershaw reste l’un des meilleurs lanceurs de notre temps et sans doute de l’Histoire.  Même diminué par les blessures, il parvient tout de même à nous sortir des saisons de fou. La preuve encore en 2018, en 26 matchs et 161 manches, il finit avec un ERA de 2.73 et 155 K. S’il revient vite en 2019, on pourra encore s’attendre à du grand Kershaw. Et c’est ce qui fait l’étoffe des héros, quoi qu’il arrive il triomphe. On espère pour lui que cette année sera la bonne.

 

Le joueur à suivre : Walker Buehler 

On aurait pu parler d’Alex Verdugo, de Cody Bellinger ou de Max Muncy, tant l’effectif des Dodgers est riche en talent. Mais c’est bien Walker Buehler qu’il faudra suivre. Pour sa première saison complète, le natif du Kentucky, qui a terminé 3e au vote de Rookie de l’année, a tout simplement été phénoménal et a même éclipsé Clayton Kershaw. D’ailleurs sa ligne de stat ressemble fortement à celle de son illustre partenaire. Ainsi en 137 manches, il termine avec un ERA de 2.62 (!!!!) accompagné de 151 K. Mais le plus surprenant reste ses performances lors de la postseason et particulièrement lors des World Series, où il va lancer 7 manches face aux Red Sox en ne concédant que deux petits hits, dans un match mythique de 18 manches, finalement remporté par les Dodgers. Il va devoir confirmer dans son année de Sophomore, souvent la plus compliquée, mais le petit a toutes les qualités pour devenir le futur grand lanceur des Dodgers.

 

Notre prono : 

Si la NL s’est globalement renforcée, la division Ouest reste tout de même largement à la portée des Dodgers. Arizona s’est amoindri, Colorado ne s’est pas drastiquement renforcé et, malgré Machado, les Padres semblent encore un peu loin. Et San Fransisco …. San Fransisco. Avec un tel effectif, Dave Roberts devrait encore amener la franchise en postseason. Mais cette année, il y a du beau monde en NL et le chemin risque d’être encore plus compliqué. Et ce dès le premier tour de play-offs. Heureusement, le groupe a désormais énormément d’expérience de ces grands événements, et il se pourrait bien qu’il retrouve les World Series. Mais cette fois il serait pas mal de conclure, la fenêtre de tir commence à se rétrécir. Et surtout, éviter de confirmer l’adage : Jamais deux sans trois.

 

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