Preview 2019 – Les Rockies enfin au sommet ?

La NFL ? Terminée. La NBA ? Presque terminée. Ces deux sports majeurs aux Etats-Unis vont peu à peu laisser leurs places au 3e larron. La MLB. Un peu comme la nature, au printemps, la MLB sort de son hibernation et vient fleurir nos soirées (et surtout nos nuits). Alors qu’on se rapproche de plus en plus du début de la saison régulière, il est grand temps de se pencher sur les forces en présence. Du coup The Strike Out passe en mode présentation et vous propose de faire connaissance avec les versions 2019 des 30 franchises. Chaque jour, retrouvez une nouvelle équipe. Aujourd’hui, on retrouve l’équipe des Rockies du Colorado.

Une année 2018 en deux temps…

Après 3 défaites sèches en NLDS face à des Milwaukee Brewers impériaux, les Rockies avaient la défaite facile. Car les hommes de Bud Black revenaient de très loin… Rappelez-vous, à mi-saison, les Rockies touchaient le fond avec un bilan de tout juste 46 victoires pour 45 défaites, après déjà 91 rencontres. Et puis les joueurs se sont parlés, les jeunes ont pris place dans l’effectif et l’équipe a ensuite enchainé un 45-27, se permettant même 8 victoires en toute fin de saison pour coiffer aux poteaux les D-Backs et arracher un match supplémentaire, fratricide face aux Dodgers, pour les départager.

L’équipe des Dodgers s’imposaient et il fallait, aux Rockies, avaler la défaite puis affronter lors d’un wild card game tendu les Cubs à Chicago où les hommes de Maddon avaient subi le même sort face aux voisins du Wisconsin. Et c’est après une bataille acharnée de plus de 7 heures et 13 manches que Tony Wolters envoya le Colorado affronter les Brewers d’un coup sûr en champ centre. 

Entre Denver, Los Angeles, Chicago puis Milwaukee, les Rockies avaient avalé près de 6 000 km en à peine 96 heures. 4 jours entre le dernier match de la saison et le premier match de NLDS. Emoussés, fatigués, les Rockies auront été absents au marbre, seuls les jeunes pousses sur le monticule se montrant performants. 

Après deux wild card game dont un dernier victorieux, les Rockies attendent désormais plus de la saison à venir, et ils ont de quoi être confiants… .

De la jeunesse à revendre !

Sur le monticule, les Rockies possèdent l’une des plus prometteuses rotations de la toute la ligue. Prenez l’enfant du pays, Kyle Freeland, ses 17 victoires et son ERA de 2,85 (2,40 à Coors Field !), ou encore leur désormais connu Ace German Marquez (14 victoires, 3,77era), et vous avez un duo capable d’apporter le tiers des victoires nécessaires aux Rockies pour jouer le titre de division. Mais les Rockies pourront également compter sur Antonio Senzatela. Ce vénézuélien âgé d’à peine 23 ans a montré de très belles choses en fin de saison, et s’était même vu confier le monticule face aux Brewers pour le premier match de la NLDS (5 manches, 3 hits, 2 runs). Les deux autres places de la rotation seront attribuées à Jon Gray, ancien espoir déchu qui a perdu beaucoup de poids cet été et a travaillé sur sa confiance. Enfin Tyler Anderson (7w-9l, 4,55era), 28 ans, devrait compléter la rotation.

Kyle Freeland, né à Denver, devra confirmer sa saison 2018 historique

Et si sur le monticule, on aligne des jeunes, il en est de même sur bases et dans les champs. David Dahl, 24 ans, jouera au champ gauche aux côtés de Ian Desmond (CF, 22HR, 88 RBI, 20 SB, 0,236AVG) et Charlie Blackmon (29HR, 70RBI, 12SB, 0,291AVG) décalé à droite. Et les Rockies comptent énormément sur celui qui a sans doute aidé la Purple nation à remonter la pente en fin de saison. En septembre, ce 10ème choix de la draft 2012 avait frappé 9HR et inscrit 27RBI à 0,287 au marbre ! 

Enfin les Rockies compteront aussi sur l’éclosion du dominicain Raimel Tapia. Réputé pour sa défense, il est également un très bon voleur de base, et l’actuel meilleur « marqueur » côté Rockies lors de ce Spring training 2019. 

Le principal départ des Rockies n’est autre que DJ Lemahieu. Le meilleur ami de Chuck Nazty, agent libre qui a signé aux Yankees, sera remplacé par l’ancien All Star Daniel Murphy. Mais c’est bien sur deux jeunes que les Rockies comptent compenser le départ du néo-yankee. En attendant que Brendan Rodgers, le meilleur prospect de la franchise (et l’un des meilleurs de sa génération) ne s’installe durablement, Garrett Hampson et Pat Valaika auront l’occasion de se montrer. Le premier est capable de voler des bases, chronométré à 30 feet/seconde. Le second avait connu une belle saison 2017 avant d’enchainer les pépins physiques. 

Forces et faiblesses

Difficile de trouver une quelconque faille dans tous les aspects offensifs de cette équipe. Elle est composée de très gros frappeurs, de cogneurs de HR, de voleurs de bases, de sluggers décisifs (parfois tout ça en même temps !), d’une jeunesse insouciante et évolue dans un ballpark qui, de par l’altitude, facilite les Home Runs (et ce malgré le célèbre Humidor qui rend les balles plus humides afin d’éviter qu’elle ne s’envole si aisément à 1.609 miles d’altitude). Défensivement, c’est aussi du lourd. Dahl-Desmond-Blackmon dans les champs, Arenado et Story en 3ème et 2ème bases sont de très bons défenseurs. 

La faiblesse de cette équipe réside au marbre, avec un Chris Iannetta sur le déclin et un Tony Wolters qui ne confirme pas. L’autre faiblesse se niche dans sa rotation. Et pourtant, les Rockies avaient sorti le chéquier pour signer de gros bras lors de l’offseason 2018. Malheureusement, les Jake McGee (6,49 era), Wade Davis (43 saves mais 6 défaites et une ERA de 4,33), Brian Shaw (5,93era) n’ont pas été à la hauteur des espérances. Les Rockies ont malgré tout pu compter sur Adam Ottavino (6-4, 2,43era) mais ce dernier a posé ses valises dans le Bronx cet hiver. Scott Oberg (8-1, 2,45era) sera lui toujours en violet cette saison.

Le joueur à suivre : 

David Dahl est beau, grand, charismatique, costaud et sourit, souvent, toujours même. Et on peut parier que le natif de l’Alabama va vite attirer les micros et caméras dans les vestiaires après chaque Match. Les projections les plus sérieuses l’imaginent avoisiner une saison à 25HR et plus de 80 RBI à 0,280, avec une quinzaine de bases volées. Autant dire qu’il sera à surveiller, lui qui a déjà marqué les esprits côté Coors Field l’an passé.

La star à suivre : 

Vous vous attendiez à Nolan Arenado, mais nous chez The Strike Out, on aime aussi surprendre. Tout comme Trevor Story en 2018, auteur d’une saison ahurissante. All-star dès sa deuxième saison, terminant 8ème lors du vote pour le titre de MVP de la NL, le texan a déjà inscrit son nom dans l’immense livre des records en étant le seul shortstop de l’histoire à réaliser au moins 100 runs, 40 doubles et 30 HR. Pour être plus précis, sa ligne de stat affolante en 2018 était de 37 HR, 108 RBI, 27 bases volées à 0,291 ! Lui qui a déjà frappé 4HR en seulement 33AB lors du spring training de 2019 devrait, si les blessures l’épargnent, atteindre les 40 HR en saison.

Notre Prono

Au risque de créer la polémique, les Rockies sont pour celui qui écrit ces lignes les seuls favoris au titre de leur division. Pas de lanceur star blessé pour débuter la saison, pas de gros départs et des carences compensées par de la jeunesse reconnue et très attendue. Et si les releveurs se relèvent (sic), cette équipe a de quoi s’imposer comme un contender dans une National League plus ouverte que jamais. 

Bilan : 94 wins – 68 défaites.

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