Preview 2019 – Arizona DiamondBacks : Vers la mue

La NFL ? Terminée. La NBA ? Presque terminée. Ces deux sports majeurs aux Etats-Unis vont peu à peu laisser leurs places au 3e larron. La MLB. Un peu comme la nature, au printemps, la MLB sort de son hibernation et vient fleurir nos soirées (et surtout nos nuits). Alors qu’on se rapproche de plus en plus du début de la saison régulière, il est grand temps de présenter les forces en présence. Du coup The Strike Out passe en mode présentation et vous propose de faire connaissance avec les versions 2019 des 30 franchises. Chaque jour, retrouvez une nouvelle équipe. Place aujourd’hui aux Arizona Diamondbacks.

Retour sur 2018 : Déjà la fin d’un cycle ?

Après une cuvée 2017 prometteuse avec une participation aux play-offs et des matchs d’anthologie, on attendait énormément les Dbacks version 2018. Et on n’a pas été déçu puisque le club a trusté le haut de la NL West pendant 5 mois. Oui mais voilà, un mois de septembre cataclysmique (19 défaites pour 8 victoires), et une forte concurrence, ont eu raison des ambitions du club du désert. Au final une 3e place avec un bilan de 82 victoires pour 80 défaites, à 8.5 succès d’une place de WildCard détenue par le meilleur ennemi : les Rockies. Pourtant l’incontournable Paul Goldschmidt (.290/33HR/83 RBI), Eduardo Escobar (.268/8HR/21RBI en 54 matchs dans l’Arizona) ainsi que Robbie Ray (3.98 d’ERA/165 K) et Zack Greinke (3.21/199K) se seront démenés pour tirer l’équipe vers le haut. En vain.  C’est un nouveau coup d’arrêt pour la franchise qui a largement investi en 2015 pour tenter de s’imposer sur le devant de la scène. Mais force est de constater que le projet est au point mort. Les contrats signés en 2015, justement, de Greinke (206.5M) et Tomas (68.5M) pèsent lourd tant pour les finances du club que sur les épaules de ces joueurs. Et il était difficile pour une franchise avec un si petit marché de vivre avec 3 gros contrats. Les deux premiers cités ne suscitant aucun intérêt des autres franchises, c’est le dernier qui en a fait les frais. C’est ainsi qu’à contrecœur et au grand dam des supporters, Paul Goldschmidt, le visage de la franchise, a été tradé cet hiver aux Cardinals. Mais ce fut un hiver rude dans l’Arizona puisque le club a également vu partir son meilleur lanceur de 2018, Patrick Corbin et son éternel espoir AJ Pollock. De quoi présager une longue traversée du …. désert.

2019 : Une saison de transition 

Difficile de parler de tanking ou de transition pour une équipe qui compte des joueurs comme Greinke, Ray, Lamb ou Escobar. Pourtant on se dirige lentement mais surement vers cela. C’est d’autant plus vrai que la NL West est sans pitié. Les Dodgers viennent de remporter 6 divisions de suite, les Rockies possèdent une attaque de feu, les Padres sont en train de monter une équipe monstrueuse et les Giants …. restent les Giants. Et les Dbacks vont devoir affronter cette meute sans leur star. On le sait, impossible de remplacer un joueur comme Goldschmidt tant en production qu’en aura. Du coup Torey Lovullo, le manager qui vient de prolonger pour deux années supplémentaires, va devoir bricoler. Jake Lamb va traverser le diamant pour s’installer en première tandis que Marte va aller remplacer AJ Pollock en champ centre. A eux deux ils comptent 4 matchs à ces postes, de quoi potentiellement affaiblir la meilleure défense de la National League. Au niveau du recrutement, Luke Weaver (SP) et Carson Kelly (C) sont arrivés de Saint-Louis dans le mega deal et sont des titulaires en puissance. Greg Holland (4.66 d’ERA mais 0.84 après son trade à Washington) va vouloir surfer sur sa fin de saison dernière et vient renforcer une fin de bullpen intéressant avec Bradley et Hirano. Enfin Merryl Kelly, après 4 ans en Corée (3.86 d’ERA en 119 matchs avec les SK Wyerns) va rejoindre la rotation des DBacks. Le club espère aussi le retour de Taijuan Walker qui devrait revenir de sa Tommy John durant l’été. Pour résumé, on bricole et on espère tirer le maximum de ce groupe pour cette saison 2019. Rendez-vous donc à la trade deadline pour voir dans quel direction le club va se diriger même si j’ai ma petite idée (celle qui ne fait pas plaisir aux fans).

La star : Paul Golds….. Zack Greinke

Désolé question d’habitude. Car oui pour la première fois depuis 2013, pas de Paul Goldschmidt dans l’Arizona. On parle de ce départ assez souvent dans cette preview car c’est quand même un tremblement de terre pour cette franchise. Cependant il reste tout de même une grosse tête d’affiche pour le Chase Field de Phoenix. Il s’agit de Zack Greinke. Après une première saison plus que moyenne l’ancien joueur des Royals, des Brewers ou des Dodgers a enfin trouvé ses aises chez les Dbacks. Il sort de deux saisons avec des ERA dignes de son statut (3.20 et 3.21). Lors de ces deux saisons, il a lancé à chaque fois plus de 200 manches et a remporté au moins 15 victoires. Agé de 35 ans, le natif d’Orlando semble en avoir encore sous la pédale. D’autant qu’il devrait bénéficier pour la 2e année de suite de l’humidificateur installé à Chase Field. On en parlait déjà l’an passé dans notre preview : « Cette pièce de conditionnement permet aux D’Backs de garder leurs balles dans les conditions recommandées par la MLB, autour de 20 degrés et 50% d’humidité. Bien évidemment, cela changera du tout au tout par rapport aux conditions désertiques de l’Arizona, et le parc de Chase Field, plutôt favorable aux frappeurs, pourrait rapidement se transformer en véritable stade de lanceurs. »
Quoiqu’il en soit Greinke devrait être une nouvelle fois le fer de lance de la rotation des Dbacks, reste à savoir s’il pourra supporter la pression d’être la star numéro 1 de son équipe. Mais en cas de grosses performances, le marché autour du joueur pourrait s’intensifier au plus grand plaisir du Front Office.

Le joueur à suivre : David Peralta

On aurait pu parler de Jake Lamb (59 HR entre 2016 et 2017 mais une saison 2018 tronquée par les blessures) ou de Robbie Ray. Mais David Peralta est en train de prendre son envol. Après une saison 2017 prometteuse (.293/14HR/57RBI), il a explosé en 2018 (.293/30HR/87RBI). L’humidificateur ne semble pas l’avoir affecté, bien au contraire. Si le départ de Goldschmidt va surement le pénaliser un petit peu, il sera tout de même bien encadré par Lamb et Escobar. Dans une équipe en transition, il aura carte blanche et le vénézuélien pourrait nous prouver qu’il a bien les épaules d’un leader offensif.

Notre prono 

Difficile de faire un pronostic sur cette équipe de Dbacks car elle semble être coincée entre deux chaises. D’un côté, un effectif largement capable de joueur la WildCard mais d’un autre côté de nombreux signes d’une régression à venir (le craquage du bullpen en septembre, des stats offensives en chute libre). Personnellement je ne suis pas très optimiste pour la franchise de Phoenix. Et je vois même les Padres passer devant. Une 4e place semble d’actualité pour cette équipe mais surtout un mode reconstruction officiellement activé durant l’été. Des joueurs comme Lamb, Peralta, Ray ou Holland pourraient s’en aller à la trade deadline contre des prospects. Ce ne serait pas du luxe puisque le farm system du club est dans les bas-fond de la MLB.

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