Preview 2019 – Miami Marlins : Le Marlin, cet animal tant convoité

La NFL ? Terminée. La NBA ? Presque terminée. Ces deux sports majeurs aux Etats-Unis vont peu à peu laisser leurs places au 3e larron. La MLB. Un peu comme la nature, au printemps, la MLB sort de son hibernation et vient fleurir nos soirées (et surtout nos nuits). Alors qu’on se rapproche de plus en plus du début de la saison régulière, il est grand temps de présenter les forces en présence. Du coup The Strike Out passe en mode présentation et vous propose de faire connaissance avec les versions 2019 des 30 franchises. Chaque jour, retrouvez une nouvelle équipe. Place aujourd’hui aux Marlins de Miami.

Retour sur 2018 : Moribonds Marlins

Les Marlins n’ont jamais aussi bien porté leur nom. Rappelons que le symbole de ce club qui n’a pas changé au cours de l’hiver à l’inverse des couleurs et du logo de la franchise est celui de ce poisson singulier de taille effilée au rostre long. Les admirateurs de pêche vous diront que ce poisson est une rareté très recherchée lors des pêches sportives. Et bien en baseball, le Marlin est tout aussi convoité. Ziegler, Volquez, Ozuna ou Gordon étaient tous dans le roster 2017. Il n’en reste rien aujourd’hui. Pire. Le gros poisson Stanton est parti il y a deux ans dans le Bronx puis Yelich a filé dans le Wisconsin l’an passé pour braquer un titre MVP. Les deux derniers MVP de NL jouaient dans l’outfield des Marlins il y a deux printemps. Vous l’aurez compris, le fish de Miami est toujours convoité. Cette année, c’est J.T Realmuto qui a affolé les « 29 autres pêcheurs » pendant plusieurs mois avant de finir aux… Phillies !

 

En échange les jeunes Jorge Alfaro (C) pour du poste pour poste, Will Stewart (LHP) et Sixto Sanchez (RHP) prennent la direction de « Magic City » en plus d’un petit bonus à 250 000$. La saison calamiteuse 2018 aura donc eu raison de la patience de « Real ». L’an passé Miami a perdu plus de matchs que n’importe quelle équipe de National League. Seule équipe des Majors sous les 600 runs inscrits, Miami a en plus de la pire attaque une des pires défenses (24e) et des joueurs sur base incroyablement lents à l’image de ces 45 minuscules bases volées en six mois. Bref, rien ne va.

Que faut-il attendre pour 2019 : Encore plus de ‘L’

Sur le diamant ? Pas grand chose. Désolé pour les fans des Marlins qui nous lisent mais aller jouer 76 rencontres contre des Braves, Mets, Nats ou Phillies ne va déjà pas aider à engranger plus de victoires que l’an passé quand on voit le mercato de ces équipes. Après un hiver où l’équipe a changé pas mal son staff autour de Don Mattingly avec les arrivées notamment de Mel Stottlemyre Jr. au pitching, Trey Hillman au 1e coussin et Jeff Livese pour les frappeurs, on se dit que Miami est parti pour remodeler un effectif par sa base : son staff.

En coulisses par contre c’est une autre affaire. Si le cas Realmuto a été réglé, Derek Jeter sait qu’il doit continuer à construire son futur à coups de trades comme les Floridiens l’ont fait avec Stanton ou Yelich. Realmuto parti, la plus grosse monnaie d’échange des Marlins reste un Castro au pedigree All-Star qui plus est dans son prime. Seulement il devrait gagner 16M$ en 2019 avec une club option pour 2020 avant d’être FA. Difficile d’imaginer un proprio proposer plus qu’un plan B pour un joueur susceptible de partir dès l’hiver prochain. De même pour Prado qui arrive en fin de carrière (35 ans) ou Wei-Yin Chen en baisse régulière depuis 3 ans et trop souvent blessé. Jeter devrait donc ouvrir le marché international et essayer de dénicher de nouvelles perles. C’est ce qu’il a fait récemment avec les frères Mesa dont on dit le plus grand bien de l’aîné. Enfin reste à pousser les jeunes au fort potentiel et qui peuvent se rêver être les futurs tauliers du Miami qui gagne. On pense à Brian Handerson en 3e base par exemple.

La star à suivre : J.T. Realmuto Starlin Castro

On aurait dû prendre Realmuto mais le loustic a donc posé ses valises en Pennsylvanie le 7 février. On joue donc la carte sécurité avec Castro. Débarqué de NY l’an passé dans le trade de Stanton, Starlin a tout pour être la « star » de ce roster. 4 fois présent au Midsummer Classic, possédant un bâton stable et efficace, le Dominicain de 28 ans est le visage à court et moyen terme des poissons. En attendant d’être attrapé dans d’autres filets à son tour ?

Le joueur à suivre : Sandy Alcantara

Troisième prospect des Marlins derrière les frappeurs de l’outfield Mesa & Harrison, Sandy Alcantara est un jeune lanceur maîtrisant déjà plusieurs effets. Une fastball à 99 mph, une slider, curvball et changeup peuvent être appelées par le catcher (qui ne sera pas Realmuto, désolé les fans). Surtout en 2019, aucune raison ne devrait empêcher Alcantara de jouer une place de starter dans une rotation extrêmement faible où il a pu débuter six matchs l’an passé. Le seul bémol est son récurrent problème de contrôle mais s’il réussi à trouver la parade, on a là un joueur qui peut rêver plus haut du côté des Marlins. On chuchotera du bord des lèvres qu’une place est toujours à prendre en Floride depuis le destin tragique de Jose Fernandez en 2016.

Notre prono :

5e et moins de 60 victoires pour la première fois de l’histoire des Miami Marlins. C’est déjà arrivé en 1994 et 98 mais à l’époque on parlait des « Florida » Marlins. Si ça peut leur permettre de décrocher deux WS dans dix ans comme leurs illustres prédécesseurs…

 

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