World Series ’17 – Dodgers vs Astros, le match des franchises

Bien que les Yankees ne se soient pas qualifiés, les World Series entre les Los Angeles Dodgers et les Houston Astros méritent tout de même qu’on s’y intéresse. Voilà une opposition inédite entre deux équipes populaires à travers le monde. Comme en 2016, The Strike Out vous propose un match des franchises. Ancienneté, gloire passée, poids économique, engouement populaire et palmarès, quelle franchise se révélera la plus mythique à défaut peut-être d’être championne cette saison.

Ancienneté

Los Angeles Dodgers : Les Dodgers ne furent pas toujours l’équipe emblématique de Los Angeles (Angels who?). Tous les fans de baseball le savent. Avant d’arriver dans la Cité des Anges, les Boys in Blue étaient les gars de Brooklyn et les représentants des petites gens de Flatbush, quartier de Brooklyn et les pensionnaires d’Ebbets Field. Ils furent longtemps l’une des deux grandes équipes de New York avec les Giants, avant la prise de pouvoir des Yankees durant les années 20 puis leur déménagement sur la côte Ouest en 1958, quatre ans après les Giants.

Il faut dire que l’histoire des Dodgers remonte presque aux débuts de la MLB. La franchise est créée en 1884, sous le nom des Brooklyn Atlantics, au sein de la jeune American Association (1882) qui cessera ses activités en 1891. En 1890, les Dodgers rejoignent la première des Ligues Majeunes, la National et ne la quitteront plus jamais. En revanche, ils quittent leur premier nom en 1885 et vont en changer souvent : Grays, Bridegrooms, Grooms, Bridegrooms (à nouveau), Superbas, Trolley Dodgers, Superbas (encore), Robins et enfin Dodgers dès 1932. En même temps, ça prend du temps de trouver soi-même un surnom cool !

C’est sûr, c’est pas le Minute Maid Park

Houston Astros : Quand les Dodgers arrivent à Los Angeles, les Astros n’existent pas encore. Tout est dit ! Match plié ! Enfin, pour rentrer dans les détails, les Astros débutent en 1962 durant la vague d’expansion vers l’Est du baseball majeur, jusqu’ici cantonné au Nord-Est des États-Unis. Ils rejoignent la National League en même temps que les New York Mets, un an après les Washington Senators, futurs Texas Rangers, et les Los Angeles Angels.

Les Astros débutent leur carrière sous le nom de Colt .45s, Texas oblige. Heureusement, ils retrouvent la raison et au lieu de rendre hommage aux excités de la gâchette du coin, ils se tournent vers les étoiles avec le centre de contrôle de la NASA. En 1965, ils deviennent les Astros et leur nouveau stade l’Astrodome. On les en remercie.

Débutant dans la division Ouest, ils passent dans la Centrale en 1994 avant de migrer en American League en 2013 afin de rééquilibrer les divisions de l’Américaine.

Résultat : Dodgers par KO ! Les Astros, équipe d’expansion, n’avaient aucune chance face aux mythiques Dodgers qui ont même joué dans une Ligue Majeure disparue au 19ème siècle et qui possèdent plus de noms qu’un escroc professionnel.

Palmarès

Los Angeles Dodgers : Malgré leur ancienneté, les Dodgers ne comptabilisent que 6 titres en World Series dont le premier n’arrive qu’en 1955 contre les Yankees. Il faut dire que les Bronx Bombers furent les bêtes noires des Dodgers en World Series, les Yankees étant les responsables de 6 de leurs 12 défaites dans les Séries Mondiales. Néanmoins, leur 6 titres les placent au 6ème rang des vainqueurs des World Series, derrière les Yankees (27, oui, 27, vous avez bien lu, 27, c’est ça… 27), les Cardinals (11), les Athletics (9), leurs rivaux des Giants (8) et les Red Sox (8, ce n’est pas 27 mais c’est honorable bien que très loin de 27, je veux dire entre 8 et 27, il y a pas mal de chiffres quand même comme 13, 18, 22 ou encore 26, juste avant 27).

En revanche, avec 22 titres en National League, dont celui de cette saison, les Dodgers ont tout de même une étagère à trophée garnie depuis le premier fanion en American Association en 1889.

World Series : 1955, 1959, 1963, 1965, 1981, 1988

American Association : 1889

National League : 1890, 1899, 1900, 1916, 1920, 1941, 1947, 1949, 1952, 1953, 1955, 1956, 1959, 1963, 1965, 1966, 1974, 1977, 1978, 1981, 1988, 2017

Houston Astros : Un championnat en National League (2005), un en American League (2017). C’est simple, pour gagner un titre, les Astros doivent changer de ligue. Problème, il n’y en a pas d’autre.

World Series : 0

National League : 2005

American League : 2017

Résultat : Double KO pour les Dodgers ! Ils sont encore loin, loin devant. Moins que les Yankees (27, 27, 27, 27, 27… je m’en lasse pas) mais quand même très loin devant en terme de palmarès. Ils sont dans une galaxie fort fort lointaine en somme. Mais faut reconnaître que gagner un championnat dans chaque Ligue Majeure, c’est sexy. Well played Astros ! Sauf que les Dodgers l’ont fait bien avant eux et sur deux saisons (AA en 1889, NL en 1890). Dans ta face ! Bon ok, c’était peut-être un poil plus simple à l’époque.

Hall of Famers

Los Angeles Dodgers : De très nombreux joueurs et managers de légende, introduits au Hall of Fame, sont passés par les Dodgers comme Tony Lazzeri, Casey Stengel, Al Lopez, Greg Maddux, Pedro Martinez ou Rickey Henderson. Sur l’ensemble de ces joueurs d’exception, 13 joueurs et 2 managers ont été introduits comme membres des Dodgers. Le plus connu de ces joueurs est assurément Jackie Robinson, dont le numéro 42 est le seul retiré dans tous les équipes.

Sandy Koufax, The Left Arm of God… ça claque ! Verlander, il a un tel surnom ? – crédit : Neil Leifer/SI

On y trouve aussi Sandy Koufax, aka Le Bras Gauche de Dieu, l’un des meilleurs lanceurs de l’histoire de la MLB. Suivent Pee Wee Reese (que tout le monde a vu dans le film 42, short-stop légendaire), Roy Campanella (l’un des premiers Negro Leaguers à rejoindre Robinson en MLB), Burleigh Grimes, Willie Keeler, Wilbert Robinson, Don Sutton, Duke Snider, Dazzy Vance, Zack Wheat, Walter Alston et Don Drysdale. Les deux managers sont les mythiques Léo Durocher et Tommy Lasorda.

Houston Astros : Les texans ont aussi eu leur lot de légendes dans le club, souvent pour de courts passages mais quand même : Nolan Ryan, Ivan Rodriguez, Léo Durocher, Joe Morgan, Don Sutton, Randy Johnson… Mais combien d’Astros au Temple de la Renommée ? Deux : Jeff Bagwell et Craig Biggio, élus respectivement en 2017 et 2015. Tous nouveaux, tous beaux.

Résultat : Ça tourne au massacre. En même temps, depuis 1884, les Dodgers ont eu le temps d’en voir des stars, d’en fabriquer des légendes. Puis quand vous avez Jackie Robinson et Sandy Koufax dans vos rangs, peu de franchises peuvent rivaliser. Et une franchise de 1962 a encore moins de chances de rivaliser. Peut-être qu’Altuve et Keuchel viendront un jour gonfler la légende des Astros . En même temps, les Dodgers ont Kershaw et continuent de bâtir leur légende déjà riche en talents.

Impact Sportif

Los Angeles Dodgers : Au contraire des Yankees, des Athletics, des Reds ou des Orioles, les Dodgers n’ont jamais possédé une équipe considérée comme l’une des meilleures de l’histoire de la MLB mais certaines de leurs saisons sont rentrées dans l’histoire comme celle de 1942 où ils ont passé les 100 victoires avec 104 parties gagnées mais ce sont les Cardinals avec 106 victoire qui remporteront le fanion de la NL cette année-là. Ils ont d’ailleurs obtenu le même nombre de victoires cette année mais dans une saison de 162 matchs contre 154 en 1942.

Cela dit, les vraies saisons historiques des Dodgers resteront à jamais 1947 et 1955 (première victoire en World Series avec un vol de marbre de Jackie Robinson dans le match 1). La première saison citée est bien entendu celle de l’arrivée de Jackie Robinson en MLB après une saison en Ligues Mineures. Les courages de Branch Rickey, alors General Manager des Dodgers qui décida de son recrutement, et Jackie Robinson, qui vécut un chemin de croix pour se faire accepter, permettront à la MLB de rentrer pleinement dans le 20ème siècle en brisant la Color Barrier ségrégationniste. C’est un événement historique qui a marqué l’ensemble du sport US et, au-delà, la société américaine, célébré depuis chaque 15 avril avec le Jackie Robinson Day.

La fin de la barrière raciste a également libéré un potentiel sportif, celui des Negro Leagues où se jouait un baseball aussi bon qu’en MLB et possédant parmi les meilleurs joueurs de tous les temps, au premier rang desquels se trouvaient Satchel Paige et Josh Gibson. D’ailleurs, même si certaines équipes tarderont à s’y mettre, de nombreuses stars et prospects des Negro Leagues vont rapidement débarquer en MLB avec succès : Don Newcombe, Roy Campanella, Larry Doby pour ne citer qu’eux.

Bien sûr, en plus des joueurs afro-américains, la voie sera ouverte pour les joueurs hispaniques puis asiatiques. Willie Mays, Ernie Banks, Felipe Alou, Roberto Clemente, Hideo Nomo, Ichiro Suzuki… merci qui ? Merci les Dodgers ! D’ailleurs, les Dodgers seront la première équipe à engager un coréen (Chan Ho Park, 1994) et un taïwanais (Chen Chin-Feng, 2002) ainsi que le deuxième japonais (Hideo Nomo, 1995).

De la fin des années 40 aux débuts des années 80, les Dodgers furent l’une des meilleures équipes de la MLB, régulièrement en World Series bien que peu victorieux. Que ce soit dans les Séries Mondiales ou dans les Séries de la Nationale, les Dodgers vont se frotter aux meilleures équipes de l’histoire, les Yankees de DiMaggio ou des M&M Boys bien entendu mais aussi les incroyables Athletics et Reds des années 70 qui vont donner quelques unes des meilleures équipes de la MLB. Des obstacles qui les empêcheront de glaner bien des trophées avant de baisser de niveau durant les années 80 et la décennie suivante.

Houston Astros : Cette saison, ils sont devenus la première équipe à gagner un championnat dans chaque ligue de l’ère moderne, après leur titre de 2005 en NL. Ouais. Le problème est que les Mets, qui ont été créés la même année qu’eux, remportaient les World Series en 1969 puis en 1986 sur cinq apparitions en Séries Mondiales.

Avec des débuts relativement médiocres, les Astros vont devoir attendre les années 80 pour commencer à exister durablement dans le haut du tableau de la division Ouest de la NL avant de basculer dans la Centrale en 1994, décennie où les Astros parviennent en playoffs régulièrement sous l’impulsion du Hall of Famer Jeff Bagwell. Il en sera de même aux débuts des années 2000 jusqu’à cette saison 2005 où les Astros s’imposent en finale de la NL face aux Saint Louis Cardinals. Malheureusement, ils seront balayés en Séries Mondiales par les Chicago White Sox.

Jeff Bagwell bloqué dans le sol – crédit : Brad Mangin / NBHOF Library

Les Astros vont ensuite redevenir une équipe de losers, enchaînant notamment trois saisons à plus de 100 défaites de 2011 à 2013. Leur arrivée au sein de l’American League en 2013 ne semble pas arrêter les saison de misère. Pourtant, les Astros vont redécouvrir la joie des playoffs dès 2015. On connaît la suite.

Reste qu’on peut mettre à l’actif des Astros, leur Astrodome (1965), premier stade couvert de la planète, appelé la huitième merveille du monde. Bâti pour répondre aux exigences climatiques tumultueuses de la région, l’Astrodome va montrer la voie pour révolutionner le sport moderne.

Résultat : Une boucherie. Certes, les trois dernières saisons ont lavé les Astros de cette réputation d’horribles losers et l’Astrodome a impacté le monde sportif mais les Dodgers ont tout simplement changé la MLB et le sport américain en profondeur, y compris sportivement en ouvrant les ligues professionnelles aux talents des joueurs afro-américains et asiatiques, tout en étant, une référence dans presque toutes les décennies depuis les années 40 et en écrivant, gagnants ou perdants, quelques grandes pages du baseball.

Poids économique

Los Angeles Dodgers : Les Dodgers sont un monstre économique. Le magazine Forbes a évalué la valeur de la franchise à 2 750 milliards de dollars en 2017 soit la franchise la plus chère et la plus puissante économiquement après les Yankees de New York (et 13ème mondiale, tous sports confondus). Normal puisque, si New York est logiquement le premier marché MLB, Los Angeles, deuxième ville du pays, est tout logiquement le deuxième marché. Et ce, malgré la concurrence des Angels. Comme les Pinstripes, les Boys in Blue font marcher à fond le merchandising, le logo du club étant devenu le logo de la ville comme dans la Big Apple. Il suffit de voir en France : casquettes, sweat, tee-shirt avec les logos des Yankees et des Dodgers sont légion, bien plus que les autres franchises de la MLB.

De plus, le Dodger Stadium, alias Ravez Chavine, fait le plein (plus de 3,7 millions de spectateurs cumulés et une moyenne de 46,492 spectateurs en match soit, à chaque fois, la 1ère place en MLB cette saison dans les stats d’affluence) et les droits télé des Dodgers ont atteint les 3 milliards. De quoi voir venir malgré les années McCourt…

Houston Astros : 13ème au classement Forbes avec une valeur marchande de 1,450 milliards de dollars, les Astros sont dans la moyenne en terme d’affluence (2,4 millions cumulés en 2017). Houston n’est pas une équipe pauvre mais ce n’est pas une équipe riche, subissant notamment la concurrence du Foot US qui reste le sport number one au Texas.

Résultat : Que dire ? Je ferme les yeux en écrivant cette chronique. Tant de violence. Oui, là encore les Dodgers font le plein. Les Astros ne peuvent lutter contre ce poids lourd du sport mondial dont la popularité dépasse de loin celle des Astros chez les non-initiés ou dans le marketing textile, surtout que McCourt sévit désormais du côté de l’OM (Champions Project LOL) et que la franchise de LA peut éponger ses dettes devant le succès populaire du club. En plus, Minute Maid Park… sérieux ?!

Impact dans la culture populaire

Los Angeles Dodgers : J’en ai parlé précédemment mais l’image de marque des Dodgers est et restera Jackie Robinson. Un des actes fondateurs de la réconciliation nationale pour lutter contre la ségrégation. L’histoire de Jackie Robinson, de Branch Rickey et des Brooklyn Dodgers a été plusieurs fois portée à l’écran, notamment par Jackie Robinson lui-même en 1950 et récemment avec le film 42. Il a fait l’objet également de nombreuses publications et, même en France, son histoire est régulièrement reprise.

421, un film sur le meilleur des jeux de dé

Sandy Koufax fut également important et marquant dans l’histoire du club, de la MLB et des États-Unis, à la fois car c’était un lanceur extraordinaire, permettant ainsi aux Los Angeles Dodgers d’avoir un joueur les sortant de l’ombre de Jackie Robinson et des Brooklyn Dodgers. Ayant lancé un perfect game, refusant de jouer un match de World Series durant Yom Kippour et considéré comme l’un des meilleurs joueurs de l’histoire, il reste un monument de la culture populaire sportive aux États-Unis.

Mais les Dodgers, comme les Giants, représentent bien plus dans une Amérique nostalgique d’un passé glorieux et sans tâche( bien que fantasmé). Le déménagement des Giants et des Dodgers sur la côte Ouest fut vécu comme une trahison à New York. Le départ des Dodgers donna même le goût à la politique et au militantisme au démocrate Bernie Sanders. Leur stade, Ebbets Field, fut détruit comme le Polo Grounds des Giants. Cette destruction leur conférera une dimension à la fois poétique et mythique d’une Amérique nostalgique, une dimension bien explorée dans le livre culte de WP Kinsella, Shoeless Joe.

D’ailleurs, malgré leur déménagement, la rivalité Dodgers-Giants reste l’une des plus âpres du baseball et du sport américain, bien plus qu’avec les Angels, derby de moindre valeur. La rivalité avec les Yankees reste également vivace mais plus par nostalgie, renvoyant à un passé glorieux de la franchise et à une époque rêvée du baseball.

On peut mentionner que les Dodgers seront l’équipe perdante d’un match considéré comme l’un des plus importants du baseball, le Miracle de Coogan’s Bluff de 1951 où fut frappé The Shot Heard ‘Round The World.

Enfin, on ne peut parler culture populaire des Dodgers sans évoquer Vin Scully, légendaire commentateur de la franchise qui a pris sa retraite en 2016 après 66 ans de bons et loyaux services à suivre l’équipe, de Brooklyn à Los Angeles. Une retraite qui donna même des articles en France tant il fut une institution à lui seul à l’instar de Harry Caray aux Cubs.

Houston Astros : On l’a bien compris, les Astros n’ont pas Jackie Robinson. La franchise n’a pas spécialement brillé au cinéma ou dans la littérature. Mais les Astros ont pour eux deux choses que n’ont pas les Dodgers : des maillots cools et une mascotte cool. Demi-finaliste de notre Mascot Madness en NL, Orbit est l’une des mascottes les plus connues, les plus emblématiques et les plus drôles de la MLB et du sport mondial tout simplement. Personne ne connaît la mascotte des Dodgers mais les pitreries d’Orbit font le tour de la Terre grâce à Internet. Pourtant, débarquant en 1990, il finit une première fois sa carrière en 1999. En 2000, il est remplacé par Junction Jack alors que les Astros quittent l’Astrodome pour le Enron Field. Un scandale. D’ailleurs, Orbit revient en 2012 pour notre plus grand bonheur.

Et les maillots ? On parle bien entendu des maillots de la Rainbow Era à partir de 1975 et jusque dans les années 80 qui sont parmi les plus marquants et les plus sympas de l’histoire de la MLB, devenant un référent des Astros dans la culture populaire américaine.

La classe à l’état pur ! – crédit : Howard Castleberry/ Houston Chronicle

Résultat : Orbit/Rainbow Jerseys vs Jackie Robinson/Left Arm of God/Vin Scully/nostalgie Ebbets Field/Rivalité Dodgers-Giants… je voudrais dire égalité, mon côté humaniste, mais les Dodgers sont encore vainqueurs.

Verdict

Mike Tyson affrontant un nouveau-né. Un carnage. Comment pouvait-il en être autrement entre une des plus anciennes et mythiques franchises du baseball et une franchise des sixties qui doit encore construire sa légende. Les Astros 2017 sont costauds mais au regard de l’Histoire, c’est un petit poussin qui doit apprendre à picorer des titres. Les deux graines de 2005 et 2015 ne suffisent pas à faire le poids face au palmarès des anciens de Flatbush et à ce qu’ils représentent tant pour la MLB que pour le sport US et la société américaine.

Même les Mets ont rapidement pris leur place au panthéon du baseball. Quelque soit le résultat final des World Series 2017, les Dodgers resteront les mythiques Dodgers. En revanche, si les Astros veulent s’extraire définitivement du pool des losers (coucou les Nats, les Rangers, les Brewers, les Padres, les Rays, les Rockies, les Mariners), ils ne doivent pas laisser passer cette occasion car, les Astros 2018 auront une concurrence encore plus forte que cette saison.

En revanche, Dodgers ou Astros vainqueurs, ils seront encore très loin des 27 titres en World Series des New York Yankees. Juste comme ça.

Quand je clashe les fans des Astros, des Dodgers et des Red Sox dans un même article !
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