[AL Wild Card : New York Yankees – Minnesota Twins] : Un duel vraiment si déséquilibré ?

Sur le papier, c’est un duel très déséquilibré entre l’attaque de feu des Yankees et les Minnesota Twins qui sortent d’une saison 2016 à plus de 100 défaites. D’autant que depuis 2002, les Bombers présentent un bilan de 89 victoires pour 33 défaites face à leurs adversaires de ce mardi. Pourtant les coéquipiers d’Ervin Santana sont bien là en postseason cette année et c’est mérité après une course effrénée pour cette WildCard. Et même si les Yankees semblent plus forts dans toutes les catégories statistiques, sur un match tout est possible et c’est bien là, la beauté du Baseball. Et du sport. On fait le point sur les forces en présence. 

Pourquoi les New York Yankees vont se qualifier – Marion Jeterette

La saison régulière

Les dirigeants des Yankees avaient pour objectif en début de saison de gagner avec un effectif rajeuni. Les clés du Bronx étaient laissées aux espoirs de la maison : Judge, Sanchez, Bird, Austin, C. Frazier ; épaulés par les « intermédiaires » Gregorius et Castro ; le tout encadré par les vétérans Gardner, Ellsbury et Headley, accompagnés des recrues Holliday et Carter.

On évacue rapidement le cas de ce dernier : 41HR avec les Brewers en 2016, 8 sous le maillot new-yorkais, 26 RBI et une moyenne de Golden Sombrero de .201. Fin du supplice début juillet. Pour l’ancien des Cardinals, la saison s’est mieux déroulée même si elle a été perturbée par des blessures. La production de Holliday est très légèrement inférieure à celle de la saison précédente avec le même nombre de rencontres. Il a apporté son expérience et son coup de batte peut toujours servir pour sortir de situation difficile (voir la vidéo ci-dessous). Il sera précieux en postseason.

Collectivement la saison des Yankees a été réussie puisque les voilà qualifiés pour la suite de la saison alors qu’ils étaient passés à côté l’an dernier. C’est la 53e apparition de la franchise en postseason, la 19e lors des 23 dernières années avec la quête ultime du 28e titre en World Series.

Après 4 défaites en 5 matchs, un départ poussif sans doute du au fort renouvellement de l’équipe, les New-Yorkais ont enchainé avec 8 succès (plus longue série de leur saison). Leur bilan d’avril (15W et 8L) a surpris beaucoup d’observateurs qui ne les voyaient pas si hauts si vite. Fin mai, les Yankees pointaient à 30W-20L avec notamment une série de 6 victoires consécutives, et pas contre n’importe qui : l’adversaire direct de la division Toronto et les Cubs champions en titre. Même série de 6 victoires consécutives en juin (face à Boston et Baltimore), mais immédiatement suivie d’une vilaine série de 7 défaites de suite… premier signe de faiblesse pour NY qui affiche un bilan négatif sur le mois (13W-15L). L’explosion du phénomène Aaron Judge sur les trois premiers mois de la saison (27HR) masquait-elle le réel niveau de l’équipe?

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Castro, Severino et Betances célèbrent la victoire de Judge au Homerun Derby / Crédit USA Today.

Le mois de juillet et ce bilan de nouveau positif de 14-12 est une belle parenthèse avec la présence de nombreux Yankees au All-Star Week-end, preuve 1/ des performances de l’équipe et 2/ de la passion retrouvée des fans qui ont voté massivement. Aaron Judge se retrouve titulaire dans l’équipe AL avec le 2e plus grand nombre de votes, Gary Sanchez et Starlin Castro sont réservistes, Luis Severino et Dellin Betances dans la liste des lanceurs… sans oublier la victoire de Judge au Homerun Derby auquel participait aussi Sanchez. Mais les semaines suivantes sont un long calvaire pour Judge. Sa moyenne passe de .325 sur avril-mai-juin à .208 sur juillet-août, et décroche le peu convoité record de 37 matchs consécutifs avec au moins un strikeout. Les New-Yorkais marquent le pas (bilan de 14-15 en août), laissent les Red Sox prendre la tête de la AL East… une place de leader qu’ils auront finalement occupé pendant 62 jours sur la saison. Mais septembre est une toute autre histoire avec un super bilan de 20 victoires et 9 défaites! Qualifiés pour la postseason dix jours avant la fin de la saison régulière, ils échouent sur le fil dans la conquête de la Division, à deux matchs de Boston.

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Le 25 septembre, Judge frappe son 50e HR et bat le record pour un rookie / Crédit USA Today.

Un mois de septembre historique aussi pour Judge qui s’offre un autre record, celui-là beaucoup plus prestigieux : le plus grand nombre de homerun réussis par un rookie sur une saison. Sa marque de 52 dépasse les 49HR de Mark McGwire en 1987. Emmenés par un Judge en feu (15HR sur le mois ; AVG .400 sur les 14 derniers jours), les Yankees sont prêts pour la postseason et pour la mission #28.

Une attaque de feu

Aaron Judge… on a parlé de lui toute la saison et déjà dans cet article alors faut-il encore revenir sur le phénomène? On pourra ajouter que pour sa première saison, il s’est offert le luxe de battre le record d’une légende du Bronx : 33HR à domicile, c’est mieux que les 32 de Babe Ruth en 1921 quand les Yankees jouaient à Polo Grounds.

 

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Stats finales de la saison régulière 2017. Les Yankees n°1 des HR / Crédit MLB.com.

 

Les Yankees se sont distingués par des performances offensives de choix. Ils comptent 37 blowout cette saison c’est à dire des victoires par au moins 5 points d’écart. Ils affichent le 3e meilleur AVG collectif d’American League : .262, loin derrière les Astros (.282) mais juste derrière les Indians (.263). Plus impressionnant encore ces classements si l’on prend en compte l’ensemble de la MLB : ce sont eux qui ont frappé le plus de HR cette saison : 241 ! Avec 858 points inscrits, ils ne sont devancés que par les Astros ; même chose dans la catégorie OBP (.339 contre .346).

Un duo offensif s’est particulièrement distingué : Judge bien sûr et Gary Sanchez a confirmé ses éclatants débuts de la saison précédente (relire ici son portrait). Le Dominicain a frappé 33 HR pour 90 RBI… mais de nombreux joueurs ont en fait établi de nouveaux records personnels cette saison. Avec 25, Didi Gregorius a délogé le mythe Derek Jeter pour le plus de homerun frappés par un short-stop des Yankees en une saison. Le Néerlandais explose son nombre de RBI (87 contre 70 en 2016) et une moyenne de .287.

Le vétéran Brett Gardner, seul survivant avec Sabathia du dernier titre en 2009, a battu son propre record de HR (21). Si la saison d’Aaron Hicks n’avait pas été perturbée par une longue blessure, il aurait pu approcher la barre des 30HR puisqu’il en signe 15 en seulement 87 matchs (record personnel) + 52 RBI alors qu’il n’en avait signé que 31 en 123 matchs en 2016! Très attendu en début de saison, beaucoup plus que Judge, Greg Bird a déçu. Une moyenne ridicule de .106 en 18 matchs en avril lui coutait sa place de titulaire avant qu’une grosse blessure à la cheville ne le prive de compétition plusieurs mois. La bonne nouvelle tout de même c’est qu’il est très en forme depuis son retour dans le roster : AVG de .333 sur les 14 derniers jours. Bref la balle peut s’envoler de la batte de n’importe qui ces derniers temps pour les Yankees, les Twins et Santana sont prévenus mais ils ne pourront pas empêcher les Canonniers de frapper. Le 18 septembre, Santana a concédé 7 hits et 2ER face aux Yankees pour 3K et une défaite.

Luis Severino : le nouvel ace

Les inquiétudes étaient nombreuses en début de saison concernant la rotation des Yankees : un CC Sabathia vieillissant et souvent sur une jambe, un Masahiro Tanaka moins décisif, un Michael Pineda toujours capable du meilleur mais aussi du pire, un Jordan Montgomery rookie et un Luis Severino qui restait sur une saison 2016 catastrophique : 3W – 8L ; ERA 5.83 et WHIP 1.45. Il était rapidement sorti de la rotation pour intégrer le bullpen avant donc d’obtenir la confiance du club pour 2017. A posteriori, le choix de Joe Girardi et son staff était le bon car Severino cette saison c’est 21 quality starts en 31 matchs et des records personnels à la pelle pour sa 3e saison en MLB.

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Une place dans le roster du All-Star Game est venue – en avance – récompenser sa saison. Au regard des performances des lanceurs des Yankees cette saison, il est tout à fait normal de voir Severino désigner pour ce match de Wild-Card face aux Twins. Le voilà face au plus grand défi de sa carrière : envoyer les Yankees en ALDS. Il a affronté Minnesota une fois cette saison, le 20 septembre, mais n’a lancé que 3 manches (5H ; 3ER ; 3K ; no decision).

 

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Le bullpen des Yankees est le 3e meilleur au niveau de la ERA et de la WHIP / Crédit MLB.com.

 

Pour seconder Severino, les Yankees peuvent compter sur un bullpen de qualité même s’il arrive à Betances de connaître de mauvaises séries. Le retour en juillet de Robertson a apporté de la stabilité au bullpen. On a aussi retrouvé en septembre un Aroldis Chapman incisif après qu’il ait perdu sa place de closer (au profit de Betances) durant l’été).

En résumé

Le Yankee Stadium est redevenu une forteresse cette saison : 51 victoires à domicile contre 30 défaites. Pour la 19e saison consécutive, la barre des 3 millions de spectateurs a été franchie et on connaît l’appétit des fans new-yorkais pour les matchs à enjeux. Victorieux de 4 de leurs 6 matchs en 2017 face aux Twins, les Yankees sont clairement favoris. On l’a dit, ils ont déjà réussi leur saison en prenant la 2e place de la AL East quand les prévisions de Bleacher Report les envoyaient à la 4e place avec un bilan de 81-81. Mais même maintenant que le Boss Steinbrenner n’est plus là, tout autre résultat qu’une victoire en World Series n’est pas du goût des dirigeants et des fans des Yankees. Cela commence donc par une victoire face aux Twins mardi soir (2h du matin mercredi en France).

 

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Conférence de presse improvisée dans le dugout des Yankees  après chaque HR / Crédit New York Post.

Pourquoi les Minnesota Twins vont se qualifier – Bastien deGrom

La saison régulière

Il y a parfois des saisons qui défient toutes les règles de probabilité. L’année 2017 des Minnesota Twins, est l’une de celles-là, et elle en est peut-être l’un des exemples les plus extrêmes. Revenons 365 jours en arrière. Dimanche 02 Octobre 2016, les Twins bouclent la saison régulière avec un bilan de 59 victoires et 103 défaites. Avec une attaque plus que moyenne et l’un des pires pitching staffs des Majors : seuls les Arizona Diamondbacks (5.09, 890) faisaient alors pire que l’ERA collectif de 5.08 et les 889 points concédés par les Twins. Un an plus tard, ces deux équipes sont qualifiées pour le Wild Card Game. Mais en ce qui concerne les Twins, ce retournement de situation reste tout de même assez difficile à expliquer de manière rationnelle.

Les Twins ont commencé 2017 en amenant du sang neuf dans le front office, nommant un nouveau General Manager (Thad Levine, ex Rangers) et un nouveau Chief of Baseball Operations (Derek Falvey, ex Indians). Pour le reste, pas de véritables mouvements en terme de joueurs, avec les départs de Trevor Plouffe (IF), Kurt Suzuki (C) ou encore Tommy Milone (LHP) et les arrivées de Jason Castro (C) et Ryan Vogelsong (RHP), ce dernier étant laissé libre avant même la fin du Spring Training.

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En un mot comme en mille, presque rien n’a changé dans l’effectif des Twins, au niveau de l’alignement (voir ci-dessus : Suzuki et Plouffe sont partis, Castro est arrivé, Eddie Rosario et Jorge Polanco ont gagné en termes de temps de jeu et Eduardo Escobar a perdu sa place de Shortstop titulaire pour jouer 129 matchs en tant qu’Utility Man) tandis que la rotation voyait quelques nouveaux visages arriver autour de Santana et Berrios, sans que les changements effectués ne semblent destinés à changer le destin de la franchise, avec une rotation 2016 (Santana, Gibson, Duffey, Nolasco, Berrios) pas beaucoup plus impressionnante sur le papier que celle de 2017 (Santana, Gibson, Berrios, Mejia et Santiago, remplacé en cours de saison par le vétéran Bartolo Colon).

Ajoutons-y que les Twins ont tradé leur closer Brandon Kintzler à Washington fin juillet, qu’ils ont préféré envoyer Jaime Garcia, tout juste acquis des Braves, vers les Yankees contre deux prospects. Vous l’avez compris, tout s’alignait pour faire de l’année 2017 un exercice de transition, en attendant que le joli farm system de la franchise n’arrive à maturité. Et pourtant…

Dans une American League incroyablement homogène derrière ses quatre superpuissances (Boston, Houston, New York et Cleveland), et dans laquelle 8 équipes pouvaient encore légitimement prétendre à une place en Wild Card début aout, les Twins ont su enfin exploiter tous leur potentiel pour faire la nique à tous leurs adversaires, Rangers et Royals vieillissants, Angles et Mariners décevants, Blue Jays et Orioles dans une année sans… Un bon mois de septembre aura permis aux coéquipiers de Brian Dozier de faire la différence, et de se faire une petite place à la table des grands… pour s’y faire croquer tout cru, me direz-vous ? pas si sûr !

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Brian Dozier, l’atout offensif numéro 1 des Minnesota Twins

A tous les niveaux, a défaut d’être spectaculaires, les progrès s’accumulent. Plus de rigueur, plus d’efficacité, plus d’envie, les Minnesota Twins ont revu leurs fondamentaux pour se remettre dans le sens de la marche. Défensivement, les Twins se placent au contact des meilleures franchises des Ligues Majeures cette année (.987, .693) quand ils s’affichaient en 2016 en 29e place en terme de Fielding percentage (.979) et en 30e place en terme de DER (Ratio d’efficacité Défensive, .666). Sur la butte, un ERA de 4.59 signifie une centaine de runs de moins concédés au cours de la saison (788 contre 889). Une tendance qui se reflète également au bâton, avec encore une fois presque 100 runs de plus marqués (815 contre 722).

Collectivement, les Twins n’excellent vraiment nulle part, mais ils n’ont plus de véritable point faible. Surtout, sur un match unique, les Twins semble présenter toutes les armes nécessaires pour surprendre des Yankees jeunes et talentueux, mais qui frôlent parfois avec l’excès de confiance. Avec un Ervin Santana revenu d’entre les morts cette saison, un Brian Dozier toujours aussi redoutable, un Joe Mauer qui continuer de jouer son rôle de capitaine de franchise, et un Byron Buxton qui répond enfin aux attentes gigantesques placées en lui, les Twins se veulent ambitieux, et on ne peut que les comprendre.

Les Joueurs à surveiller

Au bâton, la star de Minneapolis reste encore et toujours Brian Dozier. De saison galère en saison glorieuse, l’infielder continue de frapper, de produire et de voler des bases sans se poser de questions. Il termine 2017 avec un bilan plus que respectable, une slash-line de .269/ .357/.496, 34 Home Runs, 96 RBI et 16 bases volées. Pas aussi bien qu’en 2017 (42 HR, 99 RBI, 18 SB), certes, mais suffisant pour rester le leader offensif de ces Twins qui se sont découverts de nouveaux talents en 2017. Outre Miguel Sano (28 HR, 77 RBI), dont l’on connait la puissance et le potentiel, les Twins ont pu compter sur l’explosion au plus haut niveau d’Eddie Rosario (.290, 27 HR, 78 RBI) ou encore d’Eduardo Escobar (21 HR, 73 RBI) qui ont pulvérisé leur record en carrière, tandis que Byron Buxton a fini la saison sur les chapeaux de roue et semble enfin en mesure de confirmer son énorme potentiel (voir plus bas).

Coté monticule, le salut vient d’un vétéran et d’un sophomore qui semblent avoir trouvé leur meilleur baseball, ensemble, lors de cette saison 2017. En 2016, José Berrios avait vécu une première saison difficile dans les Majors, perdant 7 de ses 14 starts, pour un bilan final de 3-7 et un ERA très douloureux de 8.02. Mais cette saison, Berrios est transformé. Ce qu’il a perdu en vélocité, notamment sur son changeup, il l’a gagné 100 fois sur son contrôle. Avec une fastball de la plus belle facture et une balle courbe quasi-intouchable, Berrios s’offre une saison digne d’un futur as, à 23 ans, avec un bilan de 14-8, un ERA de 3.89 en 26 matchs lancés.

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Mais la véritable star de cette saison sur le monticule des Twins est le revenant Ervin Santana. A 34 ans, et après de longues saisons de galère, le lanceur dominicain est revenu à son meilleur niveau. Il a retrouvé le All Star Game, a remporté 16 victoires (pour 8 défaites) en 33 matchs lancés, et s’offre son meilleur ERA sur une saison en carrière (3.28). Santana a également la particularité d’avoir lancé 5 matchs complets et 3 shutouts en 2017. Corey Kluber a réussi la même performance, aucun autre lanceur de MLB n’a lancé plus de deux matchs complets cette saison. C’est dire si Santana, dans un grand soir, peut changer a lui seul le cours de ce match de Wild Card

Le Facteur X : Byron Buxton


A son arrivée dans les Big Leagues, en 2015, Byron Buxton portait l’énorme pancarte du prodige, ce joueur qui allait change la destinée des Twins et les emmener vers de nouveaux horizons. Force est d’admettre que l’outfielder de Georgie a peiné à confirmer cette flatteuse réputation lors de ces deux premières saisons. Renvoyé en Triple-A pour la fin de saison 2016, Buxton monte doucement en puissance depuis le début 2017.

Surtout, alors qu’il brillait alors quasi-exclusivement sur les phases défensives, Buxton s’est trouvé une vocation de joueur « clutch » lors des dernières semaines de la saison régulière, frappant notamment 11 Home Runs, produisant 35 points et volant 12 bases entre Aout et Septembre. Le véritable lancement d’une carrière prometteuse pour le jeune outfielder des Twins, ou une goutte d’eau dans un océan de déception ? Sa défense, sa précision retrouvée au bâton et son incroyable vitesse sur bases en feront en tous cas l’un des hommes à suivre lors de ce match de Wild Card.

En résumé

En avril dernier, les Twins n’avaient aucune chance de se qualifier pour la postseason, c’était un fait solide pour une équipe qui allait tranquillement végéter au fond du classement des Ligues Majeures en attendant que vienne le temps de la reconstruction. Pourtant, cinq mois plus tard, la franchise de Minneapolis est là, et bien là ! Alors non, on ne peut pas l’imaginer rivaliser avec les Cleveland Indians en ALDS, si elle venait à passer l’obstacle du Wild Card Game, mais sur un match…

Miguel Sano
Miguel Sano et les Twins veulent faire du miracle une marque de fabrique.

Face à des Yankees sur courant alternatif, sur une rencontre sèche, dans le sillage d’un grand Santana et avec des battes qui ne se grippent pas pour l’occasion, les Twins ont toutes les armes pour créer la surprise dans le Bronx, et les hommes de Paul Molitor (le futur Coach of the Year ?) ont envie d’y croire, portés par l’état d’esprit exceptionnel qui leur a permis de se métamorphoser de galériens en contenders en quelques semaines. Ces Twins là n’ont peur de personne, et ils ont bien l’intention de faire des miracles une habitude !

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