[D1 Baseball France] On répond à vos questions !

Il y a quelques jours, nous vous avons demandé de nous poser vos questions sur le championnat de France D1 de baseball. Concurrence, niveau de jeu, joueurs.ses à suivre, avenir de la D1… grâce à vos questions, nous avons pu balayer large et vous livrons le fruit de nos réflexions.

Peut-on imaginer une équipe française faire jeu égal avec Rouen à court ou moyen terme?

Sur une saison, tout est possible. En 2014, le PUC, avec des imports de très haut niveau, avait sorti Rouen en demi-finale du championnat de France. Cette année-là, Sénart avait fait le doublé Championnat-Challenge de France. Mais même sur une saison, depuis plus de 10 ans, c’est compliqué. Pourtant, les Huskies n’ont pas manqué d’adversaires valeureux entre Savigny (avant leur problème avec la mairie qui les a fait chuter dans les bas-fonds de la D1), Sénart et Montpellier. Certains ont même cru faire tomber le champion avant 2014. On pense à Montpellier menant deux matchs à rien lors de la finale 2011 avant de subir trois revers d’affilée au retour ou à Sénart qui avait poussé les rouennais à un match 5 décisif en 2013.

Le souci pour les adversaires de Rouen, c’est que le champion de France s’appuie sur une structuration solide, des ressources financières importantes (pour le baseball français et en comparaison avec la plupart des clubs D1 !), un recrutement quasiment toujours gagnant et sur une vraie volonté de professionnaliser la gestion du club tant dans son développement que dans son approche sportive. Rouen vise toujours plus haut et s’en donne les moyens. Ce qui leur donne un coup d’avance sur les autres clubs de D1. Sans compter qu’ils ont développé un mental à toute épreuve qui, jusqu’ici, les a rendu quasi-invincibles.

Actuellement, seuls deux clubs peuvent espérer rivaliser avec les normands : Sénart et Montpellier. Ce n’est pas pour rien qu’ils constituent un Big Three loin devant les autres. Les Templiers comme les Barracudas bénéficient aussi de structures et de ressources financières solides. Ils ambitionnent chaque saison de faire tomber le champion. Montpellier a d’ailleurs créé son hashtag de saison : #timetoreign. Tout est dit. Néanmoins, il leur manque encore un petit quelque chose pour passer un cap. On peut toujours imaginer une victoire finale ici et là mais pouvoir répéter la performance d’une année sur l’autre face à Rouen, ça paraît compliqué.

Derrière, des clubs pourraient à long terme devenir les poids lourds de demain. Je pense à Montigny, grand club formateur ou au PUC, qui a été dans cette position d’ultra-domination (11 titres consécutifs entre 1982 et 1992), qui est aussi un grand club formateur et qui est le club de la capitale. Montigny a encore besoin de grandir dans le haut niveau et le PUC a besoin de se réorganiser et de retrouver le dynamisme qui a fait de lui le recordman des titres en D1.

Le fait que Rouen règne de la sorte sur la dernière décennie, n’est ce pas préjudiciable sur la qualité globale de la D1 ?

La question se pose régulièrement comme elle se pose dès qu’une équipe domine plusieurs années dans n’importe quel championnat de n’importe quelle discipline. Sans que tout soit parfait, on peut dire que le niveau global est bon à l’échelle européenne, même si le niveau peut fluctuer en raison des promotions/relégations, des renforts étrangers, du départ de joueurs cadres, etc. Les imports venant de pays baseball ne réussissent pas forcément à s’imposer en D1 car ce championnat reste compétitif. Cependant, les recrues US situent généralement la D1 à un niveau « college » moyen voir moyen plus pour les leaders. Mais le niveau de jeu pourrait être bien meilleur. Le potentiel est là mais c’est un championnat qui manque de constance. Actuellement, on constate que le niveau semble plutôt baisser.

Le problème n’est donc pas Rouen. Le problème est collectif. Où va-t-on avec nos championnats nationaux ? Car le niveau de la D1 dépend aussi des niveaux des échelons inférieurs, de la formation, des capacités financières des clubs (et donc du sponsoring et de la communication), des infrastructures, du niveau des officiels (arbitrage et scorage), etc. Or, si on a enfin stabilisé la formule sportive de la D1, la D2 se cherche. Certains pensent qu’entre la N1, la D2 et la D1, il y a trop d’équipes par rapport au nombre de clubs en France. Je le pense aussi. On ne met pas les clubs dans de bonnes dispositions pour grandir à leur rythme et on se retrouve avec des clubs qui arrivent en championnat national sans avoir les reins solides et parfois en dehors des critères d’engagement fixés par les règlements. Les championnats sont beaucoup trop hétérogènes et cela joue sur le niveau global.

Aujourd’hui, Rouen domine, suivi de Sénart et Montpellier, ce qui donne des équipes qui jouent peu de matchs serrés dans l’année et, pour le coup, le défaut de cette domination, on la voit en coupe d’Europe où nos équipes sont un ton en dessous même si Rouen peut, de temps à autre, réaliser une grosse perf (comme le PUC a pu en faire dans les années 70/80/90 quand il régnait sur le baseball français).

Autre défaut de cette domination, c’est que le championnat manque de suspens même si chaque année, on espère que Sénart ou Montpellier crée la surprise. Après la victoire de Sénart en 2014, on a espéré un bouleversement de la D1 mais, au final, ce fut un accident et Rouen a repris les rênes de la D1. Et cela vaut pour le fait que trois équipes sont intouchables pour les trois premières places. Des équipes qui attirent également la majorité des meilleurs joueurs français et des meilleurs espoirs, ce qui, mécaniquement, augmente la différence de niveau entre le Big Three et le reste des équipes de D1.

Et se pose cette question finalement : est-ce que Rouen, Sénart et Montpellier tirent la D1 vers le haut ou est-ce que le gap qui se crée avec les autres équipes ne va pas faire stagner voir régresser le championnat et les performances européennes de nos clubs ? À l’heure actuelle, je pense qu’on s’oriente plutôt sur la deuxième hypothèse car les grosses équipes n’ont plus de répondant en face avec un championnat à deux vitesses.

La descente de Toulouse sur le plan extra-sportif n’est-il pas un signal d’alarme pour la FFBS ?

Cette question fait écho à ce que je viens de développer sur le Big Three. Toulouse était le club qui faisait le lien entre le haut du tableau et le bas du classement, surtout depuis que le Big Four (auquel participé Savigny jusqu’en 2011 puis le PUC de 2012 à 2015) est devenu le Big Three. C’était une équipe qui pouvait jouer les demi-finales (les Tigers ont même joué la finale en 2006) et, parfois, prendre un match aux gros. Sa descente ouvre de nouvelles perspectives pour la 4ème place mais son absence va-t-elle être comblée par une autre équipe dans la durée pour éviter un écart trop important avec le Big Three de la D1? Savigny semble vouloir prendre cette place cette saison mais sur la durée, c’est l’inconnu. Le gros avantage de Toulouse sur les équipes actuelles, hors TOP 3, était la présence du Pôle France toulousain qui permettait aux Tigers de bénéficier de quelques uns des meilleurs espoirs du baseball français.

Donc, forcément, quand l’un des meilleurs clubs de D1 descend de lui-même, ce n’est jamais bon signe. Mais cela l’est encore moins quand le contexte est déjà tendu. N’oublions pas que Chartres, club que beaucoup voyaient comme un futur membre régulier de la D1, a aussi vécu une descente particulière, trois saisons après son arrivée dans l’élite, en ne jouant pas le barrage face au champion de D2, Montigny. Finalement, on peut dire que deux clubs sont descendus d’eux-mêmes bien que les raisons soient différentes. À cela, on peut signaler les difficultés de Savigny depuis plusieurs saisons ou encore Beaucaire qui avait aussi jeté l’éponge à la fin de la saison 2015, peu de temps après son arrivée en première division.

Mais ce signal d’alarme n’est pas envoyé qu’à la FFBS mais aussi à l’ensemble des clubs nationaux car on retrouve de telles difficultés en D2 ou en N1. C’est donc une réflexion collective qui doit s’engager. Personnellement, je pense que ce signal d’alarme, peu l’ont pris en compte. La FFBS a repêché des équipes en dehors des clous des critères d’engagement ou des droits sportifs pour faire tenir les championnats et les clubs ne sont pas d’accord sur l’avenir des championnats nationaux, chacun œuvrant, et on le comprend, pour sa boutique. Une maladie persistente au sein du baseball français. Le problème est qu’il suffit de lire de vieux magazines sur le baseball français, comme Strike, pour voir qu’en 20/30 ans, rien n’a fondamentalement changé…

Quelle saison pour les Duffy Ducks de St-Just? Le gap D2 – D1 est-il trop important pour prétendre à quelques victoires?

Le début des Ducks a été très compliqué. Ils ont affronté le champion en Opening Day puis Montpellier. Pour un promu, ce n’est jamais évident mais ce qui étonne, ce ne sont pas les défaites mais l’ampleur des défaites. Après avoir recruté deux des meilleures battes du championnat dont Douglas Rodriguez ainsi que l’ex Major Leaguer Harvey Garcia, qui évoluait à Toulouse la saison dernière, on pouvait penser que Saint Just aurait donné un peu plus de fil à retordre. Surtout que Saint Just n’a pas vraiment caché ses ambitions et que sur le site du club, le coach Stéphane Peyrin affichait une certaine confiance dans son équipe, notamment offensivement. Se sont-ils surestimés ou ont-ils sous-estimé la D1 avec une équipe comptant de nombreux étrangers, dont 8 dominicains, grâce aux accords de Cotonou ? Il est vrai que sur le papier, leur roster est alléchant mais la D1 française, c’est quand même plus fort que la D1 suisse ou la D2 française.

N’oublions que cette dernière a vu sa meilleure équipe se retirer en cours de championnat (il s’agissait de l’équipe fédérale) et que Saint Just avait terminé 4ème de la saison régulière, même si l’équipe a ensuite atteint la finale. Saint Just en D1 n’a été possible que par le retrait de Toulouse. Saint Just doit donc prouver qu’il a le niveau pour rester en première division après avoir été repêché. Pour rappel, en demi-finale contre La Rochelle, les deux clubs ont commis 34 erreurs, dont 18 pour les Ducks, en trois rencontres. La finale D2 fut du même acabit en terme d’erreurs, loin des standards de la D1. Que ce soit le niveau des lanceurs, des frappeurs ou des défenses, il y a toujours eu un vrai écart entre le premier et le second niveau national, que la D2 actuelle n’est pas parvenue à restreindre.

Saint Just a réellement commencé sa saison face à Clermont ce dimanche, face à une équipe aussi en difficulté et promu de la saison 2016. Cela ne s’est pas bien passé puisque Clermont a gagné les deux matchs. Des matchs serrés mais perdus par les Ducks. Après, on va vu des équipes rebondir en cours de saison comme le PUC l’année dernière après un départ catastrophique. Harvey Garcia avait aussi connu des débuts difficiles à Toulouse avant de s’imposer. Je pense qu’en dehors du trio de tête habituel, Saint Just a les capacités de battre tout le monde. Pour glâner une victoire face au Big Three, ça reste une inconnue mais ce n’est pas impossible si Garcia retrouve son niveau de la fin de saison 2016 où il avait sorti un shutout face à Montpellier en concédant seulement 3 coups sûrs. Mais la saison sera quand même compliquée.

Mélissa Mayeux peut-elle s’imposer aux Cougars de Montigny et en D1 cette saison et viser plus haut ensuite ?

Pour sa première saison en D1, Mélissa Mayeux a frappé pour .343 en 12 matchs et 35 at-bats. Prometteur ! Si la jeune prodige du baseball français fait partie des meilleurs espoirs européens et a toujours été parmi les meilleurs membres de sa génération depuis ces débuts, ce n’est pas pour rien. Mais maintenant, elle atteint un âge où elle doit franchir un cap. Son avenir se joue actuellement, elle qui souhaiterait jouer dans une université américaine voir rêver plus grand. Une saison réussie en D1 pourrait lui ouvrir bien des portes sachant qu’après son buzz de 2015, c’est un nom connu aux États-Unis. Beaucoup de gens fondent de grands espoirs en elle pour la cause du baseball au féminin. Cela dit, c’est une passionnée et une bosseuse donc on peut penser que cette pression ne l’atteint pas vraiment pour le moment.

En plus, elle retrouve son club formateur, sa famille, va jouer avec son frère et son oncle, ses amis. Elle rejoint aussi un club promu qui laisse sa chance aux jeunes. Des conditions idéales pour performer. Il est certain qu’à Montpellier, elle aurait jouer le haut du tableau mais avec une concurrence accrue, son temps de jeu aurait été plus faible. À Montigny, elle a la possibilité de gagner une place de titulaire et d’engranger de l’expérience. Bien sûr, elle peut passer à côté de sa saison mais depuis qu’elle écume les terrains de baseball, elle a toujours gravi les échelons et on ne voit pas pourquoi son talent ne ferait pas des merveilles encore cette année. Mais il s’agira de sa deuxième saison en D1 et l’année de confirmation est souvent la plus difficile. Actuellement, elle frappe pour .300 en trois rencontres et 10 at-bats.

Quels seront les joueurs à suivre cette saison notamment au niveau des jeunes ?

Chaque saison, l’un des plaisirs de la D1 est de découvrir de nouveaux « imports », ces recrues étrangères qui viennent souvent d’Amérique du Nord, d’Amérique Latine ou du Japon. On espère y voir un joueur hors-norme, qui élève le niveau du championnat. Parfois, on est déçu comme avec l’ex Major Leaguer Harvey Garcia, arrivé à Toulouse en 2016. Le premier Major Leaguer à jouer en France après la MLB (on a déjà eu le chemin inverse comme Anthony Chavez, lanceur du PUC en 1990 puis des Angels en 1997). Ce ne fut pas le super lanceur attendu.

En revanche, des « anonymes », venu du baseball US universitaire et des indy leagues, ont survolé la D1 le temps d’une saison comme Cody Regis avec le PUC en 2014, Ethan Paquette et Chris Mezger avec Rouen en 2012 ou encore la révélation franco-américaine Owen Ozanich, découvert par Rouen et qui depuis fait les beaux jours du club mais aussi de l’équipe de France. On pourrait citer d’autres belles découvertes et d’autres recrutements ratés. Qu’en est-il pour 2017 ? Difficile à prévoir car tous les imports ne sont pas encore arrivés dans les clubs mais certains ont déjà commencé fort. Le vénézuélien des Huksies, Jonathan Jaspe, a déjà fait parlé la poudre et s’annonce déjà comme le leader des stats offensives de la saison. Toujours chez les Huskies, Jean Carlos Granados, vénézuélien également, qui affiche un superbe ERA de 0.64 mais qui ne s’est pas encore frotté à Sénart et Montpellier. Idem pour l’américain Dylan Barrow, à Sénart, qui affiche un beau 1.00 d’ERA mais sans avoir connu une grosse résistance pour le moment. Son compatriote chez les Templiers, Ian Townsend semble offrir une bonne batte aux franciliens.

Autre recrue outre-atlantique à suivre, le puciste Reed Mason qui semble disposer d’un bon bras et d’un bon bâton, ce qui fait du puciste l’héritier d’un autre américain du PUC puis des Barracudas, Will Musson, capable de performer à la batte, au monticule et en défense. Mais pour le moment, il n’arrive pas à s’imposer face aux top teams. Le PUC vient aussi d’enregistrer un américano-chilien, passé par la D1 espagnole, Daniel Catalan, qui a bien frappé face à Montpellier. Une batte à suivre. Enfin, le lanceur vénézuelien de Montpellier, Keivy Rojas, a également bien débuté et pourrait être une des sensations de la saison. Deux victoires et un bel ERA de 1.50 en trois starts, comptabilisant également 30K, les Barracudas semblent avoir fait une bonne pioche. Pour le reste, les imports déjà présents ne se sont pas vraiment révélés (à voir le lanceur japonais de Clermont Ryo Sanogawa avec un ERA de 2.14) et on en attend d’autres, notamment du côté de Montigny.

Ce qui reste le plus intéressant chaque saison, ce sont nos espoirs nationaux. L’avenir de la D1 et de l’équipe de France se construit chaque saison quand un jeune arrive à s’imposer… ou non ! Cette année, on suivra, comme dit précédemment, Mélissa Mayeux à Montigny ainsi que les jumeaux Esteban. À Rouen, on va espérer voir se confirmer les talents de Dylan Gleeson et du lanceur Esteban Prioul. Sénart a misé sur la jeunesse dans son recrutement et on aura un œil sur les lanceurs Antoine Villard et Lorian Andro ainsi que le coup de batte de Jimmy Mapakou et Léo Jiminian. Chez les Barracudas, on mise aussi beaucoup sur la jeunesse et on suivra particulièrement Fred Walter, grand espoir français qui a participé récemment à un showcase international au Marlins Park de Miami, et le lanceur Yoan Antonac, mérite fédéral du meilleur espoir baseball après sa première saison en D1.

Est-ce que la présence d’étrangers dans le championnat relève le niveau français ou bien empêche certains jeunes talents tricolores d’éclore ?

Indubitablement, on a besoin des joueurs étrangers pour que nos joueurs affrontent des lanceurs ou des frappeurs de haut niveau voir de niveau pro. Cela aide à relever le niveau du championnat. Après, c’est une question d’équilibre. Plus vous avez de joueurs étrangers dans un championnat, moins vos jeunes jouent. C’est ce qu’on observe dans nombre de disciplines. On le voit au rugby avec le TOP14 ou au football en Premier League avec, à chaque fois, des championnats ultra-compétitifs mais des équipes nationales qui en pâtissent. D’ailleurs, au rugby, cela se ressent aussi dans les échelons inférieurs. Il en est de même dans la France du baseball. Les imports sont souvent recrutés à des postes clés comme lanceur, receveur, arrêt-court. Ce sont des positions qui ont souvent fait notre faiblesse en équipe de France ou dans les clubs de D1.

Pour y remédier, il y a des règles comme la limitation du nombre de manches pour les étrangers ou interdire les batteries 100 % étrangères. La FFBS a même envisagé une règle pour protéger le poste d’arrêt-court. Mais au-delà de la réglementation, se pose la question de la politique sportive de la fédération et des clubs, qui ne sont pas toujours raccords. Quand un club a des moyens et veut supprimer ses faiblesses, il va forcément recruter. Et comme la masse de joueurs français de très haut niveau est faible, il est plus simple de recruter un américain ou un vénézuelien. C’est comme ça qu’un club comme Clermont a recruté cinq étrangers en 2016 qui ont porté le club à bout de bras jusqu’en playoffs. Sans eux, Clermont n’avait pas le niveau D1. Idem au PUC. Début de saison catastrophique. Une équipe de niveau N1. Trois imports dont deux bons américains et le PUC a fait les playoffs.

Ces deux clubs avaient les moyens et le droit donc ils n’ont pas volé leur place en playoffs mais cela questionne : le niveau de notre D1 est-il factice ? Quand trois clubs concentrent peut-être 80 % des meilleurs joueurs du championnat ainsi que la majeure partie des meilleurs espoirs français, que reste-t-il aux autres ? Quand Rouen recrute un américain, c’est pour gagner le championnat et performer en coupe d’Europe. Quand Savigny recrute un japonais (les Lions aiment recruter des japonais), c’est pour survivre en D1, pas pour la remporter.

D’ailleurs, si la FFBS et la DTN ont créé l’équipe fédérale en D1 puis en D2, c’était aussi pour permettre aux espoirs français d’avoir du temps de jeu, de prendre des responsabilités au sein d’une équipe. Bien entendu, les clubs de D1, même les meilleurs comme Rouen ou Montpellier, ont toujours donné leur chance aux jeunes, voir confié de grosses responsabilités. On pense aux Huskies donnant un start à Yoan Vaugelade en finale du championnat. La question des jeunes joueurs dans les championnats nationaux va donc bien au-delà de la seule présence des joueurs étrangers dans certains postes clés. Je le répète : c’est une question d’équilibre et de politique sportive générale.

Voilà pour cette FAQ spéciale D1. Bien entendu, n’hésitez pas tout au long de la saison à nous poser des questions sur notre championnat national. Nous ne manquerons pas d’y répondre et de couvrir régulièrement la saison et les événements majeurs (Challenge de France, coupe d’Europe, French, All Star Game, playoffs).

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