French Softball Women’s Series : où en es tu softball féminin français ?

Une semaine après la D1 masculine, c’est la D1 féminine de softball qui va décider de ses championnes ce samedi et dimanche lors ,des French Softball Women’s Series. Qui des archi-favorites, les Comanches de Toulon, ou des jeunes espoirs de l’Équipe Fédérale soulèveront le trophée dimanche soir ?

Les Comanches de Toulon sont les candidates logiques à leur propre succession. Elles sont championnes de France depuis 2008 et ont terminé la saison régulière invaincues. Deux équipes ont réussi à les accrocher sur un match. Contes a concédé une courte défaite 4 à 3.

L’autre équipe, c’est leurs rivales pour la finale. L’Équipe Fédérale, qui affiche 10 victoires pour 8 défaites en saison régulière, a réussi à accrocher Toulon en s’inclinant seulement 5 à 6 sur l’une de leurs quatre confrontations en championnat. Pour le reste, des défaites 12-5, 5-0 et 9-5. La meilleure série de défaites contre Toulon de toutes les équipes du championnat. Un peu encourageant avant la finale. Mais guère !

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Après tout, comment gagner une finale quand vous faites face à ce que le softball français féminin présente de mieux : Raina Hunter, Sarah Benchali, Alienor Toumit, Carrie Pitcher, etc. Les Comanches se dirigent tranquillement vers un 9ème titre de championnes de France, poursuivant le record de 17 titres des niçoises du NUC/Cavigal. Une victoire de l’Équipe Fédérale serait un miracle. Mais on sait que le sport aime les miracles.

Comme pour leurs homologues du chapionnat masculin, cette finale est l’occasion pour The Strike Out de faire le point sur le softball féminin français, en compagnie de Céline Lassaigne, coach de l’Équipe Fédérale et de l’équipe de France, ancienne joueuse universitaire et semi-pro aux États-Unis.

Dans une semaine, aura lieu la finale du championnat de France D1 de softball féminin. Les Comanches de Toulon sont encore les grandissimes favoris. Comment expliquez une telle domination ?

L’équipe des Comanches est un groupe de joueuses composé de nombreuses internationales qui jouent ensemble depuis de nombreuses années. Vous y ajoutez ensuite quelques jeunes talents, un esprit compétitif, de la rigueur et vous avez un mélange presque idéal.

Retrouvez une excellente interview croisée des coaches de la finale sur le blog statssoftfrance.

Ce manque de concurrence n’est-il pas un frein au développement et à la visibilité du championnat de France D1 ?

Il ne me semble pas que cet écart de niveau soit un frein en terme de développement de masse. Par contre, il est certain que le manque de concurrence dans l’hexagone met des limites à la progression des athlètes de haut niveau dans les différents clubs.

Justement, quelles sont les mesures prises ou à prendre pour rendre le championnat de France de softball féminin plus concurrentiel ?

Il est difficile de prendre des mesures qui rendront le championnat de France plus concurrentiel, à part le structurer et donner aux clubs un maximum d’opportunités de jeu au cours de la saison.

Avoir un championnat plus concurrentiel passera par les politiques de nos clubs en terme de développement de masse mais également de haut niveau et par les coaches, sans qui le niveau ne pourra progresser.

Le softball féminin français semble encore timide en matière de communication, en dehors de quelques personnalités ou clubs et de la communication fédérale. Pourquoi ne voit-on pas plus de communication, notamment sur les réseaux sociaux ?

N’étant pas au sein de tous les clubs, je ne peux vous donner de réponses à cela. Il semblerait quand même que doucement, principalement sur les réseaux sociaux, la communication commence à apparaître. Ceci dit, à vous médias, de nous dire pourquoi et de peut être donner quelques outils en terme d’attentes, que nous pourrons faire passer pour nous améliorer. Faire parler du softball féminin, oui. Comment ? Il nous manque encore des outils.

Quelle est la situation générale du softball féminin en France ?

Question assez vague… En terme de développement de la pratique? De haut niveau? De formation de scorage et d’arbitrage? Moins bonne que le baseball, notamment du fait que nous sommes moins connus, mais aussi que nombreux sont nos clubs dans lesquels la pratique softball féminine, ou masculine d’ailleurs, n’est pas proposée.

Chose que je comprends tout à fait, mais qui à l’heure actuelle reste un des grands freins au développement de notre pratique.

Durant longtemps, le softball était le parent pauvre de la FFBS. Cela semble changer dorénavant. Réalité ou simple impression ?

Réalité !! Depuis quelques années maintenant, il y a un réel effort de la FFBS pour développer le softball féminin et masculin, que ce soit du développement en terme de licenciés ou de développement du haut niveau.

L’équipe de France a participé cet été à sa deuxième coupe du monde après l’aventure de 1994. Que retirez-vous de cette expérience avec le très haut niveau mondial ? Comment mesurez-vous l’écart avec le top mondial ?

Les championnats du monde ont été, en terme d’expérience, inestimables. Il est important en tant que groupe mais aussi qu’athlète de pouvoir se placer en terme de niveau, sur l’échelle mondiale. Voir le chemin parcouru et à parcourir.

L’écart avec les meilleures nations est bien évidemment présent, mais, et sans vouloir nous trouver d’excuses, il est difficile de comparer l’univers softball dans lequel les meilleures nations mondiales évoluent et le notre.

Par contre ces championnats du monde ont permis au groupe de franchir encore une étape dans leur évolution, se rendre compte de la qualité du softball que nous sommes capable de fournir.

L’expérience monde, j’en suis persuadée, portera ses fruits sur le court et long terme.

Au niveau européen, les Comanches ont fait quelques belles performances avec des places de vice-championnes comme en 2014. En revanche, l’équipe de France semble avoir du mal à franchir un cap pour rejoindre durablement le top 10 continental voir mieux.

Il est toujours difficile de porter et de jouer sous les couleurs de son pays. C’est une pression supplémentaire, « l’obligation » de performer est, des fois, difficile à gérer. En club, c’est bien différent.

Cependant, le nombre de matchs que l’équipe de France commence à accumuler aide et atténue de plus en plus cette pression qu’est de porter le maillot France et les filles jouent donc de plus en plus libérée avec la réalisation de ce qu’elles sont et ce dont elles sont capables de faire

Eloïse Tribolet vient de devenir la première française à rejoindre une équipe de NCAA D1, l’un des niveaux de jeu les plus élevés du softball féminin. Quel impact cela peut avoir sur le développement du softball français ?

Eloïse est un exemple d’athlète, tant par son niveau, par son attitude sur le terrain que par son éthique de travail. Pour tout ça c’est un modèle pour nos jeunes et celles qui ont ce rêve de haut niveau au delà de nos frontières.

En plus d’Eloïse Tribolet, plusieurs joueuses ont connu dernièrement des expériences internationales notamment aux Pays-Bas comme Raina Hunter ou Carrie Pitcher. Peut-on considérer cela comme une vraie tendance, un signe que les joueuses françaises atteignent petit à petit le haut niveau international ?

Effectivement, aller jouer la saison à l’étranger fait partie des options pour nos athlètes de haut niveau. Aller se frotter au plus haut niveau européen, se faisant même recruter dans les meilleures équipes européennes comme Pauline Prade également.

Notre championnat ne donne malheureusement, pas encore, à nos athlètes de haut niveau le volume et le niveau de matchs suffisants pour leur permettre d’utiliser et de développer tout leur potentiel. Jouer également à l’étranger est pour l’instant une solution pour y pallier.

Pour finir, quels sont les ambitions et/ou objectifs du softball féminin français pour les années à venir au niveau des clubs, du championat D1 et de l’équipe de France ?

Je ne me prononcerais pas pour les clubs et/ou la CNSS pour le championnat D1 mais je pense que nous serions unanimes en disant : développer le nombres d’équipes, augmenter le niveau et son homogénéité et développer le nombres de nos officiels.

Quant à l’équipe de France, elle a toujours été ambitieuse. Les athlètes travaillent dur toute l’année pour représenter la France au meilleur niveau. Les championnats d’Europe 2017 seront importants pour nous et j’espère que le résultat sera à la hauteur du travail fourni et des sacrifices faits par chacune de nos athlètes mais également les dirigeants.

Programme des French Softball Women’s Series 2016 (au Creps de Boulouris) :
1er match: samedi 17 septembre à 16h00
2ème match: dimanche 18 septembre à 10h30
Et si besoin un 3ème match est prévu à 13h00

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