Bilans de Mi-Saison (Part 1): National League

Avec le All-Star Week-end dans le rétroviseur, c’est maintenant que l’on rentre véritablement dans le vif du sujet dans les Ligues Majeures. Plus de la moitié des matchs de la saison régulière ont été disputés et l’on peut déjà tirer les premiers enseignements : du départ canon des Cubs à la force tranquille des Nationals ; de la faillite des Reds et des Braves à la belle résistance des Marlins ; de l’impressionnante puissance des Giants aux belles promesses des Phillies. Retour sur trois mois riches d’enseignements en National League.

BilanNL

 

NL West NL Central NL East

NATIONAL LEAGUE WEST:  Les Giants sur le toit de la MLB ! 

Capture

Au regard de la supériorité évidente des Giants et des Dodgers sur leur division, il ne fallait pas être grand clerc pour deviner quelles équipes occuperaient les deux premières places du classement. La NL West est probablement LA division la plus déséquilibrée avec Colorado, San Diego et Arizona qui sont bien souvent contraints à faire de la figuration.

Année paire oblige, on retrouve SF au sommet de l’affiche après une première partie de saison de très grande qualité. Toutefois on pouvait difficilement imaginer que l’équipe californienne allait afficher avant le All-Star Break le meilleur bilan de toute la MLB. Les raisons de ce succès s’expliquent par le fait qu’ils disposent du meilleur duo de lanceurs partants avec la paire Bumgarner-Cueto. Le premier détient le 2ème meilleur ERA de NL (1.94) et le 2ème meilleur total de SO (146), le second a totalisé le plus de victoires de NL (13 pour 1 défaite) et le plus de manches lancées (131.1). Et au-delà de cela ?

Pas grand chose en réalité et c’est peut-être ce qui rend le record de San Francisco encore plus impressionnant. Bien sûr, ils peuvent compter sur Brandon Crawford qui avait très largement sa place dans le ASG de cette année mais aussi sur Buster Posey toujours aussi régulier (.292 BA et 11 HR), l’un des deux All-Star 2016 avec Brandon Belt (.302 BA, 10HR). Mais ils ont dû composer avec les blessures de Duffy, Panik, Pence ou encore Cain, que Bochy a su pallier en misant sur les expérimentés comme Pagan ou Gillaspie ou des jeunes talentueux (Williamson, Green ou Parker).

Un collectif huilé avec des individualités au service de l’équipe, c’est la philosophie qui a toujours réussi à porter SF vers les sommets. Toutefois ne mettons pas la charrue avant les bœufs, les Giants n’ont que 6 victoires et demi d’avance sur les redoutables Dodgers. Eux, peuvent toujours compter sur un Kershaw redoutable (meilleur ERA de NL , 1.79) même s’il a subi une blessure tout récemment qui devrait le mettre hors des terrains pendant un petit mois, ou encore un surprenant Maeda (2.95 d’ERA). A la batte, ils sont portés par un Corey Seager (.297 BA, 17 HR) qui pourrait remporter le titre de Rookie de l’année à la fin de l’année ou encore sur Adrian Gonzalez même si le vétéran n’a plus la puissance de jadis (7 HR). En revanche Yasiel Puig (.256 BA, 7HR) est très décevant dans une première partie de saison marquée par des blessures récurrentes. Un regain de forme de la part de l’outfielder est attendu pour aller chercher les Giants pour le titre de division.

Los Angeles Dogers vs San Francisco Giants

Colorado, San Diego, Arizona : SOS des lanceurs en détresse 

Dans le « little 3 » de la division, on commence par les Rockies qui est la 4ème équipe de toute la MLB la plus performante offensivement. Il faut dire que Colorado peut s’appuyer sur ses All-Stars, Arenado, Cargo ou encore le très prometteur Trevor Story qui sera en course pour le titre de Rookie of the Year. Sans oublier D.J Lemahieu avec son excellent BA de .334 ou Charlie Blackmon. Ceci étant dit si la formation des rocheuses affiche un record de 40 victoires pour 48 défaites c’est bien qu’il y a un souci quelque part: ce souci c’est le pitching et Colorado le traîne depuis un  long moment. Cette année l’équipe affiche un ERA de 5.08, l’avant dernier de la MLB. Avec cette statistique là, les Rockies n’iront jamais loin, idem pour Arizona (27ème/30 dans cette catégorie) malgré le recrutement monstrueux de Greinke en Free Agent qui s’avère très décevant (3.62 ERA). Offensivement ils sont toujours amenés par leur All-Star Paul Goldschmidt et les bons Segura et Lamb.

Chez les Padres, on attend 2017. Avec le trade de leur closer Fernando Rodney, qui marchait très bien jusqu’à présent, chez les Marlins, on a définitivement abandonné toute idée d’atteindre les playoffs. San Diego aussi, doit composer avec un pitching staff de faible qualité (23ème/30) porté seulement par le All-Star Drew Pomeranz (2.47 d’ERA) qui est surprenant cette année. A la batte c’est moyen aussi même si le All-Star Will Myers ressort très nettement du lot et Jon Jay a comme toujours un BA élevé (.297).

La surprise : Trevor Story

Incroyable ! C’est probablement la révélation de cette année. En 2015, en Minor Leagues, il avait totalisé 20 HR en 130 matchs. En 81 parties de MLB en 2016 il en est déjà à 21. Il avait notamment réussi à bluffer son mode lorsque lors de ses 6 tout premiers matchs de MLB  il avait frappé 7 HR. Depuis, il a su maintenir un haut niveau de jeu en devenant l’une des armes principales de l’attaque des Rockies. Mieux, il est d’ores et déjà en bonne position pour décrocher le titre de Rookie de l’année. Avec la résiliation du contrat de José Reyes, il n’a plus aucune menace à son poste et pourra réaliser une année pleine pour confirmer les espoirs placés en lui.

La déception : Zack Greinke 

Après une saison 2015 formidable chez les Dodgers, il signe en tant qu’agent libre chez les D-Backs. Un contrat monstrueux de 206 millions de dollars sur 6 ans voilà qui avait de quoi susciter de hautes ambitions pour cette année pour les fans d’Arizona. Malheureusement l’alchimie entre Greinke et son nouveau club n’a jamais pris, après un départ catastrophique et quelques bonnes performances par la suite il n’a jamais retrouvé une régularité digne de son rang. Avec un ERA à 3.62 à la fin de cette première partie de saison, c’est peu dire que le joueur déçoit énormément. Certaines rumeurs laissent entendre que les D-Backs voudraient se séparer du joueur. Affaire à suivre.

A suivre : Cueto et Bumgarner vs Kershaw 

Ces trois noms sont plus que jamais en course pour décrocher un titre de CY Young. A travers cet affrontement entre les deux Giants et le Dodger c’est une deuxième partie de saison haletante qui nous attend entre les deux franchises californiennes. La NL West a la chance de voir se produire des lanceurs d’immense qualité qui se livreront une bataille sans merci pour permettre à leur équipe de régner sur leur divisons. Alors sortons les pop-corn et régalons-nous !

 

NATIONAL LEAGUE CENTRAL:  Les Cubs déjà champions?

NL Central

Jusqu’aux premiers jours du mois de Juin, le doute ne semblait pas exister chez les hommes de Joe Maddon. Une rotation apparemment sans faille était soutenue par quelques une des meilleures battes de la Ligue, les victoires s’enchainaient et on parlait ici et là du fameux record des victoires de Seattle Mariners 2001 – et des Cubs 1906 – de 116 victoires et 46 défaites. Un record que les Cubs pouvaient alors envisager, puisqu’ils affichaient encore au 15 juin un taux de victoire de .757 (contre .717 pour le record absolu).

Et puis, la belle machine a semblé se gripper. Intouchable en début de saison, Jake Arrieta a perdu la vélocité et le contrôle qui le rendaient intouchable en début de saison. Et dans sa foulée, c’est la rotation et tout le groupe des Chicago Cubs qui semble en souffrance depuis un mois. Depuis le 15 Juin, les Cubs affichent un bilan de neuf victoires pour quinze défaites. En National League, seuls les Rockies et les Reds ont fait pire durant cette période, et les Cubs ont notamment vu les Pittsburgh Pirates leur reprendre quatre victoires.

Pour autant, on ne s’inquiète pas trop dans le Northside, et à raison : Chicago possède l’un des meilleurs pitching staffs des Ligues Majeures, avec un ERA collectif de 3.36 (seul les Nationals font mieux). Chicago possède également le Cy Young de National League 2015, en Jake Arrieta, et un candidat plus que légitime au trophée de MVP de National League 2016, en Kris Bryant.
Leader offensif de la meilleure équipe de National League en termes de Points marques (460) et produits (439), le Rookie of the Year 2015 affiche une ligne de stats certes perfectible, mais qui le place tout en haut de la hiérarchie des batteurs de National League, au coude à coude avec Nolan Arenado (Rockies)

Bryant

On sera donc tenté de mettre cette baisse de régime sur le compte de l’approche du All Star Break et de la lassitude physique et morale après trois mois de luttes acharnées. Joe Maddon va maintenant espérer que ses joueurs, qui étaient présents en masse lors du All Star Game ce mardi, auront eu le temps de se ressourcer avant le retour aux affaires et une reprise contre les Texas Rangers, meilleure franchise d’American League à mi-parcours !

Small Ball et Puissance de feu : Les Pirates et les Cardinals n’abdiquent pas

Rapidement réduits à un rôle de faire-valoir dans l’ombre de Cubs intouchables, les Pirates et les Cardinals n’ont aucune intention de rendre les armes sans combattre. Et les deux franchises de National League Central ont bien l’intention de vendre chèrement leur peau pour aller chercher Chicago ou, par défaut, une place dans le Wild Card Game (une spécialité de la NL Central, puisque depuis son instauration en 2012, les franchises de la division ont pris six des huit places disponibles).

Disons-le clairement, les Pirates n’ont rien d’impressionnant cette saison. La rotation, composée de lanceurs aussi talentueux qu’irréguliers (Niese, Liriano, Nicasio) est capable du meilleur comme du pire et émarge à mi-saison avec le 19e ERA (4.39) et la 23e moyenne au bâton concédée de MLB (.268) pour un bilan de 46 victoires et 43 défaites.
Du côté des batteurs, le bilan est du même acabit, avec des leaders qui n’impressionent pas spécialement par leurs statistiques. Si Gregory Polanco (.287, 12 HR, 50 RBI) est la satisfaction de 2016 au PNC Park, Andrew McCutchen (.247, 14 HR, 38 RBI, OBP : .319) est loin, très loin de son niveau de MVP 2013. Quant à Sterling Marte, s’il est le seul joueur régulier de l’effectif des Pirates à frapper plus de .300 de moyenne, il a bien du mal à convertir ses apparitions en points produits (.316, 32 RBI, 6HR).

Mais, si les Pirates n’ont pas – en attendant un hypothétique réveil de McCutchen – un joueur dominant capable de faire la différence au quotidien, ils ont en revanche un lineup solide et capable de produire des hits à chaque passage au bâton (11 joueurs a plus de 20 points produits cette saison), ce qui n’est pas sans rappeler le small-ball si brillamment utilisé par les Kansas City Royals l’an dernier et qui se matérialise notamment par une 24eme place au classement des Home Runs frappes contre une 12eme place au niveau des points marqués. Cette méthode ne suffira peut-être pas à aller chercher Chicago, mais elle permet aux Pirates de rester placés à une victoire des Mets et des Marlins dans la course à la Wild Card !

SmallBallPirates

Si les Pirates ont choisi la voie du small-ball, les Cardinals préfèrent celle de la puissance de frappe avec notamment 305 Extra-base hits (4e total des majeurs) dont 117 Home Runs (8e) pour un total de 455 points marqués (3e).
A la mi-saison, sept batteurs de la franchise du Missouri affichent un bilan de 10 Home Runs ou plus, emmenés par Brandon Moss (17 HR, 40 RBI), Matt Holiday (15 HR, 52 RBI) et bien sur l’indispensable Matt Carpenter (14 HR, 53 RBI), dont la récente blessure aux muscles obliques fait planer la peur sur St Louis.

Mais, chez les Cardinals, c’est du côté des lanceurs que le bât blesse. Rien de véritablement alarmant pour les hommes de Mike Matheny, la rotation fait un travail correct… mais c’est bien là le souci : les trois lanceurs stars de St Louis sont tout simplement loin de leur meilleur niveau.
L’an dernier, tandis qu’Adam Wainwright ratait le plus gros de la saison sur blessure, Carlos Martinez et Michael Wacha affichaient chacun un bilan de 10-3 à la même époque, avec des ERAs respectifs de 2.52 et 2.73, bien soutenus par les sept victoires de John Lackey (7-5, 2.99).
En 2016, Lackey a rejoint les Cubs, Wainwright (8-5, 4.49) et Martinez (8-6, 2.85) n’ont plus rien d’extraordinaire et Wacha a perdu pied (5-7, 4.36).

Pour les Cardinals, le salut et une qualification pour les Playoffs passeront forcément par un retour au premier plan de la rotation, l’atout numéro 1 de ses succès lors des dernières saisons.

Le début d’une histoire à Milwaukee, la fin d’une époque à Cincinnati

C’était annoncé dès le mois de Mars, 2016 sera une saison de transition pour les Brewers. Après s’être séparés de joueurs aussi importants que Carlos Gomez ou Aramis Ramirez l’an dernier (le catcher All Star Jonathan Lucroy pourrait lui aussi partir cet été), Milwaukee a fait le plein de jeunes battes et de bons prospects pour ouvrir un nouveau cycle. Et ça se sent dans les performances de la franchise du Wisconsin qui, si elle est capable de coups d’éclats comme ses récents Sweeps des Giants et des Cardinals, est largement insuffisante pour prétendre se mêler à la lutte en National League Central.

Avec le 21e ERA collectif et la 22e moyenne au bâton, les Brewers sont constants dans la médiocrité, et seules les battes de Chris Carter (.230, 22 HR, 51 RBI) et Ryan Braun (.312, 13 13 HR, 44 RBI, OBP : 367), et le base running de Jonathan Villar (31 buts volés, meilleur total de MLB) ont de quoi faire sourire les fans des Brewers.

MLB: Milwaukee Brewers at Cincinnati Reds

Mais puisque l’on parle de constance dans la médiocrité, difficile de faire pire que les Reds de Cincinnati ! Pire bilan (.360, 32-57) et ERA collectif (5.34) de la ligue, et deuxième pire moyenne au bâton (.238). Les Reds, qui ont pourtant deux des meilleurs sluggers de National League dans leurs rangs avec Jay Bruce (18 HR, 63 RBI) et Adam Duvall (23 HR, 61 RBI) sont absolument infâmes. Les historiques Joey Votto (.252, 14 HR, 42 RBI) et surtout Brandon Phillips (.259, 6 HR, 34 RBI) sont à des années lumières de leur meilleur niveau, et derrière, il n’y a pour ainsi dire personne.
Avec un pitching staff dans lequel un seul lanceur partant affiche un bilan positif (DeSclafani, 3-0, 6 matchs lancés), les Reds n’ont aucun espoir de bien figurer en 2016, et sont d’ores et déjà vendeurs cet été.

Une page va se tourner au Great American Ball Park, et il est bien probable que 2017 ne soit qu’un premier pas vers une lente et difficile reconstruction d’un effectif qui manque tout simplement de tout, à tous les niveaux!

La bonne surprise : Aledmys Diaz

C’est l’histoire d’un jeune shortstop cubain de 25 ans, qui se retrouve là un peu par hasard et en profite pour devenir un Rookie All-Star après trois mois dans les Ligues majeures. Dire qu’il y a tout juste un ans, Diaz était disponible en waivers… Mais aucune franchise de MLB n’en a voulu.
Et puis il y a eu la blessure de Jhonny Peralta, le shortstop titulaire des Cardinals, pendant la saison régulière. St. Louis a d’abord choisi l’acquisition de Ruben Tejada (Mets), mais quand celui-ci s’est blesse à son tour, il a bien fallu donner sa chance à Diaz. Et il n’a pas déçu !
Trois mois plus tard, Diaz affiche des statistiques affolantes (.315, 13 HR, 48 RBI, OPS : .915) pour un Shortstop rookie dont personne ne voulait, et il a fait ses débuts en tant qu’All Star cette semaine. Quand on pense qu’il aurait pu ne jamais sortir des Minor Leagues.

La déception : Andrew McCutchen

Déception. Le terme est peut-être un peu fort pour définir le début de saison de Andrew McCutchen. Mais, comme on le notait plus haut, l’Outfielder a montré un niveau tellement exceptionnel lors des premières années de sa carrière, qu’on n’attend rien d’autre que l’excellence. Pourtant, depuis deux saisons, le quintuple All-Star semble sur une pente descendante, et son début de saison 2016 est loin, très loin des standards attendus pour un joueur de son calibre, avec notamment une moyenne au bâton de .247, une présence sur base de .319 et un OPS de .745 (2014 : .314, .410, .952 / 2015 : .292, .401, .889).
McCutchen a tout de même frappé 14 Home Runs et produit 38 points en ce début de saison, ce n’est pas rien mais ce n’est pas suffisant.

Si les Pirates veulent simplement viser une participation au Wild Card Game, un McCutchen à ce niveau pourra suffire à faire le nombre. En revanche, s’ils espèrent rivaliser avec les gros bras de National League pour une place dans les World Series, ils auront absolument besoin de retrouver le McCutchen de 2013-2014 et sa batte supersonique.

NATIONAL LEAGUE EAST :  Les Nationals enfin au rendez-vous ?

NL East

On avait quitté les Nationals en 2015 sur des images de détresse. Malgré le titre de MVP de National League glané par Bryce Harper, les Nationals n’avaient même pas réussi à décrocher une Wild Card et quittaient la scène par la petite porte avec un effectif au bord de la crise de nerfs, culminant avec la violente altercation entre Harper et son closer, Jonathan Papelbon.
Neuf mois plus tard, Dusty Baker semble avoir remis de l’ordre dans le roster de la capitale, et les Nationals présentent à nouveau un visage de prétendant, non seulement aux Playoffs, mais aussi et surtout au titre suprême.
Avec un Stephen Strasburg invincible (12-0) lors de la première partie de saison, bien épaulé par Max Scherzer, Tanner Roark et Joe Ross pour le meilleur ERA collectif des Majeures (3.29), et des battes qui tournent bien (Harper, Ramos, Murphy, Espinosa), les Nationals peuvent voir venir. Surtout que l’on sent que Bryce Harper, qui est encore loin de ses performances de l’an passé (.256, 19 HR, 52 RBI, OPS : 891 contre .339, 26 HR, 61 RBI, OPS : 1.168), peut retrouver son meilleur niveau à tout moment. Effrayant.

Les Mets s’accrochent, les Marlins surprennent

Derrière les Nationals, on retrouve les Mets, sans surprise, et les Miami Marlins, tous deux avec six victoires de retard.

Les New York Mets ont plutôt déçu en ce début de saison, entre blessures de cadres majeurs (Wright, Duda d’Arnaud, Harvey), une rotation jeune qui semble avoir du mal à encaisser les efforts de 2015 mais présente tout de même un ERA collectif de 3.39 (troisième de MLB), et surtout un manque de réalisme criant au bâton.
Si les Mets ont frappé 122 Home Runs (cinquième total de MLB), les choses se gâtent dès qu’il y a du monde sur les bases. New York a la deuxième pire moyenne au bâton (.233) avec des coureurs sur bases et la pire (.213) avec des coureurs en position de marquer. Les 21 Home Runs de Yoenis Cespedes n’y font rien, les Mets ont besoin de faire rentrer les runs, sous peine de faire face une véritable désillusion.

Chez les Marlins, l’humeur est toute autre. On pensait les Floridiens capable de s’accrocher au wagon de tête, mais on n’y croyait pas vraiment. Avec un Giancarlo Stanton qui a disparu de la circulation en mai et juin, les Marlins ont pourtant réussi à rester au contact des leaders, et depuis quelques semaines, le slugger de Miami flingue à tout va, et s’offre une ligne de stats qui si elle n’est pas exceptionnelle reste tout à fait respectable à la trêve estivale (20 HR, 50 RBI). Et avec Marcell Ozuna (.307, 17 HR, 47 RBI) et Justin Bour (.268, 15 HR, 46 RBI) qui ont élevé leur niveau en ce début de saison, les Marlins peuvent espérer.
Il faudra cependant que José Fernández, impressionnant en ce début de saison (11-4, ERA 2.52, WHIP 1.02), soit mieux accompagné sur la butte. Les Marlins ont deux superbes finisseurs en A.J. Ramos (27 saves sur 28 opportunités) et le nouvellement acquis Fernando Rodney (17/17 et un ERA de 0.31 avec San Diego), mais à part Fernández, la rotation (Conley, Koehler, Nicolino, Chen) semble un peu trop légère pour espérer peser sur la fin de saison.
Mais gardons tout de même un œil sur ces Marlins, qui pourraient être une franchise à suivre cet été sur le marché des transferts.

Les Phillies et les Braves attendent 2017

Après un mois d’Avril intéressant, les Phillies sont vite rentrés dans le rang. Si Maikel Franco (18 HR, 52 RBI) a tenu toutes les promesses placées en lui, et si le pitching staff a rendu une carte plutôt intéressante (ERA collectif : 4.35) dans le sillage de la révélation Vincent Velázquez, les Phillies sont relégués à douze victoires des Nationals et ne se mêleront pas à la lutte pour les Play-offs. Avec plusieurs top prospects (à commencer par J.P. Crawford) en route vers les majeures, cependant, Philadelphie pourrait décider d’investir cet hiver pour commencer à repointer le bout de son nez en 2017.

Pour les Braves, la tournée d’adieu à Turner Field ressemble à une longue agonie. A l’exception de celle de Freddie Freeman (16 HR, 34 RBI), les battes semblent muettes, tandis que le pitching staff fait ce qu’il peut, mais n’arrive pas à grand-chose. Julio Teherán, qui réalise pourtant une saison correcte avec un ERA de 2.96, émarge avec un bilan de 3 victoires pour 8 défaites faute de support, et envisage un départ. Difficile de voir les Braves rebondir dès la saison prochaine et la livraison de leur nouveau stade, le SunTrust Park, sans un investissement conséquent à tous les postes.

La surprise : Daniel Murphy

On l’avait quitté au terme d’une postseason monumentale avec les Mets, on l’a retrouvé chez les Nationals après avoir rejoint la capitale en tant que Free Agent. Mais on ne s’attendait certainement pas à voir Daniel Murphy en pareille forme après trois mois à Washington. La deuxième base des Nats a tout simplement la meilleure moyenne au bâton des Ligues Majeures, et une ligne de stats à couper le souffle (.348, 17 HR, 66 RBI, OPS : .985), qui le place parmi les toutes meilleures battes des Majeures.
Murphy, revanchard, a notamment porté ses anciens partenaires au supplice, en éclaboussant de son talent les différentes oppositions entre Mets et Nationals : En 13 matchs, il a frappé une moyenne de .423 pour 7 Home Runs, 21 points produits et 11 points marqués. Surhumain!

La déception :  Matt Harvey

La saison avait bien mal commence pour Harvey, victime d’un problème de vessie en début de saison, et elle n’a fait que s’empirer depuis. Hors du coup, manquant de puissance, incapable de bien établir la mécanique de son lancer, Matt Harvey affiche un bilan de quatre victoires pour dix défaites, avec un ERA de 4.86 indigne de son statut.
Incapable de retrouver la forme, Harvey a fini par jeter l’éponge en raison d’un « Syndrome costo-claviculaire », une blessure affectant l’épaule, le dos et la cage thoracique du lanceur. Harvey a finalement jeté l’éponge la semaine dernière et va subir une opération prochainement. Sa saison 2016 est d’ores et déjà terminée.

A suivre : Truel dans l’Outfield

Non, je ne vous parle pas là de la construction du SunTrust Park d’Atlanta (désolé) mais bien du « Duel à trois » qui va opposer les trois plus fines gâchettes de la division : Giancarlo Stanton vs Bryce Harper vs Yoenis Cespedes.
A la mi saison, il n’y a vraiment pas grand-chose pour séparer les trois larrons, que ce soit en termes de Home Runs ou de Points produits. Certes, Cespedes a une moyenne au bâton nettement supérieure, mais Harper obtient beaucoup plus de Walks (et moins de Strikeouts)… et Stanton fait du Stanton : si il touche la balle, il y a 50% de chances qu’elle sorte du terrain. Bref, tout cela est plutôt indécis.

Truel

Voilà donc un match dans la saison qui ne manquera pas de ravir les observateurs, et qui pose une véritable question en filigrane. Certes bien soutenus par Murphy pour les Nats ou Ozuna pour les Marlins, les trois gâchettes restent la source numéro 1 de points pour leur équipe. Et on ne peut s’empêcher de penser que leur niveau de performance lors de la deuxième partie de saison sera primordial dans la bataille pour l’accession aux Play-offs. A suivre de très près, puisque l’on pourrait également trouver parmi ce trio un candidat pour le titre de MVP !

LES PRONOSTICS DE LA REDACTION

Vainqueur NL West : San Francisco Giants 
Vainqueur NL Central :  Chicago Cubs
Vainqueur NL East: Washington Nationals
Wild Cards: Los Angeles Dodgers (5 votes), New York Mets ou Saint-Louis Cardinals (2 votes chacun)
MVP : Daniel Murphy (Nationals, 2 votes) ou Kris Bryant (Cubs, 2 votes)
Cy Young: Clayton Kershaw (Dodgers)
Rookie of the Year: Trevor Story (Rockies)

Et vous, qui voyez vous triompher en fin de saison?


Auteurs: Wladimir Renteria (NL West) et Bastien LeGrom (NL Central & NL East)
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