Rétro 2015 : ce que l’on retient

Photo : SI
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Les jours se rallongent, l’air se réchauffe, le soleil commence à refaire son apparition. Février s’entame avec en ligne de mire le mois de mars. Qui dit mars, dit Baseball. Enfin. Après un hiver à se contenter de Football américain ou de basket, la petite balle blanche fait son retour. Pour notre plus grand plaisir.

Alors que la saison 2016 pointe le bout de son nez, « The Strike Out » vous propose de vous mettre à jour sur la saison 2015. Une année riche en émotions mais aussi en surprises.

On fait le bilan, calmement, savourant chaque instant.

1 . L’apport des Rookies.

National League:
Rarement des prospects auront autant contribué aux saisons de leurs franchises. Mais ce qui est surprenant, ce sont tous ces rookies qui sont arrivés dans le show. On pense immédiatement aux Cubs. Et qui dit Cubs, dit Bryant, pas Kobe mais bien Kris. Sélectionné en 2e position lors de la draft 2013, le natif de Las Vegas a explosé cette année et a bien aidé les Cubbies à se hisser en Play-offs, remportant au passage la Wildcard face aux Pirates. Le 3B qui a aussi joué en champ extérieur a frappé .275, 26 home runs, 99 RBIs et 87 runs. Des stats qui lui ont naturellement ouvert les portes du titre du meilleur Rookie de la national League. Un titre reçu à l’unanimité. Les Cubs peuvent aussi remercier Kyle Schwarber ou Jose Baez.
Mention spéciale également à Matt Duffy (SF, INF), Noah Syndergaard (Mets, SP) ou encore Jung Ho Kang (2B Pirates)

American League:

En American League, ce sont les Astros qui nous ont régalé avec des rookies impactant le jeu. Il s’agit de Lance McCullers (Starting Pitcher) mais surtout Carlos Correa (SS). Le premier s’est immédiatement imposé comme un lanceur de qualité, s’implantant tout simplement en 3e position dans la rotation de Houston. Mais avec des stats comme celle-ci rien de plus normal, 22 matchs 6 victoires pour 7 défaites, mais surtout 3.22 d’ERA et 129 SO en 122 manches. Il a un un rôle important à jouer derrière la star Keuchel. De son côté Carlos Correa, à seulement 21 ans et 100 matchs dans le show, a éclaboussé de son talent la MLB. Premier joueur portoricain à être choisi en première position de la draft, le Shortstop s’est imposé comme une force majeure des Astros en défense et en attaque. Pour preuve sa place en 3e batteur en playoffs, à 21 ans. Mais quand on frappe .279 avg, 22 HR, 68 RBI et 22 doubles en moins de 100 matchs de saison régulière ainsi que 2HR en postseason,  ce n’est pas pour rien. Les Astros peuvent également remercier Preston Tucker.
C’est en AL que la guerre des rookies a fait le plus rage avec des joueurs comme Lindor (SS, Indians) Miguel Sano (OF, Twins) ou encore Roberto Ozuna (Closer, Toronto).

  1. La dominance des pitchers

Ce débat date de la création du sport: mieux vaut-il une dominance des lanceurs ou des batteurs? Après les années 90 où les batteurs ont dominé (certes, grâce notamment à quelques produits illicites, coucou Barry), les lanceurs semblent prendre leur revanche depuis le nouveau millénaire. Et cette saison 2015 a encore été prolifique pour les pitchers accentuant la frustration des batteurs. Ainsi a-t-on eu le droit à pas moins de 7 no hitters. C’est l’œuvre de  Chris Heston (le rookie de San Francisco), Max Scherzer (deux fois !!! des Nationals), Cole Hamels, Hisashi Iwakuma (Seattle, deuxième japonnais à réaliser cet exploit), Mike Fiers (Houston) et Jake Arrieta (Cubs). C’est la deuxième fois dans les années 2010 qu’il y a 7 no-no dans une saison (après 2012). Dallas Keuchel des Astros est resté invaincu dans son antre du Minute Maid Park pourtant réputé pour ses petites dimensions. On peut aussi penser aux stats d’ERA de Greinke (1.66), aux performances de Kershaw, Price. Bref, messieurs les hitters, vous savez ce qu’il vous reste à faire en 2016 pour revenir dans le coup.

  1. Un marché des transferts complètement fou

Nous sommes le 31 juillet 2015, le marché des transferts de la ligue va se clôturer et on a dû mal à s’en remettre. Des blockbusters partout, ça commence fort avec les Royals qui s’offrent Johnny Cueto en provenance de Cincinnati en échange de 3 prospects. Toronto jamais avare en blockbusters décide de se faire un petit plaisir, et boom voici qu’arrive Troy Tulowitzki, considéré comme l’un des meilleurs Shortstops de la ligue, accompagné de LaTroy Hawkins, un très bon closer mais en fin de carrière. En échange les Rockies obtiennent José Reyes (SS, toujours présent dans les énormes trades), RHP Miguel Castro, RHP Jeff Hoffman, drafté en 9e position en 2014, ainsi que le RHP Jesus Tinoco. Et Tulo va immédiatement avoir un impact sur la lineup déjà surpuissante des Canadiens. On pense que Toronto en a terminé, que nenni ! Deux jours plus tard, c’est David Price qui traverse la frontière. Le starter en course pour le titre de Cy Young vient booster la rotation des Blue Jays. Les Tigers reçoivent 3 prospects dont Daniel Norris. Enfin juste avant la fermeture du marché, les Mets renforcent leur attaque avec l’acquisition de Cespedes. En échange de 2 joueurs de ligues mineures, New York s’offre le puissant outfielder. L’effet sera immédiat en 57 matchs, il frappera 17 HR et 44 RBI, rien que ça. Il est l’un des grands artisans de la présence des Mets en playoffs.

Autres trades notables : Scott Kazmir, Carlos Gomez et Mike Fiers aux Astros, Cole Hamels chez les Rangers, Brandon Moss chez les Cardinals, Ben Zobrist aux Royals …

  1. Tanker pour Gagner ?

En 2014, les Cubs affichaient un bilan de 73-86, les Mets 79-83, les Astros 70-92 et les Rangers un piteux 67-95. Leur point commun en 2015 ?
Ils accèdent aux PlayOffs.
Comme on l’a vu plus haut,  grâce notamment aux performances de certains rookies. Ce qui fait apparaitre un grand débat aux Etats-Unis, faut-il « Tanker » pour réussir. On le sait, aux Etats-Unis, les franchises marchent par cycle. Un cycle vertueux puis un cycle plus compliqué, c’est comme ça et dans tous les sports US. Les Astros ont subi 3 saisons à 100 défaites, les Cubs ont longtemps été à la ramasse et on voit actuellement les Philies ou même les Braves en faire de même. C’est-à-dire trader tous leurs meilleurs joueurs en échange de prospects. Ce qui rend les victoires beaucoup plus dures à obtenir. Et ainsi avoir de meilleures places lors de la draft. Ainsi sans Carlos Correa  à Houston, ou bien Kris Bryant, Kyle Schwarber ou Russell à Chicago, pas sûr que ces équipes auraient engrangé autant de victoires…

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