[National League] Bilan de mi-saison : Bagarre à trois pour le pennant?

Qui dit All-Star Game, dit All-Star Break et forcement nous nous trouvons donc à peu près à mi-chemin dans cette saison 2022. Cette saison qui nous a, pour le moment, réserver quelques surprises (bonnes ou mauvaises). Et pour cela traversons le pays d’Est en Ouest (on garde toujours le meilleur pour la fin… ou pas…). Commençons donc par la NL East ou se tape de sérieux candidats au titre de Division et peut-être même un petit peu plus. Un petit passage en NL Central ou jouent des franchises mythiques qui veulent retrouver leur gloires passées dès cette année et enfin la conquête de l’Ouest qui semble déjà conquise depuis trop longtemps et toujours par les mêmes… Et surtout parce qu’il n’y a pas que la AL dans la vie. En NL aussi nous avons une franchise à New-York, en NL aussi nous avons une franchise qui ne compte pas ses sous, et tout comme la AL nous avons une division Central, bref la NL c’est top Youpi!!!

Bilan de mi-saison

A l’Est tout le monde ne parle que du groupe de la « Muerte ». Et ce n’est pas celui de la National League. En général, ça parle du groupe de l’American League, et pourtant celui-ci annonce une 2ème partie de saison passionnante. Avec plus de suspense, des équipes qui se réveillent et d’autres qui vont surement faire ce qu’elles font le mieux (mais pas de spoil). A la base, deux prétendants déclarés aux playoffs et deux autres qui suivent au cas ou. Pour la 5ème équipe par contre c’est fini avant même le début de la saison (pas sympa quand même…). Et c’est parti direction le Queens pour commencer:

Classés épouvantails de cette division les Mets ont pris les commandes dès le début pour ne pas les lâcher, à l’exception d’un jour après une série de 2 défaites face à des adversaire de division (Nats et Phillies). Sur le papier, rien à redire, cette équipe est faite pour aller loin, très loin. Bien sûr les Mets ne seraient pas les Mets si ils ne nous faisaient pas une Mets de temps en temps. Sauf que là, ils attaquent assez tôt dans la saison avec les forfaits sur blessure de Jacob deGrom et de Max Scherzer, et quasiment en même temps s’il vous plaît… La profondeur de l’effectif a fait le travail pendant leur absence et même Francisco Lindor a retrouvé son talent qui semblait caché quelque part. L’équipe montait en puissance tranquillement et comptait même jusqu’à 10.5 match d’avance début juin sur les poursuivants… Mais ça, c’était avant le drame ou plutôt avant que nos chers Mets nous fassent encore une Mets (question de tradition tout ça, tout ça). Ce mois de juin (oh le fameux mois de juin), donc avec un bilan favorable mais sans plus (13W-12L)… Le retour de Mad Max, début juillet donna le dernier coup de boost pour pouvoir respirer un peu avant la pause.

  • Le Mets plus : Ils sont premiers, jouent bien. Le recrutement global est assez intelligent, les recrues tournent bien… franchement tout va bien (pour le moment quoi…).
  • Le Mets moins : La Mets habitude, cette expression (les Mets nous font une Mets) qui colle à la peau de la franchise. La preuve, tous les ans, ses partisans attendent, non pas avec impatience mais avec lassitude et tristesse, de voir quand la poisse va encore frapper l’autre équipe de New York

mon royaume pour un Jacob deGrom en pleine condition physique (ou « en santé » pour certains) (credit: Mike Stobe / Getty Images)

 

Et hop comme par magie revoilà juste derrière les Champions en titre…Et oui, les Braves d’Atlanta. Fini la gueule de bois du titre, fini la digestion du départ de Freddie Freeman, les champions reviennent fort, très fort même. Après les 2 premiers mois de saison, comment dire, pas top du tout (10W-12L et 13W-15L) sans être catastrophiques non plus (je connais beaucoup d’équipe qui aimeraient avoir ce bilan…), les Braves enchaînent un mois de juin MONSTRUEUX avec seulement 6 défaites en 27 matchs (et une série de 14 victoires d’affilés), ce qui relance complètement cette NL East déjà promise aux Mets par nos célèbres journalistes à 2 balles (mais si, vous savez bien… les fameux « spécialistes » qui voyaient les Angels en post-season « grâce » à leurs 2 MVP… oups, ça c’est de la AL, désolé). Bref tout ça pour dire que les Braves se retrouvent à 1.5 match derrière les Mets juste avant le duel entre les 2 équipes qui se déroulera sur 3 matchs et à Atlanta. Les Mets assurant la série. Mais alors c’est juste un duel cette NL East? pour le moment, on va dire oui.

  • Le Braves plus : un collectif en pleine confiance et qui se connaît sur le bout des doigts. Menés par Brian Snitker depuis 2016 (ah oui quand même) et malgré le départ de Freddie Freeman en agent libre, l’équipe est repartie de plus belle, en dépit d’un départ un peu poussif.
  • Le Braves moins : la blessure d’Ozzie Albies. Joueur ultra performant et tellement dans l’ombre par rapport à son apport sur le terrain et dans le vestiaire. Victime d’une fracture du pied lors du match opposant les Braves aux Nats (non vous ne rêvez pas, les Nats gagnent des matchs, hélas pas assez), en frappant une balle qui a atterri sur son pied provoquant une fracture. Les Braves semblent « maudits », tous les ans ils perdent un de leurs joueurs phare pour blessure.

bat flip des temps modernes (crédit: John Fisher / Getty Images)

 

Mais attention, les ou je devrais dire LE poursuivant se réveille et assez violemment lui aussi. Tout comme les Braves, les Phillies (oui ce sont eux dont je parle, j’aurais du le préciser avant…) ont mal commencés leur saison, après un mois d’avril moyen (11W-11L), ils ont perdu pied au mois de mai (10W-18L). Du coup c’en est trop, merci et au revoir monsieur Girardi (il a quand même fallu attendre 51 matchs cette saison, pour un bilan de 22W-29L)  et bonjour Rob Thomson. Et là les copains c’est une toute autre histoire (et comme le disais si bien Gerard Blanc: « et on démarre une autre histoire » #vieux). Et tout comme leur adversaire de division (les Braves donc) ils enchaînent avec un super mois de juin (19W-8L) les replaçant dans la course, mais à distance raisonnable du duo de tête et pour leur sauter dessus au moindre faux pas… Sauf que le faux pas ne doit être fait par la franchise de Philadelphie, et en ce début de juillet, les 4 défaites de suite (2x Cardinals et 2 Blue Jays) les ont fait replonger un peu par rapport aux deux leaders.

  • Le Phillies plus : le départ de Joe Girardi, oui cela aurait dû être fait depuis longtemps déjà. La franchise lui a donné la possibilité, avec un bel effectif, d’au moins atteindre les playoffs, mission ratée et pas qu’un peu…
  • Le Phillies moins : la blessure de Bryce Harper. Le dernier MVP en date était encore sur une saison de calibre MVP, un beau back-to-back à venir en NL. Mais non… une balle de Blake Snell a touché la star des Phillies provoquant une facture du pouce de la main gauche et hop direction le bloc opératoire et une indisponibilité pour au moins 6 semaines. Il manquera le ASG et si les planètes s’alignent enfin pour Philadelphie, son retour pourrait provoquer le chaos dans cette division tendue.

normalement la direction des playoffs, c’est par là (enfin je crois…) (no credit)

 

Après par contre, ce n’est plus ça, les Marlins ne sont encore dans la cour des grands, après un bon début de saison, ils rentrent dans le rang et malgré quelque joueurs de très haut niveau, ils sont dans le négatifs. Ah ce satané mois de mai… les pauvres poisons se sont fait taper par quasiment toutes les équipes de NL durant ce mois (Padres, Braves, DBacks, Brewers), seuls leurs copains de Washington les ont laissé gagné. Et si en plus on rajoute le départ de Jeter (l’ex joueur, pas le joueur des Red Sox)… Mais avec eux, sait-on jamais, une 2ème partie de saison folle et coucou les revoilà. Y a du boulot quand même pour espérer revenir dans la danse…

  • Le Marlins plus : Sandy Alcantara, qui d’autre franchement, ce lanceur de 26 ans … avec son ERA en dessous de 2.00 (et facile), la machine Dominicaine est injouable cette année. Sandy va même faire sa 2ème apparition au All-Star Game.
  • Le Marlins moins : le départ de Derek Jeter. Que l’on aime ou pas, son arrivée avait donné une hype terrible à la franchise de Floride. Avec la nomination de Kim NG au poste de GM, le boost était plus terrible encore… Mais ça c’était avant le drame, quand des divisions au sein du board ont précipité le départ de mister November.

CY Young en puissance le Sandy (credit: Getty Images)

 

Par contre ceux que l’on ne réverra pas de sitôt, ce sont nos copains des Nationals… ou plutôt la Soto team (pour le moment). Terrible constat que de voir le champion 2019 creuser encore plus que l’on ne pouvait l’imaginer. A la lutte pour décrocher le 1st pick pour la prochaine draft, les Nats n’ont pas un seul mois positif de la saison et cela ne semble pas les déranger plus que ça. Deux séries de 8 défaites d’affilés et 8 défaites en shutout… encore une losing streak de 9 matchs terminée par une victoires contre les Braves juste avant la coupure. Bon arrêtons le massacre et passons du coup à la NL Central.

  • Le Nats plus : … le refus de Juan Soto de prolonger l’aventure dans la capitale. Du moins pour le moment, les offres de prolongations ont été balayé de la main par La Fiera (bon, lorsque l’on sait que son agent n’est autre que Scott Boras…). Le franchise player de Washington va devoir aller faire ses gammes ailleurs.
  • Le Nats moins : j’aurais pu mettre le refus de Soto de prolonger dans les moins, car cela va provoquer son départ plus vite que prévu et les Nats seront parti pour une période de reconstruction totale (celle-ci est déjà bien partie mais…), longue et terrible pour la franchise qui a gagné le titre il y a seulement 3 ans… et ça, c’est terrible.

Nats ou pas Nats, telle est la question? (credit: G Fiume / Getty Images)

 

Ahhh cette fameuse NL Central, il n’y a pas si longtemps c’était le coupe gorge de la MLB… (ou pas, je ne sais plus), de la vraie baston à tous les matchs et des franchises qui ne s’aiment pas beaucoup . Et ce que l’on peut voir pour cette année c’est que cette division est coupée en deux, et bien en deux:  en haut 2 équipes que nous sommes déjà habitués à voir en playoffs, et de l’autre… une équipe qui commence la fin de sa reconstruction (il était temps, que de moqueries toutes ces années, courage…), une équipe qui fait genre « mais, je pars en mode rebuild hein, si si c’est vrai (ok, mais peut mieux faire encore.) et l’autre qui a décidé de faire un bras d’honneur à ses partisans en tradant (pour ne pas dire donner) ses meilleurs joueurs… voilà le tableau, on y va?

et GO direction les Brasseurs de Milwaukee pour commencer, la franchise continue son petit bonhomme de chemin année après année avec ses valeurs sûrs. Les Brewers sont partis fort en ce début de saison enchaînant avril, mai avec un bilan de 32W-19L, mais seulement 3.0 matchs d’avance. Le rythme pour lâcher le gruppetto a été terrible pour les 3 autres franchises de la division et cela commence à se faire ressentir… Le mois de juin (décidément assez problématique pour pas mal de franchises) et son petit bilan négatif (12W-15L) dont 8 défaites d’affilées. Le mois de juillet et surtout le All-Star Break doivent permettre à la bande à Burnes (oui la star c’est lui maintenant, Christian Yelich tarde à retrouvert son niveau, même si c’est de mieux en mieux, nous sommes quand même loin du MVP Caliber qu’il était avant sa blessure.) de se refaire une santé pour la deuxième partie de saison car derrière ça va revenir très fort à la fin.

  • Le Brewers plus : Burnes quand même, encore dans la course au Cy-Young cette année; Une ERA un peu au dessus de 2.00, la machine à K continue de bien faire son travail et ce même si les chiffres sont moins bons que ceux de l’année dernière.
  • Le Brewers moins : Plus la saison avance, plus les Brewers n’arrivent plus à tuer les séries, c’est flagrant au mois de juillet (2-2 Pirates, 1-2 Cubs, 1-2 Pirates, 1-1 Twins) ce sont des séries qui doivent être gagnées.

l’autre CY Young en puissance, pour un back-to-back plus que possible (credit: Patrick McDermott / Getty Images)

 

Ahhh les Cardinals, ou plutôt les papys font de la résistance (elle est facile celle-là, je l’avoue) mais le retour d’Albert Pujols (42 ans) pour rejouer avec ses copains Yader Molina (39 ans) et Adam Wainwright (40 ans) fait que voilà… Les vieux au pouvoir et puis c’est tout. Nous avons également la « chance » d’assister à des jubilés, comme par exemple les matchs ou Molina et Pujols lancent… Mais en dehors de ça et malgré le changement de manager (Olivier Marmol, 36 ans…) ça tourne encore très bien. Il faut dire qu’avec les vieux, il y a toute une tribu de joueurs qui en veulent: Arenado (oh ça va…), Goldschmidt (toujours présent), Edman, Mikolas, Bader etc, etc… des petits mois en positifs et ça suffit pour être à distance raisonnable des Brasseurs et pouvoir accélérer au moment du sprint final. Souvenez vous l’été dernier et pour un bis repetita? Pas forcement, les Cards sont revenus à hauteur de victoires des Brewers. Reste la 2ème partie de saison pour prendre les devants tranquillement et espérer être bons en playoffs.

  • Le Cards plus : L’auto gestion de cet effectif qui joue ensemble depuis des années, et des recrues qui s’adaptent de suite. Une NL Central quoi… Des sparing partners de choix et c’est parti pour le ronronnement pendant la saison régulière.
  • Le Cards moins : Justement les papys… C’est sympa tout ça, ça rappelle des souvenirs et bien sûr ce surplus d’expérience ne peut pas faire de mal, mais si ça rigole de trop, ça va encore faire les ouins-ouins en PO.

et une tournée d’adieu aux allures de chasse aux records pour Papy Pujols (il est plus vieux que moi…) (credit: Jeff Curry / USA Today)

 

3ème équipe de cette fameuse centrale mais à distance très respectable: les Pirates de Pittsburgh. Non non, vous ne rêvez pas, les Pirates ne sont pas derniers de division et donc pas derniers non plus de la NL ou de la MLB (logique non?), fini ce temps ou l’on pouvait se moquer des Tipiak à tout bout de champ. Le PNC Park va pouvoir profiter de cette nouvelle génération pour faire taire ses trop nombreux détracteurs. Mais attention, ils ne sont plus derniers (pour le moment) mais ils ne sont pas non plus World Series contender… On se calme, le bilan est toujours négatif, pas de mois en positif en terme de ratio victoires-défaites, et bien sûr, ils jouent en NL Central. Le mois de juin (encore lui?) leur a mis un coup derrière la tête, avec une losing streak de neuf matchs qui les a définitivement détachés des 2 poids lourds de devant et leur permet de sentir à nouveau le souffle des suiveurs… La 2ème partie de saison promet du spectacle dans cette division.

  • Le Pirates plus : Hayes en pleine forme c’est du plaisir sur un terrain. Le 3B des Pirates court partout, vole des bases (déjà 10), donne des R (27 RBI) et marque beaucoup (40 R) après une saison 2021 plombée par les blessures. Et si en plus vous rajoutez Bryan Reynolds et O’Neil Cruz, il va y avoir quelques épisodes sympa à voir, vu qu’il n’y a rien a espérer dans la 2ème partie de saison.
  • Le Pirates moins : Encore un peu tendres dans l’ensemble, les Pirates n’arrivent pas a enchaîner plusieurs séries de victoires d’affilées et le fait de devoir se taper les Cards et les Brewers 19 fois chacun dans l’année n’aide pas non plus. Plus mauvaise attaque de la NL, 4ème plus mauvaise défense (en R encaissés) ceci explique peut-être cela…

(credit: Justin K Aller / Getty Images)

 

Et les nounours de Chicago dans tout ça? ils sont en reconstruction déclarée et ce depuis le milieu de la dernière saison. On a déjà vu pire comme rebuild total, mais le mode complet est-il seulement totalement activé? Et ces « satanés joueurs qui comprennent pas le principe d’un rebuild, toujours a performer comme Nico Hoerner, Ian Happ ou bien encore Wilson Contreras. L’arrivée surprise de Seiya Suzuki (merci Yu Darvish) n’a pas empêché l’équipe du nord de Chicago de piquer dans les bas-fond du classement 10 jours après le début de la saison et terminer le mois d’avril avec un bilan très négatif (8W-13L). Les autres mois seront sans surprise (tous négatifs) avec en prime une série de 10 défaites au mois de juin (décidément… ce mois est maudit en NL). Les partisans des Cubs ne s’attendaient pas a autre chose après la RAZ du printemps dernier, et ils savent ce qu’est la patience. Un dernier coup de balai est à prévoir avant la trade deadline pour enlever les dernières illusions d’une saison pas si ratée que ça, NL Central oblige.

  • Le Cubs plus : Malgré le ménage fait l’année passée, la franchise réussit encore à attirer du monde, ce qui peut aider pour une dernière pige afin d’encadrer la future génération montante des oursons.
  • Le Cubs moins : Toujours en attente de finir le process de rebuild, les Cubs commence a voir revenir les Reds sur eux. Des matchs perdus sur des erreurs grossières font que le bilan au final fait très mal.

(credit: Su Ogrocki / AP Photos)

 

Et pour finir cette Central, nos amis les Reds de Cincinnati. Par ou commencer? je pourrais faire un Ctrl + C / Ctrl + V (ou copier/coller pour les non-habitués) des Nationals mais en pire. Autant les Nats, on s’en doutait avec les contrat de certains joueurs stars (Scherzer, Turner) qui arrivaient à échéance, autant les Reds, je n’ai (perso) rien vu venir (d’ailleurs à cause d’eux, j’ai du refaire ma preview à la deadline et avec Anastasie sur le dos, je peux vous assurer que ce n’est pas facile…). C’est simple c’était soldes à tout va, tout doit disparaître… et tout a disparu, à l’exception de Luis Castillo et de Jonathan India (il y a d’autres joueurs de grand talent quand même.)m, avec pour conséquence une entame de saison catastrophique. On pose les bases, on veut le 1st pick pour la prochaine draft, et sans suspense s’il vous plait: avril 3W-18L, mai (juste histoire de montrer que ça sait encore jouer au baseball) 14W-13L et on repart sur du juin historique (Je vous ai dit que c’était pas un super mois en NL?) avec 9W-18L, et on est sur du yoyo pour le moment en juillet 8W-9L. Et une question pour nos Reds? Que va faire le front office pour définitivement enterrer cette équipe avant la dead line?

  • Le Reds plus : Euh… franchement? Tout en n’étant pas bon, ils ne sont qu’a 0.5 des Cubs, qui l’eut cru après leur début de saison? En alternant un mois pourri et un mois pas si pourri que ça, la chasse au 1st pick n’est peut-être pas pour cette année…
  • Le Reds moins : Liquidation totale… Tu sais jouer au baseball et tu joues chez les Reds? Merci et au revoir, la porte c’est par là, va-t-en. Hors de question que les partisans soient content de venir au ballpark pour applaudir des joueurs cette année.

(credit: Katie Stratman / USA Today Sports)

 

Bon, je vous avait annoncé le meilleur pour la fin et voilà, c’est la fin. Direction l’ouest des Etats-unis pour la NL West ou sont sensés se taper dessus les plus grosses équipes de la MLB… Non c’est pas vrai, pour faire vite, il y a une équipe qui veut tout gagner et tout le temps, qui ne le fait que lors des saisons raccourcies (il faut bien que je la ressorte celle-là, c’est de bonne guerre) et qui empile les stars avec les salaires qui vont avec. Pour résumer les Yankees de l’ouest (oula, doucement je vais trop loin là). Une autre ex de New-York qui nous fait le coup tous les ans de la fin d’une époque et qui, comme par hasard est toujours là. L’équipe à l’accent latino et encore une équipe californienne ou l’on se demande quand vont-ils arriver à enfin durer. Un peu plus loin une équipe perdue au milieu du désert et une autre perdue dans les montagnes. Bienvenue en NL West (spoiler alert: paragraphe au ton acide assuré).

La ville des anges avec leurs Dodgers. Imperturbables en quasiment toutes circonstances. Le cas Bauer (bien aidé par Bobby et ses sbires) réglé, on passe en mode Freddie Freeman (pas bien l’affaire du contrat caché par l’ex agent). Que dire sur eux? ils sont forts? ça tout le monde le sait… ils se baladent en saison régulière? ça aussi tout le monde le sait… bon quoi alors? Si peut-être pour dire que lorsque les stars habituelles manquent à l’appel, il y a les seconds couteaux de grande classe qui répondent présent en force… Et puis tiens même ceux que l’on « pensait » au début de leur crépuscule, se rappellent au bon souvenir de tous (cc Clayton Kershaw). Non franchement cela en devient limite pénible (sauf pour eux) et personne pour venir les chatouiller sur le long terme. On va manger du Dodgers encore longtemps, du moins en saison régulière.

  • Le Dodgers plus : La profondeur du roster, c’est tout simplement surréaliste de voir ça, en dehors des noms que nous avons l’habitude d’entendre (Betts, Kershaw, Muncy, Freeman) et des sous estimé par les médias de la MLB tel que Turner (je ne lâcherai pas l’affaire sur ce joueur), Lux, Gonsolin, Taylor, etc… ils se permettent aussi de prendre des ex-Rockies pour en faire des joueurs clutch (Anderson et Almonte)
  • Le Dodgers moins : Les blessures malheureusement: Taylor, Ferguson, McKinstry, Price, Betts, Buehler, Kershaw, Muncy, Pillar, May, Treinen. La liste est longue, trop longue et j’en oublie sûrement mais quel dommage de ne pas les voir tous « en bonne santé » (oui ça fait 2 fois, désolé)

slide and turn, c’est facile… (credit: Mitchell Leff : Getty Images)

 

Un peu au nord de LA se trouve l’équipe qui ne veut pas mourir… Et qui réussit toujours de bons coups en free agency. Cependant cette année elle marque un peu le pas, distancée par les Dodgers (on se souvient tous de ce duel génial l’année dernière), mais les Giants ne tiennent pas non plus le rythme des Padres (qui n’est pourtant pas non plus si fou fou que ça). Si ca continue ils vont se faire rattraper par les DBacks et/ou les Rockies (non je déconne, et là même pas de « imagine »). Le début de saison nous laissait penser à un remake de 2021. Cela a duré un mois… Les Dodgers imposant leur rythme de fous furieux, il était temps que les Giants commencent à caler… Sans tout de fois se mettre dans le rouge non plus. Après un premier mois à 14-7L, les 2 mois suivants sont quasiment à l’équilibre: 13W-14L pour mai et 13W-13L pour juin (tiens pas de mois de juin pourri…). et ça suffit largement pour se faire distancer (Dodgers), et se faire rattraper par l’équipe de San Diego (enfin, depuis le temps qu’on les attendait ceux-là).

  • Le Giants plus : L’attaque, encore et toujours cette attaque (qui est 3ème à égalité de nombre de R inscrits), et en étant seulement 13ème en nombre de H, on se dit que les Giants tapent bien et juste. 5ème force en terme de HR, il pleut des HR à l’Oracle Park.
  • Le Giants moins : Et c’est avec ce genre de starters, Logan Webb (2.83ERA), Carlos Rondon (2.66ERA) et Jakob Junis (3.06ERA) qui font le taf, et plutôt bien Si en plus on met quelques membres du bullpen. L’équipe de la baie se retrouve quand même en 8ème position de la NL en terme d’ERA, attention à la 2ème partie de saison…

(credit: Ross D Franklin)

 

Et on repart plus au Sud pour la ville des Padres, acheteurs compulsifs de l’extrême pendant un temps. L’effectif s’est stabilisé et l’arrivée de Bob Melvin (vous savez le McGyver des managers en MLB, seuls les vieux auront la référence) a semble-t-il fait passé un palier à Tatis et ses potes. Ah non, Tatis est blessé c’est vrai… pas grave Manny Machado en profite pour rappeler que son talent est bien présent et que le rôle de leader ne lui fait pas peur. Un bon mois d’ouverture (14W-8L) pour mettre la machine sur les bons rails et c’est parti pour ronronner après (16W-11L pour le mois de mai et 16W-13L pour juin). Attention tout de même au relâchement dans ce début de mois de juillet, ce serait dommage de ne pas  réussir à participer à la fête de l’automne une fois de plus.

  • Le Padres plus : Manny Machado, enfin seul au monde. Il peut tranquillement jouer au baseball en sachant que LA star du moment (du moins à San Diego) c’est lui. A 30 ans, il confirme encore cette saison avec des chiffres quasiment identiques (BA, OBP, SLG, OPS, OPS+) à ceux de sa saison 2020 (PS: il avait fini 3ème MVP, je dis ça, je dis rien…)
  • Le Padres moins : Je pourrais mettre Tatis Jr, mais franchement à quoi bon… si ce n’est de dire que malgré son talent, je commences a avoir de sérieux doutes sur son éthique de travail (et franchement j’espère avoir tort). Parlons plutôt de l’équipe, qui est forte mais pas assez pour aller embêter les premiers de la classe. Un duel de Californie du Sud serait tellement plaisant a voir, mais bon une autre fois peut-être…

(credit: Kirby Lee / USA Today)

 

Le désert et ses animaux dangereux, tout comme les Diamondbacks après une saison terriblement mauvaise (plus de 100L tout de même, ce n’est pas glorieux tout ça.). Mais les crotales du désert peuvent espérer mieux qu’une victoire face à leur voisins les Rockies pour 2022? Ils ont pourtant tenu assez longtemps leur rôles de 4ème de division avant le mois de juin… (c’est vrai en plus, ils ont rendu une fiche de 9W-16L). Ils sont désormais dernier de la NL West et le début du mois de juillet (6W-10L) n’arrange pas les choses. Le calendrier de reprise les mettra face a des adversaires à porter (Nats et Giants, les 2 séries à domicile).

  • Le DBacks plus : Christian Walker, 31 ans, est déjà à 7 longueurs de son record en HR (22 contre 29). avec 3.0 de WAR pour le moment, il fait SA saison de rêve. Pourtant gros mangeur de SO (71, 3ème du classement de la NL) sa moyenne au bâton (.204) ne lui rend pas trop justice et c’est dommage.
  • Le DBacks moins : Entre mélange de maison de pré-retraite et rebuild non avoué, les DBacks ne savent pas trop ou se situer. Le maintien de Torey Lovullo est également assez étrange. Je m’explique avant que vous commenciez à me tomber dessus: après 3 premières très bonnes saisons (.574, .506 et .525), il reste sur 2 échecs cuisants dont un fameux 52W-101L… Il avait d’ailleurs été conforté dans sa position très tôt après l’exercice de 2021. Étrange? vous avez dit étrange? comme c’est étrange…

(no credit)

 

Dans la fraîcheur des montagnes (c’est pas vrai, il fait chaud à Denver en été), se cachent les Colorado Rockies… Leur plan secret? nul ne le sait et je ne sais pas si le front office le sait lui-même (j’ai mal à mon petit cœur d’écrire ça…). Comme d’habitude: un bon petit départ, ce qui est pris n’est plus à prendre, et c’est tout… Avec un effectif n’ayant pas été modifié plus que ça, il ne fallait pas attendre des merveilles non plus. Alors les Rockies reprennent leur rythme des saisons écoulées, des matchs sympa et du spectacle et si en plus ça peut embêter les gros noms alors pourquoi se gêner (bah en fait pas tant que ça… quelle tristesse). Pour ce qui est des sweeps dans la tronche, là par contre (Phillies, Giants, Braves, Guardians, Marlins et Dodgers), bref…

  • Le Rockies plus : CJ Cron, All-Star avec ce qu’on lui demande, c’est à dire taper fort. 21HR pour le moment, c’est le seul joueur qui n’a pas connu de trou d’air en 2022. Tyler Kinley (blessé depuis) peut-être également mis à l’honneur avec Daniel Bard qui réussit l’exploit d’avoir quand même 20 saves dans une équipe qui, rappelons-le, joue le top 10 de la Road to the 1st pick.
  • Le Rockies moins : les starters, incroyables quand on y pense, les starters « plombent » les matchs des Rockies en cette 1ère partie de saison: Marquez (5.66ERA), Gomber (6.11ERA), Freeland (4.70ERA), Senzatela (4.95ERA) et Kuhl (4.11ERA) malgré son superbe début de saison est depuis rentré dans le « rang ».

(credit: Mitchell Leff / Getty Images)

 

Et voilà pour un premier petit bilan des divisions de la National League. Nouvelles règles pour cette saison avec 12 équipes pur la post-season: 6 par league… Suspense garanti pour le reste des franchises qui joueront les empêcheurs de tourner en rond pour les favoris.

Mais alors que peut-on attendre de cette 2ème partie de saison? (Stats simples, basiques)

Bon franchement, les 3 premiers seront quasiment les mêmes que maintenant (Dodgers, Mets, Braves), sauf grosse Mets des Mets. Concernant le haut des classements une belle bagarre à distance entre les NL East (Mets, Braves) et les NL West (Dodgers, Padres), pour la centrale ce sera tout ou rien, soit un duel épique entre les Brewers et les Cards ou bien un solo maîtrisé de A à Z par les Cards (avec toute fois, peut-être une White Sox à la clé, trop de ronronnement tue le ronronnement).

Là ou c’est intéressant c’est vers le fond de la classe. OK vite fait car tout le monde s’en fout et ne pense qu’a l’après saison, mais franchement qui va ramasser le bonnet d’âne cette année? Voir même celui du 1st Pick car avec les A’s, les Royals et même les chatons de Detroit, ça promet…

 

Pour les joueurs, les frappeurs sont déjà bien chauds. Alors que l’on parle (à juste titre, pour une fois qu’il n’est pas à l’infirmerie, et tant mieux) d’Aaron Judge et de ses, déjà, 33HR, du coté de la NL, il y a Kyle Schwarber qui en affiche 29, et la suite est pas mal, ni trop loin d’ailleurs (Austin Riley 27, Pete Alonso 24, et pourquoi pas Christian Walker 22, et pour mon plaisir CJ Cron (Coors Field!!!) en est à lui à 21). 8 joueurs sont pour le moment à +.300 (Goldschmidt, Freeman, Bell, Hoener, Turner, Machado, Iglesias et McNeil). Et pour les pas-perso, 19 joueurs à plus de 50RBI dont 7 a plus de 60: le top des RBI c’est Pete Alonso (78). Freeman, Goldschmidt et Turner pour le top 3 des H. Et pour finir, Freeman, Goldschmidt et Betts pour les R… Mesdames et messieurs faites vos jeux.

Les chauds de la balle à envoyer très fort avec des courbes bizarres, 5 lanceurs a 10W (dont 2 des Dodgers: Gonsolin et Anderson, vous voyez, les second couteaux qui coupent très bien). Gonsolin fait également parti du top 3 des ERA men en se classant entre Alcantara et Burnes. 8 lanceurs ont réalisé un Complete Game et seulement 3 un shutout (Buehler, Greene et Kuhl). Et les closers dans tout ça? 5 sont pour le moment à au moins 20 saves (Hader, Rogers, Jansen, Bard et Diaz). Pour les maladroits (ceux qui lancent exprès ou pas, sur les lanceurs) le top 3 c’est Zach Gallen (11), Charlie Morton (10), Yu Darvish (9) à égalité avec Kyle Freeland… Et une dernière pour finir, le roi des K c’est: Colin Burnes (144), devant Aaron Nola (137) et Carlos Rondon (131) pour completer le podium (pour la petite info, Sandy Alcantara est 4ème avec 123). A  nouveau faites vos jeux, ces lanceurs seront-ils toujours là dans un peu plus de 3 mois?

Les dossiers chauds de la deuxième partie de saison

Il y a une nouvelle Super Team en ville – depuis le début des années 2010, la saison régulière est l’apanage des Dodgers et de l’équipe en forme du moment (pour la postseason c’est une autre histoire). A coups de contrats XXL et d’un farm system qui complète bien le tableau , la franchise de LA a construit une dynastie quasi-intouchable. Oui mais voilà que les Mets de Steve Cohen sont entré dans la danse avec encore plus d’argent à dépenser et l’envie de se mêler de tous les dossiers. Lindor, Scherzer… alors que se murmure le nom de Juan Soto, les Mets sont sur les talons des Dodgers (3.5 victoires derrière) sans avoir vraiment passe la seconde (voir plus haut) et l’une des quatre équipes de MLB sur la base des plus de 100 victoires (101). Comme en American League, la lutte pour le meilleur bilan de NL va être acharnée !

NL Terre de duels – Si les Dodgers semblent désormais à l’abri de Padres qui se sont longtemps accroché dans leur sillage, les divisions NL East et NL Central restent très difficiles, voire impossible à pronostiquer au moment de cet All Star Break. Le bilan de 62.4% de victoires (58-35) des Mets ne leur donne que 2.5 victoires d’avance sur des Braves qui restent le champion en titre et une équipe parfaitement capable d’accomplir un repeat si on lui en offre l’opportunité, et la première place de division sera chère puisqu’elle semble promettre a son vainqueur la deuxième place direct pour les NLDS. En Central, il est juste absolument impossible aujourd’hui de départager les Brewers de Yelich et Burnes des Cardinals de Goldschmidt et Arenado qui présentent un bilan quasi-identique (50-43 et 50-44) à ce jour. Et en l’état actuel des choses, le perdant de ce duel se retrouverait exclu du Wild Card Game pour 0.1% de victoires. Ouch.

Alcantara Cy Young naturel ? – Dans la division de deGrom, Kershaw, Scherzer, Burnes et compagnie, c’est bien Sandy Alcantara qui semble se détacher pour le trophée de Cy Young. Mais si le lanceur des Marlins semble faire la course en tête avec la meilleure WAR (5.3) et le meilleur ERA+ (233) des ligues majeures, ses adversaires ne sont pas en reste. Le chevelu des Dodgers, Tony Gonsolin, affiche notamment un ERA+ de 209 (second en NL), le meilleur WHIP de NL (0.843) un ERA de 2.02 et un bilan W-L de 11-0 (avec un coup de main de la défense incroyable des Dodgers). Corbin Burnes, Max Fried ou encore Joe Musgrove restent également toujours en course.

Soto va-t-il passer à la caisse ? – deuxième semaine de juillet, Juan Soto refuse une prolongation de contrat avec les Washington Nationals : 15 ans et $440 pour représenter à vie les Curly W’s de la capitale. Un petit $30m en moyenne qui ne suffisent pourtant pas a convaincre La Fiera. Et si le temps ne presse pas vraiment (Il sera free-agent en 2025), l’hypothèse d’un trade est plus que jamais dans toutes les pensées… Et notamment celles des Superteams. Dodgers, Mets, Yankees… Va-t-on assister dès cette trade deadline à l’envol du prodige portoricain, vainqueur des World Series avec les Nats en 2019 ? Oui, non, peut-être… il y a du blockbuster dans l’air.

Postseason et Awards : les pronos de TSO

Pour résumer:

direction les Play-offs pour les Dodgers et les Mets, puis les les Cards, Braves, Padres et Brewers.

MVP, ce sera Trea Turner, il suffit de le regarder hélas il n’est ni two-way player, ni franchise player. Mais comme ce n’est pas moi qui vote ce sera donc Paul Goldschmit, quasiment leader dans toutes les sats offensives (.330 BA, .414 OBP, .950 SLG, 1.004OPS, 186OPS+) et tout aussi fort dans les stats « classiques » 64R (leader de la NL), 112H, 70RBI et 20HR, du lourd pour le joueur de 34 ans.

Cy Young, avec ce bon duel à distance au travers le pays entre Sandy Alcantara et Corbin Burnes. La 2ème partie de saison risque d’être fatale à Burnes surtout si son équipe continue à ne plus avancer comme tout bon playoff contender qui se respecte. Alcantara quand à lui n’a pas besoin de faire des chiffres et de viser une qualification en PO, le talent à maturité parle tout seul.

Rookie of the Year, j’ai envie de croire en O’Neil Cruz, mais les braves réussissent à placer 2 bons joueurs dans ses longues pattes pour lui rafler le titre de cette année: Spencer Strider et Michael Harris. de plus il a (pour le moment) moins de match au compteur que Harris. Et malgré le fait que Strider soit un lanceur (c’est mon petit faible les lanceurs…), je partirai sur Michael Harris. A seulement 21 ans, le gaucher de champ extérieur a déjà en 48G: 30R, 49H 8HR, 26RBI et 10SB. De plus il a commencé sa saison en AA (43G) avant de venir se pointer chez les grands. Dans une équipe qui va jouer les premiers rôles, sa mise en avant va lui être profitable.

 


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