MVP, Cy Young et Compagnie : les Pronos de TSO pour 2022

Comme chaque année la rédaction de TSO se concerte à la machine à café et partage ses pronos pour les awards. Et comme chaque année, on se fait un plaisir de vous les partager. Ainsi vous pourrez nous les ressortir quand nos choix seront bien loin de la réalité. Voici donc les choix de la redac pour les titres de MVP, Rookie de l’année, Cy Young et Manager de l’année !  

Revivra-t-on un jour le triplé historique de Don Newcombe, MVP, Cy et RoY en 1949

France Rockies

American League

Cy Young : Shane Bieber (Guardians), parce que 2021 il était blessé et pour prouver que 2020 n’était-as un coup dans l’eau et ce, même si il joue avec les Guardians.

MVP : Vladimir Guerrero Jr. (Blue Jays). après une très bonne année 2021, il va plus que confirmer et tout défoncer

Manager of the Year : Scott Servais (Mariners), parce qu’il a raté le trophée la saison dernière et que le front office des M’s a mis à sa disposition un bon effectif et qu’il va réussir.

Rookie Of The Year : Brendon Davis (Angels) parce qu’il faut une surprise sinon c’est pas drôle, le 3B du futur pour les Angels… (vous l’avez lu ici en premier)

Le potentiel énorme du roster des Padres, la science de Bob Melvin : le combo idéal pour les Friars ?

National League 

Cy Young Jacob De Grom (Mets), parce que Jacob deGrom et en plus il ne s’est pas blessé et qu’il est en fin de contrat donc si il veut pêter tous les records de salaire, il va faire une MEGA saison.

MVP : Trea Turner (Dodgers), parce que les gens vont enfin se rendre compte qu’il est super fort sur une année complète chez les Dodgers, il sait TOUT faire et en bien.

Manager of the Year : Bob Melvin (Padres), parce qu’il n’a plus a prouver qu’il est un super manager.

Rookie Of The Year : O’Neil Cruz (Pirates), parce que c’est comme ça, il joue aux Pirates et aura tout le temps de prendre tranquillement ses marques sans pression.

Martin Keuchel 

American League

MVP : Yordan Alvarez (DH/LF – Astros) Stratosphérique lors de ses débuts en MLB en 2019, avec à la clé le titre de Rookie de l’année, Yordan Alvarez n’a pas pu capitaliser sur sa réussite en 2020. La cause ? Des blessures répétées au niveau des genoux et au final une opération qui lui fera manquer tout l’exercice 2020. On était donc dans l’attente de voir son retour, et Houston n’a pas été déçu : 27% au batôn, 33 HRs et 104 RBIs. Véritable moteur de l’attaque texanne, il devrait de nouveau en 2022, flamber offensivement. Avec une augmentation de son rôle après le départ de Correa. Il ne faut pas oublier qu’Alvarez n’a que 24 ans, ses meilleures années sont encore devant lui. Ca fait peur.

Cy Young : Gerrit Cole (SP – Yankees) Déjà ultra performant avec les Pirates, le club qui l’a drafté, Gerrit Cole a pris une autre dimension lors de son arrivée à Houston en 2018. Devenant ainsi un candidat sérieux et régulier au titre de Cy Young. Grâce à sa balle rapide s’asseyant confortablement dans les 95 Mph, il est l’un des bras les plus puissants de la MLB. Historique en 2019, il n’est doublé dans la course au trophée que par son coéquipier Verlander. Nouvelle désillusion pour Cole en 2021, où cette fois c’est Ray qui lui passe devant. Après ces deux revers, il est l’heure que Cole récupère son dû.

Rookie Of The Year : Bobby Witt Jr (SS/3B – Royals) C’était déjà mon choix l’an passé mais les Royals en ont décidé autrement. Mais Witt est MLB ready et a tout simplement survolé les ligues mineures en 2021 (.290/33Hrs/97RBIs). Cette fois c’est sûr, il sera de la partie dans le grand bain, pour celui qui est devenu le prospect numéro 1 de la Ligue. Magnifique défenseur, prolifique attaquant que ce soit à la batte ou sur les sentiers. Il a le profil pour être le visage des Royals et de la Ligue pour les prochaines années.

Manager of the Year : Scott Servais (Mariners) Passé tout proche de qualifier Seattle en 2021, Scott Servais devrait y arriver en 2022. Et ce serait un exploit puisque les Mariners n’ont plus gouté aux playoffs depuis 2001 lorsque un certain Ichiro venait de débarquer en MLB. Avec un effectif renforcé (Robbie Ray, Winker, Suarez), une jeunesse qui progresse (Kelenic, Gilbert) et encore des supers pépites qui arrivent (Vite Julio Rodriguez), Servais devrait se régaler. Difficile d’en faire un clair favori en AL West, tant les Astros apparaissent encore un cran au dessus. Mais une qualification via la Wild Card est largement à la portée des Mariners. Et ensuite en playoffs, on sait que tout est possible !  

MVP en 2020, Champion avec les Braves en 2021, Freddie Freeman a bien l’intention de combiner les récompenses en 2022

National League 

MVP : Freddie Freeman (1B – Dodgers) Déjà on ne va pas se la cacher écrire Dodgers à côté de Freeman ca fait mal au cœur. Mais la tristesse mis de côté, cela ne peut qu’être bénéfique dans la carrière de Freeman. D’abord dans l’ombre de la reconstruction des Braves, il s’est peu à peu imposer comme LA figure de la franchise. En devenant par la même occasion un des meilleurs joueurs de la NL. Mais toujours dans l’ombre, à cause des performances de son équipe, il n’a jamais connu le podium du MVP, malgré des saisons plus que solides. Il faut attendre 2020 pour que Freeman soit enfin récompensé des ses efforts avec le trophée tant attendu. En 2021, c’est les World Series qui viennent garnir l’armoire à trophée du 1er base. Désormais chez les Dodgers, l’une des équipes les plus exposées de la MLB, ses performances seront d’autant plus scrutées. De quoi réaliser qu’il est le meilleur 1b de sa génération ?

Cy Young :  Carlos Rodon (SP – Giants) J’imagine que mes petits copains de TSO vont se ruer sur DeGrom, Scherzer et autres starters des Brewers. Mais pour vous sortir une palette un peu plus grandes, je vais me pencher sur Carlos Rodon. Lanceur dans la moyenne durant ses 6 premières années dans la Ligue. Rodon a connu une saison 2021 exceptionnelle. Sans doute pour la première fois de sa carrière, il a pu compter sur un corps qui le laissait plus ou moins tranquille. Et ca s’est vu ! 2.37 d’ERA, 185 SO en 132 manches. Chicago a joué la sécurité avec son précieux mais fragile lanceur. Mais n’a pas pu le retenir durant l’hiver et il a signé chez les Giants, spécialistes dans la renaissance des lanceurs. Avec une défense plus qu’élite derrière lui et un stade plutot favorable aux lanceurs, Carlos Rodon est dans l’environnement parfait pour exceller. Et s’il parvient à franchir la barre des 180 manches lancées au niveau qui était le sien en 2021, la course au Cy Young devrait être vite expédiée.

Rookie Of The Year : Oneil Cruz (SS – Pirates) Ca y’est la vague des pépites des Pirates est en train d’arriver. Accrochez vous car ca va swinguer. Le premier de cordée sera Oneil Cruz. Après seulement deux petits matchs l’an passé en MLB, il a déjà fait l’unanimité à Pittsburgh. Il faut dire qu’il n’a fait que progresser depuis son arrivée aux Etats-Unis en provenance de sa République Dominicaine natale. Devenant ainsi un top 100 prospect dès 2019, il est, en 2022, classé 14e. Il faut dire qu’il a toutes les armes pour briller. Une défense, un baton efficace et puissant et une capacité de voler des bases (19 en 2021 en seulement 69 matchs). Dans un effectif qui manque de talent, il devrait rayonner.

Manager of the Year : Bob Melvin (Padres) C’est surement LA meilleure arrivée de cette intersaison. Le très respecté et talentueux coach des Athletics, Bob Melvin, a rejoint les Padres. 3 fois manager de l’année, il a fait des miracles à Oakland avec des effectifs pas toujours à la hauteur. Désormais au sien d’une équipe blindée en talent, il risque de faire des ravages en NL. Même au sein de la très relevée NL West.  

Fab Rizzo

American League

Cy Young :  Gerrit Cole (Yankees) . Arrivé dans le Bronx en 2020, il a toujours fini placé à la course au CY Young. Cette année sera la bonne si sa santé le laisse tranquille

MVP : Vladimir Guerrero Jr. (Blue Jays). Passé tout proche du sacre l’an dernier, il ne se laissera pas dépasser cette année par quiconque. Il sera devant sans aucun doute.

Manager of the Year : Tony La Russa (White Sox). Les White Sox ont l’équipe pour aller loin cette saison. Nul doute que le manager y sera pour beaucoup et qu’une qualification pour les playoffs sera au bout.

Rookie Of The Year : Bobby Witt Jr. (Royals). Le fils de son père (lanceur de 1986 à 2001) apparaît comme être une bonne option au poste de SS pour les Royals. Elu Meilleur joueur de Minor League la saison dernière, il devrait faire son apparition dans la cour des grands.

Frapper, courir, défendre, Bobby Witt Jr. sait absolument tout faire. Le candidat évident au titre de Rookie de l’année

National League 

Cy Young Jacob De Grom (Mets). Abonné au CY Young en 2018 et 2019, il n’a pas pu faire la passe de trois, principalement à cause des blessures. Cette année, sa santé sera de fer et il régnera en maître sur la NL.

MVP : Bryce Harper (Phillies). Le MVP de 2015 et de l’année dernière réalisera la passe de 2 cette saison. Il est en pleine maturité et en pleine confiance, et sera en plus épaulé par Castellanos et Schwarber, 2 gros frappeurs comme lui.

Manager of the Year : Dave Roberts (Dodgers). Avec l’équipe que s’est construite les Dodgers cette saison, on ne voit pas comment les WS pourrait leur échapper, et du coup, le titre de Manager of the Year pour Roberts. Sinon, quel gâchis…

Rookie Of The Year : Brennen Davis (Cubs). Top prospect des Cubs, il devrait débuter cette saison en MLB. Il participera à la reconstruction de cette équipe, lui qui est très attendu du coté du Wrigley Field.

Marion Jeterette

American League

Cy Young :  Gerrit Cole (Yankees). Bien lancé l’an dernier puis freiné dans ses perfs personnelles et dépassé par l’énorme deuxième partie de saison de Ray, l’Ace des Yankees est face à un énorme défi : décrocher enfin son premier Cy Young en portant sur ses épaules non seulement la rotation mais aussi la franchise new-yorkaise sur ses épaules. Il a été signé comme le Messie et n’a pas eu peur de la pression. A lui de prouver qu’il mérite l’attente et les dollars.

MVP : Vladimir Guerrero Jr. (Blue Jays). Privé du trophée par un stratosphérique Ohtani en 2021, Vladdy ne laissera pas passer sa chance cette saison. Accompagnée d’une hype incroyable à ses débuts, il lui aura fallu un an et demi pour prendre la mesure de la MLB après avoir atomisé les Ligues Mineures. Rien ne semble désormais arrêter la puissance du Canado-Dominicain. Il a en plus l’avantage d’évoluer dans une équipe très fournie : Springer, Bichette, Gurriel Jr., Berrios + les nouveaux venus Chapman et Gausman lui offre du soutien dans tous les compartiments du jeu.

Manager of the Year : Charlie Montoyo (Blue Jays). La franchise canadienne passe cette saison d’équipe « à suivre » à équipe « à ne pas manquer ». Après Ryu et Springer les années précédentes, Matt Chapman et Kevin Gausman sont arrivés à Toronto. Objectifs : les playoffs et peut-être même en vainqueurs de la redoutable AL East. On compte sur Montoyo pour faire tourner la machine après déjà de très belles promesses la saison dernière. Et si les Blue Jays décrochaient même le meilleur bilan de la Ligue ?

Rookie Of The Year : Bobby Witt Jr. (Royals). Meilleur prospect short-stop depuis A-Rod selon les spécialistes de MLB Pipeline ! C’est peu dire que Bobby a une bonne dose de pression sur les épaules. Mais notre garçon a tout pour réussir dès cette saison. Les Royals ont les vétérans qu’il faut pour le faire progresser. Le retour au premier plan de la franchise repose sur ses épaules et celles de ses jeunes coéquipiers lanceurs (Lynch, Bubic, Kowar, Singer) et moi j’y crois beaucoup !

National League 

Cy Young :  Logan Webb (Giants). Ma grosse cote de ces pronos sur le jeune lanceur de San Francisco. Il s’est révélé en fin de saison dernière (matchs exceptionnels pour le titre de Division puis en Division Series) et se voit nommé Opening Day starter et numéro 1 de la rotation californienne. La saison globale de l’équipe ne sera sans doute pas aussi bonne qu’en 2021 mais Webb pourrait faire la nique aux vétérans de la Ligue (MadMax, deGrom and co.) en étant le lanceur le plus dominant cette saison.

MVP : Juan Soto (Nationals). A l’image de Vladdy Jr., il était clairement prétendant au trophée l’an dernier. L’outfielder des Nats sera encore au sommet cette saison, d’abord offensivement avec en plus l’apport du vétéran Nelson Cruz à ses côtés ; mais aussi défensivement car il a fait d’énormes progrès. Alors oui son équipe ne jouera pas le haut de tableau dans la corsée NL East mais j’espère que les votants ne lui en tiendront pas rigueur. Il est enfin temps de récompenser le phénomène.  

Manager of the Year : Oli Marmol (Cardinals). La saison dernière, les Cardinals sont passés tout près de sortir les Dodgers en Wild-Card. On les imaginait repartir avec la même structure mais surprise avec le licenciement de Mike Schildt et la promotion interne de celui qui était jusque-là coach de banc. La particularité de Marmol ? Il est plus jeune (36 ans) que plusieurs de ses joueurs (Molina, Wainwright, Pujols en tête)! Une qualification en playoffs en étant manager rookie pourrait lui offrir le trophée.

Rookie Of The Year : Hunter Greene (Reds). Numéro 2 de la Draft 2017 à sa sortie du lycée, Greene va enfin faire ses débuts cette année. Celui qui avait ébloui lors du Futures Game de 2018 avec ses balles rapides à plus de 100mph a depuis été ralenti par les blessures et notamment une opération Tommy John. Mais notre prospect (#22 selon MLB Pipeline) n’a que 22 ans et le timing est parfait pour que les Reds – partis pour une saison galère – lui laissent sa chance.

Math Seaver

American League

Cy Young : Dylan Cease (White Sox). La grosse cote. Après avoir explosé en 2021, Cease se voit confier les clés de la rotation des White Sox après le départ de Rondon aux Giants et les blessures de Lynn et Giolito. En constante progression depuis son arrivée dans les Majeurs, 2022 sera son année en AL, avec 20 victoires et une nouvelle saison à plus de 200 SO. Le premier Cy Young chez les White Sox depuis 1993 et Jack McDowell.

MVP :Shoei Ohtani (Angels). Doit-on vraiment justifier ce choix ? Une fois encore, le prodige japonais va émerveiller la planète baseball. Avec un petit coup de pouce de la Ligue, qui a institué la « Ohtani Rule » qui permet à un lanceur/frappeur désigné de rester dans l’alignement (en tant que DH) lorsqu’il a été relevé. Ce qui devrait alléger son planning de lancers, améliorer ses stats de lanceur sans affecter ses performances à la batte. 7e trophée de MVP pour les Angels, remportés par seulement 4 joueurs (Don Baylor 1979, Vladimir Guerrero 2004, Mike Trout 2014-2016-2019, Shohei Ohtani 2021)

Manager of the Year : Joe Maddon (Cubs). Après des années de disettes, les Angels vont retrouver les playoffs dans le sillage de leurs deux superstars et d’une rotation plus que corrects. Tous cela orchestré par le toujours surprenant Joe Maddon, en passe de devenir une légende du management après ses exploits chez les Rays et le retour du titre chez les Cubs en 2016.

Rookie Of The Year : Bobby Witt Jr. (Royals). Même si les Royals risque de manipuler son service time pour des débuts fin avril, début mai, il est certain que Witt est appelé à être une des pièces maîtresses des Royals dès cette saison. Il a démontré l’étendu de son talent en 2021, oblitérant la concurrence en AA et AAA (124 matches, 97 RBI, 33HR, .290/0.361/0.576) et continuant son chemin au cours du Spring Training (8m, 6 RBI, 2 HR, 0.476/0.522/0.857). Le 5e ROY de Kansas City après Lou Piniella (1969), Bob Hamelin (1994), Carlos Beltran (1999) et Angel Berroa (2003).

Auteur d’un début de saison épatant, Seiya Suzuki peut-il tenir le rythme et embarquer le trophée de Rookie of the Year?

National League 

Cy Young : Max Scherzer (Mets). Le triple lauréat du trophée est de retour dans la NL East, dans des stades qu’il connaît par cœur. Son association avec deGrom nous fait déjà saliver, et le fait qu’il devrait voir plus d’innings que son compère lui donnera l’avantage quand viendra l’heure de les départager. Je vais même me mouiller en annonçant que les 2 seront à moins de 2.50 ERA et à plus de 200 SO chacun en fin de saison. Ce qui permettrait aux Mets de prendre seuls la deuxième place au classement des équipes ayant eu le plus de vainqueurs du trophée (1er Dodgers – 12, 2e Braves, Mets, Phillies, Red Sox – 7)

MVP : Francisco Lindor (Mets). Après avoir traversé les saison Covid 2020 et 2021 comme une âme en peine, Mr Smile est de retour au premier plan, offensivement et défensivement (actuellement premier SS au classement bWAR, 4e de la ligue). Le fait d’être de nouveau sous la férule d’un manager chevronné, comme lors de sa saison 2019 sous les ordres de Francona, permettra à Frankie de devenir le premier MVP des NY Mets.

Manager of the Year : Buck Showalter (Mets). Habitué du cirque médiatique new yorkais, meneur d’hommes et manager chevronné, Buck paraît être l’homme idéal pour gérer des Mets plutôt patachons en 2021. Et il le sera, ceux qui en doute n’ont qu’à se tourner vers ses équipes passées (Yankees 92-95, DBacks 98-00, Rangers 03-06, O’s 10-18) et voir ce qu’il en fait. Et cette fois-ci, fini les Dacia, il a les clés de la Bentley de Tonton Steve. 4e trophée pour Buck et premier Mets à le remporter.

Rookie Of The Year : Seiya Suzuki (Cubs). La signature phare de l’été des Cubs a fait le bon choix pour son année rookie. Sur les conseils de Yu Darvish, un ancien de Wrigley Field, Suzuki verra beaucoup d’at-bats au sein des Cubbies en reconstruction. Avec son parcours, sa puissance et sa patience face aux lanceurs, les répétions au marbre devraient rapidement lui permettre de retrouver ses automatismes et ses statistiques de NPB et devenir le 7e rookie of the Year des Cubs, le premier depuis Kris Bryant en 2015.

Bastien LeGrom

American League

Cy Young : Alek Manoah (Blue Jays). Auteur d’une très belle saison de rookie en 2021, Alek Manoah est sans aucun doute l’un des tous meilleurs prospects de la Ligue du cote des lanceurs. Tellement que dans une AL East ou les candidats ne sont pas si nombreux entre joueurs vieillissants, retours de blessure et irrégularité chronique, il fait figure de très bel outsider pour le trophée des lanceurs.

MVP : Shohei Ohtani (Angels). Parce que dans MVP il y a « V ». Shohei Ohtani ne sera toujours pas le meilleur lanceur de la Ligue ou son meilleur frappeur en 2022, mais son niveau d’excellence soutenue dans les deux domaines est unique et le rend naturellement plus « valuable » que tous ses adversaires.

Manager of the Year: Charlie Montoyo (Blue Jays). La montée en puissance des Blue Jays est désormais bien entamée, et les hommes de Montoyo ne peuvent plus se cacher : l’objectif est de remporter le coupe-gorge absolu qu’est l’AL East, et d’enchainer pour aller tout gagner. Y compris le trophée de Manager de l’année.  

Rookie Of The Year : Spencer Torkelson (Tigers). C’est vraiment pour ne pas choisir Bobby Witt Jr. comme (presque) tout le monde. Premier pick de la draft 2020, Tolkerson a démarré la saison directement dans les Big Leagues deux ans plus tard. Le potentiel est gigantesque, reste à le transformer en chiffres majeurs, ce qui ne saurait tarder.

National League 

Cy Young : Max Scherzer (Mets). Arrivé dans le Queens comme « seconde gâchette » d’un ticket exceptionnel avec Jacob deGrom, Max Scherzer n’a pas traîné pour se faire une place de choix dans le cœur des fans du Queens. Grand artisan du début de saison canon des Mets, déjà leader dans le dugout, Mad Max est plus que jamais candidat à un quatrième Cy Young Award.

MVP : Ronald Acuña Jr. (Braves). Stoppé dans son élan par une grave blessure au genou, Acuña a vu ses coéquipiers renverser la NL East et remporter les World Series… sans lui. De retour en pleine forme, il va sans aucun doute tout donner pour montrer que le futur des Ligues Majeures ne s’écrira pas sans lui.

Manager of the Year : Buck Showalter (Mets). On le dit chaque année, mais il semble que les Mets ont cette fois ci tous les ingrédients pour entamer leur ère de domination sur la NL East et aller titiller les favoris au titre. Et si c’est le cas, cela se passera aussi grâce au travail du vieux briscard Buck Showalter.

Rookie Of The Year : Seiya Suzuki (Cubs). Rookie d’expérience avec déjà neuf saisons et cinq sélections d’All Star en NPB, Seiya Suzuki est le favori naturel pour s’imposer comme le meilleur débutant de MLB, et son début de saison s’inscrit clairement dans ce sens. Est-ce parfaitement juste ? Probablement pas, mais cela est une autre question.


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