Tokyo 2020 : Le Guide du Tournoi Olympique de Baseball – Groupe B

C’est l’heure! Pour la première fois depuis 2008, le baseball redevient un sport olympique. Après le retour du softball et le titre à domicile des Japonaises face aux Américaines (médaille de bronze pour le Canada), le pays du Soleil Levant aura les yeux rivés vers Yokohama et Fukushima où se déroulera le tournoi olympique de baseball. Ultra-favori à domicile, le Japon – qui a interrompu son championnat pour l’occasion – fera figure d’épouvantail dans un tournoi qu’il n’a, incroyablement, jamais gagné. Mais attention à l’adversité dans cette compétition ultra-relevée où la Corée du Sud, tenante du titre, les États-Unis, la République Dominicaine, le Mexique et même le petit poucet Israël auront tous leur mot à dire. Alors à challenge exceptionnel, dispositif exceptionnel. Comme on est sympa, on vous a préparé un guide complet du tournoi, de son format, de ses qualifications, et bien entendu une présentation des six équipes, de leurs stars et des joueurs à suivre pour la semaine à venir. Après le Groupe A, direction maintenant le Groupe B qui verra s’opposer la Corée du Sud, les États-Unis et le représentant de la Zone Europe, Israël.

13 ans plus tard, la Corée du Sud – championne olympique en 2008 – remet enfin son titre en jeu !

Poules, Double élimination et Finales : le déroulement du Tournoi Olympique

Malgré le faible nombre de participants, pas moins de seize matchs seront disputés lors de ce tournoi olympique de baseball pour désigner le nouveau Champion Olympique et les places d’honneur. Les six équipes seront tout d’abord divisées en deux groupes de trois équipes (Groupe A : Japon, Mexique, République dominicaine; Groupe B : Corée du Sud, Etats-Unis, Israël) qui se rencontreront toutes une fois.

Les second et troisième de chaque poule se rencontreront ensuite lors d’un premier tour d’éliminations, les vainqueurs de ces duels se partageant ensuite le droit de défier en demi-finale le vainqueur du  match entre les deux vainqueurs de groupes. L’autre vainqueur de groupe défiera, lui, le gagnant d’un match entre le perdant du match entre les deux meilleurs deuxièmes et le perdant du deuxième tour entre les deuxièmes et troisièmes.

Vous êtes perdus ? Ne vous inquiétez pas, nous aussi

On reprend : le vainqueur de ce repêchage entre perdant des premiers et gagnant du match des perdants entre les non-vainqueurs de groupes se qualifiera donc pour une demi-finale dans laquelle il sera oppose, vous l’aurez deviné…   au perdant de la demi-finale déjà disputée au début du paragraphe précédent.

Le gagnant de cette deuxième demi-finale ira donc disputer la médaille d’or au gagnant de l’autre demi-finale tandis que le perdant disputera la médaille de bronze, non-pas au perdant de la première demi-finale, bien entendu, puisque celui-ci jouait également la seconde demi-finale, mais à celui du deuxième tour de repêchages.

Je… je vous offre un schéma made in Wikipédia ?

 

Le Groupe B : Corée du Sud, Etats-Unis, Israël

Sur le papier, ce groupe B semble plus jouable que l’ultra serré groupe du pays hôte. Il y a deux noms qui se détachent clairement : les USA d’abord, forts de leur succès lors de la dernière World Baseball Classic (2017) et qui auront à cœur de remporter une deuxième médaille d’or dans la compétition (après celle en 2000). Sachant que le berceau de ce sport n’a jamais fait mieux qu’une 3e place dans les autres éditions, il sera intéressant de voir ce que vont nous proposer les Américains. Et ils auront comme principal concurrent dans ce groupe celui qui est médaillé d’or en titre : c’était en 2008 du côté de la Chine, lors de la dernière Olympiade avec le baseball au programme. Cette année-là, la Corée du Sud était montée sur la plus haute marche du podium à la surprise générale. Le troisième larron de cette 2e poule est le représentant de la zone Europe, Israël, qu’il ne faudra pas non plus oublier et qui pourrait avoir un rôle à jouer même si ce sera très compliqué.

La Corée du Sud, 3e nation mondiale 

Vainqueur surprise des Olympiades de Pékin en 2008, dernière année avec la présence du Baseball, la Corée sera une nouvelle fois le Dark horse de la compétition. Photo : @WBSC

La Corée s’est qualifiée pour ces Jeux Olympiques grâce à sa deuxième place lors de la compétition Premier 12, qui comme son nom l’indique réunit les 12 meilleures nations au classement IBAF (International Baseball Amateur Fédération) et qui a eu lieu en 2019 ! Cela remonte, et, à l’époque, l’équipe nationale avait pris le meilleur sur les USA 5-1 alors qu’il y avait des joueurs comme Alec Bohm ou Jake Cronenworth côté américain. Les Sud-Coréens avaient également dominé Cuba, triple médaillé d’or aux JO, 7-0. Néanmoins, le Japon est parvenu par deux fois, dont lors de la finale, à dominer les Coréens mais à chaque fois dans des matchs très serrés. Pour rappel, les deux premières place étaient qualificatives pour les Jeux Olympiques. Mais le Japon déjà qualifié en tant que pays organisateur, c’est le 2e et le 3e qui récupèrent les précieux sésames. Et c’est donc la Corée, finaliste et le Mexique vainqueur du match pour la 3e place qui se rendront au Pays du Soleil Levant.

Après l’improbable parcours lors de l’Olympiade chinoise terminée avec un bilan parfait de 9 victoires en 9 matchs, la Corée du Sud revient avec le même entraineur à sa tête et un revenant, l’ancien joueur de MLB et notamment des Orioles, Kim Hyun-soo, et un roster composé à 100% de joueurs évoluant au pays mais, pour le moment, sans ses joueurs de MLB comme le phénomène Ha-seong Kim des San Diego Padres ou encore Ji-Man Choi des Tampa Bay Rays. Néanmoins, le championnat coréen, la KBO, étant d’un très haut niveau, peut-être la 2e ou 3e meilleure ligue du monde, il n’y a pas d’inquiétude à avoir. Les Coréens devraient être au rendez-vous. A noter les absences, sur choix de l’entraîneur, des légendes Choo Shin-soo qui a évolué 16 ans en MLB à un très bon niveau ainsi que de l’ancien closer des Saint-Louis Cardinals, Oh Seung-hwan qui mène pourtant la KBO au nombre de sauvetage (20). Les deux rejouent au pays désormais mais auront 39 ans au moment de la compétition.

La Star 

A Pékin, Kim Hyun-soo était le plus jeune joueur de cette équipe, désormais il en sera l’un des vétérans, lui qui est revenu au pays après deux années en MLB et qui évolue pour l’équipe des LG Twins. En 2021, il entame sa 14e saison en KBO, le championnat Sud-Coréen. A l’heure où sont écrites ces lignes, le vétéran et capitaine de l’équipe de la capitale coréenne, tourne à .288 avec 12 HRs et 48 RBIs. Il sera sans aucun doute l’un des joueurs à suivre durant la compétition et le métronome de l’attaque.

Le joueur à suivre

Le receveur Yang Eui-ji des NC Dinos, double MVP de la KBO (2016 et 2020) sort une saison monstrueuse à 33 ans. Il mène la Ligue, à égalité, en terme de HR (20) et affiche une moyenne au bâton de .348 avec au passage 71 RBI (1er de KBO). Il sera autant un atout offensivement que défensivement puisqu’il aura la lourde tâche de mener une rotation très jeune.

Il faudra également suivre de très près les deux nouvelles pépites du baseball coréen et sans doute les prochains à tenter l’aventure MLB. D’abord Lee Jung-hoo qui joue en champ extérieur et évolue du côté des Kiwoon Heroes où il est une véritable « On-Base Machine ». Le batteur gaucher de 22 ans est actuellement 3e de la KBO en moyenne au bâton avec .345 et son OBP (présence sur base) atteint presque 45%. Il sera sans doute la batteur leadoff de cette équipe et une occasion en or pour lui de montrer ses talents. Le premier de la KBO en moyenne au bâton ?

Kang Baek-ho est l’une des nouvelles pépites de la KBO. Rookie de l’année en 2018 du championnat, en 2021 il survole la compétition et son nom revient avec insistance du côté de la MLB. Il sera l’un des fers de lance de l’équipe de Corée du Sud durant les Olympiades.

Puis Kang Baek-ho, lui aussi aussi est très jeune puisqu’il n’a que 21 ans et sera le plus jeune joueur de champ de cette équipe. Jeune, oui mais pas novice puisqu’il a déjà 4 exercices de KBO dans le ventre et un titre de Rookie de l’année en 2018 en établissant par la même occasion un record de HR frappés par un rookie avec 29. Et en 2021, il détruit tout avec une moyenne stratosphérique de .395 et un OBP de presque 50% !! Pour résumer, il monte sur base une fois sur deux. Il se présente aussi avec 10 HRs et 61 RBIs pour le joueur de première base de l’équipe des KT Wiz.

Won Tae-in, 22 ans et Ace des Samsung Lions sera l’attraction sur le monticule sud-coréen lors de ces Jeux Olympiques. Il sera à la tête d’une rotation ultra jeune. Photo : Yonhap

On en parlait la rotation sera très jeune puisqu’ils seront six rookies au niveau international à évoluer sur le monticule, avec en tête l’ace des Samsung Lions, Won Tae-in qui du haut de ses 22 ans affiche un ERA de 2.54 pour sa troisième saison en pro, après deux premières saisons compliquées. Autre lanceur qui pourrait débuter un match durant ces Olympiades, c’est Choi Won-joon, 26 ans, qui joue pour les Doosan Bears et qui affiche un ERA de 2.80 avec un bilan de sept victoires pour une seule défaite en KBO.

Vous l’aurez compris, le baseball coréen même sans ses stars de MLB, présente un roster rempli de joueurs de haute voltige qui dominent le championnat national. Ils vont se baser comme souvent sur une défense de fer et un jeu offensif axé sur l’enchaînement des coups sûrs et de « passer le relais », c’est à dire tout tenter pour monter en base et ainsi faire durer la manche le plus longtemps possible. Souvent méconnue, la Corée a ce profil d’équipe sous-cotée mais il ne faudra absolument pas les sous-estimer car ils saisiront chaque opportunité. La Team USA est prévenue.

USA, 4e nation mondiale 

Après être passé par les qualifications de la zone Amérique, la Team USA aura à cœur de confirmer son statut de favori et de ramener une 2e médaille d’or de son histoire. Photo : Getty Image

Après l’échec lors du Premier 12, les Etats-Unis ont dû se résoudre à passer par les Qualifications des Amériques qui ont eu lieu en juin dernier. Et ce ne fut pas un parcours de santé pour la Team USA qui aura bien survolé deux rencontres, face au Nicaragua et au Canada mais qui aura bien souffert face à la République dominicaine en phase de poule (succès 8-6) et en finale, match couperet pour la qualif aux Jeux Olympiques contre le Venezuela (victoire 4-2). Comme pour la Corée, les Américains ne pourront pas compter sur les joueurs MLB. En revanche, il y aura des joueurs, des ligues mineures, des Free Agents et évoluant dans des ligues étrangères. C’est donc un groupe qui mélange plutôt bien la jeunesse avec des vétérans rodés aux joutes de la MLB et du haut niveau. Ils seront dirigés par une légende, Mike Scioscia qui a coaché les Los Angeles Angels pendant 17 ans. Sans médaille en 2004 et seulement le Bronze en 2008, l’équipe américaine a beaucoup à se faire pardonner et aura les dents longues pour réparer cet affront.

La Star 

David Robertson sera le closer désigné pour cette équipe des Etats-Unis, lui le releveur aux 137 sauvetages et qui en 12 ans de MLB affiche un ERA moyen de 2.80. Même s’il n’a pas joué en Majors depuis 2019, il reste un lanceur élite pour une compétition de ce calibre et il devrait avoir un rôle capital lorsque les matchs seront très serrés car il connaît cette pression, lui qui a évolué chez les Yankees ou les White Sox. Il est d’ailleurs l’un des deux joueurs du roster à avoir remporté les World Series, c’était en 2009. Durant les qualifiers il a un peu flanché en début de compétition en concédant un point mais est reparti avec deux sauvetages dans la besace dont celui importantissime face au Vénézuela en finale.

Le joueur à suivre

Lui aussi est un ancien joueur de MLB avec plus de 10 saisons à son actif. Et lui aussi est sans club. Todd Frazier sera le leader offensif de la Team USA. Très décevant lors de sa pige chez les Pittsburgh Pirates cette saison, il a été libéré par le club et a pu se concentrer sur ces compétitions internationales. Et pour un tournoi comme celui-ci, ce sera sans doute l’un des meilleurs joueurs à fouler les pelouses du stade de Yokohama. Troisième au rookie de l’année en 2012 et deux fois All-star lors de sa période dorée du côté des Reds de Cincinnati (2011-2015), il a frappé en carrière pas moins de 218 HRs et produits 640 points: pas une star de MLB mais un taulier. Lors des qualifications, il a été le maître artificier de l »équipe américaine avec 2 HRs et 5 RBIs ainsi qu’une moyenne à la batte de .400.

Triston Casas, le meilleur prospect des Red Sox et l’un des artisans de la qualification des Etats-Unis pour ces JO, sera l’une des attractions de cette équipe. Photo : Rhona Wise/MLB Photos via Getty Images

On gardera un œil quand même sur les deux pépites qui vont venir du côté du Japon, le prospect des Red Sox, Triston Casas, sélectionné au premier tour de la draft 2018 et qui évolue en double A cette saison avec une moyenne de .268 à la batte avec 5 HRs et 28 RBIs. Meilleur jeune du système de la franchise de Boston, il est aussi classé 47e meilleur prospect de la MLB. Le joueur de première base a lui aussi été un leader d’attaque durant les qualifications avec 40% au bâton et 3 points produits. Encadré par Todd Frazier, il devrait beaucoup apprendre durant ces Olympiades, pour le plus grand bonheur des Red Sox qui ont estimé qu’il serait mieux aux JO qu’en Double-A. Sur le monticule c’est le jeune Shane Baz qui devrait attirer le regard. Drafté en 12e position de la cuvée 2017, il est considéré comme le 5e meilleur prospect des Tampa Bay Rays, et c’est une belle performance quand on connaît la profondeur et la qualité du farm system de la franchise floridienne. Et cette saison il est parti sur les chapeaux de roue avec un ERA de 2.09 entre le Double A et le Triple A. Sa balle rapide qui est confortablement installée dans les 95 MPH ainsi que sa belle slider devrait faire des ravages au Japon, surtout qu’il sera encadré par un effectif expérimenté avec des lanceurs qui ont bien roulé leurs bosses en MLB comme les starters Edwin Jackson, Scott Kazmir ou bien le releveur Anthony Goose.

Eddie Alvarez participera à ses 2e JO après avoir déjà remporté une médaille d’argent lors des Olympiades d’Hiver dans la discipline du patinage de vitesse. Photo BY MLB PRESSBOX/Miami Herald

Et on finira sur la jolie histoire d’Eddy Alvarez qui sera dans le roster, lui qui a déjà remporté une médaille aux Jeux Olympiques; mais c’était l’édition hivernal à Sotchi (2014), et il avait ramené l’argent en patinage de vitesse.

Bref, cette équipe des Etats-Unis arrive au Japon avec une équipe solide sur le papier avec des joueurs qui se sont déjà confrontés à de grosses équipes et au très haut niveau, puisque sur les 24 joueurs, 14 ont déjà évolué en MLB, une donnée qui sera à prendre en compte lors des affrontements serrés. De plus avec un manager du calibre de Mike Scioscia à la baguette, nul doute que la Team USA sera l’une des grandes favorites de la compétition. Surtout, ce sera également un bon moyen pour ces joueurs de prouver qu’ils ont (encore) le niveau MLB et ils seront donc d’autant plus motivés.

Team Israël, 24e nation mondiale

En constante progression, l’équipe d’Israël peut aussi compter sur le renfort d’anciens joueurs de MLB pour venir garnir ses rangs. Photo ; Israël Baseball Association (IAB)

C’est l’équipe surprise de ces Olympiades, mais elle n’a pas volé sa place loin de là. En plein essor et en constante progression la Team Israël va disputer ses premiers Jeux Olympiques. Quarante-et-unième nation mondiale en 2017, cette équipe ne cesse de s’améliorer après avoir participé à la WBSC en 2017 en se classant 6e, elle a terminé au pied du podium lors de l’Euro en 2019 pour sa première dans cette compétition. Et pour ce tournoi qualificatif de la zone Europe/Afrique, elle a pris les favoris par surprise pour arracher sa place aux JO en prenant le meilleur sur l’Espagne, l’Italie ou encore les Pays-Bas. Grâce à son fort contingent de joueurs formés aux États-Unis, cette équipe pourrait avoir un rôle à jouer durant cette compétition même si, on ne va pas se le cacher, ce sera très difficile. Mais au moins, ils seront de magnifiques ambassadeurs pour promouvoir le sport dans leur pays.

La Star 

Sans aucun doute, LA star de cette équipe, c’est l’ancien joueur des Texas Rangers, Ian Kinsler. Le joueur de 2e base aux 1888 matchs de MLB sera le fer de lance et le meilleur ambassadeur pour le baseball israélien durant ces Olympiades. Du haut de ses 4 All-Stars, de son titre en World Series en 2018, il est peut-être le joueur avec le plus d’expérience en MLB de tout le tournoi olympique. Après 14 saisons en Major et une moyenne de .269 en carrière, il devra porter cette équipe face aux gros adversaires de ce groupe B. Il faudra tout de même surveiller son état de forme à 39 ans, puisqu’il évolue dans une ligue indépendante aux États-Unis et qu’il partage son temps avec un poste dans le Front-office de la franchise des Padres de San Diego. Néanmoins même après deux saisons loin de la MLB, il reste la star de cette équipe, et de loin. A noter qu’il a joué pour les États-Unis lors du titre de cette dernière en WBSC mais que depuis il est devenu citoyen israélien en mars 2020.

Le joueur à suivre

Danny Valencia, à 36 ans, a décidé lui aussi, comme Kinsler, de reprendre le baseball pour se (re)mettre en condition pour ces Jeux Olympiques. Et ils ont bien fait puisque les deux se sont retrouvés dans le même club de baseball indépendant de l’Atlantic League, les Long Island Ducks. Bien évidemment, il n’a pas le CV de son partenaire de 2e base, et peu de personnes peuvent s’en targuer à ces Olympiades. Mais il a quand même neuf saisons à son actif entre 2010 et 2019 où il a joué pour sept équipes. En carrière, il affiche un joli .268 de moyenne à la batte avec 96 HRs, il a joué 3 matchs de postseason et a donc connu des matchs à tension. A l’inverse de Kinsler, il a pris part à la campagne de qualifications et a été brillant avec .375 à la batte, 3 HRs et 9 RBIs, leader incontesté offensivement de cette équipe et le meilleur joueur du tournoi qualificatif.

Ryan Lavarnway sera le 3e atout offensif de la Team Israël, lui qui joue en MLB depuis presque 10 ans, plus souvent en tant que receveur remplaçant. Mais il était déjà là en 2017, lors de la première compétition de son équipe nationale. Photo : Matt Roberts/Getty Images

Huit joueurs de l’effectif ont connu les joutes de MLB et dix joueurs étaient déjà présents dans le groupe pour les débuts de la sélection lors de la World Baseball Classic de 2017. Israël pourra compter sur le lanceur de relève Josh Zeid qui a évolué pour les Houston Astros entre 2013 et 2014. Et du côté des starters, Jon Moscott qui a joué deux ans chez les Reds de Cincinnati sera la pièce maîtresse de la rotation. Derrière les stars Kinsler et Valencia, il faudra suivre le receveur Ryan Lavarnway qui en est à sa 10e saison en MLB, majoritairement en tant que remplaçant mais tout de même, il apportera une belle expérience derrière le marbre que ce soit pour guider ses lanceurs ou bien au bâton. Enfin Ty Kelly qui a joué 3 ans en MLB pourrait lui aussi avoir son mot à dire offensivement.

Pour conclure on pourrait parler de Shlomo Lipetz, qui deviendra à 42 ans, le 2e joueur le plus vieux à participer à la compétition olympique de baseball derrière le Sud-Africain Alan Phillips et ses 44 ans lors des JO de Sydney. Il est l’un des pionniers du baseball israélien et l’un des meilleurs ambassadeurs de ce sport dans son pays, lui qui est né à Tel-Aviv.

Petit poucet de la compétition, la Team Israël vient pour continuer son apprentissage du haut niveau et pour montrer au monde ses progrès exponentiels. Bien aidés par ses Juifs américains, ces Olympiades seront la parfaite vitrine pour promouvoir le baseball en Israël. Car du côté sportif ce sera compliqué d’exister dans une poule avec des mastodontes comme les USA et la Corée. Et de toute façon avec six équipes seulement, il n’y a que des monstres.

Publié dans MLB

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