National League : Qui sera Cy Young ?

Comme notre image en une l’indique, voici l’heure du retour de Madame Irma ! Qui sera MVP, Cy, Rookie ou Manager de l’année ? Deux Leagues, quatre prix, huit au total, les « prédictions TSO » est LE grand classique de notre rédac. Après un piteux et déplorable 3 (résultats justes) sur 8 en 2017 et 2018, TSO se sent pousser des ailes suite à son 5 sur 8 de 2019 ! Transcendée par son bilan (ndlr : pourtant peu reluisant) notre équipe a un objectif clair et net : viser carrément le 8 sur 8, oui Môssieur ! Evidemment, vu que personne ne daigne taper sur une poubelle pour nous annoncer ce qui va suivre durant l’année (coucou les Astros), on va donc devoir s’en remettre à notre boule de cristal. Un petit conseil toutefois en passant… Ne nous suivez pas trop dans vos paris, nos « experts » étant aussi réputés pour leur passion du baseball que pour leurs pronos foireux… Après les MOY et ROY, on enchaîne avec le CY de National League !

J-Sé Gray : Jack Flaherty (St. Louis Cardinals)

Si Flaherty n’est qu’une partie du pitcher qu’il a été durant la seconde partie de saison 2019, il sera parmi les favoris à la succession de Jacob. Jugez plutôt : 7-2, 0.91 ERA et 0.72 WHIP en 15 départs. En moins de 100 innings, il lance 124 strikeouts pour laisser ses adversaires à .142 de moyenne face à lui ! Ses trois derniers mois seulement ont été suffisant pour le placer au pied du podium du « Cy Young award » malgré trois premiers mois médiocres (4-6, 4.64 ERA). Mais il est clair qu’à 24 ans, ‘Flare’ a passé une étape importante dans son développement, au cœur de ce fol été 2019 ponctué de deux trophées de ‘lanceur du mois’ (août et septembre).

Sa saison post All-Star Game est vraiment monstrueuse. Peut-être l’un des lanceurs qui a le plus approché la deuxième partie de saison de Jake Arrieta, vous savez la fameuse « one season for the ages » de 2015… Et lorsqu’on arrive à se hisser dans cette galaxie, aucun doute, le CY n’est jamais bien loin. Comme on dit à St. Louis, it’s #TimeToFly !

Bastien LeGrom : Jacob DeGrom (New York Mets)

Jacob deGrom peut réaliser en 2020 le three-peat et rentrer un peu plus dans l’histoire. CP/Getty Images

C’est l’histoire d’un gars qui ne voulait pas vraiment être lanceur. Arrêt-court moyen, même pas sélectionné pour la draft de MLB à la sortie du lycée, Jake deGrom est devenu releveur par la force des choses, et starter par celle de son talent. Drafté au neuvième tour (272e pick), il fut envoyé sur le billard pour subir une opération Tommy John après seulement six matchs de Rookie League.

Et puis, un peu par hasard, il est arrivé en tant que spot starter dans les Majors en 2014, embarquant le trophée de Rookie de l’Année sur son chemin. Cinq saisons plus tard, son palmarès s’est enrichi de deux Cy Young Awards, il possède le deuxième ERA+ (148 ; derrière Kershaw, 157) , parmi tous les lanceurs actifs des majeurs, et s’est imposé depuis deux saisons comme le meilleur pitcher des Ligues Majeures.

Versatile et complet, imperturbable même quand le run support ne suit pas (il reste sur un bilan de 21-17 entre 2018 et 2019, malgré un ERA cumulé de 2.05), ses 51 Quality Starts en 64 matchs sur ses deux saisons de Cy Young sont un constat clair : Jacob deGrom est simplement dans une autre dimension, aujourd’hui, dans une ligue ou il se frotte pourtant aux Kershaw, Scherzer et autres Strasburg.

Alors, peut-il devenir, en 2020, le troisième pitcher de l’histoire de la MLB à conserver son titre une troisième saison de suite ? Si son corps tient le coup, je ne vois pas trop qui pourrait l’empêcher de réaliser le three-peat, et de rejoindre Randy Johnson et Greg Maddux. Belle compagnie !

Marion Jeterette : Trevor Bauer (Cincinnati Reds)

Prodige à la fac, n°3 de draft, Trevor Bauer était destiné à une carrière sous les projecteurs. A l’automne 2016, il se retrouve en pleine lumière avec les Indians puisqu’il dispute les World Series. Bien que lanceur perdant des Matchs 2 et Matchs 5, on se souvient plus de lui pour son « exploit » des Championship Series : il se blesse au doigt la veille de son start au Match 3 en jouant avec son drone (!) et doit quitter le monticule avec cette image du sang dégoulinant de son doigt !

Moqué, Bauer n’en a absolument rien à faire car le gars est aussi bon (175+IP ces cinq dernières saisons, 200+K ces trois dernières saisons) que grande gueule (critiques persistantes adressées aux lanceurs des Astros avant même la révélation du scandale des vols de signaux, il a traité Rob Manfred le big boss de MLB de « joke » à propos du format des playoffs) et capable de péter un plomb (son départ de Cleveland à l’été 2019 résulte d’un lancer de balle en tribunes depuis le monticule).

C’est une bête de travail avec des équipements ultrasophistiqués, un gros cerveau dans l’analyse des data. S’il retrouve son niveau de 2018 (All-Star, ERA 2.21) et qu’il digère ce trade et le changement de Ligue, il a tout pour mener la rotation des Reds très haut et s’offrir ce trophée pour faire taire ses détracteurs.

Martin Keuchel : Walker Buehler (Los Angeles Dodgers)

Celui qui est parvenu à prendre la place de Clayton Kershaw comme ace des Dodgers, c »est lui : Walker Buehler. Photo : Jon SooHoo/Los Angeles Dodgers

Bien évidemment que le choix naturel se porte vers Jacob DeGrom (bravo Bastien), mais le lanceur qui monte en puissance dans ce classement évolue du côté des Dodgers. Malheuresement ce n’est plus Kershaw mais bien la relève, le jeune Walker Buehler. Présent en MLB depuis 3 ans, il vient de terminer sa deuxième saison complète. Déjà très prometteur en 2018 (137.2 manches, 2.62 d’ERA, 151K et 3e au titre de Rookie de l’année), l’ancien joueur de l’université de Vanderbilt a fait plus que confirmer en 2019. C’est simple il s’est imposé comme le nouvel ace des Dodgers, grillant ainsi la politesse à Kershaw.

Et pour cause, il a signé une saison XXL avec 30 matchs disputés dont deux matchs complets pour un total de 14 victoires. Le tout en 182 manches lancées pour un ERA de 3.26 et 215 K pour seulement 37 But sur balles. Une masterclass !! Il a ainsi été sélectionné pour le All Star Game et a même terminé 9e au classement du Cy. Young Surtout, il a démontré son nouveau statut lors de la postseason 2019, avec seulement un point concédé en deux matchs face aux Nationals, les futurs champions. On sent qu’il en a encore sous la chaussure et s’il est épargné par les blessures, il peut encore progresser dans toutes les catégories statistiques. Mais même s’il parvient « juste » à copier ses stats de 2019, il sera tout de même en course pour le trophée, car réaliser une saison pareille avec le statut d’ace d’une franchise qui vise le titre, ca vous place un garçon.

Publié dans MLB

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