Championnat et Challenge de France : on fait le point !

Cela fait un mois que le championnat de France a débuté dans son anonymat habituel. Heureusement, grâce au site dédié aux championnats de la FFBS, nous pouvons suivre les aventures des huit équipes engagées dans l’élite française.

Un championnat 2016 qui connaît pour le moment quelques surprises et qui va voir les cartes être rebattues par rapport aux trois précédentes saisons. Revue d’effectifs équipe par équipe après six journées de jouées, et donc douze matchs disputés, et présentation du Challenge de France 2016 qui aura lieu du 5 au 8 mai prochain à Sénart.

Moi, cherchant des infos plus précises sur les équipes et les renforts étrangers du championnat
Moi, cherchant des infos plus précises sur les équipes et les renforts étrangers du championnat

Les Templiers de Sénart : les invaincus sont-ils invincibles ?

12 victoires – 0 défaite

La question est posée de manière provocatrice avant le choc qui les opposera aux champions en titre, les Huskies de Rouen, après le Challenge de France. Ce match aura valeur de test pour connaître la force de cette équipe des Templiers. Actuellement, les sénartais sont les seuls à demeurer invaincus après la défaite rouennaise à Montpellier le week-end dernier.

Il faut dire que les Templiers n’ont pas loupé le recrutement de leurs imports. Nick Masonia (.340) et Maxwell Mac Nabb (.407) sont au rendez-vous, complétant à merveille les valeurs sûres du championnat que sont les Jacques Boucheron (.381) ou Pierrick Lemestre (.357). Même Félix Brown, qui avait commencé mollement sa saison, frappe désormais pour .294 de moyenne.

Mais la vraie bonne trouvaille est assurément James Jensen. Le lanceur américain est issu du Menlo College en NAIA (la NCAA n’est pas la seule association sportive universitaire aux États-Unis) et a pas mal navigué avec un bref passage dans le baseball pro indépendant au sein de la Pecos League avec Las Vegas puis en Autriche et en Australie avant de poser ses valises en France. Et de se faire remarquer lors de son premier match face aux Lions de Savigny avec un one-hitter. Et depuis ? Des performances sans faute, une fiche de 5 victoires pour aucune défaite, un superbe ERA de 0.68, 47 strikeouts et des adversaires qui ne frappent que pour .137 seulement. De quoi faire oublier l’excellente recrue des Huskies de Rouen en 2015, l’américain Jeff McKenzie qui termina la saison régulière invaincu avec un ERA de 0.23 incroyable ? Le match est lancé !

Derrière, le jeune mais déjà aguerri international français Jonathan Mottay aligne une fiche de 3-0 avec 1.49 ERA. Prometteur. Et la relève est là pour terminer les matchs avec les expérimentés Pierrick Lemestre, Matthieu Brelle Andrade, Wise Haywood et Mc Nabb, qui en plus de bien frapper, sait bien fermer les matchs avec un ERA de 0.00 en 10 manches lancées.

Pourtant les Templiers, bien qu’invaincus, sont les dauphins des rouennais dans les statistiques d’équipe aussi bien en attaque et au monticule qu’en défense. Et ils ont affronté les Barracudas de Montpellier alors que ces derniers n’avaient pas encore réceptionné leurs imports tandis que Rouen est tombé à Montpellier en affrontant les renforts sudistes. Contre Rouen, Sénart pourrait perdre son invincibilité. Un vrai test en championnat. Et le Challenge de France ce week-end pourrait déjà donner une première réponse sur la force réelle des Templiers puisqu’ils pourraient affronter dès le deuxième match une équipe montpelliéraine au complet et les Huskies en phase finale.

Sénart sera-t-il toujours invaincu après son choc contre Rouen ?
Sénart sera-t-il toujours invaincu après son choc contre Rouen ?

Huskies de Rouen : un de perdu, 11 de gagnés

11 victoires – 1 défaite

Certes, contrairement à Sénart, Rouen n’est plus invaincu. Mais, comme vu plus haut, ils ont affronté la belle équipe de Montpellier avec ses renforts étrangers contrairement aux Templiers.

Il suffit de regarder les statistiques d’équipe pour voir que Rouen reste la grosse équipe de ce championnat. Moyenne collective de .330 à la frappe contre .304 pour Sénart. Au monticule, l’ERA normand est de 1.60 alors que les Templiers affichent 2.02, malgré des lanceurs plus expérimentés que côté rouennais.

Niveau individualité, les battes sont torrides en Normandie. Pas moins de sept joueurs au dessus de .300 en moyenne de frappe dont le vénézuélien Larry Infante (.415), Oscar Combes (.415) et l’américain Andrew Medeiros (.322), un des imports de l’équipe passé par la Pecos League, l’Australie et la Belgique.

Comme toujours, le monticule rouennais impressionne. Le jeune Vaugelade prend une nouvelle dimension en D1 avec un ERA de 1.45 et une fiche de 5-0. Owen Ozanich possède une fiche de 4-0 avec un bel ERA de 1.70 tandis qu’Anthony Piquet, de retour du baseball régional, affiche un ERA de 0.00 et une fiche de 2-0 pour son retour dans l’élite. Le bullpen, à l’exception du coach Keino Perez, est très jeune. Ce qui n’empêche pas ces jeunes pousses de performer tant le chilien Pablo Ossandon (0.00 en 4 manches) qu’Esteban Prioul (1.50 en 11 manches lancées). De quoi rendre l’avenir des Huskies prometteur.

Reste à voir l’apport du vénézuélien Jonathan Jaspe, qui remplace l’américain Mike Taylor qui a du rejoindre son pays pour des raisons familiales. Mais cette année encore, Rouen apparaît comme le réel favori à sa propre succession. À Sénart et Montpellier, seules équipes capables d’accrocher les Huskies pour le titre, de briser net le début d’une nouvelle succession de titres rouennais.

Les Huskies comptent bien survoler une nouvelle fois le championnat et le remporter !
Les Huskies comptent bien survoler une nouvelle fois le championnat et le remporter !

Barracudas de Montpellier : enfin, les renforts sont arrivés !

8 victoires – 4 défaites

Et oui ! Dans la D1 française, une équipe n’est pas la même sans ses imports. Elle est commune. Même si l’absence d’un ou deux renforts est parfois moins préjudiciable à certaines équipes comme Rouen, Sénart ou Montpellier, elles n’en sont pas moins plus abordables pour les autres. Ce fut le cas de Montpellier malgré le retour de Will Musson, l’un des grands joueurs de la saison 2015. Pour sa 6ème saison en France, et après un nouveau séjour hivernal en Australie, l’américain est apparu moins en forme sur son monticule (on parlerait d’un problème au dos). Avec un ERA de 4.05, il est loin de son niveau mais il frappe toujours avec régularité avec .326 de moyenne.

En attendant que leur ace revienne au meilleur de sa forme, les Grégory Cros, Thomas Langloys et Thomas Meley font le job, bien suppléés en relève par Laurent Andrades, Yoan Antonac et Antoine Villard. Des valeurs sûres, quelques jeunes, Montpellier aligne une belle profondeur chez les lanceurs. Avec un Musson au top, ils peuvent espérer concurrencer Rouen et Sénart dans les phases finales.

Bien sûr, il faudra que les battes soient au rendez-vous. Au rendez-vous, le jeune Fred Walter, considéré comme le meilleur espoir de sa génération, y est avec une moyenne de frappe de .429 et .592 en slugging. Derrière, seuls Felices Guillaume, une des battes les plus régulières du championnat et Will Musson, frappent plus de .300 chez les titulaires.

Une autre est au rendez-vous. Il s’agit de Mélissa Mayeux. La jeune française, qui a fait le buzz en 2015, démontre justement qu’elle est plus qu’un coup de com’. Dans les six premiers matchs, 26 passages au bâton, elle a frappé pour .385 dont un double pour 3 points produits et 3 points scorés. Des débuts prometteurs pour la promesse du baseball français et du baseball au féminin.

Si les Barracudas sont un petit cran en dessous de Rouen et Sénart, l’arrivée de leurs recrues étrangères, l’américain Eric Herman (passé par une Indy League US) et le québécois Samuel Vandry-Groleau devraient les mettre à niveau. Déjà ce week-end, le québécois a frappé un homerun à Montpellier contre Rouen et les Barracudas ont fait chuter les Huskies pour la première fois de la saison. À confirmer donc, et en premier lieu, au Challenge de France où ils retrouveront Sénart en poule.

Les renforts sont enfin arrivés du côté des Barracudas
Les renforts sont enfin arrivés du côté des Barracudas

Arvernes de Clermont-Ferrand : un promu qui a les crocs

6 victoires – 6 défaites

Clermont-Ferrand n’est pas venu pour galérer en D1 comme chaque promu. En recrutant pas moins de quatre renforts étrangers, en plus de Freddy Lange, jeune et talentueux vénézuélien venu des Jimmers de Saint Lô. Si le vénézuélien Luis Osorio, qui jouait précédemment en Espagne, frappe pour un honnête .268, les recrues américaines cartonnent. Caleb Black, receveur seulement âgé de 18 ans, tout juste sorti diplômé de son lycée, frappe pour .404 et son compatriote Warren Stehn .420, lui qui a également connu le baseball pro indépendant. Rajouter à cela le coach Brice Lorienne qui, pour son retour en D1, aligne .357 de moyenne et 15 points produits, et vous comprenez pourquoi le promu a su s’imposer comme le trouble fête de ce début de saison.

Et la dernière recrue étrangère ? Il s’agit de Peter Gehle, ancien des ligues mineures avec les White Sox de Chicago puis des Indy Leagues (American Association, Frontier League). Avec un ERA de 2.97 et une fiche de 2-2 en cinq matchs, il est le seul lanceur capable de tenir en respect les battes de D1 avec le releveur Thomas Medina et son ERA de 2.92 en 12,1 manches lancées, raflant deux victoires au passage.

S’il est trop tôt pour Clermont pour imaginer se frotter au trio de tête, ils se positionnent clairement comme une équipe avec laquelle il faudra compter à l’avenir, à condition de tenir la distance. Avec leur niveau actuel, ils peuvent même prétendre à une place en demi-finale si leurs imports continuent à performer mais desquels ils sont complètement dépendants. Un risque.

Clermont ne vient pas faire de la figuration
Clermont ne vient pas faire de la figuration

Tigers du Stade Toulousain Baseball : l’espoir déçu du Major Leaguer

5 victoires – 7 défaites

Toulouse écrivit l’histoire de la D1 quand l’équipe recruta le premier ex-Major Leaguer du championnat en la personne de Harvey Garcia. On imaginait déjà le vénézuélien, qui lança huit matchs pour les Florida Marlins en 2007, foudroyer les battes de la D1. Mais des matchs raccourcis et poussifs en début de saison ont montré que l’ace infrappable ne serait pas du côté de Toulouse. Depuis, Garcia s’est repris avec un ERA de 2.70 et une fiche de 1-1. Au final, les toulousains ont du compter sur le jeune Benoît Riera (2.30, 2-0) et le vétéran Samuel Meurant (2.86, 2-2), autre joueur a retrouver la D1 cette saison. En relève, les anciens espoirs Sébastien Neumann (1.42) et Quentin Pourcel (1.69) sont devenus des valeurs sûres du championnat.

Sébastien Neumann est également important en attaque où il poste actuellement une moyenne de .343, suivi par Jorge Hereaud, Jossue Mendoza et la recrue vénézuélienne Alexander Perdomo, qui joua en ligues mineures de 2011 à 2014 pour les Phillies de Philadelphie, bien que seul Hereaud dépasse les .300 à la frappe derrière Neumann. En revanche, Jean Scavo, autre recrue qui joua en Serie B italienne, ne frappe que pour .250 actuellement.

La déception relative de certaines recrues explique la place du STB. Elle reste néanmoins une équipe capable de coups. Et si Garcia se réveille, et dans une moinde mesure Scavo, cela pourrait donner aux Tigers l’allant nécessaire pour gratter une place en demi-finale. Mais le trio de tête semble loin, loin, loin d’eux.

Un dirigeant toulousain lors des premiers matchs d'Harvey Garcia
Un dirigeant toulousain lors des premiers matchs d’Harvey Garcia

Lions de Savigny : toujours là !

3 victoires – 9 défaites

Depuis que Savigny a perdu son terrain, les Lions ont vécu des saisons difficiles. Mais ils ont réussi à survivre. Si les temps des glorieux Lions, gagnant des titres puis devenant l’un des plus beaux adversaires des Huskies dominants la D1, semble révolu, ils sont toujours là. Et avec le retour des équipes régionales sur leur terrain et l’accord de jouer à Limeil Brévannes toute la saison, Savigny peut réellement entamer sa reconstruction. En prenant son temps.

Pour épaissir une équipe assez frêle pour la D1, Savigny a recruté trois étrangers, surtout avec un leader d’attaque en dessous de ses capacités. En effet, Vincent Ferreira, ancien international et rare joueur des Lions à ne pas avoir fui le bateau qui coule pour Sénart, ne frappe cette saison que .235, alors que l’attaque est menée par Christopher Launay (.391) et Aaron Alcocer (.300).

Une nouvelle fois, les Lions ont porté leur regard vers le Levant. Trois recrues japonaises ont rejoint l’équipe dont Mamoru Morita depuis dix matchs, sans être un apport offensif déterminant avec un honnête .268 de moyenne à la frappe. Les deux autres recrues, Hayato Shigeta et Naoki Yamagami, sont arrivées il y a peu et elles semblent offrir plus de promesses à la batte. Malheureusement, Shigeta (.500 en 26 passages) s’est blessé le week-end dernier. Espérons que pour les Lions que la blessure ne soit pas trop grave.

Quant à Yamagami (.286), il fait avant tout office de lanceur. Rôle pour lequel il poste actuellement un ERA de 3.18 sur deux week-ends. Sur le monticule, Savigny tire la langue avec son lanceur partant français, Luis De La Rosa, avec seulement 4.43 d’ERA et une fiche de 1-2.

Avec une moyenne d’équipe de .232 à la batte et un monticule assez faible pour le moment, Savigny va encore passer une saison à souffrir.

C'est pas cette saison que Savigny retrouvera le haut du tableau
C’est pas cette saison que Savigny retrouvera le haut du tableau

French Cubs de Chartres : l’étonnant bide du box-office D1

2 victoires – 10 défaites

Chartres a eu la bonne idée en 2015 de faire son marché au PUC. Tout d’abord en faisant revenir le cubain Hasely Medina (que Chartres avait déjà pris une fois au PUC) puis, à l’intersaison, cinq autres pucistes dont la meilleure batte du championnat de ces dernières années, Douglas Rodriguez. Derrière lui, une armada latine avec Ronny Materano, Enrique Juma Trinidad, Gérald Torres et son frère, jeune espoir du baseball français, Nicolas Rodriguez.

Une bonne idée donc puisque, à l’exception de Juma Trinidad, les cinq autres occupent les cinq premiers rangs à la batte côté chartrain. Materano et Douglas Rodriguez frappent pour .326, Torres .302, Medina .300 et Nicolas Rodriguez pour .275 tandis que les joueurs déjà présents à Chartres dépassent rarement les .200 de moyenne. Un drame.

Surtout que les autres recrues sont à la peine. Leal Gonzalez Remigio, un habitué du haut niveau (équipe nationale cubaine puis espagnole, championnat d’Espagne et d’Italie, coupe d’Europe), venu à Chartres avec une belle réputation, déçoit autant que le Major Leaguer toulousain, avec un ERA de 6.75 et aucune victoire. Juma Trinidad, habitué à de meilleures stats en D1, présente une fiche de 0-5 et un ERA de 10.80 alors qu’à la frappe, un autre de ces points forts, il affiche une moyenne de .235 pour le moment.

Coté monticule, ce n’est pas très reluisant non plus. Seul Guillaume Delerive chez les partants s’en sort honorablement avec un ERA de 2.35 mais une fiche de 0-0. Rayner Oliveros, ancien des Indy Leagues et de retour pour une seconde saison à Chartres, ne s’impose toujours pas en D1 avec 4.08 d’ERA et une fiche de 2-4.

Chartres, club en plein développement, semblait armer avec ses recrues pour titiller les têtes d’affiche et prendre une nouvelle dimension dans ce championnat. Mais pour le moment, au niveau des équipes, c’est la grosse déception de la saison.

On sent un peu de frustration du côté de Chartres
On sent un peu de frustration du côté de Chartres

Paris Université Club : une nouvelle ère glaciaire pour le club doyen ?

1 victoires – 11 défaites

Après avoir écumé les bas fonds de la D1, et même vécu une relégation, le PUC avait remonté la pente depuis 2011, enchaînant les demi-finales jusqu’à l’année dernière et même une finale en 2014, retrouvant l’Europe en 2015. Mais la saison 2015 avait déjà été plus compliquée et elle annonçait peut-être un futur déclin. Le déclin semble avoir commencé à l’intersaison quand les pucistes ont vu partir vers Chartres leur joueur phare Douglas Rodriguez et quasiment toute la colonie latine du PUC comme vu précédemment. Sans compter les départs (retraite?) des anciens Nicolas Dubaut et Jérôme Dussart, qui avait été des joueurs importants dans le groupe ces dernières saisons. Un coup dur pour l’équipe du coach Boutagra.

Résultat, sans ses imports, le PUC s’est présenté avec une équipe de niveau D2 voir N1 sur les premières journées. D’où toute une série de corrections jusqu’à ce week-end où il a pu lui-même en donner une à Savigny pour une première victoire. Normal, les renforts sont arrivés avec le japonais Kyosuke Yamada, premier au rang des batteurs pucistes avec seulement .270, et Derrick Cook, récemment arrivé et frappant déjà pour .375 en trois matchs. Une lueur d’espoir pour l’offensive parisienne ? Surtout que le PUC enregistre un autre retour avec Eddie Murray, l’américain qui fut notamment le meilleur frappeur du Challenge de France 2015.

Les renforts offensifs pourraient donner des couleurs au club le plus titré de France (22 titres de champions à son actif). Mais même avec de meilleures battes, si le monticule ne suit pas, les matchs ne se gagnent pas. L’ERA collectif est de 9.06 et le meilleur partant, l’ace James Murrey, habituellement l’un des meilleurs lanceurs du championnat depuis 2011 (méforme, blessure?), n’offre à son équipe qu’un ERA de 3.12 et une fiche de 0-2. Derrière, les lanceurs partants galèrent tout comme les releveurs qui, mis à part Kyosuke Yamada et son ERA de 8.44, sont tous au dessus de 16.

On est loin, très loin du niveau de la D1 et les recrues qui semblent dédier à l’attaque ne pourront certainement pas apporter de la puissance sur le monticule. Le PUC se destine à une saison galère, loin du faste des années précédentes.

Quand on passe du Top 4 en 2015 à la dernière place en 2016
Quand on passe du Top 4 en 2015 à la dernière place en 2016

Le Challenge de France : valse à deux… ou à trois ?

Au vu des éléments exposés ci-dessus, il semble évident que le Challenge de France, qui se déroulera du 5 au 8 mai à Sénart, reviendra à l’hôte de la compétition ou à Rouen. Mais Montpellier peut-il, avec ses nouveaux renforts, se mêler à la lutte ?

Rappelons que le vainqueur, en plus de gagner un trophée si tôt dans la saison, se voit offrir une place en coupe d’Europe. L’enjeu est de taille.

Bien entendu, sur une compétition courte avec un format en double élimination type WBC, les surprises sont possibles… jusqu’à un certain point. Généralement, les favoris se retrouvent en finale. Il faut dire qu’avec des règles limitant les manches lancées par des joueurs étrangers, la profondeur chez les lanceurs français est déterminante, tant en quantité qu’en qualité. À ce jeu-là, Rouen, Sénart et Montpellier sont ultra-favoris.

Groupe A : Rouen, Clermont, PUC, Toulouse

Rouen affronte Clermont lors du premier match tandis que PUC vs Toulouse sera l’autre affiche du groupe. Logiquement, Rouen devrait aligner deux victoires d’affilée pour prendre sa place en demi-finale. Derrière, le deuxième qualifié devrait se jouer entre Clermont et Toulouse. Avantage Toulouse qui présente une profondeur de lanceurs français plus quantitative et qualitative que les Arvernes. Quant au PUC, il jouera son rôle de figurant, en espérant prendre un match grâce à la puissance offensive de ses imports.

Groupe B : Sénart, Montpellier, Savigny, Chartres

Difficile pour Savigny et Chartres de se projeter vers la demi-finale quand on joue contre le leader invaincu et le troisième du championnat. Et oui, sauf accident de parcours, Sénart et Montpellier rejoindront les demi-finales car ils ont les attaques pour mais surtout les lanceurs, chacun ayant en son sein des valeurs sûres du championnat qui ont souvent fait parti du groupe France. Chartres en profitera pour régler peut-être ses problèmes au bâton et Savigny pour habituer ses japonais au niveau D1.

On s'attend à de beaux affrontements ce week-end à Sénart
On s’attend à de beaux affrontements ce week-end à Sénart

Phases finales

Si Clermont ou Toulouse se qualifient en demi-finale, ils ne devraient pouvoir disposer du vainqueur de la poule B que ce soit Sénart ou Montpellier. En revanche, Rouen retrouvera l’une de ces deux équipes en demi-finales et cela promet un choc de titans. Pour les trois équipes favorites, leur capacité à gérer leurs lanceurs durant la phase de poule, et donc à gagner facilement pour ne pas les user, sera primordiale.

Avec des adversaires globalement plus faibles avec Savigny et Chartres, Sénart et Montpellier semblent en meilleure posture que Rouen qui compte des équipes accrocheuses comme Clermont ou Toulouse. Mais les voyants sont au vert côté rouennais avec une équipe qui domine la D1 au niveau des stats et des ressources à tous les niveaux. Et puis, l’envie de gagner chez Rouen et leur mental, bien que l’équipe se soit renouvelée cette année, fait qu’ils seront tout aussi coriaces que les années précédentes.

Sénart possède lui une belle profondeur mais les Matthieu Brelle Andrade et Pierrick Lemestre devront retrouver leur vrai niveau sur la butte. Alors que côté Montpellier, ce sera à Will Musson d’être au rendez-vous. Si Sénart est le naturel favori de par son actuelle invincibilité, Rouen est le favori naturel par ses stats et son histoire. Et Montpellier endossera une nouvelle fois le rôle d’outsider menaçant.

Une lutte à trois qui devrait enthousiasmer ce Challenge de France 2016.

Affiche CdF Baseball 2016

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