Preview 2026 : Milwaukee Brewers – De surprises à contenders?

Ça y’est l’hibernation est terminée ! Après avoir passé l’hiver au coin du feu, il temps de partir au charbon. Et si pour nous sortir de notre torpeur saisonnière, la World Baseball Classic va servir de brise glace, la saison 2026 de MLB sera là pour nous envelopper de sa douce chaleur jusqu’à début novembre. Et pour appréhender au mieux ce nouvel exercice de la crème de la crème du baseball, TSO passe en mode cuistot pour vous servir son plat signature des « 30 franchises en 30 jours ». Chaque jour et – vous l’aurez compris – pendant 30 jours, une équipe sera décortiquée par notre rédaction. On se penche aujourd’hui sur le cas des Milwaukee Brewers qui ont – encore – surpris leur monde la saison dernière.

97 victoires, meilleur bilan de la MLB, meilleur bilan de toute l’histoire de la franchise, une série de playoffs remportée pour la première fois depuis 2018, deux séries de 11 victoires consécutives, Trophée de Manager de l’année, une 3e place au Rookie de l’année, deux joueurs en All-MLB Second Team… C’est peu dire que 2025 fut une énorme réussite pour les Milwaukee Brewers! Même si la saison s’est finie dans la douleur et un balayage par les Dodgers en NL Championship Series.

Encore une saison XXL pour Freddy Peralta. Photo DR

Commençons par ce qui fait la force des Brewers depuis plusieurs saisons : le pitching. On reviendra un peu plus tard dans cette preview sur le cas Jacob Misiorowski et ses débuts historiques, mais honneur à l’Ace Freddy Peralta. A 30 ans, il a signé en 2025 sa plus belle saison en carrière avec un record perso en starts (33), ERA (2.70) et manches lancées (176.2) et un record de victoires en National League (17). Le Dominicain a dépassé la barre des 200K (204) et a logiquement disputé le All-Star Game à la mi-saison. Et pourtant, il y a eu des moments frustrants : toujours des comptes élevés sur chaque batteur, ce qui ne lui a permis de dépasser les 6 manches qu’à deux reprises post ASG break, et surtout sa postseason ratée : 1 victoire-2 défaites, une ERA de 4.70 et surtout 5HR encaissés.

Son second dans la rotation a été le surprenant Quinn Priester. A 25 ans, le rookie débauché début avril chez les Boston (en échange du gros prospect Yophery Rodriguez) a signé la bagatelle de 24 starts + 5 sorties de bullpen. Pas moins de 13 victoires pour seulement 3 défaites, une ERA de 3.32 et 132K en 157.1 manches lancées. Sa sinker a provoqué plus de 55% de ground ball, un régal pour la défense élite de Milwaukee. Autre excellente surprise : Chad Patrick, lui aussi arrivé dans un trade et lui aussi débutant dans la Grande Ligue. C’est avec sa cutter qu’il a fait de gros dégats avec une ERA de 2.84 en 14 matchs. Faute de place dans la rotation, il a été renvoyé en Triple A pendant l’été avant de revenir plus tard dans la saison et alterner entre les rôles de starter et releveur. On se souvient notamment de ses 6e et 7e manches au Match 5 contre les Cubs qui ont porté la victoire des siens. Il a au final signé 127K en 119.2IP.

A 36 ans, José Quintana est loin d’être un nouveau venu en MLB. Principale acquisition de l’hiver précédent (ce qui prouve bien la difficulté pour la franchise de recruter), il a quand même permis de stabiliser une rotation qui a pas mal bougée en raison des blessures. 24 sorties pour le vétéran (131.2IP) avec une ERA de 3.96. Une saison qui s’est terminée dans la douleur avec ce désastre du Game 4 face aux Dodgers. C’est Quintana qui a concédé le premier des trois homeruns d’Ohtani.

Révélation de 2024 (élu meilleur lanceur de la franchise par la presse locale), Tobias Myers n’a pas forcément confirmé. La faute à une blessure aux obliques contractée pendant le Spring Training. Son retour dans la rotation a été compliquée et il a été rétrogradé en Triple A, avant de revenir lui aussi en fin de saison, en sortie de bullpen. Au global, pas des stats horribles non plus mais un peu loin des attentes (ERA 3.55). A 27 ans, sa marge de progression ne parait finalement pas si grande. Au contraire de Logan Henderson. Prospect numéro 6 de la franchise au lancement de cette saison 2025, il n’a pas déçu. Son premier match le 20 avril : 9K, 1 ER en 6 manches! Il a débuté 4 matchs supplémentaires et n’a jamais concédé plus de deux points dans chacun d’eux. Sa blessure en août (fin de saison) a été dommageable à son équipe. Pour ce petit échantillon : 25 manches lancées, ERA 1.78, WHIP 0.99. Ultra prometteur.

Aucun releveur MLB n’a lancé autant qu’Aaron Ashby entre le 1er juin et la fin de régulière. Le manager Pat Murphy en a fait son élément clé du bullpen. Avec raison. Plus de 63 manches sur les 98 derniers matchs des Brewers avec une ERA de 2.26 et une FIP de 2.76. En postseason, 7 apparitions sur les 8 premiers matchs de son équipe, Ashby a calé avec 5 points concédés. Il restera cette saison une valeur ultra sûre, à condition de ne pas forcer sur la machine. D.L Hall n’a lui pas eu le luxe d’enchaîner les matchs. la faute, encore une fois, à une cascade de blessures. Ancien top prospect des Orioles, il devait être la pièce majeure du trade de Corbins Burnes à Baltimore début 2024. Ses 20 sorties de 2025 représentent son record en carrière! A 27 ans, c’est dur. Ses stats sont honnêtes : ERA 3.49 et WHIP 1.06. Et il masterise les frappeurs gauchers (moyenne adverse de .121 et OPS adverse de .509) mais on veut en voir plus!

Dernier focus sur Abner Uribe et Trevor Megill. Après une saison 2024 chaotique (blessure, relégation en Triple A, bagarre…), le Dominicain ne pouvait pas mieux rebondir. Pas moins de 75 sorties de bullpen pour 75 manches, 90 strikeouts et une ERA de 1.67. Une rampe de lancement parfaite (37 holds) pour Megill. Ce dernier s’est vu attribué le rôle de closer après le trade de Devin Williams. 30 sauvetages, 6 victoires, 3 défaites, 60K en 47IP et une ERA de 2.49. Il a été récompensé d’une première sélection au All-Star Game. Après une blessure en août, il est revenu à temps pour les playoffs où il a démontré un esprit d’équipe remarquable en inversant les rôles avec Uribe. Si ce dernier a les épaules pour terminer les matchs en ce début de saison, Megill et son tout petit salaire (4M$) vont attirer du monde à la Deadline.

Sans doute l’un des joueurs les plus sous-estimés de la Ligue (petit marché oblige), Brice Turang a signé une superbe saison 2025. Son OPS a progressé pour la 3e année consécutive : .585 en 2023, .665 en ’24 et .794 en ’25. Sa production offensive (18HR, 81RBI et une moyenne de .288.) a été l’une des clés du succès de Milwaukee, sans parler de son exceptionnelle défense. Il a logiquement été récompensé une place dans la All-MLB Second Team et – cerise sur le gâteau – par une place dans l’incroyable roster de Team USA pour la récente World Baseball Classic. Peut-on voir encore plus grand pour lui? Un rôle à jouer dans la course au MVP.

Ce n’est pas vraiment le coéquipier de middle infield de Turang qui a aidé offensivement puisque le shorstop Joey Ortiz a de nouveau livré de sperfs abyssale au bâton. Son OPS de .609 depuis juillet 2024 est tout simplement la 228e sur 232 batteurs qualifiés (soit avec au minimum 500PA). Il garde sa place car c’est un défenseur hors-pair et ses sous-performances offensives arrivent à être compensés par ses partenaires.

L’un de ses partenaires c’est par exemple Christian Yelich. Enfin laissé tranquille par son dos, il a pu disputer 150 matchs contre seulement 73 l’année performance. La très grande majorité d’entre eux comme batteur désigné et non plus outfielder, ce qui lui permet justement de ne pas tirer sur un corps fragile. Yelich a frappé 29 homeruns, son plus haut total depuis ses 44 en 2019 quand il avait fini 2e du vote MVP (après avoir été couronné l’année précédente). Il a d’ailleurs obtenu quelques points pour finir 12e, pas mal du tout pour un joueur dont on attendait plus grand chose.

L’outfield des Brewers a été l’un des secteurs les plus productifs offensivement. Photo DR

Si Yelich a délaissé sa place dans l’outfield, ce dernier n’en a pas moins été ultra performant! Les Jackson Chourio, Sal Frelick, Garrett Mitchell, Isaac Collins, Blake Perkins a contribué fort fort en attaque : 2e de la Ligue en hits (491), 4e en doubles (97), 5e en bases volées (73), 6e en walks (182), 9e en points produits (240)… pour la puissance on repassera avec une 22e place pour le nombre de HR (49) mais ce n’est pas là qu’on attend ces joueurs.

Le patron de cet outfield c’était Jackson Chourio. Après une année rookie exceptionnelle en 2024, le jeune vénézuélien (22 ans en ce mois de mars) avait forcément la pression de confirmer. Il a très légèrement régressé niveau statistiques, après un début de saison un peu compliqué. Mais la machine s’est emballée en juillet : 20 matchs de suite avec au moins un hit entre le 2 et le 27. Une moyenne de .392 sur la période avec 4HR et 7 doubles. Malheureusement, cette dynamique a été freinée en août avec une blessure à la cuisse qui lui a fait manqué pas mal de rencontres avant de revenir pour la postseason et signer une superbe série face aux Cubs (AVG .389, 1HR,6RBI). Celle face aux Dodgers sera, à l’image de son équipe, bien plus compliquée. Sur la saison régulière : 131 matchs joués pour une moyenne de .270, 21HR, 78RBI, 88 points marqués et 21 bases volées, une OPS+ de 112 et une WAR entre 2.2 (Baseball Reference) et 2.9 (FanGraphs).

On le voit, la force des Brewers l’an dernier ça a vraiment été le collectif sans que de grosses individualités se démarquent. Le trio Yelich-Turang-Chourio a été solide offensivement la défense encore élite, le pitching régulier avec l’éclosion de Miz. Comment faire mieux dans le contexte permanent de petit marché du Wisconsin. On voit ça maintenant.

Comme tous les ans ou presque, les Brewers ont animé le marché des transferts et comme tous les ans ou presque ils se sont séparés de plusieurs de leurs joueurs clés.

Le move principal c’est bien sûr le trade des lanceurs Freddy Peralta et Tobias Myers en échange de deux top prospects des Mets, l’utility man Jett Williams et le lanceur Brandon Sproat. Peralta était le lanceur partant de l’Opening Day ces deux dernières saisons et indéniablement l’un des meilleurs rapports qualité-prix de la Ligue avec un tout petit contrat de 8 million de dollars attendus en 2026. Donc évidemment un joueur très prisé cet hiver. Perdre Myers semble beaucoup moins « grave » car on ne sait pas trop quel aurait été son rôle cette saison. La bonne nouvelle dans tout ça c’est quand même les deux pièces récupérées qui vont compter dans le futur. Sproat a débuté sa carrière MLB en fin de saison dernière avec les Mets et peut prétendre à une place en fin de rotation. Williams lui n’a que 34 matchs à son actif en Triple A et devrait donc débuter en Minors.

Peralta parti, Miz seulement dans sa première saison MLB, le rôle de starter numéro 1 devrait revenir à Brandon Woodruff. Le vétéran droitier a prolongé d’un an son aventure à Milwaukee, débutée en 2014 (draftée au 11e rang de la Draft à sa sortie de Mississippi State). Le lanceur a accepté une qualifying offer à un peu plus de 22M$ au lieu de tester le marché des agents libres. Il a joué la sécurité car sa saison 2025 a malheureusement été marquée par une énième blessure, à l’épaule, et au pire moment, en fin de saison régulière, ce qui lui a fait manquer la campagne de playoffs. En 2025, Woodruff revenait d’une absence de 21 mois. Et il a été plutôt bon avec ses meilleures marques en carrière pour les strikeouts (32,3% des batteurs adverses) et des walks (5,4%). Son Spring Training est rassurant.

Récupéré dans le trade de Devin Williams avec les Yankees à l’hiver 2024, Caleb Durbin n’aura passé qu’un an dans le Wisconsin. Envoyé à Boston dans un trade malgré une très belle saison 2025 terminée sur le podium de Rookie de l’année. En échange de Durbin (+ les infielders Monasterio et Seigler), les Brewers reçoivent David Hamilton, un ancien de la maison (tradé en 2021 aux Red Sox avec Bradley Jr. contre Renfroe), et les jeunes lanceurs gauchers Kyle Harrison (ancien top prospect des Giants, échangé contre Devers en juin) et Shane Drohan (fragile physiquement mais auteur de quelques belles sorties en Triple A en 2025). Harrison a déjà 37 starts MLB à son actif et 5 sorties de bullpen depuis 2023 et pourrait trouver sa place dans la rotation.

Angel Zerpa va lui rejoindre le bullpen. Le lanceur vénézuélien, récent vainqueur de la WBC, arrive des Royals où il était un élément important en relève (FIP 3.97 en 2024 et 3.86 en 2025 en 129 sorties). Son arme favorite, la sinkerball, convient parfaitement aux Brewers dont l’excellent jeu défensif dans l’infield n’est plus à présenter. Zerpa c’est bien mais par contre assez surprise des joueurs échangés : l’outfielder Isaac Collins, 4e au vote de Rookie de l’année, et le releveur Nick Mears (WHIP 0.97 et ERA 3.49 en 63 sorties).

Il y a aussi eu des signatures sèches cet hiver. Celle de Gary Sanchez notamment. Le catcher arrive avec un contrat d’un an à 1,5M$, mais on devrait plutôt dire « revient » puisqu’il a déjà joué à Milwaukee en 2024. Backup désigné de Contreras, on le voit surtout comme un pinch hitter. Car le rôle de DH semble alloué à Yelich. Signalons enfin l’arrivée d’Akil Badoo, lui aussi pour un an (1,25M$). L’outfielder n’a jamais confirmé une saison-révélation en 2021 (.259/.330/.436, 13HR, 55RBI, 18SB) avec une slashline cumulée sur les quatre saisons suivantes de .201/.288/.323, 15HR, 49 RBI and 25SB en 223 matchs. Il a joué en Triple A l’an dernier (seulement 7 matchs MLB). A voir s’il parvient à décrocher un spot dans le roster de l’Opening Day.

Avec tous ces mouvements et alors que l’on attendra encore beaucoup de Chourio, Turang, Yelich et Mitchell, on peut se projeter sur un potentiel lineup pour le premier match de la saison :

1. Jackson Chourio LF
2. Brice Turang 2B
3. William Conteras C
4. Christian Yelich DH
5. Andrew Vaughn 1B
6. Sal Frelick RF
7. David Hamilton 3B
8. Garrett Mitchell CF
9. Joey Oritz SS

Une rotation composée de :

1. Brandon Woodruff
2. Chad Patrick
3. Kyle Harrison
4. Jacob Misiorowski
5. Aaron Ashby

En attendant de connaître les rôles de Quinn Priester qui commencera la saison à l’infirmerie, des jeunes Sproat (prospect #5 de la franchise), Logan Henderson (#7) et du nouveau venu Shane Drohan. Listons aussi les forces dans le bullpen : Abner Uribe et Trevor Megill pour finir les matchs, Jared Koenig, Angel Zerpa, Grant Anderson, Rob Zastryzny, DL Hall, Easton McGee.

Un nouvel ace en ville ?

Qui aurait cru que le record de Paul Skenes datant de juillet 2024 – sélection au All-Star Game après seulement 11 matchs de MLB – serait battu un an plus tard? Il a suffi de 5 matchs à Misiorowski, que l’on appelera Miz, pour écrire son nom dans le grand livre d’Histoire de la Ligue. 5 matchs durant lesquels le jeune lanceur des Brewers a été stratosphérique (à l’exception d’une sortie) :

  • 1er start, 12 juin vs. Cardinals : 0 hit en 5IP, 5K, 4BB (Win) et le lancer le plus rapide pour un lanceur des Brewers depuis le suivi Statcast à 102.3 miles doit près de 156km/h.
  • 2e start, 20 juin vs. Twins : 6 manches parfaites avant de concéder 1BB puis 1HR (Win). Ces 11 premières manches en carrière sans concéder le moindre point représentent un record depuis 1961.
  • 3e start, 25 juin vs. Pirates (et Paul Skenes) : 2 hits, 8K, 2BB en 5IP (Win). Soit 3 hits cumulés sur ces 3 premiers starts en carrière, du jamais vu depuis 1901.
  • 4e start : 2 juillet vs. Mets : 5 hits en 3.2IP.
  • 5e start : 8 juillet vs. Dodgers (et Clayton Kershaw) : 12K en 6IP! 4hits, 1ER, Win. Et la bagatelle de 21 swings dans le vide du terrifiant lineup californien.

Direction donc le Match des étoiles pour représenter la National League. Une sélection prématurée aux yeux de certains, méritée pour d’autres… en tout cas pas forcément bénéfique vue la suite de saison de Miz. Si les strikeouts ont continué à s’accumuler (87 sur 66IP au total), les hits aussi. Un total de 15 starts pour un record de 5-3, une ERA de 4.36.

La saison régulière terminée, la question était de savoir si Pat Murphy allait retenir son rookie dans le roster pour les playoffs. La réponse : oui mais pour une place dans le bullpen. Et ce fut une bonne idée : deux sorties en Division Series face aux Cubs et deux victoires créditées dont celle décisive du Match 5. 1 seul point et 4 hits concédés pour 7K sur 7 manches cumulés. Au tour suivant, lors de la déroute face aux Dodgers, Miz est apparu à une reprise sur le terrain, lors du Match 3. Notre jeune flamethrower n’a pas eu peur des projecteurs : 9 strikeouts, 1 point et 3 hits concédés en 5 manches. Il sera malheureusement crédité de la défaite mais sans rien avoir à se reprocher.

Rideau sur la saison 2025 pour Miz avec une 11e place au vote du Rookie de l’année.

En 2026, il va vivre sa première saison complète en MLB. Très curieuse de savoir comment les Brewers vont gérer ses sorties. très curieuse surtout de savoir à quel point il pourra enchaîner les perfs de haute volée.

Après une 5e place au vote MVP en 2024 (.281/.365/.466, OPS .831), Contreras avait forcément un peu de pression sur les épaules au démarrage de l’exercice 2025. Considéré comme l’un des tout meilleur catcher offensif de la Ligue, il a encore délivré avec 17HR et 76RBI. Une slashline de .260/.355/.399 et un OPS de.754. Alors oui, ce sont des chiffres en régression sur une saison mais il a du faire avec des blessures tout au long de l’année. Forcéement son poste à risque l’expose à ses risques mais Big Will comme il est surnommé à Milwaukee est un dur à cuire. Malgré notamment une fracture d’un doigt en juin et un poignet amoché par un HBP en septembre, il a disputé 150 matchs dont 128 derrière le marbre à gérer de main de maître sa rotation. Il s’est en plus montré décisif en Division Series avec 2HR en 3 matchs face aux Cubs.

Contreras est passé par la table d’opération cet hiver pour son doigt. Il a participé à quelques matchs de Spring Training avant de rejoindre la sélection du Venzuela pour la World Baseball Classic. Il y a une poignée de jours, il a sans doute vécu le plus grand moment de sa carrière en remportant le titre, en plus avec son frère Willson.

Les Brewers espèrent un Contreras heureux et en santé pour 2026.

Encore confrontés à des départs majeurs cet hiver (Peralta, Durbin), les Brewers vont-ils une fois de plus nous surprendre? La magie Pat Murphy peut-elle opérer une troisième saison de suite? L’effectif est sans doute limité cette année mais la réserve arrive puisque le Farm System est tout simplement le meilleur de toutes les franchises selon MLB Pipeline. En attendant l’éclosion des pépites Made, Pena, Williams and co., les Brewers vont batailler avec les Cubs et les Reds pour la première place de la NL Central. Il faudra la gagner pour rejoindre la postseason car les Wild Cards semblent destinées aux grosses puissances de l’Est et de l’Ouest. Prono : 90-72, 2e place.


Laisser un commentaire