L’année 2023 est une année particulière pour le club doyen du baseball français. La section baseball du Paris Université Club fête ses 100 ans, rejoint depuis par une section softball et une section cricket. Recordman des titres de champion de France Baseball en D1, le PUC est avant tout un club qui a accompagné les péripéties du baseball français, et ce depuis la création de la fédération française en 1924, dont il est membre fondateur, au prix de quelques disparitions et renaissances dont la dernière, définitive, date de 1965. Raconter l’histoire du PUC Baseball Softball Cricket, c’est raconter l’histoire des sports de batte en France. Pour fêter les 100 ans du PUC, The Strike Out vous propose une série d’interviews d’anciens membres du club afin d’explorer cette riche histoire. Pour débuter cette série, entretien avec Benjie Meleras, lanceur puciste des années 1980, venu du Québec, mais aussi romancier et ancien assistant GM dans des franchises MLB.
Bonjour, Benjie. Peux tu nous raconter tes premiers pas dans le baseball et ta carrière chez les jeunes ?
J’ai grandi a Montréal où j’ai progressé jusqu’au niveau Junior Élite. En parallèle, à 16ans je suis partie au Hobart College dans l’État de New York, une école de NCAA D3 où j’étais membre de l’équipe de baseball.
Qu’est-ce qui t’a fait aimer le baseball ?
Si je me rappelle bien, ma première fois était simplement le fait de jouer avec des amis dans le parc. Vers 7 ans, j’ai commence à jouer dans une équipe plus organisée. J’ai toujours aimé l’esprit d’équipe et, comme bonus, j’étais un bon petit joueur avec un bon bras. Aussi, Nous habitions pas loin du stade Jarry, où jouais les Expos, et on pouvait entendre les hauts parleurs qui annonçaient les joueurs. Vers 13-14 ans, je me retrouve avec un petit problème : je comprends que je ne suis pas un très bon frappeur et, même avec un très bon bras, mes entraîneurs ne me laissent pas lancer car ils voient chez moi un manque de précision, donc je joue dans le champ et comme receveur.
Mais l’été de mes 14 ans, le lanceur partant ne peut pas se présenter et c’est mon tour. Je lance un match complet bien que nous perdons 2-1. Après ce match, je reste sur le monticule et gagne 11 match consécutifs jusqu’au dernier match de la finale que nous perdons 1-0 sur un squeeze à la dernière manche. Deux ans plus tard, je me trouve dans l’équipe universitaire à Hobart. En bref, c’est cet enchaînement d’événements qui ont conduit à mon amour du baseball.
Comment en es-tu arrivé à venir jouer en France et au PUC ?
Et bien ça, c’est une histoire. Mon père est né à Paris et nous avons passé beaucoup de temps à Paris pendant ma jeunesse. Mais, il faut dire nous avons jamais vu du baseball. Souvent, nous nous demandions s’il y avait du baseball en France mais nous n’avons jamais fait de recherche. A savoir que j’ai un jeune frère Jeff, très bon joueur… mais j’y reviendrai plus tard.
Pendant ma deuxième année a l’université, j’ai appris que le baseball serait un sport de démonstration aux Jeux de Los Angeles et des conversations sur le baseball en France me parvenaient mais par où commencer ? C’était longtemps avant internet. Premièrement, j’ai contacté le comité organisateur de Los Angeles qui m’a mis en contact avec Robert Smith, qui était le président de l’IBAF (International Baseball Federation), qui m’a expliqué qu’il y aurait quatre équipes dont une d’Europe, qui sera choisi lors d’un tournoi de qualifications à l’été 1983. A ce moment, il m’a donné les coordonnées d’Olivier Dubaut (président historique du PUC et membre de sa refondation en 1965, qui fut aussi vice-président à l’IBAF, ndlr).

Après avoir contacté Olivier, j’ai reçu une lettre à l’université qui confirmait que mon frère Jeff et moi étions bien éligibles pour l’équipe de France et qui nous invitait aussi à jouer pour le PUC et à participer à la coupe d’Europe à Paris. Mon cousin vient nous chercher à l’aéroport et nous dépose directement au terrain de Limeil-Brévannes pour notre introduction immédiate au baseball français. Je joue avec le PUC et l’équipe de France de 1983 à 1987 et mon frère jusqu’en 1991. Juste pour ajouter, mon frère Jeff évoluera aussi dans la ligue Junior Élite de Québec et en NCAA D1 à l’université de Vermont, la même qu’Owen Ozanich. A 16 ans et membre de l’équipe de France Senior, il est le meilleur frappeur français et termine dans le top 10 du tournoi avec .320 de moyenne et doit même affronter les Pays-Bas sur le monticule.
Alors que tu venais du berceau du baseball, l’Amérique du Nord, quelles furent tes premières impressions sur le baseball français ?
Il faut dire que je n’avais aucune idée sur le baseball français. Je ne savais pas si mon frère et moi avions le niveau pour une équipe nationale ou non. Premières impressions : surpris par le manque d’infrastructures au point de vue terrain et administration. Bien surpris par l’enthousiasme et la camaraderie des autres joueurs, surtout car certains pouvaient nous voir comme des étrangers qui venaient prendre leur place.
A quoi ressemblait le baseball en France dans les années 1980 ?
En 1983, le niveau global n’était pas fort. Il y avait le PUC avec un bon niveau mais les autres équipes étaient faible. Il y avait aussi, à ce moment, un problème interne a la fédération et l’équipe de Nice (NUC) laissait pas ses joueurs participer à l’équipe nationale. Le seul niçois qui se joint à l’équipe de France en 1983 est Claude Achille.
Lors de ma dernière année en 1987, le niveau progresse avec un championnat un peu plus compétitif et des joueurs/entraîneurs étrangers comme Corbet Browning (PUC, équipe de France, Merced College en Californie), Robert Irving (Yale, PUC, BCF), Kevin Carter (Université de Miami, PUC, équipe de France) et Martin Stuka (UCLA, PUC, équipe de France). Les Nicois comme Stephane Clementi retournent en équipe de France et le niveau est constant contre des pays comme l’Espagne. l’Allemagne et la Belgique. Des joueurs français non pucistes commencent à se développer. Après aucune victoire aux Championnats d’Europe en 1983, la France y retourne en 1987 avec deux victoires (2-4).

Quels sont tes souvenirs les plus marquants de tes années au PUC et avec les Bleus ?
Avant tout, ce sont mes amis et coéquipiers. André et Lionel Lebhar, Luc Chicheportiche, Philippe Gomy, Thierry Xuereb, Gilles Thomas et plusieurs autres. Olivier Dubaut qui a toujours réussi à trouver un moyen pour que le PUC soit une équipe importante. Les entraîneurs/coéquipiers Browning, Carter et Stuka qui apportaient un comportement sérieux et discipliné : il faut jouer « The Right Way and Never Give up.”
Sur le terrain, plusieurs moment marquants: Coupe Europe B 0 Paris la Cipale (mythique vélodrome du Bois de Vincennes qui dispose d’un terrain de rugby au centre qui a servi de terrain de baseball pendant plusieurs décennies, ndlr) en juin 1983. France-Italie lors des Championnats d’Europe à Florence et Grossetto. J’ai eu l’honneur de commence le match contre l’Italie devant des milliers de spectateurs avec des cris et des feux d’artifices. Bien que nous avons perdu, la mémoire de retirer le premier frappeur italien sur strikeout-3 lancers reste avec moi, même si je suis sorti dans le troisième inning. Il faut dire qu’après ce tournoi, mon bras ne fut jamais le même et, à seulement 18 ans, c’est un peu plus difficile de lancer au même niveau. Néanmoins, je continue et on aura un match sauvegarde contre la Finlande aux Championnats d’Europe B à Paris en 1986.
Je prendrai le monticule en 1987 pendant la Coupe d’Europe A à Paris contre Grosseto, Parme et les Tigres d’Amsterdam. Finalement, à Barcelone en 1987, aux Championnats d’Europe, je prendrai le monticule une dernière fois en relève contre la Suède. Carrière finie à 22 ans.
Autres personnalités marquantes pendant mes années avec le PUC et les Bleus : les ex MLB Win Remmerswaal (Boston Red Sox 1979-1980) et Randy Hunt (St Louis Cardinals 1985, Montreal Expos 1986), à qui je donnerai un homerun à la Cipale, ainsi que les futurs Major Leaguers Rikkert Faneyte (SF Giants 1993-1995, Texas Rangers 1996) et Robert Eenhoorn (NY Yankees 1994-1996, California Angels 1996-1997). Également, le futur manager MLB Pat Murphy (manager des San Diego Padres en 2015 et coach dans le staff des Milwaukee Brewers depuis 2016), ndlr) et le futur entraîneur des Bleus, Jim Stoeckel (notamment lors des qualifications WBC 2012, ndlr).
Après le PUC, tu as continué dans le baseball, notamment au sein de franchises MLB, chez les Saint Louis Cards, les Toronto Blue Jays et les Montréal Expos. Quelles ont été tes fonctions dans ces franchises et que retires-tu de ces expériences?
J’ai continué mes études et j’ai obtenu une maîtrise en Sports Marketing. Mon premier emploi était en ligues mineures avec le club de Hamilton en Ontario, club Short A des Cards comme Assistant General Manager où, en effet, on s’occupait de tout ce qui se passait dans le cadre du business et non sur le terrain.
Avec les Blue Jays, j’étais Assistant GM des opérations en Floride à Dunedin où, aussi, je m’occupais de tout ce qui concernait les affaires hors terrain pour le spring training ainsi que pour la saison de leur équipe Class A Advance. J’ai été avec les Blue Jays pendant quatre superbes années et j’ai eu l’occasion de rencontrer plein de joueurs et personnalités très intéressantes. Aussi quel rêve de jeunesse car j’ai deux bagues de séries mondiales (les Blue Jays ont réalisé le back to back en 1992 et 1993, ndlr).
Après quatre ans, j’ai décidé de revenir à Montréal où j’ai rapidement obtenu un emploi chez les Expos, l’équipe de ma jeunesse. C’était en 1994 et malheureusement la grève a terminé ma carrière de baseball, mais sans regrets et avec de superbes souvenirs.

Parmi les personnalités et joueurs que tu as rencontré ou avec qui tu as travaillé, est-ce que certains noms sont plus marquants que d’autres ? Lesquels ?
Ah! Bien, c’est ça la magie du baseball. Les Joueurs, les personnalités, les fans, les dépisteurs et je peux en citer beaucoup. Voilà quelques-uns, certains reconnus et d’autres moins :
Ted Simmons. Ancien receveur- Hall of Fame catcher—Farm Director St Louis.
Jim Fanning. Directeur Gérant et Manager des Expos—L’homme qui m’a donné les indices pour un carrière dans le baseball et avec qui j’ai eu contact avec pour de nombreuse années. Un vrai Gentleman.
Dennis Holmberg. Gérant en Ligue Mineures pour les Blue Jays depuis maintenant plus de 35 ans. Un grand ami avec beaucoup de conversations sur le baseball et les joueurs. Un gérant qui bénricie d’un énorme respect parmi les joueurs.
Il y a de nombreux joueurs avec qui je suis encore en contact, la plupart pas très connus mais qui m’ont marqué. En effet, même si je n’étais pas joueur, j’étais membre de l’équipe. Certains ont progressé avec des carrières notables en MLB comme Mike Timlin, Jeff Kent (NL MVP 2000), Paul Menhart, David Weathers, Ryan Thompson, Carlos Delgado (puissant slugger des années 1990 et 2000, il est un des rares joueurs à avoir frappé quatre homeruns dans un même match, ndlr), Shawn Green, Steve Karsay, Scott Brown, Graeme Lloyd. D’autres comme les frères Rich, Rob Butler, Greg O’Haloran, Tilson Brito et Paul Spoljaric n’ont pas eu une longue carrière. Ce sont des souvenirs magnifiques.
Je peux continuer longtemps. Quel rêve de jeunesse d’un passionné de baseball de passer de longues conversations avec des grands dépisteurs comme Bob Engle, Tim Wilken, Moose Johnson (ce sont ces trois scouts qui dépistèrent et signèrent Roy Halladay aux Blue Jays. Engle signa également « King » Félix Hernandez chez les Mariners et Johnson signa Ryne Sandberg pour les Phillies avant que celui-ci ne soit tradé aux Cubs, ndlr), Bob Prentice et Nelson Burbrink (celui qui signa Tom Seaver aux Mets, ndlr), plus le magnifique Cito Gaston (premier manager africain-américain a remporté les World Series lors du back-to-back des Blue Jays en 1992-1993, ndlr). Ce sont tous ces personnages et beaucoup plus qui m’ont inspiré dans l’écriture de mes romans.
Trois petits histoires :
J’ai vu Kenny Lofton frappe un roulant au lanceur et être safe en première base. J’ai vu le seul unassisted triple jeu dans le baseball professionnel au Canada par Joe Federico à Hamilton en 1988. 1990, Match des Étoiles de Florida State League. Nous organisons des concours d’habilité d’avant match pour les joueurs. Parmi ces concours, l’un est pour les receveurs qui doivent lancer à une cible au deuxième. Quand ça commence, soudainement, tous les joueurs des deux équipes s’arrêtent pour regarder. Et voila ma première rencontre avec le canon de Pudge Rodriguez !
Tu as vécu la saison crève-cœur des Expos en 1994, que beaucoup voyaient aller au titre. Quelle était l’ambiance dans la franchise durant cette grève qui a empêché les Expos de gagner peut-être les World Series ?
Oui, c’était difficile sur plusieurs plans. Comme fan et comme employé de l’équipe. Il y avait une ambiance superbe à chaque match et dans la ville. Malgré toutes les plaintes sur le Stade Olympique, quand il y avait une grand foule, c’était formidable et on voyait pourquoi les Expos étaient aussi connus comme « Nos Amours». Une fois que c’était évident que la grève allait durer pour un bon moment, les Expos ont congédié beaucoup d’employés et je faisais partie de ce groupe. C’était le début de la fin de l’équipe. Les « gens » aiment blâmer soit le fans soit le dernier propriétaire David Sampson mais, d’après moi, c’est le consortium qui était en place en 1994 qu’il faut blâmer. C’était un groupe qui avait aucune passion pour le sport, aucun intérêt à investir dans le club et aucun sens de famille avec les employés, les joueurs et les fans. C’est surtout ce dernier point qui marque la grande différence entre les Blue Jays et les Expos.

Qu’as tu fait ensuite dans le baseball ?
Pour longtemps, j’étais sur le côté et, quand mon fils a commencé à jouer, je me suis impliqué avec les jeunes comme instructeur pour une dizaine d’années. Depuis l’année dernière, j’ai recommencé à jouer au softball, ce qui me donne beaucoup de plaisir.
En plus de toute cette carrière dans le baseball, tu as exprimé cette passion pour ce jeu à travers un roman, The Golden Moment. De quoi parle ce roman qui met en scène un héros français ?
Et bien, au tout début, l’idée d’un roman a commencé quand j’étais à l’université. Le concept était une histoire qui allait décrire «My Three Seasons», mes trois saisons de joueur dans une même année pour mon équipe universitaire, mon équipe à Montréal et, en France, avec le PUC et l’équipe de France, donc trois saisons dans une année ce qui était le cas en 1983. J’ai commencé à mettre des mots sur papier mais j’ai laissé tomber. J’avais peut-être une douzaine de pages.
La vie continue et je me trouve dans un métro à Paris en octobre 1992, juste après la victoire des Blue Jays aux World Series. Je vais au Chicago Pizza Factory, rue de Berri, près des Champs où j’allais souvent avec mes coéquipiers du PUC. Des jeunes filles dansent et chantent «The Hockey Pockey» et voilà mon imagination qui va à toute vitesse et avec plus d’expériences, et «My Three Seasons» est ré-imaginer avec un lanceur d’une école de Divison 3 qui mène son équipe à un championnat. Aucune équipe le choisit à la Draft et il part pour Paris visiter sa famille et prendre un cours d’été à la Sorbonne. Un après-midi, il se promène au Bois de Vincennes et découvre une équipe de baseball, et commence une aventure qui éventuellement le porte aux Blue Jays où il devient leur closer. Après une tragédie dans sa vie, il se reprend et risque sa carrière pour un rêve peut-être inaccessible : mener la France aux Jeux Olympiques de 1992.
Mais il faut dire que bien que le baseball est le centre de l’histoire, pour moi, c’est le véhicule pour mieux découvrir et comprendre le personnage principal Jeff Williams.
La littérature a donné beaucoup de grands romans au baseball. Ou inversement. Que penses-tu de ce lien entre le baseball et la littérature, et même l’art en général ?
Alors l’écrivain américain Jacques Barzun, qui est né en France à Créteil et a émigré aux USA dans sa jeunesse, a écrit : Whoever wants to know the heart and mind of America had better learn baseball, the rules and realities of the game – and do it by watching first some high school or small-town teams – Quiconque veut connaître le cœur et l’esprit de l’Amérique devrait apprendre le baseball, les règles et les réalités du jeu – et le faire en regardant d’abord des équipes de lycée ou de petite ville.
Donc, simplement dit, le baseball a une histoire avec laquelle tout le monde peut associer un souvenir dans le vie et ce qui construit une relation et une association qui touchent le cœur. Exemple, ma mère n’est pas une grande fan mais quand elle était petite fille, à Brooklyn, elle a vu les Dodgers jouer à Ebbets Field. En 1976, elle nous amène à un déjeuner avec les Expos le jour avant le début de la saison dans un grand hôtel. Elle s’approche de Duke Snyder (le futur Hall of Famer était alors speaker pour les Expos, ndlr) et lui dit que, quand elle était petite fille, elle l’a vu jouer. Le baseball touche chaque américain d’une façon ou d’une autre. C’est la relation, la beauté et la nostalgie qui peut donc créer ce lien entre le baseball et la littérature/cinéma.
As-tu d’autres projets d’écriture, notamment au sujet du baseball ?
Pour un peu résumer, The Golden Moment est un livre de fiction inspiré par des moments de ma vie et ma carrière comme joueur et employé, et le personnage de Jeff Williams est le véhicule pour raconter l’histoire. Bien sûr, il y a certain volume de Jeff qui est moi. Sandborne’s Boys, qui est mon deuxième roman, tourne aussi autour du baseball mais sa place est un peu mois importante. On découvre de la musique et d’autres thèmes qui m’ont marqué dans la vie, et qui m’ont inspiré comme la naissance de mes enfants. Dans ce livre, nous sommes introduits à de nouveaux personnages, bien que Jeff Williams prend sa place mais un peu moins centrale.
One Last Curve : maintenant, je suis détermine à finir la trilogie qui nous voit revenir sur la vie de Jeff William comme thème principal, et le déroulement et les événements qui ont marqué la prochaine phase de sa vie. Je suis confiant que ce roman aura une maturité et une complexité qui toucheront les gens.
Il faut dire que, comme Jeff, mes livre ont une évolution. The Golden Moment s’inspire de ma vie entre mes 15-30 ans. Sandborne’s Boys de ma quarantaine et, finalement, One Last Curve de ma cinquantaine. Mes expériences ont changé peut être aussi mon point de vue sur certaines choses mais je reste fidèle aux thèmes et endroits qui sont chers à mon cœur : Montréal, Paris, Genève, New York, le baseball, ma famille et le relations entre personnes.
Une dernière question : Depuis le Canada, comment vois-tu l’évolution du baseball softball français, alors que la fédération va fêter son centenaire en 2024 et que la MLB devrait être présente à Paris en 2025 ?
D’un côté, je suis un peu déçu des résultats des Bleus seniors comparés aux autres pays en Europe. Les pays comme l’Allemagne, La République Tchèque, La Grande-Bretagne ont démontré une évolution plus habile. Mais de l’autre côté, je sais que la fédération a encore des petits moyens financiers donc on peut dire que, bien que le développement n’est peut-être pas aussi robuste, les résultats obtenus à travers tous les âges, plus le baseball 5 et le baseball féminin, est assez remarquable. Puis les meilleures équipes de D1 représentent bien la France. Il faut continuer à placer des joueurs aux USA, investir, trouver de bons entraîneur et découvrir des franco -américains et canadiens pour renforcer le haut niveau.
Merci Benjie d’avoir pris le temps de répondre à nos questions et d’évoquer tous ces nombreux souvenirs.




Une réflexion sur “Interview PUC 100 ans – Benjie Meleras « je fus surpris par l’état d’esprit en France »”